Un musulman indonésien septuagénaire, excédé par les appels à la prière tonitruants, a réussi à faire baisser le volume d’une mosquée, du jamais vu dans le pays musulman le plus peuplé au monde. Sayed Hasan, 75 ans, avait porté plainte en décembre contre une mosquée de Banda Aceh, capitale de la très conservatrice province d’Aceh, la seule à appliquer la loi islamique en Indonésie.
Le septuagénaire avançait que les cinq appels à la prière quotidiens, dont le premier est lancé à 4h30 et qui peuvent durer jusqu’à une heure, l’empêchaient de mener une vie normale. La plainte a suscité l’ire de la communauté et, après des « menaces », dit-il, Sayed Hasan a été contraint d’abandonner les poursuites. Cependant, « le volume a été réduit de moitié après avoir abandonné ma plainte », a-t-il expliqué aujourd’hui. La mosquée a ainsi retiré quatre de ses dix hauts-parleurs, a-t-il précisé. [...]
Le ministère du Tourisme indonésien veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes.
Le concept de tourisme-charia conjugue le plaisir de la visite avec les règles de la loi islamique, écrit le Jakarta Post du 7 janvier (…)
« Le tourisme-charia n’est pas compliqué. En fait, nous devons seulement inclure ce dont les touristes musulmans ont besoin lorsqu’ils voyagent, comme des hôtels équipés du Qibla (la direction de la Mecque), un tapis de prière, de la nourriture halal, des toilettes équipées pour procéder aux ablutions et un circuit de visite incluant les prières quotidiennes ».
Pour la Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH), la charia est incompatible avec les régimes occidentaux (dits démocratiques). En 2001, dans un jugement concernant un parti islamique turc, la CEDH tranchait et déclarait au sujet de l’islam et de la charia :
• « Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia ».
• « Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques ».
• « Les références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie. »
• « [La charia tend à supprimer] le rôle de l’État en tant que garant des droits et libertés individuels et obligerait les individus à obéir à des règles statiques de droit imposées par la religion concernée.»
• « [Elle est] l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison (…) »
Un protocole international visant à pénaliser le blasphème. C’est ce que souhaite proposer, cette semaine, le président Susilo Bambang Yudhoyono aux Nations unies.
Après avoir dénoncé l’usage de la violence lors de la manifestation devant l’ambassade des États-Unis de Jakarta la semaine dernière, le chef d’État a néanmoins fait part de son intention de sensibiliser la communauté internationale à la notion d’atteinte au sacré. L’objectif, selon Carool Kersten, conférencier au King’s College de Londres et spécialiste de l’Islam, serait «d’amender la Déclaration universelle des droits de l’homme condamnant l’insulte ou l’offense faite à une personne, afin de l’étendre au respect de la religion». […]
Pour cet universitaire, le discours viserait également à détourner l’attention des problèmes liés au non-respect des droits de l’homme en Indonésie. «Le pays a été épinglé par la Commission des droits de l’homme des Nations unies pour les abus liés à ses propres lois anti-blasphème, ironise le spécialiste britannique. Ces dernières ont été jugées cruellement discriminatoires à l’encontre des minorités religieuses, notamment chiites et ahmadis – une secte de l’islam -, ou des athées.» […]
«Nous demandons à YouTube de retirer de son site la vidéo « Innocence of Muslims »», a indiqué Gatot Dewa Broto, porte-parole du ministère de l’Information et des Communications. «Ce film est sans aucun doute une insulte envers une religion et il a bouleversé les musulmans indonésiens. Nous ne souhaitons pas que quiconque se sente provoqué et que des violences surviennent ici», a-t-il ajouté. «Nous sommes encore en discussion avec la direction de YouTube et nous croyons qu’ils vont coopérer», a-t-il précisé, indiquant qu’aucune échéance n’avait été fixée.
L’Indonésie, premier pays musulman au monde avec 240 millions d’habitants, avait déjà par le passé fait bloquer la diffusion de vidéos jugées anti-islamiques, notamment en 2008 avec le film «Fitna», un court-métrage du député néerlandais d’extrême-droite Geert Wilders qui vilipendait le Coran. Mais la mesure avait été annulée à la suite d’une levée de boucliers d’utilisateurs du Net.
YouTube a indiqué mercredi avoir restreint l’accès en Libye et en Egypte au film polémique.
En Indonésie, pays musulman le plus peuplé de la planète, certains fidèles osent avouer en avoir plein les oreilles des appels incessants à la prière, lancés de manière encore plus forte et répétée en cette période de ramadan. [...]
En plus des cinq appels quotidiens, le muezzin fait craquer son haut-parleur de manière quasi-continue. Après l’appel au « sahur », petit-déjeuner précédant l’aube, lancé vers 02h30, les récitations de Coran se suivent jusque tard dans la nuit.
« C’est très fort et le son est très irritant. Si je n’avais pas de bouchons d’oreilles, je ne dormirais pas une seule minute lors du ramadan », déclare-t-il à l’AFP.
L’otorhino Ronny Suwento reconnaît que « le niveau sonore peut atteindre un nombre de décibels dangereux pour ceux qui vivent près des mosquées ». « Cela peut provoquer une perte auditive à long terme », avertit-il.
