Bernard-Henri Lévy : «L’honneur des musulmans»

Extraits du Bloc-Notes de Bernard-Henri Lévy dans Le Point.

L’honneur des musulmans, c’est l’islam, l’islam tout simplement, quand il est fidèle à son principe qui (comme on sait, mais on l’a, hélas, souvent oublié) signifie paix.

L’honneur des musulmans, c’est cette Syrie debout, doublement insurgée, luttant sur les deux fronts : celui d’une dictature devenue folle et tuant à tour de bras (au bas mot, 70 000 morts) – celui d’un islamisme politique prôné, au sein de la rébellion, par ce front djihadiste Al-Nosra, filiale d’Al-Qaeda, que le chef de la diplomatie française propose (là, il n’a pas tort) de ranger au nombre des «organisations terroristes» proscrites par l’Onu. […]

L’honneur des musulmans, ce sont les Palestiniens qui, tel Yasser Abd Rabbo et d’autres, beaucoup d’autres, se sont associés à des Israéliens pour concevoir et présenter, à Genève, il y a un peu plus de dix ans, le seul plan de paix qui, à ce jour, soit à la fois sérieux, viable et immédiatement applicable […] .

L’honneur des musulmans, c’est l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui combat l’antisémitisme non moins fermement que le racisme et se rend en Israël, avec une délégation d’autres imams de France, prier à Yad Vachem ainsi que sur les tombes des victimes de la tuerie de Toulouse […] .

Le Point

Tunisie : Affrontements entre policiers et salafistes (MàJ vidéo)

Des affrontements entre policiers et salafistes ont éclaté en banlieue de Tunis ainsi qu’à Kairouan.

Faute d’avoir pu tenir son congrès à Kairouan, à 150 km de Tunis, ville bouclée par un impressionnant dispositif de sécurité, Ansar Ashriaa avait appelé ses partisans à se rassembler dans la Cité Ettadhamen, un bastion salafiste à 15 km à l’ouest de la capitale.

Le week-end s’annonçait si tendu que le mouvement salafiste djihadiste Ansar Ashariaa avait appelé ses partisans à la retenue. Las, des affrontements entre policiers et salafistes ont éclaté dimanche 19 mai en banlieue de Tunis, ainsi qu’à Kairouan, après que les autorités ont refusé la tenue du congrès du mouvement salafiste djihadiste Ansar Ashriaa dans cette ville.

En milieu de journée, des heurts ont éclaté entre policiers et salafistes dans les rues de ce quartier, où des centaines de salafistes ont érigé des barricades à l’aide de pneus en feu. Les salafistes jetaient des pierres sur les policiers qui répondaient par des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation. Des blindés de la garde nationale sont arrivés en renfort ainsi que des camions de l’armée pour tenter de disperser les militants. […]

Le gouvernement tunisien dirigé par le parti islamiste Ennahda, qui a reconnu début mai la présence de groupes armés d’Al-Qaïda sur son territoire, a interdit le rassemblement annuel d’Ansar Ashariaa, en le qualifiant de «menace pour la sécurité» du pays. […]

Le Nouvel Obs

Syrie. Père Paolo Dall’Oglio : «Il y a des islamistes démocrates et des djihadistes démocrates»

Après avoir œuvré en Syrie pendant 30 ans pour le dialogue islamo-chrétien, le prêtre jésuite Paolo Dall’Oglio il a pris fait et cause pour l’opposition syrienne. Expulsé par le régime de Bachar al-Assad en 2012, il publie depuis son exil La rage et la lumière, un livre-témoignage sur sa vie et son analyse du conflit syrien vécu de l’intérieur. Interview.

La dhimmitude est perçue en Occident comme une institution d’asservissement de la minorité. Un peu court. Dans une époque pré-démocratique, elle constitue un instrument du pluralisme. (L’Express 10/05)

Toutes les nouvelles de Syrie sont mauvaises. Prêtre et homme engagé dans l’opposition, voyez-vous des raisons d’espérer ?

[…] Après deux ans de tragédie, nous nous rendons compte, plus qu’avant, que quelque chose de plus global se joue. En Syrie, nous voyons à l’œuvre à la fois l’Amérique post-bushiste, le néo-soviétisme, les tensions meurtrières entre sunnites et chiites, la confessionnalisation de toute la région, la paralysie européenne pour des raisons internes à l’Europe. Et comme tant d’autres sociétés arabes, nous nous nous demandons quelle pourrait être la compatibilité entre une politique islamiste et une démocratie mûre et pluraliste.

Le djihadisme est le fait de prendre les armes pour rétablir la justice. C’est la guerre sainte islamiste. Il y a des islamistes démocrates et des djihadistes démocrates, comme il y a des djihadistes extrémistes, radicaux, clandestins, criminels, en relation avec les services secrets syriens et les mafias des narcotrafiquants. C’est donc quelque chose de complexe.

