«Compatibilité de l’islam avec la République ou incompatibilité de la République avec les musulmans ?»

Le site des Indigènes de la République publie un extrait du livre de Sadri Khiari, La contre-révolution coloniale en France. De de Gaulle à Sarkozy, (2009). «Pouvoir blanc» vs «Puissance indigène»

L’hystérie anti- communautariste, si elle révèle quelque chose, c’est bien la crainte que les indigènes n’aspirent à une libération collective et plus seulement à une émancipation individuelle – nécessairement intégrationniste -, qu’ils ne se contentent pas d’interpeller les normes dominantes s’imposant aux individus mais en viennent à interroger les principes institutionnels de la République. Une crainte qui n’est pas d’ailleurs complètement injustifiée. Certes, aucune organisation musulmane, ou plus généralement indigène, ne revendique aujourd’hui de droits collectifs particuliers.

Seuls les «vrais propriétaires» de la France, les Français blancs, européens, chrétiens, les «souchiens», seraient en droit de dire ce qui est sacré et ce qui ne l’est pas.

Nous ne pourrions, quant à nous, que revendiquer notre insertion dans les dispositifs de l’égalité juridique (l’égalité abstraite « des chances »), tout en nous prosternant devant le drapeau français. Sauf que les «trois couleurs» ne sont pas simplement le symbole de l’égalité juridique ; elles sont aussi l’affirmation de la hiérarchie des groupes raciaux. […]

La revendication de l’égalité juridique des musulmans recèle en son sein l’exigence de l’égalité réelle, laquelle contient la volonté d’exister collectivement, d’être représentés institutionnellement en tant que tels et de participer à la définition même de la nation. Revendication intolérable au regard de la République nationale-raciale. Lorsque les républicains s’interrogent sur la «Idigènescompatibilité» de l’islam avec la République, ils avouent, tout simplement, l’incompatibilité de la République avec les musulmans. […]

Indigènes de la République

L’université de São Paulo augmente les notes des noirs à l’examen d’entrée

L’université de São Paulo (USP) a approuvé la création d’un bonus de 5% à son examen d’entrée pour les candidats noirs, indigènes ou métis venant des écoles publiques. Une décision qui suscite le débat.

Alors que les États-Unis font machine arrière en matière de discrimination positive, le Brésil se lance lui dans une politique de quotas sur des critères mi-sociaux, mi raciaux, en espérant augmenter la place des classes populaires à l’université.

Dans le contexte de fronde sociale qui secoue le Brésil depuis quelques semaines, le gouvernement de Dilma Rousseff encourage plus encore les universités d’ état à entreprendre des mesures de discrimination positive .Cette politique entamée sous Lula entend favoriser l’arrivée à l’université d’élèves issus de familles à bas revenus et de minorités ethniques jusqu’à présents peu nombreux dans l’enseignement supérieur.

Pour accroître le nombre d’étudiants noirs, indigènes ou métis, l’université de São Paulo, la première d’Amérique latine avec 82.000 étudiants, vient d’annoncer son intention de leur octroyer un bonus de 5% à l’examen d’entrée. Les candidats faisant partie d’une de ces minorités verraient ainsi leur note globale améliorée de 5% par rapport aux autres élèves. […]

Le Figaro (Merci à Galaad)

Allez faire un tour à Saint-Denis et demandez : «A quel peuple appartenez-vous ?»

Extraits d’un texte de Sadri Khiari, publié dans l’ouvrage collectif Qu’est-ce qu’un peuple, (Éditions La Fabrique, 2013).

Vous n’avez rien à faire ce samedi ? Allez donc faire un tour à Saint-Denis – ligne 13 ou RER C – et interrogez les passants. Repérez un Français noir ou arabe et demandez-lui : «A quel peuple appartenez-vous ? » S’il vous répond «j’appartiens au peuple français», vous saurez que c’est un lèche-bottes. S’il vous répond sincèrement, il vous dira «J’appartiens au peuple noir – ou arabe ou berbère, malien, marocain, musulman, sénégalais, algérien, africain… » Repérez par la suite un Français dit de souche et posez-lui la même question. Il ne vous dira pas : «J’appartiens au peuple blanc ou européen ou chrétien» ; il vous répondra : «Je fais partie du peuple français. »

[…] Se revendiquer d’un peuple, c’est bien plus que cela. C’est établir le groupe auquel on appartient dans la société et affirmer son rapport privilégié à l’État ou, pour être plus précis, à l’État-nation. Que deux fractions importantes de la même population française, l’une largement majoritaire – reconnue par l’État et se reconnaissant en lui – et l’autre minoritaire – non reconnue par l’État et ne se reconnaissant pas en lui -, aient des réponses opposées, cela pose un problème stratégique majeur à l’une comme à l’autre. […]

En dehors de groupuscules d’extrême-droite, le même déni demeure, aussi bien à droite qu’au sein l’écrasante majorité de la gauche.

