Lionel Jospin : « Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? »

« Et qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? »

Ce propos a été tenu en 1989 par Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale, au lendemain de la première affaire de foulard islamique dans un collège, affaire menée de bout en bout par une association islamiste…

> Lire l’article sur L’Observatoire de l’islamisation

Chicago : Ouverture prochaine du premier centre chirurgical musulman

Chicago : Ouverture prochaine du premier centre chirurgical musulman. Aux États Unis, les Musulmans retardent souvent leurs soins médicaux à cause de sentiments d’incompatibilité entre leurs croyances et le système de services médicaux américain.

L’arrivée de ce premier centre musulman de chirurgie est une nouvelle agréablement accueillie par la population musulmane locale d’Illinois et de ses environs.

Le Docteur Naser Rustom, d’origine syrienne et propriétaire du Palais Alhambra, vient de proposer une participation de 5,5 millions de dollars pour l’ouverture de ce centre musulman dans la banlieue sud-ouest d’Orland.

Ce centre suivra la loi Islamique (Shariah) et acceptera également des patients de toutes confessions religieuses. Les femmes musulmanes à Chicago se disent victimes de discriminations de la part d’établissements de santé « classiques ».

Tandis que l’ouverture de ce centre chirurgical visant une clientèle principalement musulmane se rapproche, certains s’interrogent sur les motivations réelles de ses fondateurs.

Reflexion.dz

 

« Roubaix est en passe de devenir la première ville française à majorité musulmane » (Schemla/RMC). Réaction de Nord Eclair (MàJ)

Les GG de RMC débattent avec Elisabeth Schemla de son livre « Islam, l’épreuve française ». Pascal Perri, Etienne Liebig  et notamment le père Patrice Gourrier ne partagent pas l’inquiétude de la journaliste vis-à-vis de l’islam.

Addendum 04 05 2013 : Nord Eclair revient sur l’émission : «L’image de capitale de l’intégrisme colle à la peau de Roubaix»

L’émission a été très largement diffusée via les réseaux sociaux, principalement par les militants d’extrême droite. Et pour cause, Élisabeth Schemla a repris une idée qui leur est chère et qu’ils tentent d’imposer depuis une quinzaine d’années. Le problème, c’est qu’elle ne repose sur rien. Impossible d’avoir des statistiques précises sur le nombre de pratiquants à Roubaix. Tout ce qu’on peut dire, c’est que la ville compte 95 000 habitants et six mosquées qui revendiquent chacune, en moyenne, 2 000 fidèles. Quant à leur intégrisme supposé, les intéressés apprécieront. Ce n’est pas ce que nous pouvons constater en tant qu’observateurs locaux.

Autre élément qui doit inciter à la prudence, les sites Internet de la «fachosphère» qui véhiculent ce chiffre et l’idée d’une «conquête» de Roubaix par les fondamentalistes, la conclusion est toujours la même : «Le prochain maire sera musulman et imposera la charia.»

En 2001 et 2008, la prédiction ne s’était pas réalisée. En attendant, certains continuent à y croire dur comme fer.

Nord Eclair (Merci à SCARY PANTS)

« Les jeunes (musulmans) ont un vrai problème avec la République, la laïcité, tout simplement parce que s’est imposé en France ce que j’appelle l’idéologie de la diversité, du multiculturalisme. C’est-à-dire l’acceptation des différences, ce qui est une excellente chose, mais aussi la promulgation de ces différences comme un principe qui l’emporte sur tous les autres. » – Elisabeth Schemla

« Je suis très gêné avec ce type d’ouvrage qui, à mon avis, ne fait que renforcer « l’identitarisme ». Je suis prêtre, je suis un fils d’Abraham, comme les juifs et les musulmans. On est frères. Plus on stigmatisera une religion, plus elle se durcira. » – Père Patrice Gourrier

Gilles Le Guen, alias Abdeljalil al Faransi: combattant d’al-Qaida ou espion français ? MàJ : L’itinéraire de Le Guen

Adddendum : Gilles le Guen se présentait comme un ancien officier de la marine marchande, originaire de Loire-Atlantique. Avant de rejoindre les rangs d’Al Qaïda, il a travaillé pour Médecins sans frontières en Ethiopie.


