73 kg de haschich, une garde à vue

Un homme a été placé en garde à vue après la découverte de 73 kilos de haschich cachés dans une voiture qui débarquait d’un ferry en provenance d’Alger, a-t-on appris de source proche de l’enquête. [...]

Le trafiquant présumé, de nationalité française, âgé de 37 ans, était entendu ce matin par les enquêteurs.

Le Figaro

Les bobos parisiens, clients fidèles des dealeurs de Saint-Ouen

Se fournir en haschich à Saint-Ouen ? Cela tiendrait plus de l’emplette au supermarché que du parcours du combattant. Nicolas, un ingénieur d’une trentaine d’années spécialisé dans les nouvelles technologies, explique venir à Saint-Ouen « depuis 2005 ». Pourquoi dans cette commune de la première couronne parisienne plutôt que dans la capitale ou d’autres communes de la banlieue ?

« Avant, je m’approvisionnais ailleurs. Mais ici, c’est le plus pratique. On vient en métro, on repart à pied. Et le matos (NDLR : la drogue) est toujours bon. Pas de rupture d’approvisionnement », précise cet habitué des halls d’immeubles de la rue Soubise, des passages de la petite cité rue Emile-Cordon ou encore de l’allée du 8-Mai-1945… à deux pas de l’école primaire Bachelet.

En outre, l’environnement est plus sûr à Saint-Ouen qu’ailleurs. « La clientèle est essentiellement parisienne, ou de la proche banlieue. Ce sont plutôt des gens bien intégrés, de catégorie socioprofessionnelle supérieure. Environ 2000 personnes viennent chaque jour se fournir à Saint-Ouen », confirme Kamel Hadj, du syndicat SGP police.

A Saint-Ouen, les acheteurs sont donc Monsieur Tout-le-Monde, comme le souligne un autre consommateur, rencontré alors qu’il rebrousse chemin en raison d’une descente de policiers dans l’un de ces spots bien connus des riverains. « Cela va des bobos parisiens, des costards-cravates, qui garent leur Imax (NDLR : scooter) en bas des tours, aux étudiants. La moyenne d’âge se situe entre 18 et 25 ans. En majorité, ce sont des mecs. Une seule fois j’ai vu une jeune fille venir acheter du shit », se souvient ce musicien du XVIIIe arrondissement de Paris.

Des joints, Nicolas, l’ingénieur, en fume « un à deux par soir, en regardant un film à la maison, comme d’autres boivent leur verre de vin à table ». Sa consommation n’est donc pas modeste. Il lui en coûte entre 1 000 et 1 200 € par an. Mais qu’importe, avec un salaire annuel de 42000 €, ce bobo parisien, père de famille et salarié modèle, gagne bien sa vie. Et de relater, à moitié hilare, sa surprise lorsqu’il est venu acheter pour la dernière fois l’équivalent de 100 € de shit à Saint-Ouen : « L’échange avec les dealeurs se fait dans les cages d’escalier, toutes lumières éteintes. Les plafonniers sont toujours hors d’usage et les vendeurs se camouflent le visage comme des supporteurs de foot, avec une écharpe remontée sur le nez. Ce sont des gens très jeunes, entre 14 et 17 ans, qui s’éclairent pour recompter l’argent avec un téléphone portable ou une lampe frontale. Mais la dernière fois, c’était plus original : ils portaient des masques de présidents américains comme dans Point Break (NDLR : le célèbre film de surfers-braqueurs avec Patrick Swayze et Keanu Reeves). »

Cette relative décontraction des acheteurs reflète bien comment, ces quatre ou cinq dernières années, les lieux de la drogue se sont multipliés dans la commune, jamais bien loin d’une bouche de métro. « Les spots changent, ça tourne, mais il suffit d’un signe de la tête pour que les guetteurs à vélo ou ceux qui sont assis dans la rue vous indiquent la nouvelle adresse », explique Nicolas. Et d’ajouter : « Parfois à l’heure de pointe, entre 16 et 20 heures, les acheteurs se suivent à quelques mètres d’intervalle. J’emprunte chaque fois un chemin différent, je ne marche jamais avec des voitures dans le dos et je repère bien les autres acheteurs qui se dirigent au même endroit que moi. »

Le Parisien

Béziers: 5 kilos de haschich cachés au siège de l’association « Mieux vivre ensemble »

L’affaire a fait grand bruit à l’époque. En 2008, on retrouve au siège de l’association biterroise “Mieux vivre ensemble”, cinq kilos de résine de cannabis.

