Manifestations samedi 15 mars contre l’islamophobie

Lille : les « anti-islamophobie » ont fait entendre leur voix

Le 15 mars 2004, Jacques Chirac faisait adopter une loi interdisant formellement le voile à l’école. Dix ans plus tard, la branche lilloise de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie se monte. L’une de ses premières actions a eu lieu ce samedi, place de la République.

Une centaine de personnes s’étaient donné rendez-vous sur le parvis des droits de l’homme, place de la République. Souhaitant dénoncer « l’actuel climat d’islamophobie », les militants ont lancé un appel pour ce rassemblement face à la préfecture.

La Voix du Nord

Safia, 38 ans, [...] en est une des chevilles ouvrières. Récit d’un parcours de vie de cette femme voilée depuis trois ans.

On l’avait rencontrée pour la première fois au mois de novembre, pancarte à la main, devant l’hôtel de ville. Ce jour-là, Safia Gunadiz, parent d’élèves à Jean-Zay, exprimait son opposition à la réforme des rythmes scolaires si chère à Vincent Peillon. [...]

Voici un mois, après la polémique sur la théorie du genre – la jeune femme voulait organiser une réunion avec le représentant régional de l’organisation « Journée de retrait de l’école », Sébastien Ribeiro, lui aussi Wattrelosien – elle assiste à une réunion à Villeneuve-d’Ascq proposée par l’association Active et le collectif les Musulmans pour l’Enfance. Elle y trouve un écho aux discriminations vécues dans son quotidien.

Nord éclair

Entre 400 et 1000 personnes à Lyon

De nombreux manifestants racontent avoir subi des discriminations dans la recherche d’un logement ou d’un travail. Mais certains manifestants sont là pour autre chose. On retrouve notamment des banderoles et des slogans en faveur de la Palestine ou bien des bénévoles de l’association HAMEB (Halte Au Massacre En Birmanie).

Selon Safia, « l’organisation de la manifestation a été faite aux deux-tiers par des femmes. Ce sont elles qui ont tracté, fait les banderoles. ». Elle se revendique « féministe et musulmane » : « l’Islam donne toute sa place à la femme. Nous n’avons simplement pas la même conception du féminisme que d’autres. » [...]

De nombreux manifestants mettent en avant les valeurs communes avec les catholiques, particulièrement sur la famille. Plusieurs ont participé à des rassemblements de la Manif Pour Tous. Les slogans appellent à une union entre croyants et athées. Mais dans les prises de parole, l’appel aux autres religions est constant. En fin de manif, de retour sur la place Bellecour, un catholique prend la parole sur le podium. Il exprime toute sa solidarité avec les revendications musulmanes.

Une représentante d’une association de parents musulmans commence son discours en fustigeant l’enseignement dans les écoles de la soi-disant « théorie du genre », un des chevaux de bataille de la Manif Pour Tous. A une semaine des élections municipales, la fin des allocutions exprime une nette défiance à l’égard du politique, en appelant à se constituer en associations et à faire élire des représentants de listes « indépendantes » (comprendre non liées à des partis politiques).

Rue 89

Un autre rassemblement a eu lieu samedi à Paris à 15 heures à la Fontaine des Innocents (Châtelet-Les Halles).

Elections municipales à Trappes : quand l’identité musulmane s’érige en thème de campagne

En consultant de près la cartographie des listes conduites par des candidats dits de la diversité et marqués par une identité musulmane assumée, on relève qu’à Trappes, un pas est désormais franchi. La lutte contre l’islamophobie y constitue désormais une valeur politique invitée par les urnes. Un tournant dans le rapport à l’acceptabilité de l’islam comme religion de France avec la démocratie participative.

[...] Un rappel historique de la main d’œuvre immigrée constituée par les aînés officie comme ancrage à ce que leurs enfants héritiers considèrent, en tant que nouveaux français, comme un amorçage : le rejet de l’islam. Discriminations d’hier, discriminations d’aujourd’hui.

La liste intitulée Faisons entendre notre voix conduite par Slimane Bousanna, ingénieur diplômé de Centrale et fondateur du premier collège privé musulman des Yvelines, s’inscrit dans un continuum, et entend prendre comme constat d’engagement politique, outre la situation de chômage et de précarité, la vertigineuse augmentation de 57,4 % de hausse des actes d’islamophobie de 2011 à 2012 au niveau national. Selon la tête de liste, « il est urgent de réagir et de s’engager dans le débat public ». Une tentative de mettre fin à l’abstention, caractéristique des quartiers populaires.