Si j’écris «le peuple français est le peuple français blanc», je me verrai, en effet, accusé d’utiliser le même langage que les identitaires suprématistes blancs. Je ne peux pourtant pas faire autre chose que de l’écrire : le peuple français est le peuple français blanc ! Et j’ajouterai, pour être plus précis : européen et chrétien d’origine.

Les autres, ceux qui n’ont pas eu la chance de naître blancs, européens et chrétiens, font et ne font pas partie du peuple : ils sont le tiers-peuple. Ce n’est pas dire ce que dirait un militant néo-nazi, mais dire ce que pensent plus ou moins clairement tous les Français. C’est dire, surtout, la réalité des rapports de pouvoir et des rapports aux institutions de pouvoir de la majorité blanche, européenne et chrétienne face à la minorité issue de l’immigration non-européenne. […]

Indigènes de la République

Islamophobie : «On a la droite qu’on mérite» (PIR)

Le Parti des Indigènes de la République (PIR) dénoncent la banalisation de l’islamophobie par la gauche.

Il est bien curieux qu’une part aussi considérable de la gauche radicale, qui se veut dévouée au monde du travail et aux classes populaires – sans parler des droits des femmes -, fasse si peu de cas du chômage imposé aux femmes musulmanes.

De la gauche social-libérale à la gauche radicale, c’est aujourd’hui la sidération qui s’impose face à la multiplication des droites extrêmes – de la Droite populaire aux groupes identitaires, de CIVITAS au Printemps français, en passant par Égalité & Réconciliation.

Il n’y a pourtant pas de quoi s’étonner. Le travail de banalisation de l’islamophobie, mené par l’ensemble des gauches depuis dix ans au nom de la laïcité et du féminisme, a porté ses fruits. Et les événements récents ne sont pas pour nous rassurer. La décision de la Cour de cassation confirmant la réintégration d’une employée voilée à la crèche Babyloup, a été accueillie par le Parti de gauche comme une « régression » de la laïcité ; le Parti socialiste a réagi en proposant de légiférer pour exclure encore davantage le port du hijab du secteur privé. […]

Risquons-nous à une hypothèse : tout renoncement a un prix. Quand la «question sociale» occulte la domination raciale, c’est le mouvement ouvrier dans son ensemble qui perd du terrain. […] Qu’on ne s’étonne pas non plus de perdre du terrain face à la CFDT et les syndicats qui acceptent la précarité en échange de quelques miettes : tant que perdure la fracture raciale, ces quelques miettes continueront à satisfaire une partie des travailleurs blancs.

Quand Mélenchon apporte son soutien aux Goodyear et qu’il traite ensuite les «émeutiers» d’Amiens-Nord de «bouffons», de «larbins du capitalisme», il oublie que ce sont les mêmes ; que les intérimaires d’aujourd’hui sont les enfants des ouvriers d’hier ; que la jeunesse noire et arabe est la dernière embauchée et la première licenciée.

PIR (Merci à antibarbare)

Brésil : Depuis les quotas ethniques, l’université de Rio est surnommée «Congo»

Le gouvernement brésilien a décidé de réserver 50% des places des universités publiques aux élèves pauvres, noirs ou métis. Pionnière, l’Université publique de Rio compte déjà 20% d’étudiants noirs.

En mai, la Cour suprême du Brésil avait ouvert la voie en autorisant l’instauration de quotas raciaux, estimant qu’ils permettraient de corriger la «dette sociale de l’esclavage», que le Brésil avait été un des derniers pays à abolir, en 1888.

