Retour des deux ados « enlevés » pour la Syrie : merci papa maman…

Tribune de Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux

Les deux adolescents de 15 et 16 ans ont été retrouvés en Turquie, grâce à des parents qui ont su réagir immédiatement, avec la révolte qui s’imposait. Ils ont rappelé haut et fort le devoir de l’État de protéger ses citoyens des mouvements sectaires, puisque la République garantit la liberté de conscience de tous. La collaboration services spécialisés-parents a porté ses fruits.

Hebergeur d'imageLorsque la famille est de référence arabo-musulmane, qu’elle soit athée ou croyante, nul besoin de psychologue ou de théologien pour comprendre que leur enfant est victime d’endoctrinement. Le comportement de rupture scolaire et la prise de distance soudaine avec l’entourage apparaissent comme des indicateurs suffisants pour discerner l’emprise mentale de la recherche de spiritualité. D’autres changements perceptibles accompagnent souvent l’écoute du discours de l’islam radical : la façon de parler, de manger, de s’habiller… [...]

Lorsque la famille n’est pas de référence arabo-musulmane, elle peut avoir un temps d’hésitation pour réaliser qu’il ne s’agit pas d’une conversion musulmane mais bien d’une dérive sectaire.

Faire la part des choses entre ce qui relève de l’islam et ce qui révèle de la radicalité n’est pas aisé dans un climat d’amalgame général. Certaines personnalités politiques et certains médias parlent de convertis au lieu de les appeler « endoctrinés », imitent les radicaux en nommant le terrorisme barbare « jihad », valident le niqab comme une simple application au pied de la lettre de l’islam… [...]

Faire le procès de l’islam à chaque expression des radicaux revient à valider leur interprétation : l’islam serait par nature une religion archaïque et violente. Les islamophobes et les radicaux semblent opposés et pourtant, ils partagent la même conception de l’islam… , ce qui leur permet de s’alimenter mutuellement. Ne nous laissons pas coincer par ces deux murs qui se resserrent.

Huffington Post

Tunisie : un article sur l’islam fait dérailler les débats

Les débats à la Constituante tunisienne ont à nouveau été bloqués mardi soir par les invectives de députés, cette fois-ci lancées en raison de la révision d’un article traitant de l’interdiction des accusations d’apostasie.

Hebergeur d'imageDes élus de l’assemblée se sont mis à crier à travers l’hémicycle, quittant leurs sièges et invectivant leurs collègues dès l’annonce que l’article 6 révisé serait soumis au vote pour le modifier. Une suspension d’audience a suivi. Dès leur retour, les cris ont repris, avec un élu, Ibrahim Kassas s’écroulant en larmes après avoir hurlé à de nombreuses reprises « Allah Akbar » (Allah est le plus grand). [...]

Le coeur du désaccord concerne la présence dans cet article d’une disposition, adoptée début janvier sous la pression d’une partie de l’opposition, interdisant les accusations de mécréance. Sa formulation devait être revue sans supprimer cette interdiction, si bien que certains élus ont fait dérailler la séance, considérant cette notion comme étant « contre l’islam ». [...]

7sur7

Syrie. Jean-Pierre Willem : «80% de djihadistes» dans la rébellion

Il a connu de nombreuses zones de conflit. Le Dr Jean-Pierre Willem, fondateur de l’association Les médecins aux pieds nus (et auteur du livre Mémoires d’un médecin aux pieds nus» (ed. Albin Michel), a vécu Septembre noir en Jordanie, la guerre d’Irak ou encore les guerres du Liban. De fin décembre à début janvier, il a accompagné l’association SOS Chrétiens d’Orient sur un autre point chaud : la Syrie, où il a pu constater les persécutions dont sont victimes les membres de la communauté. 

Quelle est la situation des chrétiens dans ce pays ?

Les histoires qu’on m’a rapportées sur les massacres de chrétiens m’ont attristé.

Les rebelles islamistes ont mis des bonnes sœurs dans un four à pain et ont mis le feu, ils ont décapité des médecins chrétiens dans certains villages…

Quelle est selon vous la part des jihadistes dans la résistance ?