[...] Si le vote musulman politique n’existe pas encore, l’expérience de Trappes en mars prochain inaugurera, peut-être, en fonction des scores du premier tour, l’émergence d’un vote musulman « sociologique » dont la posture serait mesurée à l’épreuve de la vie sociale que subissent des citoyens frappés par l’islamophobie. A l’instar des questions culturelles, écologiques ou économiques, devenus des enjeux nationaux après être nées localement, la question sociale du mal être des citoyens de la deuxième religion de France pourrait s’initier en nouveau comportement électoral. Par le biais du concept d’islamophobie, qui constituerait, pour la première fois, un thème de campagne principal.

Ajib

France. Banlieues : «Il faudrait presque des accords de paix pour recommencer à zéro»

Le mardi 5 mars se tenait une conférence ayant pour thème « penser les « banlieues » autrement », au centre Wallonie-Bruxelles, dans le 4ème arrondissement de Paris, à quelques pas du centre Pompidou. Représentants diplomatiques, entreprises et correspondants de presse ont apporté leurs regards sur les «quartiers populaires» à l’occasion d’un colloque organisé : Penser les «banlieues autrement».

Fiachra Gibbons, correspondant en France pour The Guardian estime que a France devrait « agir rapidement car elle est en train de perdre la 3ème génération des jeunes issus de l’immigration. Le pays doit avouer son échec en matière d’intégration (…) Il faudrait presque des accords de paix en banlieue pour tout recommencer à zéro ! ».

Il est 9h30 lorsque Bernard Emsellem, président de l’association organisant l’évènement (Communication Publique), prend la parole pour ouvrir le bal. Il estime que les «banlieues» françaises souffrent d’une vision négative à cause de «ceux qui en parlent alors même qu’ils n’y vivent pas !». […]

Thomas Kirszbaum, sociologue urbain, pense que la France ne pourra pas améliorer l’image de ses banlieues dans l’immédiat. «Elle [la France] n’en finit pas de digérer son héritage colonial. Tant qu’on n’aura pas dépassé le phénomène de l’islamophobie et tant qu’une élite blanche parle des problèmes de banlieue, nous ne pourrons pas faire évoluer les mentalités par rapport aux quartiers populaires».

Le franco-portugais Jean Manuel Simoes est né en 1964 dans la région parisienne. Il entame la dernière table ronde en projetant des photos qu’il a prise de « la vie quotidienne en ZUS ». «Quand on parle de la banlieue dans les médias, on a l’impression que c’est la guerre. Moi à chaque fois que je vais dans les quartiers, je repars et… je suis vivant !» Lâche-t-il avec ironie. Cependant, il tient à préciser, pour conclure son temps de parole, que la majeure partie des banlieues est composée de zones pavillonnaires.

Son de cloche divergent pour une grande partie des correspondants étrangers. Vibeke Knoop Rachline, journaliste norvégienne correspondante à Paris pour le journal Aftenposten, considère qu’en 2005, «certaines situations pouvaient rappeler des scènes de guerre». […]

Mohamed Mechmache a lancé une proposition : récupérer 10% de la réserve parlementaire pour la redistribuer aux initiatives dans les quartiers. Comme lui, nombreuses sont les personnes qui continuent à se battre pour la banlieue, leur lieu de naissance, là où ils ont grandi, et où ils vivent encore. «Les solutions existent pour les problèmes de la banlieue» déclare François Gibbons… comme quoi rien n’est irréversible.[…]

Bondy Blog

Loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux : Une loi «pseudo-républicaine, anti-féministe, islamophobe et discriminatoire»

Alain Gabon, professeur à l’Université Wesleyenne de Virginie, demande la suppression de la loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Une loi «discriminatoire» puiqu’elle ne concerne pas les athées…

Dans les faits, de par sa formulation même (la prohibition de signes et tenues religieuses «ostensibles»), se retrouvent donc exclues uniquement les religions qui ont, justement, des pratiques vestimentaires hautement visibles, alors que d’autres (catholicisme, protestantisme…), ne se distinguant pas par des tenues vestimentaires particulières, n’ont pas à s’inquiéter.

