Paris : Manifestation islamiste prévue samedi interdite (MàJ)

Addendum du 08/04/11 :

Le préfet de police (PP) a interdit aujourd’hui un rassemblement prévu demain à Paris d’un collectif d’activistes musulmans souhaitant dénoncer la loi sur le voile intégral, en raison des troubles à l’ordre public qu’il « n’aurait pas manqué d’engendrer », selon la préfecture.

Le Figaro

6/04/11 :

jamaat-tawheed.com

Libye : près d’un millier de djihadistes parmi les rebelles

Chef d’une des grandes tribus libyennes, opposant à Kadhafi depuis 1977, Mustafa Amar Ben Salim affirme que près d’un millier de combattants islamistes sont avec la rébellion. Reportage de notre envoyé spécial. Benghazi veut y croire. Tous les soirs, des manifestations sont organisées sur le front de mer, devant le palais de justice, devenu symbole de la révolte.

Entre deux slogans scandés par une foule qui agite les drapeaux de la coalition – au hit-parade, celui de la France remporte le gros lot –, on se met en rang sous les ordres d’un imam qui officie pour la prière à grands coups d’« Allah Akbar ». Ici, on ne se mélange pas. Les hommes sont d’un côté, les femmes – voilées – de l’autre, sagement parquées entre des barrières sous la surveillance de quelques combattants en armes. Si les signes religieux ne sont pas signe d’extrémisme ou de fondamentalisme, le terreau est néanmoins riche pour les groupes islamistes même s’ils se font discrets.[...]

Le docteur Mustafa, comme on l’appelle, ne nie pas la présence de combattants islamistes dans les rangs de la rébellion. Mais, selon lui, il serait moins de mille, ce qui est déjà un nombre conséquent, quand la porte-parole du Conseil national de transition parle, elle, de moins de 25 combattants ayant autrefois appartenus à al-Qaida et sortis des geôles de Kadhafi. « Ce n’est pas étonnant, souligne le chef de tribu. Il y a un grand mouvement islamiste en Égypte. Je pense qu’il y a effectivement des gens qui viennent de l’extérieur pour combattre. » Il affirme que son fils, parti au front, les a vus. « Mais il est difficile de dire si quelqu’un est membre d’al-Qaida ou non. Porter une barbe ne signifie rien.[...]

L’ Humanité

(merci à Latine)

Tunis : les islamistes s’installent au cœur des manifestations (vidéo)

La contestation est repartie dans les rues de Tunis, avec une particularité nouvelle : la présence de plus en plus visible des islamistes. Lors de la dernière manifestation, vendredi, ils sont allés jusqu’à organiser le prêche en pleine rue. Un évènement jusque-là inimaginable dans le pays.

Depuis le 31 mars, un sit-in est organisé dans le centre de Tunis pour réclamer la démission du Premier ministre, Béji Caid Essebsi. Ce dernier est accusé de ne pas aller assez vite dans les réformes, notamment en ce qui concerne le démantèlement du système mis en place par l’ancien président, Zine el-Abidine Ben Ali


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Profitant de la confusion et de l’affaiblissement du pouvoir, des groupes appelant à la constitution d’un État islamique ont fait leur apparition sur la Toile et dans la rue. À la tête de ce mouvement, se trouve le parti islamiste Tahrir. Apparu en Tunisie au début des années 1980 et violemment réprimé sous le régime de Ben Ali, ce parti prône le retour au califat et considère la démocratie comme une illusion entretenue par le système capitaliste mondial. Ses membres demandent la légalisation de leur mouvement, comme cela a été le cas de l’autre parti islamiste : Ennahdha. Ce dernier, longtemps interdit, a en effet été officiellement reconnu le 1er mars dernier, après avoir affiché des positions plus modérées.[...]

France 24

(merci à Mersur)

Les islamistes à l’origine de la tentative d’assassinat de Jean-Paul II ?

L’ancien dictateur communiste polonais Wojciech Jaruzelski, 87 ans, évoque une piste islamique, selon lui « la plus logique », lors de l’attentat du 13 mai 1981 contre le pape Jean Paul II, dans un entretien au mensuel catholique Jesus publié lundi.

