Municipales à Aulnay : quand UMP et PS font du clientélisme auprès des musulmans

Les associations cultuelles ont officiellement pris position pour les candidats UMP ou PS, qui les écoutent mais se défendent pourtant de tout clientélisme religieux.

« Pourquoi nous ne soutenons pas Gérard Ségura. » Tel est l’intitulé du communiqué publié juste avant le premier tour des municipales par l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF) à Aulnay-sous-Bois. [...]

L’élu (PS) avait selon elle pris des engagements, notamment sur la vente d’un terrain pour y construire une école privée. Le terrain a bien été vendu, mais avec des clauses qui déplaisent à l’association, laquelle dénonce d’un ton acerbe la condescendance et l’arrogance de la majorité sortante.

A l’approche du second tour, le président de l’EMJF, Hassen Farsadou, vient de franchir un nouveau pas : « Je le dis publiquement. A titre personnel, je soutiens Bruno Beschizza », le challengeur UMP arrivé en tête dimanche. Hassen Farsadou devait hier assister au meeting de campagne du candidat de droite et promettait d’y entraîner « 70 à 100 personnes ». « Il m’a dit qu’on pouvait revoir les clauses de la vente du terrain », affirme-t-il.

Si celle-ci a pu installer dès 2010 ses cours d’arabe dans une ancienne école de la Rose-des-Vents, c’est une autre structure, l’Association culturelle des musulmans d’Aulnay, qui a pu faire construire sa mosquée sur un terre-plein de la N 2. Une troisième association, des Musulmans de la Rose-des-Vents, a bénéficié de l’aide de la ville pour remettre aux normes le bâtiment industriel abritant ses salles de prière. « Il a fait avancer les choses pour nous, on soutient Gérard Ségura », indique d’ailleurs son président Mohamed Aït Hammou.

Mais le maire sortant le répète : « Je ne chasse pas les voix des associations religieuses. » Et d’accuser son rival de droite d’avoir fait « une proposition plus intéressante » à l’EMJF, qui expliquerait le revirement de cette dernière.

Le Parisien

Belgique : virée pour avoir prié au travail, Habiba crie au scandale

Une technicienne de surface de 56 ans affirme avoir été licenciée injustement pour avoir prié sur son lieu de travail, ce qu’elle dément fermement. Habiba est en colère. Cette Bruxelloise de 56 ans vient de perdre son emploi dans un home de Saint-Josse suite à des dénonciations de la part de ses collègues qui l’accusent d’avoir prié sur son lieu de travail. « Tout cela est complètement faux ! », dément-elle dans les colonnes du Soir.

Hebergeur d'image« Je suis musulmane oui, c’est vrai ! Mais je m’habille comme vous, je ne porte pas de foulard. Ma religion, je la vis en privé, pas sur le lieu de mon travail », ajoute-t-elle en affirmant avoir tout perdu.  « Je n’ai jamais prié dans le home, d’ailleurs il n’y avait même pas de local approprié à la prière« , explique-t-elle en affirmant que la prière demande des conditions particulières dont elle ne disposait de toute façon pas dans le home.

Pour Habiba, ce licenciement est abusif. « La prière ne prend pas plus de cinq minutes. Pas plus de temps pour certains pour fumer une cigarette », lance-t-elle en démentant cependant une fois encore ses accusations « mensongères » venant, selon elle, de collègues qui n’auraient pas accepté son franc-parler. « Je n’ai jamais prié sur mon lieu de travail », dit-elle. [...]

« On me reproche aussi d’avoir parlé arabe avec certains collègues ou résidents du home. Bien sûr que c’est vrai ! Mais est-ce que c’est choquant ? », dit-elle en expliquant que certaines de ses collègues ne savent pas s’exprimer en français. [...]

7sur7

Italie : un hôpital afro-musulman pour les Afro-musulmans ?

[extraits] Italie – Comment faire face aux complications de santé liées à des pratiques culturelles ?

200 personnes meurent chaque année à Rome et dans sa région des suites d’interventions chirurgicales pratiquées hors des établissements hospitaliers normaux.

Des femmes qui accouchent loin des structures adaptées parce que la religion interdit qu’elles soient examinées par des hommes. Des fillettes qui meurent parce que les parents tiennent à tout prix à ce qu’elles soient excisées mais qui ne trouvent aucun médecin acceptant de commettre un tel « crime » [noter les guillemets ndlr].

Des chirurgiens qui rechignent même à la circoncision des enfants au nom de l’objection de conscience : toutes les personnes qui se sont retrouvées devant ce mur d’incompréhension [sic ndlr] s’en sont remises aux praticiens clandestins.

