Monde musulman : « épurations » confessionnelles dans l’indifférence

Tous les jours, de sombres nouvelles nous arrivent d’Orient ou d’Afrique. En Irak, en Égypte ou en Palestine, comme au Nigeria, des milliers de chrétiens sont agressés ou assassinés. Ces images d’églises incendiées ; ces appels de détresse des familles – coptes du Caire, chaldéens de Bagdad ou catholiques du Nigeria – font déjà partie de la « routine médiatique ».

En vérité, la persécution prend une ampleur effarante. Elle aboutit à de véritables « épurations » confessionnelles. En Irak, la communauté chrétienne a diminué de moitié depuis le début des années 1980. À Bethléem, nombre de vieilles familles chrétiennes, présentes depuis deux millénaires, ont dû s’exiler.

En Égypte, les 7 millions de Coptes chrétiens, privés de la très relative protection que leur assurait le régime déchu, sont régulièrement victimes d’attentats.

Depuis quelques semaines pourtant, c’est au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, que la haine antichrétienne se déchaîne avec le plus de violence. (…)

Le magazine américain « Newsweek » vient de consacrer un dossier effrayant à ce qu’il appelle (en couverture) « La guerre contre les chrétiens ». En Europe, force est de le reconnaître, ce martyre ne suscite pas l’indignation ni l’élan de solidarité qu’on serait en droit d’attendre. Prudence diplomatique, lâcheté médiatique, christianophobie : il ne paraît pas très urgent de défendre les chrétiens d’Orient ou d’ailleurs.

Certes, cette « indifférence » souffre de nombreuses exceptions. Des pétitions sont signées, des protestations émises et des démarches politiques entreprises. Mais tout cela reste bien modeste au regard du drame en cours.

Tout se passe comme si les Européens craignaient que leurs protestations soient taxées de néocolonialisme, l’Europe chrétienne volant au secours des siens, etc. La crainte est absurde. Elle est surtout historiquement infondée. Les chrétiens d’Orient ne sont pas des minorités qui auraient été « importées » ou converties par le colonisateur et laissées ensuite derrière lui. Il s’agit d’autochtones dont la présence en Orient est plus ancienne que l’islam lui-même. À Bethléem ou au Caire, en Syrie ou en Irak, les chrétiens sont chez eux, au plein sens du terme.

La relative indifférence des médias européens devant ces crimes répétés est bel et bien un scandale. (…)

Sud-Ouest

 

Rome : violence dans l’indifférence générale dans le métro

Une caméra de la station de métro « Anagnina » à Rome a filmé l’agression, samedi, d’une femme qui venait de se disputer avec un jeune homme pour une histoire de ticket. Il faudra environ 30 secondes pour que les passants s’inquiètent du sort de la victime. L’agresseur a été interpellé quelques minutes après. La victime, elle, était toujours dans le coma mardi.

http://www.dailymotion.com/video/xf67gg

Nouvel Obs

Laisser-fairisme libre-échangiste : l’étrange silence des syndicats

Lundi 25 janvier 2010, sur TF1, Nicolas Sarkozy a « dialogué » pendant plus de deux heures avec un panel de Français : lamentations et compassion pourraient paraître suffire à résumer l’émission. A tort, car trois fortes personnalités ont, chacune à leur manière, posé le problème économique majeur de la France.

Chérèque (CFDT), Mailly (FO), Thibault (CGT)

A chaque fois la question implicite qui était posée était celle du laisser-fairisme libre-échangiste, y compris d’ailleurs entre États européens. Une politique économique dont le prix Nobel Maurice Allais a justement démontré qu’elle était, avec l’immigration, la cause principale de la montée du chômage.

Il est significatif que ni Nicolas Sarkozy, ni même ses interlocuteurs n’aient osé poser le problème en ces termes. Tant le tabou est fort. Mais il est encore plus étonnant qu’aucun grand syndicat n’ait osé porter le problème sur la place publique : ces organisations, dont la vocation affichée est de défendre l’emploi d’un côté, le niveau des salaires de l’autre, font l’impasse sur la cause principale des difficultés des gens qu’ils prétendent protéger. Les raisons de cette attitude sont nombreuses : idéologie internationaliste, indifférence au secteur productif, opportunisme médiatique, carriérisme bien compris des dirigeants.

Faute d’adhérents et de militants nombreux, les grands syndicats dépendent de l’accès médiatique pour leur visibilité…et leurs résultats électoraux. Ils sont donc contraints de respecter l’idéologie unique que les grands médias imposent. Or le libre-échange est l’un des quatre côtés du carré carcéral de l’idéologie dominante : un syndicat ou un chef syndical qui tenterait de le franchir serait sorti du jeu. Il est certes permis aux syndicats de vitupérer sur les patrons mais non de mettre en cause l’ouverture des frontières à la libre circulation des hommes et des marchandises. Et à gauche, chacun se souvient encore que le parti communiste ne s’est jamais vraiment remis de sa tentative de lutter contre l’immigration en 1979/1980.

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Le Cfcm revendique «le droit à l’indifférence» pour l’Islam

Le président du Conseil français du culte musulman (Cfcm), Mohammed Moussaoui, déplore que l’Islam, «deuxième confession de France depuis près de deux siècles», soit «assimilée à une présence étrangère» et affirme que le Cfcm ne revendique que le droit «à l’indifférence».

(…) Malgré une littérature abondante sur l’islam, l’histoire des musulmans de France reste sous-considérée, à tel point que, dans l’imaginaire collectif, la présence musulmane sur le sol national est assimilée à une présence étrangère qui vient perturber le paysage français.

L’histoire du Moyen Age, telle qu’elle est enseignée, réduit souvent la présence musulmane en France aux conflits entre sarrasins et chrétiens. Le riche patrimoine musulman, notamment dans le sud de la France, se trouve de fait occulté. Ni la mosquée de Narbonne (VIIIe siècle), ni les traces du château de Fraxinet dans le massif des Maures (Xe siècle), ni les stèles funéraires de Montpellier (XIIe siècle), n’ont été considérées à leur juste valeur.
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La « révolution » capitaliste chinoise : un « grand bluff »

L’URSS était ce colosse aux pieds d’argile, dont les prétendues réussites édifiaient ceux qui, très nombreux, voulaient y croire. Il se pourrait bien que la Chine soit, elle aussi, un dragon de papier.

A y regarder de plus près, la Chine demeure un pays du tiers-monde. En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine. D’ailleurs, si le pays exporte autant, c’est que son marché intérieur est trop faible pour absorber la production, ce qui l’économie fortement dépendante de la conjoncture internationale et des investissements étrangers. La croissance chinoise, n’est pas si extraordinaire que cela. D’une part, les statistiques sont allègrement truquées par le gouvernement. D’autre part, la croissance moyenne de l’économie chinoise, entre 1978 et 2004, n’est que de 6,4% par an. Pâle résultat comparé aux performances du Japon (8,2%) et de la Corée du Sud (7,6%) sur la même période…

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