« Il y avait certainement plusieurs pays et diverses forces qui ont voulu que le pape soit éliminé, mais cela ne signifie pas qu’ils ont donné l’ordre de le tuer », dit-il. « Outre le Kremlin, il existait déjà alors un islam radical qui haïssait le pape et voyait en lui le chef des croisés. Peut-être n’était ce pas un hasard qu’Ali Agça (ndlr, l’auteur de l’attentat) était un citoyen turc, un musulman, qui au nom de l’islam avait déjà menacé de tuer Jean Paul II durant un voyage en Turquie en novembre 1979″, affirme-t-il. « Derrière lui agissaient des fondamentalistes? Nous ne le savons pas. Cependant, a posteriori, la piste islamique semblerait la plus logique », conclut-il.

Ali Agca, a été condamné à la prison à perpétuité, puis gracié en 2000 et extradé en Turquie, mais le mystère reste entier sur cet attentat. La « piste bulgare » a été la plus souvent avancée mais elle n’a jamais été étayée. Le KGB a également été cité comme l’un des éventuels commanditaires.

La Croix

Frontière tuniso-libyenne : heurts avec des islamistes dans un camp de réfugiés

La situation reste très tendue à Ras Jdir, poste-frontière tuniso-libyen, situé à plus de 500 km au sud-est de Tunis. Tendue non pas à cause du flux des personnes fuyant la Libye, mais plutôt à cause de la colère des habitants de Benguerdane, ville située à 35 km, contre un groupe d’islamistes qui agit sous le couvert de la solidarité avec les réfugiés.

Tout portait à croire que la situation allait dégénérer au poste-frontière de Ras Jdir, frontière tuniso-libyenne, situé à plus de 500 km au sud-est de Tunis, n’était le sang-froid des uns et la sagesse des autres. Alors que les groupes de réfugiés continuaient à affluer de la Libye, plus d’une centaine de personnes armées de barres de fer, de manches à balai, de branches d’olivier et de gourdins, se sont ruées vers le campement d’un groupe d’islamistes installé à l’intérieur du poste-frontière. Toutes scandaient des slogans anti-islamistes et proféraient des menaces à leur encontre. «Nous ne voulons plus de ces barbus dans la ville. Nous refusons leur diktat. Ils doivent partir d’ici», lance un sexagénaire furieux. Il veut à tout prix démonter l’une des tentes où sont entreposés des stocks de produits alimentaires. D’autres jeunes lui emboîtent le pas et malmènent les occupants des tentes portant de longues barbes, la tête surmontée d’un képi et vêtus de tenues afghanes (une longue tunique et un pantalon large qui arrive à peine aux chevilles). [...]

Une tension inquiétante

C’est alors que l’un des barbus intervient : «Qui êtes-vous pour nous demander de partir ? Etes-vous le ministre de l’Intérieur ? Personne ne nous fera partir d’ici, bi indhni Allah (avec la bénédiction de Dieu.)» Une déclaration qui met le feu aux poudres et exacerbe la colère des jeunes. Les militaires arrivent en force et séparent les deux belligérants. Les islamistes se retirent dans un coin. Ils scrutent discrètement les jeunes contestataires qui se regroupent un peu éloignés de la barrière du poste-frontière. Ils refusent de partir jusqu’à ce que les autorités «chassent» des lieux ceux qu’ils qualifient «d’intrus». Pour eux, ces derniers ont «dépassé leurs limites». Il a fallu des heures de discussions menées par des officiers de l’armée pour que le calme revienne. Un calme plutôt précaire, car que ce soit dans la ville, dans le camp des réfugiés ou au poste-frontière de Ras Jdir, les altercations avec les islamistes sont de plus en plus fréquentes. D’abord à cause de leur comportement ségrégationniste. Dès qu’un groupe d’Africains arrive, les islamistes se précipitent vers eux avec des bouteilles d’eau minérale et des biscuits, en leur posant la question : «Etes-vous musulmans ?» Si la réponse est positive, ils leur distribuent l’aide. Dans le cas contraire, ils reviennent avec cette aide aux tentes. Ce qui est totalement contraire aux principes qui régissent les activités humanitaires.