D’après les témoignages que j’ai pu recueillir sur place, elle est composée à 80% de djihadistes. Et je suis très étonné de voir le nombre de jeunes qui partent en Syrie : on compterait en réalité près de 5000 jeunes européens au sein de la rébellion. Mais ils ne sont pour la plupart pas armés. Ils font des tâches ménagères, et sont parfois utilisés comme bombes humaines.

Quelles ont été vos impressions sur place ?

J’ai pu aller discuter avec les gens, le soir. Ceux que j’ai pu rencontrer soutenaient tous Bachar al-Assad, et on sentait que la victoire des troupes gouvernementales étaient proches. J’ai pu me faire une idée de la situation en rencontrant des gens, mais au bout d’un moment, ma tête a été mise à prix à 5 millions de dollars par la rebellion.

Direct Matin

500 à 600 djihadistes français passés en Syrie : «Des bombes à retardement potentielles»

La guerre civile syrienne attire un nombre important de jeunes Français fascinés par le Jihad. Plusieurs centaines de Français sont partis se battre en Syrie. Souvent, leur profil est le même : jeunes, de 18 à 25 ans, plutôt désoeuvrés, originaires des banlieues des grandes villes du nord et de l’est de la France ou bien de la région toulousaine. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, évoque le chiffre de 200 départs, mais un haut responsable du renseignement estime qu’il y aurait en réalité 500 à 600 djihadistes français passés par la Syrie.

Ces jeunes sans casier judiciaire ni appartenance claire à un réseau extrémiste sont difficiles à identifier. Ils seraient, pour près d’un quart, de nouveaux endoctrinés, récemment convertis à l’islam. Les autres sont souvent binationaux ou d’origine nord-africaine.

A la DCRI, on considère en avoir identifié 382. La propagande est bien faite : vidéos, sites Internet, etc. Ce qui explique la croissance arithmétique des départs depuis un an, même en l’absence de tout réseau structuré. Ils rejoignent le groupe islamiste Djabhat Al-Nosra ou la faction locale d’Al-Qaïda, l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant). Un groupe d’au moins dix jeunes ont quitté la région de Strasbourg en décembre, indiquant à leurs parents qu’ils partaient en vacances.

En octobre, un jeune Strasbourgeois se faisant appeler Abou Al-Qaaqaa trouvait la mort près d’Alep, dans un attentat-suicide. […] Pour ceux qui franchissent le pas, la Syrie s’avère souvent une terre de désillusion. «Les recrues européennes, et donc françaises, sont utilisées comme chair à canon», expliquent deux officiels du renseignement. On s’en sert comme kamikazes. Au moins 17 Français ou binationaux sont déjà morts en Syrie, et près de 80 sont revenus en Europe depuis le début de l’insurrection, en 2011. «Le problème n’est pas tant qu’ils partent, c’est quand ils reviennent, explique un haut responsable. Ils sont formés idéologiquement et capables de passer à l’action où et quand ils veulent. Des bombes à retardement potentielles.»

Paris Match

Le Patriarche de l’Eglise orthodoxe russe : « l’immigration augmente les risques de conflits ethniques »

Le Patriarche Kirill de Moscou (et de toute la Russie) a exprimé quelques inquiétudes concernant les activités des islamistes de Moscou.

« L’augmentation du nombre de migrants, principalement originaires d’Asie centrale et du Caucase a fait augmenter le risque de conflits ethniques à Moscou » a dit le patriarche lors d’une assemblée au diocèse de Moscou (source du site web du Patriarcat de Moscou)

De nombreux migrants ont des points de vue très radicaux et « sont recrutés par des organisations extrémistes et terroristes parfois même au coeur de Moscou » a affirmé le patriarche, ajoutant même que ce prosélytisme s’est intensifié chez les jeunes slaves, y compris dans les établissements scolaires, les prisons, les associations sportives et sur les réseaux sociaux.

Le patriarche a déclaré que ces pseudo-islamistes radicaux, que l’on peut estimer à quelques milliers dans Moscou, « provoquent des conflits ethniques et religieux augmentant le sentiment d’islamophobie, ce qui a pour effet d’attirer de nouveaux membres dans leurs organisations. « 

Les radicaux sont extrêmement rétifs vis-à-vis de la croyance religieuse orthodoxe : ils ont déjà tué six prêtres orthodoxes ces 15 dernières années, y compris le prêtre de Moscou Daniil Sysoyev, a déclaré le patriarche.

