Cazères (31) : Ces gamins qui «sèment la terreur»

Les phénomènes de délinquance en groupe ne sont plus l’apanage des grandes villes. Cazères (Haute-Garonne ) n’est pas épargné par la propagation de la violence en milieu rural et les évènements qui s’y sont déroulés ces derniers jours, montrent qu’une commune de 5000 habitants n’est plus à l’abri.

«J’ai écrit une lettre ouverte au ministre de la justice, au préfet et au sous-préfet ; s’ils ne veulent rien faire, nous les commerçants allons nous organiser pour nous défendre dans les semaines qui viennent» déclare Philippe Castres.

Jeudi après-midi la patinoire, installée place de la Halle pour la période des fêtes, a été le théâtre de premiers échauffourées entre les bénévoles de l’association des commerçants de Cazères et une bande de jeunes âgés de 13 à 15 ans. Armés de matraque télescopiques et de couteaux, une dizaine d’entre eux sont venus intentionnellement chercher l’affrontement. Les gendarmes sont très vite intervenus pour sécuriser le lieu et mettre un terme aux bousculades et intimidations. Philippe Castres, commerçant en charge de l’animation musicale, ainsi qu’un autre bénévole étaient directement pris à partie. Lunettes cassées, blouson lacéré, insultes ont conduit le CAC et la mairie à fermer définitivement ce lieu très prisé par les enfants.

La violence est montée d’un cran vendredi soir. C’est une véritable opération de représailles que ces mêmes jeunes ont organisée dans le centre-ville. Vers 18h15, ils se sont rendus casqués, et cagoulés pour certains, au magasin d’électro-ménager de Philippe Castres et dans plusieurs boutiques du boulevard Jean Jaurès : coups de poing dans les vitrines, tapages et insultes se sont succédés jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre mettant en fuite les délinquants. […]

La Dépêche (Merci à Jesse James )

Haute-Garonne : Hausse de 15 % des vols sur chantiers

Une grue qui ne fonctionne plus le lundi matin parce qu’un câble a été volé, gaines ou tourets (grosse bobine) endommagés, réservoirs siphonnés…

En un an, les délits enregistrés sur les chantiers de Haute-Garonne se sont multipliés avec une hausse de 15 % des vols au cours du premier semestre 2011. Une explosion que le préfet de Haute-Garonne, Henri-Michel Comet, met sur le compte de l’évolution du cours des métaux et du changement de comportement des voleurs. [...] « Les voleurs prennent de plus en plus de risques. Cette semaine, dans le quartier toulousain de Bagatelle, il a fallu évacuer tout un secteur en plein jour parce qu’une conduite de gaz avait été touchée. Il y a aussi des négligences : la nuit dernière, nous avons récupéré trois jeunes en train de s’amuser sur un engin de chantier. Les clés étaient restées dessus… », explique Lucien Pourailly, directeur départemental de la sécurité publique. [...]

La Dépêche du Midi

Privas (France) : L’enlèvement d’une jeune fille était en fait une coutume tchétchène (vidéo)

Des témoins avaient assisté à son enlèvement en Ardèche, il s’agissait finalement d’une tradition tchétchène… (France 3 Toulouse, 22/07/11)

La jeune fille embarquée de force dans un véhicule dimanche à Privas a été retrouvée hier soir en Haute-Garonne et sa famille a expliqué qu’il s’agissait d’un enlèvement traditionnel tchétchène avant un mariage, a-t-on appris aujourd’hui de sources proches de l’enquête.

Les faits s’étaient produits dimanche, dans un quartier populaire. Selon les témoignages de riverains, la jeune fille, âgée de 16 ou 17 ans et portant une jupe de couleur claire, sortait d’un jardin public en compagnie d’un individu qui aurait participé à son enlèvement, avec trois autres personnes circulant à bord d’une BMW.

Un appel à témoins avait été lancé au niveau national par la police de Privas, qui avait retrouvé un parapluie à l’endroit où la jeune fille avait été embarquée.

Les enquêteurs, qui ont reçu de nombreux appels, ont pu retrouver la trace de la famille de l’adolescente, qui a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un enlèvement forcé mais d’une «tradition tchétchène» avant un mariage.

le Figaro/AFP (Merci à Tour de F et Jean-en-vac)

Labège (31) : Un commando saccage la protection judiciaire

Labège - 1 Les gendarmes ont procédé à des relevés de traces et d’indices/Photo DDM Didier Pouydebat

Un commando d’une dizaine de personnes encagoulées a fait irruption, hier, vers 11 h 15, à Labège (Haute-Garonne), dans les locaux de la Direction interrégionale Sud de la protection judiciaire de la jeunesse.

Certains ont aussi rédigé sur des murs : « Nique la justice » et « Porcs »

Une fois dans les lieux, ces personnes, visiblement bien organisées, se sont dispersées pour se ruer dans les couloirs et dans les différents bureaux « armées » de bouteilles dont elles ont déversé le contenu sur les bureaux et les ordinateurs. Un liquide marron au relent d’ammoniaque et qui pourrait contenir de l’urine et des excréments humains.