Dans un pays où critiquer l’islam est largement tabou, les expatriés étaient jusqu’à présent souvent les seuls à oser faire publiquement part de leur grief. La presse fait ainsi régulièrement ses choux gras de tel ou tel étranger, exacerbé d’être réveillé par des hauts-parleurs souvent de mauvaise qualité, mêlant le larsen aux sons parasites.
Il y a deux ans, un Américain gérant des chambres d’hôtes sur l’île touristique de Lombok (est) a laissé échapper sa colère sur une mosquée voisine, arrachant le câble des hauts-parleurs. Il a été condamné à cinq mois de prison pour blasphème.
Peu avant le ramadan, un gouverneur de la province de Kalimantan-Centre, sur l’île de Bornéo, avait également demandé aux muezzin de « ne pas utiliser de hauts-parleurs lors des récitations du Coran ». « Ayez pitié des gens d’une confession différente qui veulent se reposer, avait déclaré Achmad Diran.
Mais le Conseil des oulémas, plus haute instance religieuse en Indonésie, avait opposé une fin de non-recevoir à ces appels.
« Relayer les sermons par hauts-parleurs est judicieux. Les femmes peuvent les entendre quand elles font la cuisine et peuvent ainsi être illuminées par la foi », a répondu Nasir Zubaidi, secrétaire général adjoint du Conseil.
Selon l’organisation musulmane « The Mercy » œuvrant dans la da3wa, chaque année 2 millions d’Indonésiens quitteraient l’islam pour devenir chrétien. Un nombre qui préoccupe l’organisation qui a décidé de lancer une campagne de communication et de récolte de fonds
Nous aimons sur AJIB.fr évoquer la hausse des conversions à l’islam en France et dans le monde entier.
Des nouvelles à la fois réjouissantes et rafraichissantes qui à travers les différents parcours menant nos frères et soeurs au Tawhid et à la Sunna provoquent souvent l’émotion.
Dans le même temps, on ne peut pas nier le fait qu’un certain nombres de musulmans dans le monde quittent l’islam. Un mouvement qui trouve sa cause dans l’émergence de groupes de prédication chrétiens disposant de moyens financiers colossaux. Des groupes qui ont su adapté leur da3wa aux musulmans en apprenant l’islam, la culture et la langue des pays qu’ils visitent. Par ailleurs, ils investissant massivement dans des moyens de communications massifs et modernes tel que la télévision, l’internet ou le mobile touchant ainsi une jeunesse éprouvée et séduite par l’apparence bien marketée de la nouvelle religion qu’on leur propose.
Selon l’organisation musulmane « The Mercy » œuvrant dans la da3wa, chaque année 2 millions d’Indonésiens quitteraient l’islam pour devenir chrétien.
Un nombre qui préoccupe l’organisation qui a décidé de lancer une campagne de communication et de récolte de fonds afin de répondre à un certains nombre de besoins de la communauté musulmane d’Indonésie. Avec un tel taux de conversion, en 2035 les musulmans y seraient minoritaires. (…)
En Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, l’excision est une tradition très ancrée
Dès le plus jeune âge, les petites filles subissent une mutilation de leur clitoris. Dans certaines provinces indonésiennes, la quasi-totalité des petites filles sont excisées.
Aujourd’hui, la « nécessité » de cette pratique est farouchement défendue par certains oulémas indonésiens très influents, au point de faire reculer le gouvernement sur ses projets d’interdiction de l’excision.
Nous avons suivi pas à pas le destin d’Arista, une petite fille de 3 ans et demi qui, un jour de février 2012, est conduite par sa mère à Bandung, au Sud-Est de Jakarta. Là, se tient une cérémonie d’excision massive orchestrée par la fondation islamique Assalaam.
Là, se tient une cérémonie d’excision massive orchestrée par la fondation islamique Assalaam.
Qui sont ceux qui perpétuent cette tradition religieuse ? Pourquoi le gouvernement indonésien permet-il au personnel médical de s’acquitter de cette tâche ? Quelles sont les voix qui, dans l’islam, s’élèvent contre cette pratique ?
Le passage de Lady Gaga en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, n’est pas du goût des autorités. Craignant les tenues sexy et extravagantes de la star internationale, la police a annoncé, mardi 15 mai, sa décision d’annuler le concert du 3 juin à Jakarta pour lequel 50 000 personnes avaient déjà acheté leurs billets.Cette décision fait suite à une plainte du Conseil des oulémas, la plus haute instance religieuse islamique en Indonésie. La police veut également éviter les risques de troubles à l’ordre public dans la ville que font courir des groupes religieux ultraconservateurs.
« Si Lady Gaga veut encore se produire ici, qu’elle le fasse. Mais soyez prêts au chaos à Jakarta. Nous sommes prêts à être jetés en prison et être tués », a déclaré le président du Front des défenseurs de l’islam (FPI).
Les producteurs de Lady Gaga tentent de maintenir le concert mais ils auront bien du mal à faire plier les autorités indonésiennes sur la question. A moins que l’évènement ne se déroule dans une autre ville éloignée de la capitale car l’interdiction ne concerne simplement que Jakarta. Mais là encore, la police n’a pas donné un quelconque accord. « Permettre (à Lady Gaga) de se produire ici aurait plus d’effets négatifs que positifs. Je respecte donc la décision de la police que je trouve judicieuse », a jugé le ministre de l’Intérieur, Gamawan Fauzi.