C’est pour contrer ce phénomène que l’AMSI, l’association italienne des médecins étrangers a fait une proposition choc, relevant d’une certaine volonté de « discrimination » positive :

Créer un hôpital où les barrières de langues et de coutumes ne seront pas un frein parce que les praticiens y seront des Africains ou des Asiatiques connaissant les coutumes.

Le Dr Jessica Faroni en est convaincue : beaucoup de morts pourraient être évitées si les malades étaient assurés de ne pas enfreindre l’interdit culturel et religieux quand la nécessité de se rendre dans une structure de santé se fait sentir.

D’où l’idée « d’aider les personnes qui ont de la difficulté à mener une vie en conformité avec leurs us et coutumes » quand ils se rendent à l’hôpital.

« Dans un hôpital géré par des médecins étrangers, les citoyens auront toutes les garanties scientifiques de la prestation sanitaire », affirme le Dr Faroni.

L’hôpital international INI sera inauguré dans quelques semaines. Les médecins sont des spécialistes originaires d’Asie et d’Afrique.

Les patients seront respectés dans leurs coutumes et leurs religions.

Lucien Mpama Adiac-Congo

 

Comment le PS a perdu le vote des électeurs issus de l’immigration

Comment expliquer les scores décevants du PS dans les grandes métropoles ? Pour le géographe Laurent Chalard, l’abstention des français issus de l’immigration est le principal facteur explicatif . [...]

Hebergeur d'imageContrairement aux élections présidentielles de 2012, où le parti socialiste avait été le grand bénéficiaire d’un vote massif en sa faveur des populations françaises issues de l’immigration extra-européenne, les mauvais résultats de cette formation politique au premier tour des élections municipales de 2014 laissent penser que cela n’a cette fois-ci pas été le cas, puisque la progression de leurs effectifs dans le corps électoral au fur-et-à-mesure du temps aurait dû lui être favorable. Est-ce cependant le produit de gains électoraux par la droite auprès de ces personnes ou la conséquence d’une abstention généralisée ? Les statistiques concernant le vote selon l’origine de la population n’existant pas en France, le seul moyen d’appréhender la question est d’analyser les taux de participation et les résultats de la gauche dans les territoires où les français issus de l’immigration non européenne se concentrent. [...]

Cette faible mobilisation est la conséquence de la combinaison de plusieurs facteurs, structurel et conjoncturel.

Le premier, d’ordre structurel, a trait aux caractéristiques des élections municipales, qui n’a jusqu’ici, en règle générale, jamais beaucoup intéressé les populations d’origine extra-européenne, les enjeux locaux concernant peu les personnes peu éduquées et les jeunes, catégories surreprésentées parmi ces populations, d’autant qu’elles ont parfois un rapport conflictuel avec les autorités locales.

La mobilisation dans le cadre d’associations diverses et variées, que ce soit à buts sportif, social ou religieux, ne se traduit guère au moment des élections pour l’instant. L’identification au «quartier» plus qu’à la commune constatée dans ces territoires vient probablement renforcer le processus.

Le deuxième facteur, conjoncturel, concerne la politique sociétale très à gauche du gouvernement, qui a aliéné une partie non négligeable des français issus de l’immigration extra-européenne et plus particulièrement de confession musulmane, qui, s’ils sont attachés aux valeurs de gauche sur le plan social, sont plutôt conservateurs sur le plan culturel, comme l’a montré le débat sur la théorie du genre qui les a fortement inquiétés. [...]

Le Figaro

Un réseau de trafiquants de drogue démantelé au sud de Rouen

C’est à Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime) que la police a arrêté mardi matin (18 mars) 11 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafiquants de drogue. En ligne de mire : la résidence Hartmann où dès le milieu de l’année 2013, les hommes de la brigade des Stups de la Sûreté Départementale avaient de sérieux éléments indiquant l’existence d’un réseau.

Une surveillance des lieux a alors débuté, rendue difficile par la configuration des lieux (trois barres d’immeubles entourées de pavillons) et la présence constante de guetteurs. Cette surveillance a permis rapidement de constater des allées et venues d’acheteurs d’héroïne et de cannabis.

Des stupéfiants ont été retrouvés (170 grammes d’héroïne et 900 grammes de cannabis) ainsi que 8000 euros en espèces et des armes (une carabine 22 Long Rifle avec lunette de visée, un pistolet de calibre 7,65 et deux répliques d’armes de poing. Quatre trafiquants présumés étaient toujours en garde à vue ce jeudi matin et seront présentés demain à la Justice.