Les membres du commando se sont également emparés de plusieurs extincteurs qu’ils ont, là encore, déversés sur les bureaux. Un employé qui tentait de s’interposer a été copieusement arrosé de gaz lacrymogène. Certains ont aussi rédigé sur des murs : « Nique la justice » et « Porcs ». Cinq minutes après être entré, le commando est ressorti en courant non sans avoir lancé plusieurs dizaines de tracts qui contiendraient des propos injurieux sur l’action éducative menée par la protection judiciaire de la jeunesse. Des écrits que les gendarmes ont saisis dans l’espoir d’identifier leurs auteurs et l’ordinateur avec lequel ils ont été rédigés. La section de recherches de Toulouse, en charge de l’enquête, a également fait procéder à des relevés de traces et d’indices sur les tags et dans les différents lieux où a sévi le commando.[...]

La Dépêche – 06/07/2011

Blagnac (31) : Après les poubelles, les haies incendiées

Alors que d’incessants feux de conteneurs de poubelles sont perpétrés depuis plusieurs semaines, en différents lieux de la ville, une nouvelle forme de vandalisme fait son apparition. Des incendies volontaires ont embrasé, le week-end dernier, des haies d’arbustes servant de clôture à deux maisons situées entre le centre ville et le quartier du Grand-Noble. Des actes malveillants qui s’ajoutent aux gros dégâts causés en février dernier à l’école René-Cassin, voisine de l’une des deux maisons concernées.

Il était 3 h 30 dans la nuit de samedi lorsque des gens ont sonné avec insistance au portail d’entrée », raconte Catherine Eschard, locataire d’une maison du chemin d’Aussonne dont la clôture en sapinettes a pris feu. « C’étaient deux automobilistes qui passaient par là et qui nous prévenaient du danger. Ils ont aidé mon mari à éteindre le feu avec l’eau de la piscine. Nous souhaitons vivement remercier ces personnes qui ont peut-être permis que la maison ne prenne pas feu. Nous ne savons pas comment saluer leur démarche car ils sont partis ensuite mais ils ont été formidables. C’est réconfortant après le choc d’autant que nous avons déjà vécu l’incendie et les explosions de l’école René-Cassin qui est en face. Quand les pompiers sont arrivés, le feu était éteint. Ils ont pu aller sur l’autre incendie [...]

le nouveau supermarché Carrefour Contact, de la rue Pasteur, a été une nouvelle fois la cible de dégradations par le feu. Vers 2 heures, toujours dans la nuit de samedi, deux totems publicitaires placés devant la boutique ont été incendiés sans faire de dégâts. Contrairement au mois d’avril où le supermarché Shopi avait dû être fermé pendant plus d’un mois à cause d’un feu de poubelle contre le magasin.[...]

La Dépêche

Toulouse : À la police, il dit qu’il veut de la cocaïne

L’attitude de Noredine, 35 ans, a quelque peu déconcerté le tribunal correctionnel de Toulouse. Ce jeune homme, préparateur de commandes, a été interpellé mi-décembre à Toulouse. « Des policiers, avec des brassards, étaient en faction sur la voie publique, a rapporté la présidente Schellino. Vous vous êtes présenté devant eux et avez demandé si vous pouviez monter à l’étage de l’immeuble pour acheter une dose de 50 € de cocaïne ! »

En possession de haschich.Arrêté par les policiers, Noredine se montre coopératif et sort de sa poche un sachet contenant dix paquets de résine de cannabis ainsi que 50€. Plus tard, dans sa chambre, les enquêteurs retrouveront encore du cannabis pour un total de 230 grammes.

Pour le procureur, Noredine n’a « pas de chance de se présenter aux policiers pour leur demander où il peut acheter de la cocaïne. » Et de demander douze mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.Dans ce dossier, Me Christian Etelin, avocat de la défense, a tenu à soulever une question de procédure autour de la garde à vue. Il a par ailleurs mis en doute la manière dont son client avait été arrêté. « L’interpellation par les policiers est déguisée. »

Le tribunal a mis sa décision en délibéré notamment pour étudier, à l’aulne de l’actualité, la question de procédure.

La dépêche

Toulouse : 7 suspects en détention pour trafic à Bagatelle

Interpellés mercredi à Bagatelle, à Toulouse, sept jeunes hommes (le plus âgés à 27 ans, le plus jeune est mineur), ont été présentés au parquet hier. Ils sont accusés d’avoir vendu de la résine de cannabis place de La Loire, au cœur de Bagatelle. Des photos prises par les enquêteurs de la compagnie d’intervention illustrent ce trafic. Les six majeurs ont été présentés hier après-midi dans le cadre des comparutions immédiates. Les avocats ont demandé un report de l’audience.

« Nous sommes obligés, a expliqué Me Pierre Le Bonjour. On ne nous donne pas le temps de regarder le dossier. Ni lors de la garde à vue, ni avant l’audience ».

Le parquet parle de troubles graves à l’ordre public. Quelques barrettes de shit ! En Hollande, cela n’émeut personne. En quelque sorte ils ont installé leur coffee shop [...]

La Dépêche