Vous avez vécu 32 ans en Syrie. Êtes-vous devenu Syrien ?

Je suis un citoyen du monde avec une spécificité syrienne et avec des origines italiennes. Qu’est-ce que la nation ? Ce n’est pas la race. C’est une aventure culturelle. La nation est dans la fréquentation culturelle, dans l’empathie et dans l’engagement. En ce sens, oui, je suis Syrien.

Je soulignerai que les combattants d’al-Qaida sont des frères et des sœurs en humanité. Dans mes échanges avec eux, j’ai reconnu des hommes et des femmes qui ont une passion religieuse, un sentiment religieux que je partage.

Tous les chrétiens, y compris des jésuites, ne partagent pas votre analyse de la situation. Ils ne croient pas à la résistance armée, mais à une solution négociée.
Il ne faut pas oublier que beaucoup de chrétiens doivent s’exprimer prudemment car ils vivent toujours sous la coupe du régime. […]

Peut-on dialoguer avec Bachar al-Assad ?

Auriez-vous été prêt à parler avec Hitler en 1944 ? Je ne pense pas qu’on puisse discuter de son «droit » de tuer, de discriminer et de considérer un peuple comme un peuple esclave. […]

Mais vous dites en même temps qu’il faut discuter avec des combattants d’al-Qaida qui commettent aussi des crimes. […]

Je suis rejeté par le régime syrien et par les islamophobes chrétiens. Quand je mise sur l’évolution de l’islam, je vais à l’encontre de la perception que beaucoup ont des musulmans.

La Vie; L’Express

Manuel Valls veut des «imams du terroir»

Le ministre de l’Intérieur, chargé des Cultes, veut des imams aux couleurs de la France. De ce dossier, il a fait une priorité, le répétant à plusieurs reprises. Pour avancer, une mission d’évaluation, menée conjointement avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, vient d’être confiée à un universitaire, Francis Messner, l’un des meilleurs spécialistes du droit des religions, sur la formation des imams en France. Il devrait remettre son rapport d’ici à la rentrée en septembre.

La France compte, aujourd’hui, environ 1 800 imams en activité. Seulement un tiers sont rémunérés.

En fait, depuis presque vingt ans, cette question est un véritable serpent de mer, malgré les rapports commandés par les gouvernements successifs. «La majorité des imams est toujours formée dans les pays d’origine des croyants, pointe Kamel Kabtane, le recteur de la Grande Mosquée de Lyon. Pourtant, l’islam de France et les communautés musulmanes ont beaucoup évolué. Les deuxième et troisième générations issues de l’immigration deviennent majoritaires parmi les fidèles. Il nous faut des cadres religieux capables de s’adresser à elles.» Un vœu pieux au regard de la réalité du terrain. […]

Comme dans l’Eglise catholique, il y aurait aussi une sorte de crise des vocations. Les imams étant contrôlés par les associations locales et mal rémunérés (lorsqu’ils le sont), les candidats ne se bousculent pas. C’est la quadrature du cercle pour les responsables de mosquée qui continuent à se tourner vers les pays d’origine, leur donnant ainsi un moyen de contrôle sur leur diaspora. Afin de faciliter l’intégration des imams «importés», un effort a été réalisé, ces dernières années. Apprentissage du français, du droit des cultes, connaissance du paysage religieux dans l’Hexagone… trois filières ont été créées récemment à Strasbourg, Paris et Lyon. C’est l’ensemble de ce dispositif que devra évaluer Francis Messner. La crainte d’une radicalisation d’une frange des jeunes musulmans, attirés par le salafisme, rend aussi nécessaire la reprise en main du dossier. Un pays laïc peut financer des filières de culture générale pour des imams venus de l’étranger. Mais imaginer mettre en place une sorte de séminaire musulman risque bien de soulever de grandes polémiques.

Libération

Aqmi appelle à attaquer les intérêts français dans le monde

Un chef d’al-Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi) a appelé à attaquer les intérêts français « partout dans le monde », dans une vidéo mise en ligne aujourd’hui.

Dénonçant « la croisade menée par la France contre les musulmans » au Mali, Abou Obeida Youssef Al-Annabi exhorte « les musulmans dans le monde entier » à « attaquer les intérêts français partout, car ce sont des cibles légitimes ».

Le Figaro

Pakistan : En quête de protection, des chrétiens candidats pour les islamistes

Pervaiz Masih, un chrétien pakistanais est candidat pour le parti de la Jamaat-e-Islami à Peshawar. En rejoignant des partis islamistes, les chrétiens du Pakistan espèrent être mieux protégés face à la montée du fondamentalisme. Géant musulman de 180 millions d’habitants, le Pakistan compte entre trois et quatre millions de chrétiens.