Parmi les personnes interpellées, un homme âgé de 20 ans, récemment converti à l’Islam, est interrogé, en marge de l’affaire de stupéfiants, par les services du Renseignement Intérieur après la découverte à son domicile d’un plan de dispositif de mise à feu d’engin explosif. Les enquêteurs tentent de savoir si cet individu avait des intentions de commettre des actes  de terrorisme…

France 3

Belgique : Polémique autour d’un journaliste ayant qualifié l’islam d’arriéré

Dans une information relative à la mission économique belge menée actuellement en Arabie saoudite, le journaliste a indiqué que le pays musulman affichait une des formes de l’islam les plus arriérées. La rédaction en chef considère le choix du mot « arriéré » (« achterlijk ») comme une faute déontologique et a convoqué le journaliste.

La rédaction en chef de VRT Nieuws a clairement pris ses distances par rapport au choix des mots opéré par l’un de ses journalistes radio, Johan De Ryck, lors du journal parlé diffusé durant la nuit de samedi à dimanche, à 02h00 du matin, a indiqué VRT Nieuws lundi soir.

« Il a reconnu qu’un tel choix de mot n’était pas adapté à un journal parlé de la VRT, que ça n’aurait pas dû se produire et que cela ne se répéterait plus », peut-on lire lundi soir dans un communiqué de la chaîne publique.

Johan De Ryck est présent à la mission économique belge, sous la direction de la princesse Astrid, en compagnie du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) et quelque 300 hommes d’affaires provenant de 172 entreprises en visite à Riyad. La princesse est la seule femme de la mission qui ne doit pas porter de foulard ou une « abaya » (longue robe islamique portée au-dessus des vêtements), a expliqué le journaliste. Il a conclu son billet par « l’Arabie saoudite affiche l’une des formes les plus arriérées de l’islam. »

RTBF

Le salut par la finance islamique ?

C’est pour des motifs politiques et pécuniaires que le gouvernement britannique a pris en fin d’année dernière la décision d’émettre une « sukuk », c’est-à-dire une obligation islamique. Sa volonté est d’imposer la place financière de Londres comme « premier centre émetteur d’obligations islamiques hors du monde musulman ».

[...] Ce sont les allemands qui furent les premiers européens à émettre une sukuk, en l’occurrence le gouvernement de la Saxe-Anhalt qui devait lancer dès 2004 une obligation ayant séduit les investisseurs du Golfe, d’Arabie Séoudite, de Malaisie, mais également des Etats-Unis du Japon et de Hong Kong. [...]

La grande spécificité d’une sukuk étant qu’elle doit impérativement être corrélée à un actif sous-jacent générateur de revenu, on comprend mieux dès lors pourquoi les obligations islamiques sont essentielles à la stabilité financière. En présence de telles règles, il est en effet impossible de contracter des dettes qui ne sont pas liées, amorties ou au moins partiellement équilibrées par des revenus à venir. Le respect de ce seul principe n’aurait-il pas évité l’hyper endettement de nombre de nos nations occidentales ? En outre, la morale n’aurait-elle pas été sauve avec des produits comme les « musharakah » ou les « mudarabah », qui autorisent certes l’encaissement de bénéfices, mais qui contraignent également tous les participants à partager les pertes éventuelles ?

les britanniques démontrent une fois de plus leur esprit d’à propos puisque, si la finance islamique ne compte aujourd’hui que pour 1% des actifs traités globalement, elle se développe néanmoins à une cadence 50% plus accélérée que les autres produits bancaires traditionnels. Ernst & Young indiquent en effet que les instruments Sharia-compatibles atteignent actuellement 1.8 trillions de dollars et commencent même à attirer des investisseurs non musulmans séduits par la sécurité et par la faible volatilité procurées par ces placements. Les investisseurs non musulmans étant même détenteurs de 80% des obligations islamiques dans un pays comme la Malaisie ! Une finance accessible à tous et des produits dont la compréhension est à la portée de tous : voilà ce que la finance islamique peut aujourd’hui apporter à une finance occidentalisée décadente et imbue de ses prérogatives. Parce que l’argent et parce que la finance ne sont qu’un vecteur, non le but ultime.

Marianne

École : l’offensive des mères voilées

Partout en France, des collectifs demandent l’abrogation de la circulaire Chatel de 2012 sur les sorties scolaires.

Hebergeur d'imageLes mères voilées repartent à l’offensive. Estimant que la circulaire Chatel de 2012 interdisant les sorties scolaires aux accompagnatrices voilées les «exclut de la vie scolaire de (leurs) enfants», que la charte de la laïcité de la rentrée 2013 n’a fait «qu’ajouter à la confusion» et que l’avis du Conseil d’État, rendu en décembre dernier, n’a rien réglé, ces mamans musulmanes, soutenues par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), se mobilisent contre une réglementation générale qu’elles considèrent comme «discriminatoire».

