Yazid Sabeg en plein conflit d’intérêts ?

Yazid Sabeg utilise-t-il son poste de haut commissaire à la Diversité pour servir ses propres intérêts ? Le Canard enchaîné du 28 juillet révèle que le haut commissaire (qui est toujours à la tête de sa société privée) a déposé un dossier auprès du Fonds stratégique d’investissement, géré par l’Etat, pour obtenir une aide de 20 millions d’euros afin de racheter Altis, une filiale d’IBM.

Selon l’hebdomadaire, Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, serait intervenu auprès du FSI pour appuyer la demande de Sabeg.

Yazid Sabeg a un statut ambigu au sein du gouvernement : il y est sans y être. Officiellement, en tant que haut commissaire à la Diversité, Sabeg n’est pas membre du gouvernement et ne perçoit aucune rémunération à ce titre. Il a donc pu rester à la tête de son entreprise. Sauf que ce non-membre du gouvernement semble bénéficier à plein de ses relations haut placées pour ses propres intérêts selon Le Canard enchaîné. (…)

Jeudi 22 juillet, le comité d’investissement a examiné la demande de Sabeg et émis des réserves : le business plan doit être revu. En off, un membre du FSI s’agace des interventions de Guéant : « Sabeg nous a pris pour un distributeur automatique de billets : son business plan est carrément léger, il table sur un chiffre d’affaires fantaisiste. Sans l’intervention de Guéant, le dossier ne serait même pas passé devant le comité d’investissement ». Depuis le 22 juillet, les pressions sur les membres du comité du FSI auraient repris de plus belle.

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IBM imagine se débarrasser des trois quarts de son personnel

IBM envisage de se séparer des trois quarts de ses 399 000 salariés au cours des sept prochaines années. Le site spécialisé en ressources humaines Personnel Today, qui a interviewé le responsable du personnel d’IBM Tim Ringo, explique que si un tel scénario était appliqué, 299 000 salariés seraient licenciés d’ici à 2017, et pourraient être réembauchés au cours de missions spécifiques.

Le but d’IBM est clair : réduire ses coûts importants en force salariale. Selon Tim Ringo, ce n’est qu’une option envisagée pour l’instant, mais il y aurait un réel besoin chez IBM : « il n’y aurait plus de coûts de fabrication, et plus de retraites ou de dépenses de santé à payer. Ce qui permettrait d’importantes économies. »

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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