Il a précisé que les personnes sont souvent recrutées par des organisations extrémistes et que des appels au « djihad contre les infidèles » sont émis depuis les mosquées ou autour de celles-ci.(…)

Le primat de l’Eglise russe a déclaré qu’il espère que la ville saura se débarrasser de ces « enclaves de non-droit, que les problèmes de l’immigration clandestine et du comportement sans-gène de certains migrants seront résolus, et que les activités de sabotage exercées par ces extrémistes pourront être freinées. »

Le patriarche a également rappelé qu’une attention toute particulière doit être accordée dans les cas où des filles de culture orthodoxe qui épousent des musulmans et se retrouvent contre leur gré membres de familles polygames et qu’en cas de divorce leurs enfants sont éloignés de force de leurs mères pour être éduqués selon les rites musulmans des pères.[...]

Source

Belgique. Mgr Léonard : «Ne restons plus indifférents à tant de chrétiens discriminés»

Mgr Léonard, primat de Belgique, a dénoncé les persécutions dont sont victimes les chrétiens du Proche et Moyen-Orient. Il n’a cependant fait aucune allusion à l’islam.

Le texte intégral de l’homélie

Mgr Léonard, primat de Belgique, a demandé aux fidèles, dans son homélie, de «tourner (leur) cœur vers (leurs) frères et sœurs dans la foi, gravement menacés, voire franchement persécutés, en Syrie et en plusieurs autres pays où pourtant ils sont présents depuis parfois près de vingt siècles, tels que, par exemple, l’Irak ou l’Égypte».

«Entendons le cri de ceux pour qui la pratique de leur foi implique quotidiennement une menace de mort.» Mgr Léonard a ainsi comparé la Syrie actuelle à une crèche, «une étable ouverte sans porte, froide, démunie et si pauvre (…) Des milliers d’enfants qui ont perdu leur maison vivent sous des tentes aussi pauvres que la crèche de Bethléem ».

«Ne restons plus indifférents en Occident à tant de frères et sœurs chrétiens qui sont discriminés, menacés, persécutés, qui doivent quitter leur patrie pour assurer la sécurité de leur famille et, par cette émigration, affaiblissent encore la position de leur frères dans leur pays d’origine», a conclu l’archevêque de Bruxelles-Malines.

Le Soir

Difficile ou impossible «cohabitation» islamo-chrétienne ?

Alors que la cohabitation entre chrétiens et musulmans, en Afrique, au Moyen-Orient et jusque dans les Balkans, se fait de plus en plus difficile, des hommes ou des femmes d’Église, continuent à croire au dialogue islamo-chrétien.

«Dans certains pays, on tue les chrétiens parce qu’ils portent une croix ou possèdent une Bible, et on ne leur demande pas avant de les tuer s’ils sont anglicans, luthériens, catholiques ou orthodoxes.»

Enlevé dans sa paroisse du nord du Cameroun, le 13 novembre, par les djihadistes du groupe Boko Haram, le père Georges Vandenbeusch, un prêtre français, aujourd’hui détenu dans le nord du Nigeria, se trouve pris en otage dans un combat qui n’est pas le sien. Tout comme les douze religieuses grecques orthodoxes capturées par les rebelles syriens, le 2 décembre, dans leur couvent de Maaloula. Noël, fête de la joie, peut avoir pour certains un goût de larmes : de par le monde, 200 millions de fidèles du Christ ne sont pas entièrement libres de manifester leur foi. […]

Un trait commun caractérise les Etats à majorité islamique: à de rares exceptions près, dans ces pays, ce sont uniquement ceux qui professent la religion dominante qui disposent des droits complets de la citoyenneté.

En opérant la synthèse des informations fournies par l’Aide à l’Eglise en détresse et par Portes ouvertes, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse dans le monde concernent les chrétiens, dont la situation se détériore gravement en de nombreux endroits. Le Mali, le Cameroun, la République centrafricaine, l’Ethiopie ou la Syrie, non signalés sur notre carte de 2010, figurent ainsi sur notre atlas 2013, tandis que certains pays sont montés d’un cran dans le danger pour les chrétiens, passant en zone rouge, notamment le Nigeria, la Libye, l’Egypte, le Soudan, l’Irak, le Pakistan ou l’Inde. Les victimes, en l’occurrence, appartiennent aux différentes confessions chrétiennes. […]

Le pape en vient ensuite au point le plus délicat – et le plus controversé -, celui de la réciprocité.

