Desouche Histoire : Apprendre à lire, écrire et compter dans les petites écoles d’Ancien Régime (XVIIe-XVIIIe)

Le maître d'école - Ostade
Le Maître d’école, Adriaen van Ostade (XVIIe).

Lire, écrire et compter sont les trois rudiments élémentaires enseignés dans les petites écoles de l’Ancien Régime, qui ont vu naître la pédagogie moderne (utilisation des images, du jeu comme moyen d’apprentissage). Si le catéchisme, la prière et les leçons de civilité tenaient la première place dans ces petites écoles, la lecture et l’écriture n’étaient pas oubliées.

L’école est alors à la charge de l’Église, et tenue soit par un maître – voire une maîtresse – nommé par le curé de la paroisse avec la communauté des habitants, soit par une congrégation enseignante, soit quelquefois par le curé lui-même. Dans les campagnes, les habitats destinés spécifiquement à l’éducation des enfants sont extrêmement rares, la communauté décidant de se lancer dans cette coûteuse entreprise devant obtenir l’accord de l’intendant qui menait enquête sur le besoin scolaire. De ce fait, la salle de classe est installée dans le logement du maître (dans la grande majorité des paroisses), parfois dans une grange ou sous le porche de l’église. Rappelons enfin qu’une infime minorité des élèves scolarisés dans ces petites écoles accèdent au collège : la petite école n’est pas une passerelle, et d’ailleurs bon nombre d’enfants la quittent avant la fin de l’apprentissage.

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Desouche Histoire : L’Église, les Lumières et l’éducation au XVIIIe siècle

Saint Sulpice (XVIIe)
L’église Saint-Sulpice par Mathys Schoevaerdts vers 1665. Les pédagogues Jean-Baptiste de La Salle et Charles Démia y étudièrent au séminaire.

Entre le XVIe siècle et la Révolution, un débat s’instaure entre défenseurs et adversaires de l’éducation du peuple. Ce débat met en jeu la nécessité de christianiser les masses, la recherche de l’efficacité économique et l’élévation morale de l’homme par l’instruction. A contrario des idées reçues, les défenseurs de la « démocratisation » de l’instruction ne se trouvent pas du côté que l’on croit !

I. L’Église et l’éducation

Au XVIe siècle, l’Église fait de l’éducation du peuple un devoir pour les clercs et les évêques. Le péril protestant accélère l’ouverture d’écoles élémentaires : dans les régions où progresse le protestantisme, il est impensable de laisser le monopole de l’instruction aux huguenots. Au XVIIe, les missionnaires découvrent dans certaines régions de France une ignorance religieuse préoccupante, qu’ils mettent en parallèle avec l’ignorance des peuples « exotiques ».

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Police de la pensée ordinaire sur RTL

Sur RTL le 18 mai 2009 lors de l’émission de Jérôme Godefroy « Les auditeurs ont la parole » Anne-Marie intervient au sujet de l’éducation des enfants… A l’écoute Jérôme Godefroy et Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie en ZEP et co-auteur des « Territoires perdus de la République »…

Anne-Marie met les pieds dans le plats et appuie là où ça « démange »… la réaction de ne se fait pas attendre : « reductio ad petainum »…

http://www.dailymotion.com/video/x9btwi Merci à Noop

Des manuels scolaires modernes inspirés des méthodes traditionnelles

La Librairie des Ecoles est une petite maison d’édition qui propose des manuels “fidèles à l’esprit, à la logique et à la rigueur des anciens manuels scolaires”.

A son catalogue : un manuel de lecture, de grammaire, de mathématiques et d’histoire de France. Tous les manuels sont intégralement consultables sur Internet.

Exemple : Le manuel d’histoire de France raconte sans rupture chronologique (à la différence de l’approche thématique aujourd’hui en vogue) les événements les plus importants de l’histoire de France, de la Gaule à nos jours, à la manière des manuels traditionnels. Le cours a été inspiré des anciens manuels.

Les dessins sont réalisés par des artistes spécialisés Lire la suite

Finkielkraut sur le désastre de l’école

Pour les nouveaux lecteurs. (1ere diffusion sur FDS : 30/12/08)

« L’école est en train de devenir une petite enclave soviétique. Plus ça va mal, plus les statistiques sont fabuleuses. Les Français qui le peuvent fuient massivement l’école publique. Les statistiques du bac seraient tordantes si le destin de ces bacheliers n’était si douloureux. Elles sont le paravent du désastre et de la déculturation. »

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Soyez attentifs aux questions de l’animateur : «Oui mais les immigrés, oui mais les défavorisés, oui mais l’égalité des chances…»

(émission du 11 septembre 2007)