«L’islam est la seule religion qui protège le droit des minorités. Si la loi islamique est appliquée ce seront donc les minorités qui en bénéficieront le plus», lance Akram Waqar Gill, un chrétien du Pendjab inscrit sur la liste des islamistes de la Jamaat-Ulema-e-Islam.

Le 9 mars 2013 restera à jamais gravé dans les mémoires des chrétiens de Joseph Colony, ghetto miséreux perdu dans les entrailles de Lahore (est), capitale du Pendjab. Ce jour là au petit matin, près de 3.000 musulmans en colère, deux fois plus que les chrétiens de Joseph Colony, y ont saccagé et incendié plus d’une centaine de maisons de la minorité. Les assaillants assurent qu’un chrétien avait tenu des propos jugés «blasphématoires» envers l’islam. Les victimes soupçonnent elles un motif moins louable : la foule aurait été poussée par des commerçants musulmans décidés à faire main basse sur les modestes terres chrétiennes. […]

Ce jour là, la Ligue musulmane des frères Nawaz et Shahbaz Sharif (PML-N), au pouvoir dans la province du Pendjab, comme le Parti du Peuple pakistanais (PPP) alors à la tête du gouvernement fédéral, ont laissé libre cours à la rage. Mais les deux partis ont ensuite versé une généreuse compensation financière aux victimes de Joseph Colony. Et à quelques jours du scrutin législatif, leurs affiches tapissent les murs du quartier. «Ils ont chacun donné 5.000 dollars par famille, nous allons donc voter pour eux», explique Mehmood Masih, approuvé par ses amis.

Pour éviter d’autres dérapages comme Joseph Colony ou Gojra, petite ville du Pendjab où sept chrétiens avaient été brûlés vifs par des musulmans en 2009, d’autres chrétiens ont fait un choix surprenant: voter et même se présenter sous la bannière des partis islamistes ! […]

Dans l’orthodoxie musulmane, le versement d’une taxe spéciale, la «jizya», garantit aux chrétiens la «protection». Ici, il n’est toutefois pas question d’un impôt particulier, mais de bâtir des ponts pacifiques entre communautés. […]

L’Orient Le Jour (Merci à DANY)

Bangladesh : 28 morts, des centaines de blessés, lors d’une manifestation islamiste pour une loi sur le blasphème (Vidéo)

Au moins 28 personnes ont été tuées et des centaines blessées dimanche à Dacca au cours de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les islamistes réclamant une nouvelle loi sur le blasphème, a annoncé la police. Ces violences sont survenues alors que le pays se relève difficilement de sa plus grande tragédie industrielle : l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection qui a fait plus de 600 morts.

Les partisans du groupe radical Hefajat-e-Islam, récemment créé, réclament la peine de mort pour tous ceux qui calomnient l’islam. Ils réclament aussi la fin de la mixité entre hommes et femmes.

Aux cris de «Allah Akbar» et «Les athées doivent être pendus», des militants du Hefajat-e-Islam ont défilé sur au moins six grandes artères de la capitale bangladaise, bloquant la circulation entre Dacca et d’autres villes.

Selon la police, ils étaient au moins 200 000. L’inspecteur Mozammel Haq a indiqué que trois morts avaient été amenés à l’Institut médical de Dacca, un dans une clinique privée, et six à l’hôpital Al-Baraka. «Les six ont des blessures par balles à la tête», a déclaré le responsable administratif du dernier établissement. La police a affirmé avoir eu seulement recours à des balles en caoutchouc au cours des affrontements.

Toutefois, selon des témoins et des médias locaux, des centaines de balles normales ont été tirées pour disperser les islamistes déchaînés, qui ont incendié un poste de police, des véhicules et des magasins.

Le Monde (Merci à martin et mycky)

« Roubaix est en passe de devenir la première ville française à majorité musulmane » (Schemla/RMC). Réaction de Nord Eclair (MàJ)

Les GG de RMC débattent avec Elisabeth Schemla de son livre « Islam, l’épreuve française ». Pascal Perri, Etienne Liebig  et notamment le père Patrice Gourrier ne partagent pas l’inquiétude de la journaliste vis-à-vis de l’islam.

Addendum 04 05 2013 : Nord Eclair revient sur l’émission : «L’image de capitale de l’intégrisme colle à la peau de Roubaix»

L’émission a été très largement diffusée via les réseaux sociaux, principalement par les militants d’extrême droite. Et pour cause, Élisabeth Schemla a repris une idée qui leur est chère et qu’ils tentent d’imposer depuis une quinzaine d’années. Le problème, c’est qu’elle ne repose sur rien. Impossible d’avoir des statistiques précises sur le nombre de pratiquants à Roubaix. Tout ce qu’on peut dire, c’est que la ville compte 95 000 habitants et six mosquées qui revendiquent chacune, en moyenne, 2 000 fidèles. Quant à leur intégrisme supposé, les intéressés apprécieront. Ce n’est pas ce que nous pouvons constater en tant qu’observateurs locaux.