«Nous, chrétiens, écrit-il, nous devrions accueillir avec affection et respect les immigrés de l’Islam qui arrivent dans nos pays, de la même manière que nous espérons et nous demandons à être accueillis et respectés dans les pays de tradition islamique. Je prie et implore humblement ces pays pour qu’ils donnent la liberté aux chrétiens de célébrer leur culte et de vivre leur foi, prenant en compte la liberté dont les croyants de l’islam jouissent dans les pays occidentaux»

Illusion ? Vœu pieux ? Le pape François, originaire d’un continent latino-américain où l’islam est pratiquement absent et qui connaît mal les musulmans, parviendra-t-il à faire entendre ce message ?

Marc Fromager, le directeur de l’AED en France, évoque une autre réalité sur laquelle règne un lourd silence : les conversions de musulmans au christianisme. «Un cheikh s’alarmait récemment,observe-t-il, du fait qu’en Afrique, il y avait six millions de musulmans qui se convertissaient au christianisme chaque année». Comme quoi, rien n’est jamais écrit d’avance.

Le Figaro

Grande-Bretagne : des musulmans veulent interdire l’alcool dans Londres (vidéo)

Des musulmans menés par Anjem Choudary, un islamiste, ont protesté vendredi 13 décembre contre la vente d’alcool (interdit par l’islam) dans East London’s Brick Lane un quartier de Londres. [...]

Révoltes en Europe

Merci à Stormisbrewing

Poutine : « Les rebelles ont utilisé l’arme chimique »

Le président russe Vladimir Poutine estime dans le New York Times que ce sont les rebelles syriens, et non l’armée du régime de Bachar el-Assad, qui ont utilisé des armes chimiques le 21 août près de Damas, dans le but de provoquer une intervention des Etats-Unis.

Hebergeur d'image

« Il y a toutes les raisons de croire que (le gaz toxique) a été utilisé non pas par l’armée syrienne, mais par les forces d’opposition, pour provoquer une intervention de leurs puissants soutiens étrangers, qui se seraient mis du même côté que les fondamentalistes », affirme le président russe dans une tribune publiée par le quotidien américain et diffusée mercredi soir. [...]

Des frappes en Syrie pourraient déclencher une « nouvelle vague de terrorisme, (saper) les efforts multilatéraux pour résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien, et déstabiliser davantage le Proche-Orient et l’Afrique du Nord », affirme en outre le dirigeant russe. [...]

TF1 News

Syrie : les rebelles sont toujours à Maaloula (màj)

Addendum 11/09/13

Les rebelles syriens se trouvaient toujours mercredi dans la ville chrétienne de Maaloula, près de Damas, malgré l’annonce la veille de leur retrait, et l’armée syrienne tentait de les en déloger, selon un responsable de la sécurité. « L’armée n’a pas encore repris Maaloula. Les combats sont toujours en cours, mais elle progresse », a indiqué cette source. « Il y a encore de petites poches rebelles à l’intérieur de Maaloula, ainsi que dans son périmètre. » [...]

La ville de Maaloula est stratégique pour les rebelles qui tentent de resserrer leur étau autour de Damas et menacer la route principale reliant la capitale à Homs, plus au nord, voie-clé pour le ravitaillement des troupes du régime. Les combats avaient commencé mercredi dernier et de nombreux civils avaient fui la ville.

Le Point

10/09/13

Des rebelles syriens ont annoncé mardi leur retrait de la ville chrétienne de Maaloula, près de Damas, deux jours après en avoir pris le contrôle.  »Pour s’assurer que du sang n’est pas versé, que les biens des habitants de Maaloula sont préservés, l’Armée syrienne libre (ASL, rebelle) annonce que la ville de Maaloula sera tenue à l’écart des combats entre l’ASL et l’armée du régime », a indiqué un porte-parole rebelle sur une vidéo mise en ligne sur internet.

Le porte-parole du Front de libération de Qalamoun, qui regroupe des forces anti-régime dans le secteur de Qalamoun près de Damas, a cependant indiqué que le retrait des rebelles était « conditionnel ».  »L’armée et ses chabihas (milices) ne doivent pas entrer dans la ville », a indiqué le porte-parole, dont le nom n’est pas mentionné. [...]