L’université publique de Rio était, il y a dix ans encore, un petit monde blanc. Engagée depuis 2005 dans une politique de discrimination positive, elle est depuis devenue…multicolore. Si certains s’en réjouissent, des étudiants d’une faculté de droit l’avaient traité de «congo» lors d’une rencontre sportive. Mais l’insulte de terrain de foot est finalement devenue un étendard, un surnom revendiqué par l’université qui se veut pionnière. Des responsables politiques et jusqu’au président de la Cour suprême la désignent affectueusement ainsi, raconte le journal Folha de Sao Paulo ,qui se penche sur les effets de la politique des quotas.[….]

En ce qui concerne les quotas ethniques, le nombre de place réservées à chaque groupe dépendra de leur poids démographique dans l’Etat accueillant l’université .

L’université de Rio réserve 45% de ses place aux élèves des écoles publiques, tous pauvres, dont 20% spécifiquement aux étudiants qui se déclarent noirs ou indigènes et 5% aux handicapés. Si l’on en croit les responsables, les résultats sont positifs. Diverses études ont montré qu’en instaurant de tels quotas ,les jeunes accédant à l’université par cette voie, ont de moins bon résultats au départ, mais rattrapent vite leur retard.

Le cas de l’université de Rio intéresse particulièrement les Brésiliens car, bientôt, c’est le pays tout entier qui va emprunter le même chemin. [….]

Le Figaro

Houria Bouteldja : «Décoloniser l’Europe»

texte de Houria Bouteldja, porte parole du Parti des indigènes de la République (PIR) sur la «décolonisation» de l’Europe.

La question que l’on doit se poser et qui nous incombe à nous décoloniaux, c’est : que gagneront les Blancs en échange de la suprématie blanche ? Qu‘est-ce qui peut compenser la perte du privilège blanc ? […] En cette période de grave crise économique qui est aussi une crise structurelle du système, la lutte pour la préservation de la suprématie blanche s’exprime par la progression inquiétante des droites nationalistes et populistes. Que faire ?

Cela fait plusieurs années que notre organisation, consciente de l’enjeu politique immense que constitue l’espace politique européen, s’est investie dans la construction de liens militants à l’échelle européenne. […] Je dois commencer par faire un aveu : je ne sais pas ce que signifie « Décoloniser l’Europe ». Ou plutôt, j’ai peur de le savoir. Je crains que cela ne signifie : changement de modèle de civilisation. C’est un projet à inventer. C’est un chantier titanesque. Tout reste à construire. […]

Première question : Qu’est-ce qu’être décolonial ?

1. Avant toute chose, est décolonial celui ou celle qui a vaincu la fascination pour l’homme blanc, pour la civilisation occidentale. […]

Ma mère. L’autre jour, je lisais des articles sur internet. Elle me regardait. Et je lui ai dit : «C’est dommage que tu ne saches pas lire le français, tu pourrais lire comme moi». Elle me répond un peu tristement : «Non, ce que je regrette c’est de ne pas lire l’arabe. Je pourrais lire le Coran». Ma mère (et j’en suis pas peu fière) est décoloniale.

2- Il faut refuser le système d’intégration :

Sur le plan idéologique. Il faut résister à l’idéologie de l’universalisme blanc, des droits de l’homme et des lumières, du progrès, de la vision linéaire de l’histoire. […]

PIR

La défense de la laïcité ne doit pas être une «impasse identitaire et nationaliste» (C. Fourest)

Caroline Fourest revient sur l’hommage de François Hollande à Jules Ferry comme «défenseur de l’école républicaine et laïque» et sa dénonciation du colonialisme comme une «faute morale et politique».

Un souffle républicain égalitaire a plus de chance de faire aimer la laïcité et de faire chanter La Marseillaise à des jeunes dont les parents ont été colonisés qu’un refrain nationaliste donnant le sentiment de vouloir les dominer, pour ne pas dire les «civiliser».

«Soyez fiers d’être des citoyens français», leur a dit François Hollande, sitôt élu, à la Bastille. En rendant hommage à Jules Ferry, le républicain et non le colonisateur, en célébrant Marie Curie (une étudiante étrangère que Claude Guéant aurait pu expulser), en insistant sur l’apport de l’immigration mais aussi sur la nécessité de se rassembler autour de valeurs comme la laïcité, le nouveau président français met ses premiers pas dans un sillon plus profond qu’il n’y paraît.

Il permet d’espérer recoudre les liens citoyens que les apprentis «indigènes» d’un côté et les apprentis racistes de l’autre ont mis tant d’énergie à défaire. […]

Le Monde

«L’immigration arabo musulmane de France est une immigration de créance»

Pour René Naba, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information, les révolutions arabes de 2011 «ont induit une nouvelle dynamique dans les rapports transméditerranéens» sans pour autant modifier la perception de la «diversité».

