L’euro craque-t-il ? (« C dans l’air »)

Une crise de la dette qui menace les notes de solvabilité de tous les États européens, des pays qui peinent à s’accorder… L’avenir de la monnaie unique semble désormais très incertain. Et pour de plus en plus d’économistes, comme Jacques Attali, l’euro pourrait même ne pas survivre à Noël.

L’euro passera-t-il l’hiver ? Alors que la Grèce est proche de la faillite, que les tensions ont atteint le point de non-retour sur les dettes italienne et espagnole, et que même l’Allemagne a connu la semaine dernière des difficultés pour emprunter sur les marchés, la fragmentation de l’Euroland et la fin de la monnaie unique sont désormais ouvertement évoquées.

Ces scénarios qui étaient tabous il y encore trois semaines montent en effet en puissance de jour en jour, et même les plus optimistes commencent à douter. Ainsi, tout au long du week-end, les marchés ont bruissé de rumeurs de retour aux monnaies nationales dans les pays de la zone euro.»

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Des Français modestes convertissent leurs économies en or

Inquiétés par la bulle sur les actifs, les investisseurs et particuliers achètent en masse de l’or… créant ainsi une nouvelle bulle, déconnectée de toute réalité économique ! Un constat dressé par Nouriel Roubini, l’économiste qui, lui, avait vu venir la crise de 2008…

En un an, le cours de l’or a bondi de 30%. Aucune demande industrielle derrière ce boom, ni épuisement d’une mine : sur les marchés, l’or est le refuge des capitaux inquiets. Preuve que les grands mots et les salamalecs des chefs d’État réunis à Londres ou à Pittsburgh n’ont pas convaincu, les Français moyens protègent désormais leurs économies des banques.

«Alors qu’en 2008 nos clients étaient surtout des gens aisés, c’est aujourd’hui Monsieur Tout-le-Monde qui vient sécuriser ses économies, avec parfois des budgets de l’ordre de 500 à 1000€», raconte une fondée de pouvoir.

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« Comment la Presse-Pravda prend des vessies pour des lanternes »

Une tribune libre de Patrick Reymond

Il y a une définition de base en économie, c’est celle du patrimoine : l’ensemble des biens et créances possédés, diminués des dettes. Jusque-là, tout va bien, mais il faut affiner le réglage. En effet, un bien possédé n’a de valeur qu’au moment de sa réalisation, une créance a toujours un caractère incertain. Par contre, la dette a une autre caractéristique : elle est certaine.

Un article est paru dans Le Figaro : « Le patrimoine des français augmente de 0,6 % à 10.200 milliards d’euros.«  Ce patrimoine est composé aux 2/3 d’immobilier, soit 6.800 milliards.

En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent. Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine. Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans. Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.

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