Sciences Po : Frédéric Mion (Canal +) succède à Richard Descoings

Après 11 mois de crise, Sciences Po aurait finalement trouvé un remplaçant à Richard Descoings, le directeur de l’institution décédé en mai 2012. Ce vendredi, Frédéric Mion, major de l’ENA et secrétaire général de Canal+, a été élu avec 24 voix sur 29 présents au Conseil d’administration de la FNSP.
Le conseil de direction de l’Institut d’études politiques (IEP) a confirmé ce choix : Frédéric Mion a été désigné dans le deuxième conseil par 18 voix, précise l’Unef, qui a des élus dans cette instance.

Si ce choix est avalisé par la ministre Geneviève Fioraso et par François Hollande, Frédéric Mion deviendra, comme le veut la tradition, administrateur au conseil de la Fédération nationale des sciences politiques (FNSP) et directeur de l’IEP.

Agé de 43 ans, ce major de l’ENA, diplômé de Sciences Po, est issu d’un grand corps de l’Etat, le Conseil d’Etat, et a fait partie du cabinet de Jack Lang au ministère de l’Education. Il a été longtemps maître de conférence à Sciences Po, où il a dirigé l’une des filières d’enseignement et a été avocat.

(…) Le Parisien

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Science-Po : La «mixité sociale», une «formidable réussite» de Richard Descoings

Michel Pébereau, président du conseil de direction de l’institut d’Etudes politiques (IEP) de Paris, ancien haut-fonctionnaire français et dirigeant de sociétés, rend hommage au bilan de Richard Descoings, ancien directeur de l’IEP, décédé en avril 2012.

Richard Descoings a été un véritable entrepreneur : visionnaire, créatif, innovateur, audacieux. Mais il était surtout porteur d’un vrai projet républicain.

La République qui avait tant fait pour permettre aux fils des mineurs ou des paysans de jadis de se faire une place au soleil dans le monde moderne, ne parvient pas à donner le même sésame aux enfants des zones urbaines sensibles, elle qui avait appris aux gamins de Bretagne ou de Savoie à se sentir à la fois habitants d’une région et constituants d’une Nation, peine de plus en plus à apprendre aux jeunes Français à concilier l’intérêt pour le monde et l’amour de la Patrie. […]

Dès 2001, une voie spéciale d'accès spéciale a été ouverte. Elle sélectionne chaque année un peu plus d'une centaine d'élèves venus de 85 lycées partenaires qui sont situés dans les zones considérées par les pouvoirs publics comme peu favorisées, et qui ont conclu une convention d'éducation prioritaire avec l'IEP. […]

Le Monde

Pierre Mathiot/Sciences-Po Paris : « Je n’appartiens pas à cette élite du pouvoir »

Alors que le dépôt des candidatures pour la direction de Sciences-Po Paris, prend fin le 31 janvier, Pierre Mathiot, directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille et candidat de la première heure à la succession de Richard Descoings, décédé en avril 2011, renonce à se représenter. Son nom avait été écarté par les premiers comités de sélection, présidés par Jean-Claude Casanova, président du conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et Michel Pébereau, président du conseil de direction de l’IEP de Paris, qui ne se représentera pas. Après un rapport très sévère de la Cour des comptes et une reprise en main du dossier par le gouvernement, une nouvelle procédure de désignation a été mise en place.

On retrouve là beaucoup d’arrogance, une vraie conscience de classe et, pour tout dire, un très fort conservatisme. Il est donc logique et moralement défendable que leur départ ait été demandé par une partie des ressortissants de l’institution, quoique tardivement et de façon désordonnée.

Le grand Amphi

«Il est temps d’en finir avec Sciences Po !»

Nicolas Jounin, enseignant-chercheur en sociologie à l’université Paris-VIII-Saint-Denis, est favorable à la suppression de Sciences Po accusée de contribuer à la «reproduction des hiérarchies sociales».

Du rapport de la Cour des comptes sur l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et la fondation privée qui le parraine, alias « Sciences Po », on risque de ne retenir que les acrobaties de quelques notables destinées à «obésifier» leur portefeuille. […]

Au-delà des irrégularités de gestion, ce rapport nous apprend que Sciences Po demeure un établissement d’où les classes populaires sont exclues. Après une décennie de matraquage médiatique sur la diversification qui aurait été entreprise par le directeur Richard Descoings, sur les «conventions ZEP», sur «Sciences Po en banlieue», voilà où nous en sommes : en 2010-2011, les enfants de «cadres et professions intellectuelles supérieures» représentent 63,5 % des étudiants entrant en premier cycle (54,1 % en second cycle), contre 57,6 % quatre ans plus tôt (55,2 % en second cycle). […]

Rituel d’intronisation et point de contact des futures élites de la politique, de l’administration, des entreprises, du journalisme ou de l’académie, le passage par Sciences Po constitue, d’un point de vue collectif, un moment de socialisation et d’homogénéisation de la classe dirigeante ; et, d’un point de vue individuel, une accumulation primitive de « capital » qu’il convient de faire « fructifier », selon les termes de l’association des anciens lorsqu’elle invite à la rejoindre. […]

On pourra m’accuser de cracher dans la soupe ou d’oublier d’autres «grandes écoles», universités qui aspirent à en être, dont le rôle dans la reproduction des hiérarchies sociales n’est pas moins actif et pas plus justifié. Mais il faut bien partir de quelque part quand on veut mettre le goût de la démocratie dans la tambouille de l’enseignement supérieur et se débarrasser des recettes nauséabondes qui font la noblesse d’Etat.

Le Monde

Sciences Po / Descoings : la Cour des comptes engage des poursuites

La Cour des comptes saisit la Cour de discipline budgétaire et financière. La Cour transmet au parquet général. Des irrégularités récurrentes ont été constatées dans la gestion de Sciences Po sous la direction de Richard Descoings.

Faiblesses des contrôles internes et externes, défaut de vigilance des instances de direction… les Sages de la rue Cambon préconisent une remise en ordre et une clarification afin d’éviter de nouveaux dysfonctionnements.

Le Figaro

Aix : manif étudiante contre Marine Le Pen

La présidente du Front National (FN) Marine Le Pen a donné aujourd’hui une conférence à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence, pendant que plusieurs centaines d’étudiants manifestaient pour protester contre sa présence. [...]

Entre 200 à 300 étudiants hostiles à sa présence se sont rassemblés devant l’institut à l’appel de diverses organisations de gauche comme le Mouvement des Jeunes Socialistes, l’Unef et le NPA. Ils ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire « Le racisme est un délit, pas une opinion » et « Vous avez le droit de vous exprimer, mais je ne vous ai pas invitée ».  »L’IEP, institution républicaine par excellence, participe à la stratégie de banalisation du Front National », a déploré Damien Zavernik, étudiant de l’IEP et coordinateur des Jeunes Ecologistes de l’université d’Aix-Marseille. « Cela me choque en tant qu’étudiant et en tant que citoyen », a-t-il ajouté.

« S’ils n’ont pas intégré ce qu’est la démocratie, c’est inquiétant pour la suite de leurs études », a estimé pour sa part Marine Le Pen, qui a dénoncé des « slogans outranciers et injurieux », assimilant le FN au fascisme et au nazisme.  »Le FN n’est pas un parti d’extrême droite », a-t-elle insisté devant des journalistes, soulignant qu’il représente « un Français sur quatre ».

Le Figaro