Autre élément qui doit inciter à la prudence, les sites Internet de la «fachosphère» qui véhiculent ce chiffre et l’idée d’une «conquête» de Roubaix par les fondamentalistes, la conclusion est toujours la même : «Le prochain maire sera musulman et imposera la charia.»

En 2001 et 2008, la prédiction ne s’était pas réalisée. En attendant, certains continuent à y croire dur comme fer.

Nord Eclair (Merci à SCARY PANTS)

« Les jeunes (musulmans) ont un vrai problème avec la République, la laïcité, tout simplement parce que s’est imposé en France ce que j’appelle l’idéologie de la diversité, du multiculturalisme. C’est-à-dire l’acceptation des différences, ce qui est une excellente chose, mais aussi la promulgation de ces différences comme un principe qui l’emporte sur tous les autres. » – Elisabeth Schemla

« Je suis très gêné avec ce type d’ouvrage qui, à mon avis, ne fait que renforcer « l’identitarisme ». Je suis prêtre, je suis un fils d’Abraham, comme les juifs et les musulmans. On est frères. Plus on stigmatisera une religion, plus elle se durcira. » – Père Patrice Gourrier

Cellule démantelée à Torcy: le point sur l’enquête six mois après (vidéo)

« C’est le groupe le plus dangereux depuis les attentats de 1995″. C’est par ces mots que François Molins, le procureur de la République de Paris, désignait, en octobre dernier, une cellule terroriste démantelée à Cannes, Strasbourg et Torcy. Six mois après, dix personnes soupçonnées d’avoir planifiées des attentats sont mises en examen.

 

Parmi celles-ci, sept sont écrouées et trois ont été remises en liberté et placées sous contrôle judiciaire. Parmi elles, Yann Saku, un ancien espoir du football et Michaël Amsellem, un jeune juif converti à l’islam. Libérés au grand dam du parquet de Paris, qui estime cette décision prématurée.

(…) BFM TV

Printemps arabe. John Kerry : «Les espoirs de démocratisation risquent d’être anéantis»

Les espoirs de démocratisation nés du Printemps arabe en 2011 risquent d’être anéantis par des régimes autoritaires, ont averti les Etats-Unis aujourd’hui dans leur rapport annuel mondial sur les droits de l’homme.

«L’espoir aux premiers jours du Réveil du monde arabe a buté sur les dures réalités de transitions contestées et incomplètes», écrit le département d’Etat américain dans son rapport 2012 présenté par le secrétaire d’Etat John Kerry.

Le Figaro

Le Franco-algérien Raphaël Gendron, connu en Belgique, décédé en Syrie (MàJ)


Le citoyen franco-algérien Raphaël Gendron, qui a résidé de nombreuses années en Belgique, est décédé dimanche dans le nord de la Syrie lors de violents combats, a indiqué lundi une source proche du défunt et de sa famille, confirmant ainsi une information de Sudpresse.

Raphaël Gendron n’avait jamais eu la nationalité belge mais il avait quasiment toujours résidé en Belgique. Ses enfants sont eux de nationalité belge.

Le Franco-algérien s’était rendu en Syrie il y a plusieurs mois afin de combattre le régime du président Assad aux côtés des rebelles. Il apportait son expertise en matière informatique aux rebelles, selon Sudpresse.

Raphaël Gendron avait été actif au sein du Centre islamique belge (CIB). Il avait été condamné en 2009 à une amende pour incitation à la haine raciale pour une vidéo diffusée sur le site internet du CIB.

Soupçonné d’activités terroristes, il avait également passé quatre années en détention en Italie avant d’être libéré en appel. Il était revenu en Belgique en juillet 2012, avant de partir prêter main forte aux rebelles syriens.

RTBF.be

Les jeunes Pakistanais préfèrent la charia à la démocratie

A l’approche des prochaines élections, un sondage révèle que les jeunes Pakistanais souhaitent un pouvoir militaire ou religieux plutôt que la démocratie. Ils représentent plus de 50% de la population. [...]

Quelque 96% des sondés affirment que le Pakistan est actuellement sur la mauvaise voie. D’après une étude du British Council réalisée auprès de 5271 personnes âgées entre 18 et 29 ans, les jeunes préfèrent la charia ou la dictature à la démocratie. Quand il s’agit de choisir le meilleur type de régime pour le pays, 38% favorisent un pouvoir fondé sur l’application de la loi islamique ,un tiers préfèrent un gouvernement militaire et seulement 29% optent pour la démocratie.

«En tant que musulman, je préfère le califat. La démocratie, c’est l’équivalent de donner son pays et sa foi aux Etats-Unis », affirme le jeune Muhammad Usama.

Le Figaro