Les islamistes s’imposent

Au camp Choucha qui abrite les réfugiés, les islamistes ont fini par imposer leur loi aux volontaires. Pas de mixité sous les tentes et la réduction du nombre de volontaires femmes, et surtout l’obligation pour celles-ci de porter des tenues «mouhtachem», c’est-à-dire pas de pulls à manches courtes et de préférence les cheveux bien cachés. Les premières cartes de repas destinées aux réfugiés et mises à la disposition du CRT par le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) qui portaient le cigle de la Croix-Rouge ont été changées après une houleuse réaction des islamistes. Désormais, ces tickets sont marqués par le croissant. Réaction également exprimée contre les jeunes qui travaillent pour le compte de la Croix-Rouge, et qui portent les brassards ou les dossards à l’effigie de l’ONG. Des tâches bien rémunérées, mais à cause desquelles ils font tout le temps l’objet d’animosité et d’insultes.

Le climat est souvent très malsain. «Ils les ont laissés s’installer parmi les volontaires pour qu’ils imposent leurs lois. Aujourd’hui, il est difficile de les chasser, alors nous faisons avec en évitant la confrontation. [...]

El Watan

Tunisie : Un prêtre polonais égorgé (M-à-J)

Addendum du 22/02/2011 : L’assassin arrêté

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur tunisien annonce que « la brigade criminelle a découvert celui qui a commis le meurtre du prêtre polonais« , ajoutant qu’il s’agit de Chokri Ben Mustapha Bel-Sadek El-Mestiri, de nationalité tunisienne, né le 16 juin 1967, un menuisier qui travaillait dans la même école que le pasteur assassiné.

Le Figaro

(Merci à jazzman)

L’insécurité en Tunisie et le risque de poussée intégriste ont été illustrés vendredi avec le meurtre d’un prêtre polonais retrouvé égorgé « par des extrémistes » près de Tunis, selon les autorités, et l’attaque d’une rue de prostituées par des islamistes qui voulaient y mettre le feu au centre de la capitale.

C’est le premier meurtre à la fois d’un religieux et d’un étranger depuis la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier. Le prêtre, âgé de 34 ans, a été retrouvé mort « égorgé » vendredi dans une école privée de la région de Manouba, a indiqué à l’AFP une source proche du ministère tunisien de l’Intérieur.

C’est « un groupe de terroristes fascistes ayant des orientations extrémistes qui est derrière ce crime, compte tenu de la façon dont il a été assassiné », a ajouté le ministère dans un communiqué sans préciser s’il visait là des islamistes.

Une poussée de fièvre islamiste avait surgi dans l’après-midi à Tunis: des dizaines d’entre eux ont tenté de mettre le feu dans une rue [...]La semaine dernière, la communauté juive de Tunisie avait exprimé son inquiétude au gouvernement après des incidents antisémites devant la grande synagogue de Tunis.[...]

Le Figaro

(Merci à Andreas et Cgrave)

Tunis : Manifestation pour une «Tunisie laïque»

Des centaines de personnes manifestaient aujourd’hui à Tunis «pour une Tunisie laïque» après des incidents impliquant des islamistes ces derniers jours. Cette manifestation intervient au lendemain de la découverte du corps d’un prêtre polonais retrouvé égorgé près de Tunis, et de l’attaque d’une rue dédiée à la prostitution par des islamistes qui voulaient y mettre le feu, dans le centre de la capitale

«Pour un pays laïque», scandaient les manifestants mobilisés après un appel sur Facebook. «Arrêtez vos actes extrémistes», «Pour une Tunisie laïque», «Laïcité = liberté et tolérance», pouvait-on lire sur des panneaux brandis dans la foule rassemblée sur l’avenue Habib Bourguiba, haut lieu de la contestation qui a provoqué la chute du président Ben Ali.

«Nous avons appelé à cette manifestation pour montrer que la Tunisie est un pays tolérant qui refuse le fanatisme et afin de renforcer la laïcité en Tunisie dans la pratique et dans la loi», a déclaré un bloggeur de 29 ans, Sofiane Chourabi.