Tout commence par la dénonciation anonyme d’un trafic dans la cité Million. Les policiers interpellent une jeune femme lors d’une transaction. Cette consommatrice de cannabis reconnaît revendre pour payer ses 50 g par jour. Elle donne le nom de ses deux fournisseurs et les lieux de rendez-vous. Une laverie désaffectée, avenue Gambetta et un hangar, rue des Écluses.

« Un héritage de ma famille norvégienne »

Le renseignement est exact. 3,28 kg de cannabis sont cachés dans la cave d’une laverie désaffectée où réside l’association. 2,5 autres kilos sont trouvés dans un hangar utilisé comme garage pour des travaux mécaniques. Réparations de voitures qui alimentent un peu les caisses de l’association humanitaire visant à “l’intégration des populations dans la région du sud de la France”. Elle restaure également des appartements pour pouvoir héberger les nouveaux arrivants.

Les policiers interpellent un bénévole, en séjour irrégulier, et le vice-président de l’association. En apercevant les policiers, cet homme de 62 ans fait un demi-tour intempestif en voiture. Chez lui, on tombe sur 4 700 €. « Un héritage de ma famille norvégienne ».

L’homme voyage souvent en Norvège, au Maroc, en Italie et en Espagne. Avec un revenu de solidarité : « L’avion est à dix euros, moins cher que le bus ». Les deux hommes disent tout ignorer de la drogue. Elle appartiendrait selon eux au locataire du garage. Cet homme a été incarcéré au Maroc pour possession de 16 kg de cannabis. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt en Espagne.

Par la suite, la jeune femme réfute ses déclarations. Il n’y aura pas de confrontations et Me Benyoucef le déplore : « On aurait dû tous les mettre dans la même pièce. Je n’ai pas de nouvelles d’elle. Elle a traversé des épreuves difficiles, son père a été tué en Algérie par des islamistes. » Le parquet requiert un an de prison assorti en partie du sursis pour la jeune femme. Six mois pour le prévenu absent, cinq mois pour le clandestin dont la situation a été régularisée, et deux ans pour le vice-président.

Les avocats plaident la relaxe. « Dossier vide, mon client ne connaît même pas la jeune femme », clame Me Le Coz. Pour Me Bialek : « Un dossier émaillé de renseignements anonymes sans éléments matériels. » Son client, le sexagénaire a été condamné à dix-huit mois de prison pour détention de stupéfiants. Le trentenaire relaxé pour les stupéfiants et condamné à deux mois avec sursis pour séjour irrégulier. La jeune femme a été condamnée à 1 an et le prévenu absent a été relaxé

Midi-Libre
(Merci à Ultim Atom/Doudoudidonc)

Cavaillon (84) : Démantèlement d’un important réseau de drogue

Leur « petite entreprise » aurait rapporté quelque sept millions d’euros en un an…

Le 6 octobre dernier, la gendarmerie, avec le concours notamment du GIGN, interpellait sur l’A9, à hauteur de Remoulins, quatre Cavaillonnais suspectés de se livrer à un trafic de cannabis entre la France et l’Espagne. Le pays d’origine de la marchandise n’est pas établi. Ils pratiquaient des « go fast », technique consistant à convoyer la drogue à bord de voitures puissantes. A bord des véhicules interceptés, 52,6 kg de résine de cannabis. (…)

La Provence

Toulouse : Nacir interpellé avec 4,5 kilos de haschich « Pas au courant, promis, juré… »

Lors d’une perquisition liée à une affaire de vol de voitures, les policiers de la sûreté départementale ont interpellé un homme domicilié à Orléans. Dans ses bagages, plus de 4 kg de haschich. Le trafiquant, condamné, dort en prison.

Débarqués à l’heure du laitier dans un logement du Mirail, à Toulouse, les policiers du groupe roulage de la sûreté départementale espéraient sortir du lit un individu, soupçonné dans un vol de voiture. Cette descente leur a réservé des surprises. D’abord leur « objectif » n’était pas là. Il est arrivé plus tard, rentrant chez lui sans se douter qu’il était très attendu. Placé en garde à vue, cet homme a été libéré le temps que les investigations progressent.[...]

Déformation professionnelle oblige, les policiers ont tendance à voir le mal partout. Et ils ont eu quelques aigreurs pour digérer ces explications peu convaincantes. Seulement les autres « témoins » interpellés dans l’appartement en même temps que le voyageur et son curieux bagage n’ont guère été plus bavards. Leur version avait surtout le mérite de la clarté : « Pas au courant, promis, juré… » Les enquêteurs des Stups ont fait avec et présenté le Voyageur à ses juges. Malgré les efforts de son avocate, Me Annabel Delanglade, l’expédition touristique de Nacir Ed Doukani se poursuit désormais par une longue visite guidée de la prison de Seysses.[...]