Le Drian : « Je l’appelle François Courage » par Europe1fr

(…) France 3 Pays de Loire

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Mais l’histoire n’est peut-être pas aussi simple: al-Qaida s’est mis à avoir des doutes sur la véritable identité du personnage. Pouvait-il s’agir d’un espion envoyé par la France pour infiltrer ses rangs? Une vaste enquête a donc été diligentée pour clarifier ses allégeances. Si nous le savons, c’est grâce à dix pages manuscrites rédigées en arabe et découvertes dans la mythique cité malienne de Tombouctou. Un document laissé sur place par des extrémistes en fuite, peu avant l’assaut des forces françaises en janvier.
(…) Slate.Fr


Le « Breton djihadiste » se faisait appeler Abdel Jelil. Arrêté au Mali (vraisemblablement lundi), Gilles Le Guen (son vrai nom) était le djihadiste français le plus recherché. Les circonstances de son arrestation sont encore floues.

Gilles Le Guen ne faisant pas l’objet d’une enquête judiciaire française, il devrait être expulsé vers Paris dans les prochains jours ou les prochaines semaines, mais ne sera donc pas extradé. C’est Bamako qui doit désormais prendre la décision. La DCRI (les services du contre-espionnage français), pourra alors l’interpeller et l’interroger.

RTL

Vigneux (91) : ouverture d’un ‘institut’ pour apprendre le Coran + autres nouvelles

GB : Ils préparaient un attentat contre l’English Defence League. Six musulmans arrêtés.


[extrait] Ils avaient tout prévu. Une bombe artisanale, des machettes, et un arsenal improvisé, qu’ils avaient dissimulé dans deux voitures. Ces six musulmans britanniques s’étaient organisés pour commettre un attentat d’ampleur contre l’English Defense League, un groupe d’extrême droite [terminologie du journal Le Monde] qui mène une violente campagne contre l’islam et l’islamisme au Royaume-Uni.

De haut en bas et de gauche à droite : Omar Khan, Jewel Uddin, Mohammed Hasseen, Anzal Hussain, Mohammed Saud, Zohaib Ahmed.

Un policier les a arrêtés pour un banal contrôle des papiers du véhicule. Pour défaut d’assurance, le véhicule est parti à la fourrière où les armes ont été découvertes

Arrestation des six suspects. Verdict  le 6 juin.

Big Browser / Le MondeRTL - En anglais : BBCIBtimes

Merci aux divers lecteurs

Ain : Un Sénégalais éduque ses filles à coups de ceinture et de « livres sur la religion »

« Avez-vous, oui ou non, frappé vos fillettes à coups de ceinturon ? » Le prévenu : « Elles m’ont menti, ça m’a mis hors de moi. Je fais mon devoir, je fais tout pour mes enfants… », s’emporte-t-il confusément dans un français laborieux.

Natif de Nouakchott (Mauritanie), ce Sénégalais de 44 ans arrive à Oyonnax en 1990, « démuni et analphabète » comme le fait observer son avocat Me Bernardin.

Il travaille dur pour s’intégrer et donner une éducation de fer à ses cinq enfants.  Le 5 avril, l’établissement scolaire adresse un signalement. L’une des petites est couverte de blessures et d’ecchymoses au visage, au cou, et sur le corps observe le médecin légiste qui relève des cicatrices plus anciennes. Sa sœur porte les mêmes.

À la moindre incartade, le père tout-puissant décroche le ceinturon, les enferme dans un cagibi en les obligeant à lire « un livre sur la religion ». Elles en sortent lorsque le chef de famille part au travail et que la mère apporte à manger aux petites recluses.

Huit mois de prison avec sursis.