Le printemps arabe n’a pas changé la perception que se font les Français des basanés de France.

L’immigration arabo musulmane de France est une immigration de créance dont une lecture biaisée de l’histoire en retarde une prise de conscience salutaire quant à la réelle contribution des peuples basanés à la liberté et à l’indépendance de la France.[...]

La laïcité contemporaine, loin d’être un creuset de l’unité dans la diversité, est le réceptacle d’un nationalisme fermé. Alors que l’Islam pourrait faire office de facteur de pacification dans les zones péri urbaines (BAC -Brigade anti chaytane), les banlieues sont perçues comme des zones productrices de délinquance, quand bien même la France leur doit certaines de ses titres de gloire (Coupe Davis 1982, Mundial de Foot 1998, les médailles olympiques de l’athlétisme) et que les personnalités préférées des Français sont généralement distingués parmi la communauté des basanés (Zidane, Omar Sy, Yannick Noah etc…). Par glissement, l’Islam est perçu comme une religion étrangère aux mœurs et croyances françaises, par définition judéo chrétiennes et gréco-latines, puis par dégradation successive, une religion d’étrangers, une religion étrange.[...]

Il est vrai que pour purger le passif post colonial, il importe que les Français se pénètrent de la réalité étymologique qu’ils constituent les Indigènes de France. Ce jour là, un grand pas aura été accompli dans le règlement du contentieux qui empoisonne la vie publique nationale depuis un demi-siècle. Il incombe de faire œuvre de pédagogie, sans relâche, pour que ceux qui se considèrent comme «les vrais français» admettent que ce sont eux les Indigènes de France et consentent de traiter à leur image ce qu’ils considèrent comme leurs indigènes. [...]

oumma.com

Les «clichés racistes» d’une France en «situation postcoloniale»

Le dernier colloque organisé par le «Pari(s) du vivre ensemble», initié par Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias, les 30 septembre et 1er octobre derniers, posait la question d’une France post-coloniale. Quelques interventions.

Ignorants, paresseux, voleurs : les clichés racistes à l’encontre de certaines minorités françaises, seraient-ils le pur produit de l’expérience coloniale hexagonale ?

Pour Nicolas Bancel, professeur à l’Université Strasbourg II Marc Bloch, «les préjugés des colons français à l’encontre des populations ‘indigènes’ n’ont certainement pas disparu subitement après la décolonisation. D’où une possible réactivation de cet imaginaire colonial aujourd’hui en France». […]

Salima Amari, doctorante, chargée de cours à l’université Paris 8 : «Comme à l’époque coloniale, la femme orientale est aujourd’hui encore présentée comme inférieure et soumise, potentiellement battue, mariée de force ou contrainte à porter le voile.[…] »

Des stéréotypes coloniaux également perceptibles dans les discours actuels de certaines féministes françaises. «Ainsi, pour nombre d’entre elles, la femme musulmane doit être émancipée malgré elle. D’où leur soutien inconditionnel à la loi récente sur l’abrogation du voile», déplore Esther Benbassa, en condamnant la pétition lancée en décembre 2003 par le magazine Elle pour soutenir une telle interdiction.

Sylvie Thénault, chargée de recherche au Centre d’histoire sociale du XXe siècle : «Toutefois, gare à ne pas noyer la question complexe et actuelle des racismes dans le seul post colonialisme, car il existe un panel de manifestations violentes, nationalistes et xénophobes dans notre pays qui dépasse ce strict cadre».

Pour Vincent Geisser, chargé de recherche à l’Institut français du Proche-Orient, en citant pour autre exemple les propos récents du premier ministre François Fillon sur le manque d’acculturation aux valeurs françaises d’Eva Joly, candidate écologiste à l’élection présidentielle, d’origine norvégienne : «Toutes ces déclarations sont le fruit d’un processus typiquement xénophobe de construction d’un autre, considéré comme impur, qu’il soit juif, tsigane ou musulman. Et elles relèvent davantage d’un soubassement ethnique de l’universalisme français. Autrement dit d’un rapport très spécifique, à la fois mythique et imaginaire, à l’identité française largement antérieur aux temps coloniaux». Un racisme «à la française» bien plus structurel qui logerait finalement tous les minorités à la même enseigne.»