Le Figaro/AFP

Les kamikazes présumés du Daguestan : un couple de Russes convertis à l’islam

Les kamikazes présumés du Daguestan responsables d’un attentat raté à Moscou. Les kamikazes qui se sont fait exploser lundi au Daguestan, dans le Caucase du Nord, seraient un couple de Russes convertis à l’islam qui sont recherchés pour avoir organisé un attentat manqué la nuit du Nouvel an à Moscou, ont indiqué mardi les autorités russes.

Marina Khorocheva, née en 1985, et son compagnon, Vitali Razdoboudko, né en 1975, sont recherchés depuis janvier, suite à la mort d’une complice présumée dans l’explosion accidentelle d’une bombe. Le couple avait été soupçonné un temps d’avoir organisé l’attentat de l’aéroport de Domodedovo (36 morts).[...]

Ce Russe converti à l’islam wahhabite dirigerait un groupe rebelle, le « nogaïsski djamaat » et, selon le comité national antiterroriste (NAK), ce groupuscule a tenté d’organiser un attentat suicide la nuit du 31 décembre place du Manège, face au Kremlin. La presse russe a indiqué que l’opération avait échoué, la bombe ayant explosé dans l’hôtel où se trouvait la kamikaze, le détonateur ayant été activé trop tôt par la réception inattendue d’un SMS. Cinq personnes ont été arrêtées, dont l’ancienne colocataire de Razdoboudko, Zeïnab Souïounova. Cinq autres complices, dont le couple de Russes convertis, sont recherchés, selon le NAK. D’après le journal Kommersant, M. Razdoboudko a été converti à l’islam par un imam russe, Anton Stepanenko, un islamiste wahhabite [...]

Le Parisien

Russie : Arrestation de quatre présumés extrémistes islamistes

Ils sont soupçonnés d’avoir préparé des attentats dans des lieux publics et des attaques contre des policiers et des fonctionnaires.

La police russe a arrêté quatre membres présumés d’un groupe extrémiste islamiste, soupçonnés de préparer des attentats en Bachkirie (région de la Volga), ont rapporté mardi 8 février les agences russes en citant un porte-parole du ministère de l’Intérieur local.

Les quatre hommes, habitants de la ville d’Oktiabrski, feraient partie du Oktiabrski Djamaat, branche de l’Emirat du Caucase, groupe rebelle islamiste dont le chef, le Tchétchène Dokou Oumarov, a revendiqué lundi soir l’attentat suicide de l’aéroport de Moscou-Domodedovo qui a fait 36 morts le 24 janvier, a indiqué le porte-parole.

Ils sont soupçonnés d’avoir préparé des attentats dans des lieux publics et des attaques contre des policiers et des fonctionnaires, a-t-il précisé.

Armes et explosifs
Des armes, des explosifs et plusieurs manuels de fabrication d’engins explosifs ont été saisis lors de perquisitions à leur domicile, selon la même source.

La Bachkirie, peuplée à peu près à 50% de musulmans (Bachkirs et Tatars), a été épargnée jusqu’à présent par des manifestations violentes d’islam radical qui sont en revanche quotidiennes dans le Caucase du nord.

Après la première guerre de Tchetchenie (1994-1996) entre forces russes et indépendantistes, la rébellion s’est progressivement islamisée et a de plus en plus débordé les frontières tchétchènes pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.

Nouvelobs.com

Égypte : Les Frères musulmans, force d’opposition bien implantée

FOCUS – L’organisation islamiste a rejoint les rangs des manifestants anti-Moubarak. Comment est organisée la première force d’opposition égyptienne et que prône-t-elle ?

• Idéologie : Les Frères musulmans militent pour l’établissement d’un État islamique en Égypte et l’installation de la charia, ou «loi de Dieu». Le puritanisme qu’ils revendiquent rejette la mixité, l’alcool et les jeux de hasard.

• Naissance et dates-clés : L’Organisation des Frères musulmans a été fondée en 1928 dans une Egypte sous mandat britannique, c’est-à-dire sous domination militaire et économique d’une puissance étrangère. Déplorant l’influence de l’occupant, jugée corruptrice [....]

• Organisation interne : Les Frères musulmans sont actuellement divisés entre une aile réformatrice, ouverte à une participation au jeu politique, et un courant conservateur qui souhaite se concentrer sur une islamisation en profondeur de la société.[....]