Ce 15 mars, les simili-républicains et faux laïcs à la Badinter, Boughrab, Fourest, Finkielkraut et leurs alliés objectifs — néo-réactionnaires, islamophobes de tous bords, racistes de tout poil et sectes identitaristes style Bloc Identitaire et Riposte (anti) Laïque — ne manqueront pas de s’auto-congratuler en clamant gratuitement, sans le début du soupçon d’une preuve, que la loi contre le port du voile à l’école représente une «victoire pour la République et le droit des femmes». […]

Ainsi, la France se retrouve maintenant régulièrement classée dans la catégorie « orange » des pays qui restreignent les libertés religieuses. Et dans les études des instituts de recherche les plus prestigieux comme le Pew Forum on Religion, elle est même désormais dans la zone rouge, celle des pays où «l’hostilité sociale» contre les religions est « élevée ». Bel exemple de tolérance républicaine ! […]

Si la loi du 15 mars n’est pas discriminatoire dans son texte, qui ne cite aucune religion spécifique et dont l’intitulé est générique (on parle de « tenues et signes religieux ostensibles »), elle l’est bel et bien à la fois dans son esprit et sa généalogie et dans la réalité de son application sur le terrain. […]

A qui fera-t-on croire que ces débats et la loi qui en découla s’en prenaient aux croix chrétiennes ou aux kippas juives ? Non, c’est bien une religion en particulier, l’islam, et une pratique islamique spécifique, le hijab, que l’on visa. […]

Discriminatoire dans les faits, les conséquences concrètes (certaines religions en souffrent plus que d’autres), son esprit et son origine, cette loi est aussi par là anti-républicaine puisqu’elle viole de facto le principe égalitariste selon lequel tous doivent être égaux devant la loi. On en conviendra, c’est loin d’être ici le cas puisque les musulmanes voilées en souffrent de façon absolument disproportionnée, voire souvent exclusive. Ce qui du reste redouble la discrimination religieuse initiale d’une seconde discrimination, celle-là sexiste car elle frappe les musulmanes bien plus que les musulmans. Sans même parler des athées, qui, pour le coup, n’ont, eux, les veinards, rien à redouter. Bel exemple d’égalitarisme républicain que cette loi qui n’a fait que du mal aux musulmans et aux valeurs de la République.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, elle doit être supprimée.

saphirnews

«Aux urnes, citoyens !», un appel pour inciter les «habitants des banlieues» à voter

Après la campagne «On ne marche plus, on vote», le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) appuie l’appel de quatre mouvements incitant les habitants des quartiers populaires à aller voter aux prochaines élections municipales.

Le simple fait de se rendre aux urnes est un pouvoir, estiment les collectifs. Ainsi, dans des zones où l’abstention est très forte, «la participation de ces habitants peut faire basculer les résultats du vote», fait remarquer Nadiya.

A moins d’un mois des élections municipales, prévus pour les 23 et 30 mars, quatre mouvements citoyens – le Collectif Citoyens, le Mouvement Citoyen Ensemble Nous Sommes Sevran, le Collectif Citoyens Musulmans et le Collectif On ne marche plus, on vote (ONMPOV) – ont décidé de mener ensemble une campagne baptisée «Aux urnes, citoyens !» afin d’inciter les habitants des quartiers populaires à aller voter.

Des séries de porte-à-porte sont prévues dans cinq villes d’Île-de-France (à Sevran, Montreuil, Montfermeil, en Seine-Saint-Denis ; à Trappes, dans les Yvelines ; et à Meaux, en Seine-et-Marne) pour mobiliser le plus grand nombre d’électeurs au scrutin. Pour cela, des bénévoles sont appelés à participer à cette action soutenue par le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui a joué un «rôle de coordinateur» entre les différents mouvements, nous indique Babacar Sene, le chargé de communication. […]

L’objectif était de frapper à la porte de 1 000 logements par week-end, indique-t-elle, en précisant que 60 personnes ont été mobilisées à chaque opération. Elle, qui a arpenté les rues de Trappes, fait savoir que les habitants étaient très «réceptifs» à leur message et «courtois». Mais nombreux d’entre eux, notamment parmi les « très jeunes », ont fait part de leur « défaitisme » en estimant que voter ne servait à rien.
Dans les quartiers populaires, cette idée est largement partagée comme en témoignent les taux records d’abstention. […]

saphirnews

YouTube assigné en justice en France pour retirer la vidéo “l’innocence des musulmans” (Maj : la vidéo retirée)

Maj 28 février 2014 : La justice américaine vient d’ordonner le retrait

Hier, une cour d’appel a cassé cette décision, ordonnant à Google de retirer le film « L’innocence des musulmans » au motif que l’une de ses actrices avait été trompée. Elle avait joué dans un autre film de Youssef, jamais sorti, et certaines de ses scènes avaient été détournées, doublées en arabe et intégrées à son insu au brûlot antimusulman, ce qui a valu à l’actrice, Cindy Lee Garcia, de recevoir des menaces de mort.

