Rugby : Henry Broncan souhaiterait limiter le nombre d’étrangers.

Le sujet est sensible. Mais Henry Broncan regrette le nombre d’étrangers (11 au coup d’envoi de finale) qui évoluent sous le maillot de l’UBB. «Nous n’avons plus qu’un seul étranger à Albi depuis que Crisjan Van der Westhuizen a été naturalisé. Et encore, Timothy Bowker est en France depuis plus de dix ans, souligne le coach d’Albi dans les colonnes de Sud Ouest. A l’inverse, Bordeaux-Bègles n’avait que deux joueurs français dans son quinze de départ en demi-finale à Grenoble

«Tant qu’on ne limitera pas le nombre d’étrangers par équipe, ce n’est pas la peine de faire des centres de formations.» Henry Broncan

Battu en finale d’accession au Top 14 par la formation du président Laurent Marti (14-21), Broncan prévient contre les risques de laisser de côté de jeunes joueurs performants issus des centres de formation. «Les étrangers sont une richesse dans notre championnat, mais il faudrait les limiter à deux ou trois par équipes, insiste le « Sorcier Gersois ». Tant qu’on ne limitera pas le nombre d’étrangers par équipe, ce n’est pas la peine de faire des centres de formations.» 

l’équipe.fr

Merci à walder

Tunisie : BHL et les professionnels de l’indignation aux abonnés absents

Jack Dion interpelle les philosophes, tel Bernard-Henri Lévy, qui n’ont pas réagi aux manifestations en Tunisie. Pas un mot sur Ben Ali.

Il y a des gens qui font profession d’indignation permanente ; des acharnés de la pétition, prêts à se mobiliser pour la moindre cause ; des professeurs de morale sans frontières ; des esthètes intransigeants de la cause humanitaire, surtout quand l’objet de leur courroux est géographiquement éloigné de l’hexagone. Or personne ne les entend à propos de ce pays très proche qu’est la Tunisie.
Mais chez les intellectuels, médiatiques ou pas, rien. Silence dans les rangs. Motus et bouche cousue.
Où est passé André Glucksmann ? Que devient donc Bernard Kouchner ? Quant à l’ineffable Bernard-Henri Lévy, sa Sainteté de Saint-Germain-des-Près, il s’est contenté de lancer un appel aux hackers à pirater et bloquer les sites internet officiels sur le site Twitter de sa revue en ligne, « La règle du jeu ». C’est tout ? C’est tout.
Étrange situation qui rappelle combien certains esprits ont une conception hémiplégique des droits de l’homme. Imaginons ce que si se passerait si un tel drame se jouait sous d’autre cieux. Que dirait-on si la clique au pouvoir à Pékin, comme elle en est hélas capable, envoyait la troupe contre des manifestants aux mains nues? Ou si Chavez faisait tirer sur la foule dans les rues de Caracas ? Ou si l’un des Castro brothers suivait le même exemple dans les rues de Cuba ?



Le fabuleux lobbying de la finance américaine

Par Hélène Rey, professeur à la London Business School

Le lobby (vestibule, couloir) de la Chambre des Communes (Angleterre), 1886

Les universitaires commencent à se pencher attentivement sur le lobbying des institutions financières aux Etats-Unis. Un récent article de recherche pose une question importante : pourquoi la régulation du marché des prêts immobiliers a-t-elle été si défaillante avant la crise ?

La réponse des auteurs est simple et riche d’enseignements : les principales institutions impliquées dans les excès des marchés des « subprimes » sont également celles qui ont dépensé le plus d’argent dans le lobbying des députés américains. Entre 2000 et 2006, les institutions financières américaines ont investi de 60 à 100 millions de dollars par an pour faire du lobbying.

Il ne paraît pas exagéré de penser que ces institutions ont influé sur la qualité de la régulation mise en place sur ces marchés. La puissance de feu des institutions financières américaines en termes de lobbying est énorme. Dans la dernière décennie, le profit du secteur financier a constitué environ 40 % des profits totaux de l’industrie américaine, alors qu’il n’avait jamais excédé 16 % de 1973 à 1985.

Le secteur financier est engagé à présent dans un lobbying forcené pour limiter la réglementation sur les produits dérivés, et sur le marché des « credit default swaps » en particulier, au coeur de bien des stratégies spéculatives.

Durant les neuf premiers mois de 2009, les institutions financières ont dépensé aux Etats-Unis 126 millions de dollars pour influencer le Congrès.

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