Le Progrès

Un collectif d’intellectuels : « Ne stigmatisons pas les musulmans! » (maj)

[Maj 28 avril - étude sur les noms et professions des signataires (voir fin d'article)]

La haine et le rejet s’expriment de plus en plus ouvertement à travers l’Europe ; force est de constater que la classe politique française ne prend pas suffisamment la mesure d’une forme de racisme qui se manifeste désormais librement dès lors qu’elle se dissimule sous les atours d’une laïcité dévoyée de son sens historique, pour en faire, entre autres, un outil de stigmatisation et d’exclusion des musulmanes et des musulmans.

(…) Nous voulons réaffirmer notre volonté de vivre et d’évoluer dans une société où la différence est reconnue comme une richesse et où le respect de chacun, dans tout ce qui fait sa singularité, est une valeur centrale, en accord avec les droits humains tels qu’y souscrit notre pays.

Plutôt que de se lancer dans une surenchère législative (…)  nous proposons de faire un état des lieux de l’islamophobie en France. Une commission parlementaire pourra étudier les dérives auxquelles a donné lieu l’instrumentalisation de l’identité nationale, des luttes féministes et de la laïcité, et prendre la mesure du racisme, voire de la haine, qui visent aujourd’hui nos concitoyens musulmans, ou perçus comme tels.

Liste des signataires [décompte : 15 "sociologues"]

Armelle Andro, démographe, Paris 1 ; Valérie Amiraux, sociologue, Université de Montréal ; Houssen Amode, chevalier de la Légion d’Honneur, président de l’association musulmane de la Réunion ; Jean Baubérot, historien et sociologue ; Laure Bereni, sociologue ; Christophe Bertossi, sociologue, directeur du Centre Migrations et Citoyennetés, IFRI, Paris ; François Burgat, politologue ; Samy Debah, professeur d’histoire, président du CCIF ; Dominique de Courcelles, chercheur en histoire comparée des religions, CNRS-CIRID ; Bruno Cousin, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille 1 ; Christine Delphy, sociologue, ENS ; Rokhaya Diallo, essayiste et chroniqueuse ; Abdelhak Eddouk, aumonier ; Renaud Epstein, politiste, Université de Nantes ; Nabil Ennasri, doctorant et écrivain ; Mireille Fanon-Mendès France, Experte ONU ; Eric Fassin, sociologue, Paris 8 ; Veysel Filiz, secrétaire général d’EMISCO ; Virginie Gautron, maître de conférences en droit pénal et sciences criminelles, Université de Nantes ; Virginie Guiraudon, politiste, CNRS et Sciences Po Paris ; Vincent Geisser, président du CIEMI ; Nacira Guénif, sociologue et anthropologue ; Abdellali Hajjat, sociologue ; Stéphanie Hennette-Vauchez, juriste, Université Paris Ouest Nanterre ; Jean-Marie Heydt, président de la conférence INGO du Conseil de l’Europe ; Noémie Houard, chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po ; Thomas Kirszbaum, sociologue, ENS Cachan ; Pierre Lenel, sociologue, Think Tank Different ; Raphaël Liogier, sociologue ; Françoise Lorcerie, CNRS ; Grégoire Mallard, sociologue ; Jean-Paul Martin, historien ; Virginie Martin, politologue, présidente de Think Tank Different ; Zaouia Meriem, syndicaliste ; Kamel Meziti, historien des religions, secrétaire général du Gric ; Marwan Mohammed, sociologue ; Marwan Muhammad, statisticien, porte parole du CCIF ; Catherine Samary, économiste, militante altermondialiste ; Frédéric Sarkis, conseiller municipal EELV, membre fondateur de la coopérative « laïcité n’est pas racisme! » ; Madjid SI Hocine, médecin, animateur de l’Egalité d’abord ; Patrick Simon, démographe, INED ; Sihem Souid, chroniqueuse ; Djamel Djeziri, chercheur en gnostique et Consultant-dirigeant en Management ; Line Sultani, chef d’entreprise ; Pierre Tevanian, professeur de philosophie, auteur ; Tommaso Vitale, sociologue, Centre d’études européennes, Sciences Po, directeur scientifique du Master « Governing the Large Metropolis » ; Valentine Zuber, Ecole Pratique des Hautes Etudes.