RFI

Article initial du 23 janvier 2013

Après avoir assigné Charlie Hebdo puis Gérard Longuet et Gilbert Collard, Saada Zaoui s’attaque à YouTube. L’hébergeur de vidéos est assigné pour “diffamation publique” envers les personnes de confession musulmane pour sa diffusion de la vidéo “L’innocence des musulmans”.

[...] Les demandes sont démesurées. Outre 10 000 euros de frais par plaignant (RDAP, OAU et monsieur Zaoui), sont demandés 750 000 euros pour chacune des deux associations et un euro “en réparation du préjudice moral” pour Saada Zaoui.

Les Inrocks

Le tribunal d’Orléans reconnaît que “Fuck Islam” n’est pas une incitation à la haine raciale

C’est un jugement très important qui vient d’être rendu par le tribunal d’Orléans. Un homme de 44 ans était accusé d’avoir tagué, sur une dizaine de lieux publics et de boucheries halal, ce message : « Fuck islam » (…)

Lire l’article sur Riposte Laïque

Vu d’Algérie : «Semaine après semaine, la France prend un visage de plus en plus sombre»

Extraits d’un article de «Tout sur l’Algérie» sur la situation en France : islmaophobie, Jour de Colère, Cevital.

À Paris, ce dimanche, la France a encore un peu plus inquiété ses partenaires étrangers par ce qu’elle montre d’elle-même. Une manifestation d’extrême et d’ultra droite a ainsi rassemblé entre 17 000 et 60 000 personnes, selon différentes sources, soudées autour de propos racistes et antisémites. Des slogans incroyables de violence qui ont couvert de bruit médiatique la publication des chiffres d’actes antimusulmans recensés par l’Observatoire national contre l’islamophobie. […]

Un jour sur deux dans la République française, des actes racistes sont commis. Ce rapport ne dit pas quelle réponse pénale les autorités ont à chaque fois apporté. Mais assurément, semaine après semaine, la France prend un visage de plus en plus sombre.

Et ironie de l’histoire, ce sont les Algériens qui viennent au secours des Français dans un étonnant renversement. Ainsi, c’est Isaâd Rebrab, le patron de Cevital et candidat au rachat du groupe FagorBrandt, qui a eu droit à son reportage au journal de 20h de France 2.

À présent, ce ne sont plus les Algériens qui viennent manger le pain des Français mais bien ces même Algériens qui permettent aux Français de continuer à travailler.

La mondialisation et l’histoire ont parfois des accents tragi-comiques.

TSA

Pour un syndicalisme d’inspiration musulmane : «Notre mission est la même qu’au temps du Prophète»

Pour Mohammed Ben Yakhlef , délégué syndical et membre de l’association Respaix Conscience Musulmane il est temps de faire des syndicats «d’inspiration musulmane» .

S’il y a un secteur dans lequel les musulmans en France sont absents, voir quasi inexistant, c’est bien le domaine du syndicalisme. Plus que jamais les musulmans ont un devoir de proposer et d’imaginer des alternatives qui peuvent découler d’une réflexion profonde basée sur les principes de l’Islam afin de contribuer positivement au progrès de la société. […]

Avec l’augmentation de la présence des musulmans, nous sommes en mesure d’accompagner et de provoquer une adaptation du discours et des pratiques syndicales en référence à nos convictions de droit universel que l’islam est censé nous avoir inculqués. En toute logique, il y a de nouvelles demandes d’ordre culturel dans l’entreprise, le temps où l’islam ne se pratiquait que dans les caves est en phase d’être révolu.

Aujourd’hui, nous devons créer un ou des syndicats musulmans qui pourront traduire le fruit de mutations progressives dans le monde du travail français. Il faut être en mesure de réfléchir et de proposer une synthèse entre : islam privé des syndicalistes de culture musulmane, islam mobilisateur des leaders syndicalo-religieux et islam tranquille de la plupart des travailleurs, plusieurs secteurs comme le bâtiment ou l’industrie automobile peuvent être propices à créer les premiers syndicats de sensibilité musulmane. […]

A défaut de voir ce syndicalisme voir le jour, j’invite tous musulmans à se syndiquer et porter la voix de l’islam dans son syndicat et de nous regrouper dans une intersyndicale .