Regroupées en collectifs, elles «marquent des points», disent-elles, et font peu à peu «plier» les chefs d’établissement. [...]

Au CCIF, on affirme avoir reçu, «depuis la rentrée 2013, des centaines de demandes de mamans voilées exclues de sorties scolaires». «Des dizaines de cas se sont réglés après un travail de médiation, ajoute-t-on. Et, pour d’autres, on met en place une stratégie juridique.» Les mamans de «Sorties scolaires: avec nous !» ont, elles aussi, été contactées par d’autres mères de famille. «On leur explique qu’il faut se regrouper et réclamer un écrit des inspecteurs d’académie, raconte Ferouz Benamar, l’une des signataires de la lettre à Vincent Peillon. À Lyon et à Bordeaux, elles ont réussi.»

Dans la banlieue de Lyon, Ayche acquiesce : «Après une réunion avec l’inspecteur, il a accepté de faire passer un mot à toutes les écoles», précise cette mère voilée. Même succès dans le Nord, à Noyelles-sous-Lens. Sauf que les «ateliers lecture», qui ont lieu à l’intérieur des établissements, sont toujours interdits aux porteuses de foulard.

«On a juste droit aux sorties et on ne peut pas rentrer dans les classes !, s’énerve Naima Maalou. Moi, j’en resterai pas là !» [...]

Le Figaro

Une musulmane présidente de la République ?

En cette période d’élections, voici un roman qui fera réfléchir sur la démocratie et la laïcité  en France : Nous aurons de l’or  (Seuil) de Jean-Eric Boulin jette un pavé dans la mare et annonce une femme, musulmane, présidente de la République.

Jean-Eric Boulin, natif de Marseille, vit aux Etats-Unis depuis 2008. Témoin de la joie collective qui s’est emparée du peuple américain après l’élection de Barak Obama, il s’est laissé aller à rêver la même euphorie  pour son pays natal, la France.

Il imagine donc dans Nous aurons de l’or, qu’en 2030, une femme issue de la communauté musulmane serait élue Présidente de la République. Le personnage principal est un sportif de renom, boxeur, exilé aux Etats-Unis, après avoir exprimé son dépit pour son pays publiquement. Il revient non pour le grand soir, mais pour le grand jour .

Ces derniers temps la littérature a été tentée par l’esprit révolutionnaire  (L’esprit de l’ivresse) ou a imaginé que la France  issue de l’immigration prenne sa revanche démocratique (Les sauvages). Dans cette veine, et avec la voix de l’apaisement et de la réconciliation, Jean-Eric Boulin s’offre le scénario de ce qui devrait être normal, logique, statistiquement évident : l’élection d’une femme, déjà engagée dans la vie sociale et issue de la diversité. Pour l’instant nous avons vu, dans la réalité, quelques élues ou ministres issues de la diversité en France. L’étape suivante, et comment pourrait-elle ne pas être franchie, sera celle de l’Elysée.

France Inter

 

Un étudiant californien converti à l’islam voulait faire sauter le métro de Los Angeles

Un étudiant californien accusé de vouloir aider un groupe terroriste et de s’unir à Al-Qaïda en Irak, ainsi que d’avoir évoqué une attaque contre Los Angeles, a été interpellé lundi à la frontière américano-canadienne.

Le suspect, converti à l’islam, avait échangé l’an dernier des messages avec un informateur du FBI, dans lesquels il demandait comment obtenir un «feu d’artifice» pour une attaque planifiée contre le métro de Los Angeles aux environs du Nouvel An.

Nicholas Teausant, 20 ans, a été accusé de tentative de soutien à une organisation terroriste étrangère. Ce réserviste de la Garde nationale a été arrêté aux premières heures de la matinée à Blaine, dans l’Etat de Washington (nord-est), a déclaré le procureur fédéral Benjamin B. Wagner.

Selon l’acte d’accusation de 23 pages, Nicholas Teausand se rendait à la «frontière canadienne avec l’intention de continuer à voyager en direction de la Syrie pour se joindre à l’Etat islamique d’Irak et de Syrie, une organisation terroriste étrangère plus largement connue sous le nom d’Al-Qaïda en Irak».

Nicholas Teausand encourt 15 ans de prison et 250.000 dollars d’amende en cas de condamnation, selon le quotidien The Los Angeles Times.

SudInfo et le Los Angeles Times