Respect Mag

Faysal Riad : «L’escroquerie du concept de racisme anti-Blanc»

Alors que Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), va comparaître prochainement devant le tribunal de Toulouse pour racisme anti-Blanc, Faysal Riad du Parti des Indigènes de la République (PIR), tente de démontrer que ce racisme n’est rien d’autre qu’un «retournement du réel» et une «arme stratégique de la contre-révolution coloniale» que les dominants (blancs) opposent aux minorités.

[…] on comprend mieux l’escroquerie du concept de «racisme anti-Blanc» : il y a en réalité une incompatibilité totale entre l’assertion et la qualité de la victime.

Une Indigène ? Raciste ? Anti-blanc ? C’est l’angle d’attaque choisi par certains pour s’en prendre à Houria Bouteldja. A priori, pour un esprit naïf, ça pourrait ne pas sembler impossible.

Un peu comme un Crétois qui dirait que les Crétois sont menteurs, peut en effet mentir ! Mais lorsqu’on y réfléchit deux minutes, on se rend compte assez facilement de l’énorme escroquerie de ce concept de «racisme anti-blanc». [...]

Dans le sens rigoureux du terme donc, ce sont les Blancs (dominants) qui discriminent les Arabes et les Noirs (dominés) comme le démontrent toutes les études sur les discriminations ; et seuls les premiers peuvent en ce sens être racistes. Les seconds sont racisés (altérisés, «mis en bas», derrière les «Uns», dominés…) donc subissent par définition le racisme (car il n’y a pas d’un point de vue social, de domination des Arabes et des Noirs sur les Blancs ! Ce sont par exemple des ministres et des intellectuels médiatiques blancs qui, quotidiennement, manquent de respect aux Arabes et aux Noirs. Et la simple «hostilité» possible du dominé sur le dominant, n’est absolument pas de nature à inverser le rapport de domination). [...]

PIR

Le P.I.R. dénonce le privilège accordé à la «burqa de souche»

Youssef Boussoumah, membre du «Parti des Indigènes de la République» (PIR), dénonce le fait que les «manifestations religieuses traditionnelles» ne soit pas incluses dans la loi contre la dissimulation du visage. Il prend pour exemple, les processions traditionnelles de pénitents du Vendredi Saint.

Les manifestations religieuses n’ont rien à voir avec les manifestations religieuses non traditionnelles, elles, expression d’une religion étrangère indûment installée, mais plus pour longtemps, heureusement, sur le sol de notre belle France, fille aînée de l’Eglise pour l’éternité.

Non rassurez-vous, ces porteurs et porteuses de burqa françaises, là, ne risquent rien, ils ne seront pas verbalisés. Comme les bonnes sœurs chrétiennes et autres moniales, porteuses de voiles, n’ont bien sûr rien à voir avec les femmes musulmanes porteuses de hijab.

Des assurances ont été données dès le début aux élus des régions de France concernées pour que ces situations soient disjointes et que l’on sépare bien le bon grain de l’ivraie ou si l’on préfère cette autre parabole végétale, le blé froment du blé sarrasin.

Ce vendredi (vendredi saint) comme chaque année, auront lieu les processions traditionnelles de pénitents, rejouant la Passion du Christ, dans plusieurs villes du sud de la France dont Perpignan, Collioure, Villefranche, Nice etc. elles susciteront sympathie et joie. Pendant ce temps on criera haro sur Ibtissame ou Fatoumata, coupables elles de ne pas avoir la bonne religion. Religion traditionnelle, oui, religion de noirs et d’arabes, jamais, pensent-ils tout bas.

Parti des Indigènes de la République

Amazonie : Tribus menacées, de nouvelles photos d’indiens diffusées

Il est nécessaire de réaffirmer que ces peuples existent (…). Les droits élémentaires de ces peuples, avant tout le droit à la vie, ont été ignorés tout au long de l’occupation brutale des terres par le Brésil. Nous devons donc les protéger», écrit le responsable de la Coordination des organisations indigènes d’Amazonie, Marco Apurina.

Ces peuples, ce sont les indiens d’une tribu qui vit isolée dans l’Amazonie, à la frontière entre le Brésil et le Pérou. Les Blancs sont interdits d’accès dans ces régions. Les autorités brésiliennes ont peur que les indigènes contractent des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés.

Maxi Sciences

(Merci à Arbre)