Le syndicalisme d’inspiration musulmane permettra une nouvelle solidarité internationale envers l’Afrique, la Palestine et les pays d’Asie du Sud-Est (Bangladesh, Birmanie…) dans le respect des us et coutume des peuples.

Un syndicalisme pour l’égalité, contre l’exclusion, le racisme, l’islamophobie, la negrophobie et la romophobie. Un syndicalisme du bout de la rue jusqu’au bout du monde, notre mission est la même qu’au temps du Prophète (PBSL), nous nous efforcerons d’éradiquer l’injustice et l’oppression par tous les moyens nécessaires.

saphirnews

Les actes islamophobes en hausse en 2013

Les actes islamophobes ont enregistré une hausse de 11,3% en 2013 contre 34% en 2012 et 28,02% en 2011, a souligné dimanche l’Observatoire national contre l’islamophobie. Selon le rapport annuel de cet organisme qui dépend du Conseil français du culte musulman (CFCM), « ce sont 226 actes anti-musulmans qui ont été enregistrés auprès des services de police et de gendarmerie pour l’année 2013″. Sur ce total, « cela représente une augmentation de 11,3%, la plus faible depuis 3 ans, mais hélas, même minime, cette dernière est de trop », précise le président de l’Observatoire, Abdallah Zekri, dans un communiqué.

Mais, nuance-t-il, « ces chiffres sont au-dessous de la réalité, car nombreux sont les musulmans qui ne veulent pas porter plainte, après avoir été la cible d’actes islamophobes ».  »Même au CFCM, on ne porte plus plainte contre les courriers d’insultes ou de menaces, car ces plaintes sont toujours classées sans suite par les parquets, sous prétexte que ceux qui ont commis ces infractions ne sont pas identifiés (19 plaintes en 2012 toutes classées) », déplore M. Zekri. [...]

Le Figaro

Patrick Cohen ne veut plus de Dieudonné sur le service public

Vendredi, Patrick Cohen, «l’homme le plus écouté de France» le matin, était l’invité de la chronique média d’Anne-Élisabeth Lemoine, sur Canal+. La journaliste est revenue sur les propos tenus à son encontre par Dieudonné.

Ce n’est pas une affaire entre Dieudonné et moi, pas plus que l’antisémitisme est l’affaire des Juifs ou que l’islamophobie est l’affaire des musulmans, a expliqué le journaliste de France Inter dans La Nouvelle Édition. C’est une affaire qui concerne la République, ses valeurs.»

Et d’ajouter, au sujet d’une soi-disant liste noire de personnes qu’il ne souhaite pas inviter à son micro : «Dieudonné et Alain Soral ont été condamnés pour incitation ou provocation à la haine raciale. Nous ne devons pas, nous ne devons pas, ici à France Inter, et dans le service public, et je pense aussi dans les médias grand public, inviter des gens qui sont des propagateurs de haine.»

tvmag.lefigaro.fr (Merci à Thomina)

Antisémitisme : La vice-présidente du Sénat, Bariza Khiari, appelle l’Etat au «même niveau d’indignation» contre l’islamophobie

Interrogée sur l’affaire Dieudonné, la vice-présidente du Sénat Bariza Khiari, née à Ksar Sbahi (Algérie), a estimé au micro de Beur FM que les propos islamophobies devraient recueillir le «même niveau d’indignation» que les propos antisémites, combattus sans relâche par les pouvoirs publics.

Bariza Khiari dénonce les nouvelles interprétations de la laïcité, souvent utilisée à tort contre l’islam. « Il faut qu’on éclaircisse les choses. La laïcité ne peut pas être à géométrie variable, quand cela vous arrange», estime-t-elle.

«Tout d’un coup, il y a toute une flopée de gens qui viennent défendre la laïcité, ce que j’appelle les laïcards, mais c’est parce qu’ils sont islamophobes. est une manière d’être qui fait qu’ils ne sont pas tellement laïcs, mais en fait, la laïcité leur sert de vêtement pour cacher une islamophobie profonde », dénonce la vice-Présidente du Sénat au micro de Beur FM.

saphirnews