• Représentativité : Les Frères musulmans sont la force d’opposition la plus structurée en Egypte. Ils ne sont cependant pas un parti politique [....] • Leur assise dans la société : Les Frères musulmans disposeraient de cent mille soutiens payants et de millions de partisans. Ils tirent leur légitimité d’un réseau d’œuvres sociales très dense, qui vient pallier les carences de l’Etat égyptien auprès des plus pauvres. [...] •

Les ramifications à l’international : En 80 ans, les Frères musulmans ont établi des ramifications dans presque tous les pays arabes, prônant un mélange très dense de religion et de politique. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements indépendants évoluant vers un islamisme plus radical et violent [...]

• Les Frères musulmans et les pays occidentaux : Les Frères musulmans, qui prônent un islamisme non-violent, ne sont pas considérés comme une organisation terroriste par les Occidentaux.[...]

Le Figaro

Tariq Ramadan: les Frères musulmans ? Connais pas !

Petit fils du fondateur des frères musulmans, le théologien d’origine égyptienne Tariq Ramadan, était l’invité ce matin de Jean-Michel Apathie. Conscient que la conquête politique est faite de patience, Ramadan s’est efforcé de ne pas citer le mouvement comme alternative crédible à Moubarak se disant subtilement favorable à un plan B qui satisferait Américains, Egyptiens et même…Moubarak.

D’origine égyptienne, depuis le début du week-end, le professeur d’études islamiques Tariq Ramadan fait, comme à son habitude à chaque soubresaut dans le monde musulman, la tournée des plateaux télés et studios radios.
Gendre idéal de l’islam, philosophe et accessoirement petit fils du fondateur des Frères musulmans, Tariq Ramadan était ce matin au micro de Jean-Michel Aphatie.

Dans un long tunnel, avec la subtilité qu’on lui connaît, Ramadan ne fera que minimiser la force et et la radicalité du mouvement des frères musulmans : « D’abord ce n’est pas un mouvement politique, c’est un courant divers. Certains sont très proches de ce qu’et devenu l’AKP en Turquie. Ils ont beaucoup évolué sur la question de la démocratie et la question des femmes. D’un point de vue statistique le mouvement islamiste ne représente pas plus d’un tiers des courants politiques d’opposition même si c’est fort. Il n’a pas la majorité mais il essaye de se placer dans le mouvement qu’il n’a pas décidé et qu’il n’a pas orienté, comme c’est le cas pour toutes les autres forces politiques. Il ne faut pas que l’on se trompe en diffusant l’idée que si ce n’est pas Moubarak, ce sont des islamistes qui prendront le pouvoir ».
Il a insisté sur le fait que Ben Laden désignait les Frères musulmans comme un ennemi, comme pour mieux mettre en valeur la « modération » de ce courant.

Marianne2

«La Tunisie est et restera musulmane !»

Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), s’indigne des discours dénonçant le danger islamiste en Tunisie.

Faut-il rappeler que ceux qu’on qualifie d’islamistes tunisiens sont pour un Etat de droit et pour la démocratie et la justice sociale (…)

Depuis le début de la révolution de jasmin en Tunisie, nous assistons à la résurgence d’un discours qu’on croyait désuet et contredit par les faits et les analyses autour de l’islam et des musulmans de Tunisie.

Alors que tout le monde reconnaît que le dictateur déchu a instrumentalisé la peur de l’islamisme pour garder le soutien de l’impérialisme occidental et continuer à réprimer toute opposition, nous entendons encore et régulièrement des discours de la peur essentialisant l’islam et les musulmans en tentant de nous faire croire que les «islamistes» tunisiens sont comme les talibans et autres réactionnaires, obscurantistes ou fascistes verts. (…)

Une manifestante parisienne est allée jusqu’à dire que la Tunisie était un pays laïque, comme si c’était une tare ou un crime de reconnaître l’islamité du peuple tunisien dans sa très grande majorité, alors même que la Constitution mentionne dans l’article 1 que «La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain ; sa religion est l’islam, sa langue l’arabe et son régime la République».

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