Le Figaro

08/09/13

Les combats ont fait 17 morts et plus de 100 blessés parmi les rebelles et des dizaines de morts et de blessés dans les rangs des forces gouvernementales et leurs supplétifs, selon des ONG. [...]

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« Dans la nuit, les troupes du régime sont entrées dans la ville mais les rebelles y ont envoyé des renforts et ont pu prendre le contrôle de toute la cité », a déclaré à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. [...]

Une habitante, jointe par téléphone, a confirmé le retrait de l’armée et la présence de forces rebelles à Maaloula, l’une des plus célèbres localités chrétiennes de Syrie dont les habitants parlent l’araméen, la langue de Jésus-Christ. S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, elle a indiqué que la situation était calme dimanche matin. « Les rebelles sont à l’intérieur de Maaloula, dans toute la ville. Les troupes du gouvernement s’en sont retirées ». M. Abdel Rahmane a déclaré que « de violents combats ont opposé dans la nuit les forces du régime aux rebelles et les soldats se sont repliés aux confins de la ville ». Les rebelles sont constitués notamment de combattants du groupe jihadiste du Front al-Nosra, a-t-il précisé.

Maaloula, située à 55 km au nord de Damas, doit sa renommée à ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. La majorité de ses habitants chrétiens sont grecs-catholiques.

TF1 News

« Ce n’est pas le gouvernement de Bachar El-Assad qui a utilisé le gaz sarin »

L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata, kidnappé en Syrie au mois d’avril et libéré ce dimanche, a accordé une interview à RTL-TVI ce lundi matin. Il a indiqué que le gaz sarin avait été utilisé par les rebelles, et non par le régime syrien.

Il était un soutien inconditionnel de l’armée syrienne libre qui l’a néanmoins livré à un groupe de rebelles djihadistes.

extrait de l’interview :

Interview complète :

rutube direct

RTL.be

Merci à Manu1379

La fin du vote FN «honteux» : «On s’en fout ! On vote Marine…»

C’en est fini du vote honteux, caché pour «l’extrême droite xénophobe». On crie même son choix parfois en jubilant, parfois en accompagnant sa proclamation d’un bras d’honneur. Les municipales de 2014 pourraient être celles du FN. Nicolas Domenach en fait le constat dans Marianne.

Le spécialiste des sondages au PS et candidat à Melun François Kalfon, voient leurs craintes confirmées : «les combats moraux contre le FN ne servent à rien. Je le constate partout.»

Quand on ne leur claque pas le porte à porte au nez, c’est ce qu’entendent souvent, de plus en plus souvent, les candidats de gauche, comme de droite, aux prochaines municipales rentrés en campagne : «on s’en fiche de vous, nous on va voter Marine», leur lance-t-on en défi comme en rage.

Nouvelles confirmations très concrètes de la poussée continue du vote marino-frontiste que confirment sondeurs et experts : «pour les prochains scrutins, l’extrême-droite va faire un malheur, parfois celui de la droite, mais aussi celui de la gauche…» C’en est fini quoiqu’il en soit, du vote honteux, caché pour l’extrême droite xénophobe. On s’affiche «Marine Le Pen». On crie même son choix parfois en jubilant, parfois en accompagnant sa proclamation d’un bras d’honneur afin de souligner encore plus grassement le ras le bol et la provocation. Ras le bol «de l’insécurité, des immigrés, des impôts, des politiques corrompus et impuissants, du chômage». Exaspération contre les islamistes «que le FN au moins dénonce». Il n’en a même plus besoin. Beaucoup d’électeurs ont la tête passée au bleu marine… […]

Confirmation à Paris, où Rachida Dati, maire du VIIème arrondissement avait annoncé cette percée frontiste et constate aujourd’hui que dans la Capitale «où l’extrême-droite n’avait jamais pourtant pesé, elle allait faire des scores dans l’Ouest bourgeois comme dans l’est plus populaire». […]

Comme le remarquent aussi bien François Kalfon, secrétaire national du PS, que Thierry Mandon, porte parole des députés socialistes, « le socle électoral socialiste est explosé : les fonctionnaires se sentent abandonnés, les travailleurs matraqués d’impôts, les retraités menacés ». L’abstention à gauche devrait être historique. […]

Marianne (Merci à antibarbare)