Le Monde

Boston/attentats islamistes : le père des Tsarnaev défend ses fils (MàJ)

Addendum 22/04/13

Le père des frères Tsarnaev, les principaux suspects de l’attentat de Boston, a insisté aujourd’hui sur leur innocence, en affirmant qu’ils étaient de bons musulmans et voulaient revenir vivre en Russie pour aider leurs parents. [...]

Selon M. Tsarnaev, Tamerlan n’avait pas de travail ces derniers mois et restait à la maison pour garder son enfant de trois ans, alors que sa femme travaillait, en soignant des handicapés.

« C’est vrai que Tamerlan est devenu très religieux après le mariage et allait à la mosquée tous les vendredis (…). Mais il était un bon musulman et ne pouvait pas faire ce dont il est accusé », a affirmé M. Tsarnaev. [...]

Le Figaro

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Nicolas Domenach ironise sur le «printemps processionnaire conservateur frisquet»

Nicolas Domenach se moque dans Marianne de l’éventualité d’un mai 68 «conservateur et catholique».

Enfin, l’heure de la revanche a sonné ! Plus de quarante années après ce bouleversement des idées par la jeunesse, une autre jeunesse surgirait des catacombes de la chrétienté bousculée par l’Islam et la pseudo modernité pour remettre la France, fille aînée de l’Eglise, à l’endroit.

« C’est la chienlit… » Nombre d’éditorialistes figaresques et de dirigeants de droite à l’instar de Jean-Pierre Raffarin tambourinent cette comparaison qui n’est pas de raison. Car il faut avoir de… la chienlit plein la tête pour assimiler le printemps processionnaire conservateur frisquet des adversaires du mariage gay avec le maelström ensoleillé à rêverie révolutionnaire de mai 68. […]

Balayons donc de suite les comparaisons qui sont déraison même si dans le Figaro les éditorialistes tel Guillaume Tabard bercent d’illusions. 1968 en 2013 ? Mais où sont les usines en grève. Où sont les facultés occupées ? Et les collèges ? Et les lycées ? On signale certes quelques incidents avec la police dans l’établissement catholique privé Notre-Dame de Boulogne-Billancourt. Des jets d’œuf et de farine contre la police qui, lassée sans doute de faire la crêpe, a du intervenir. Une lycéenne a fait un malaise… pour cause d’allergie à la farine. Bref quand ce Billancourt éternue, ça ne veut vraiment pas dire que la France est enrhumée.

Beaucoup ont dans la tête un barde, Eric Zemmour, dont ils ne ratent pas une seule de ses protestations contre la France qui fout le camp avec l’homme blanc.

On ne signale pas davantage que les ministères soient désertés de leurs occupants. Même si les ministres ne se signalent pas par leur habileté, ils sont à leurs postes. L’appareil d’Etat tient bon dans la défaveur populaire. On pourra même dire qu’il ne vacille pas et ne craint pas une jonction, qui n’est pas recherchée, entre des classes populaires déçues par une politique sociale introuvable et une partie des classes moyennes et bourgeoises majoritairement catholiques qui refusent radicalement une avancée sociétale. Mai 68 avait eu pour songe cette jonction entre le peuple des usines et la jeunesse aisée des universités. C’était un cauchemar alors pour le pouvoir . […]

Le philosophe et sociologue Jean-Pierre le Goff s’en réjouit ainsi dans le Figaro: «il est temps de mettre fin à l’hégémonie du gauchisme culturel, telle est précisément l’aspiration qui s’est exprimée chez la grande masse de ceux qui ont défilé pacifiquement dans la rue». Adieu le modernisme et l’hédonisme, mais aussi adieu l’antifascisme et le progressisme… La réaction, voilà l’avenir. Vive le retour vers les valeurs de la tradition et du passé ! […]

Marianne