La dépêche

Lodève (34): Les ados avaient multiplié les cambriolages

Les gendarmes de Lodève viennent de mettre fin aux agissements de cinq mineurs, de 15 à 17 ans, qui ont multiplié les délits ces dernières semaines. Ce sont notamment deux frères qui sont à l’origine de plusieurs vols.

Ils ont ainsi fracturé la maison paroissiale de l’avenue Gambetta pour y dérober un lecteur DVD, de la nourriture et des bières. Au Super U, ils ont escaladé la clôture et fait main basse sur des packs de bière, alors que dans une résidence, ils ont roulotté un véhicule pour dérober des CD. Ils ont aussi sévi au garage Renault en volant une voiture en réparation avec laquelle ils ont eu un accident. Après avoir menacé et frappé un mineur dans la rue, fumé des pétards dans une voiture ne leur appartenant pas, ils ont été arrêtés en début de semaine pour treize faits.

Le Midi Libre

Montpellier : Opération “coup de poing”: bilan… 100 grammes de hasch et des jets de projectiles

Les services de police ont décidé de relancer leurs opérations “coup de poing” dans les quartiers. Ils ont débuté la série jeudi soir, entre 18 h et 20 h, dans la cité Saint-Martin. Une trentaine d’agents de la Bac (brigade anticriminalité) et de la CDI (compagnie départementale d’intervention) ont investi ce secteur avec des chiens spécialisés dans les stupéfiants.

Au final, ils ont contrôlé environ 70 personnes, 25 véhicules et visité des caves. Dans l’une d’elles, ils ont mis la main sur une plaquette de haschich de 100 g, un couteau et une balance électronique. Les policiers ont aussi relevé deux défauts d’assurance et une conduite sans permis. Ils ont essuyé des jets de projectiles provenant de la tour Saint- Martin, sans être blessés.

Le Midi Libre

Grenoble : les «caïds de cités» succèdent aux «Italo-Grenoblois»

Après l’époque des truands d’origine italienne, voici venue celle des caïds de cité principalement d’origine maghrébine : Tunisiens de la Villeneuve, associés aux Gitans, et Algériens de Fontaine. Ces bandes tiennent le marché local du cannabis et de la cocaïne. Depuis 1975, près de 50 personnes ont trépassé dans les vendettas de la pègre. Nulle autre ville française, à part Marseille, ne détient un si triste palmarès.

 » Il faut 10 tonnes de haschich par an pour approvisionner cette ville de 300.000 âmes qui accueille 60.000 étudiants. Le gâteau que se disputent les gangs avoisine les 40.000 euros par jour !  »

Grenoble, nouveau paradis des truands ? Si ce n’est leur penchant pour la violence, les malfrats qui s’illustrent aujourd’hui en Isère, n’hésitant plus à braver la police, n’ont rien à voir avec les Italo-Grenoblois des années 1970, versés dans le jeu ou la prostitution.

«Les ritals de mon temps se sont assagis et ont mis leurs enfants à l’abri du besoin», confie un ancien commissaire de la PJ. Ils ont recyclé depuis bien longtemps le produit de leurs rackets dans des bars et des pizzerias du centre-ville. Certains ont épousé leur avocate, ont investi dans l’immobilier et occupent même les tribunes officielles des stades les jours de grand match. Eux aspirent à la discrétion.

«Les appétits suscités par l’argent de la drogue sont énormes et ce sont des gosses de 20 ans qui se disputent les territoires, en dehors de toute hiérarchie, sans code, sans valeur, pas même la morale des voyous», se désole un magistrat grenoblois. Ces «incontrôlables» se classent en deux catégories : les braqueurs et les trafiquants. Ils habitent les mêmes barres, les mêmes tours, sont parfois amis.

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Une famille nantaise vit dans la terreur après avoir dénoncé une bande


Une famille nantaise est menacée par des « jeunes » pour s’être opposée aux fumeurs de cannabis qui squattent le hall de son immeuble.

Mélanie, 24 ans, ne supportait plus les groupes de jeunes qui passent la journée à fumer du « hasch » dans le hall de l’immeuble. Début septembre, elle leur demande donc poliment de vider les lieux. En réponse, elle essuie insultes et menaces. « J’ai appelé la police devant les jeunes », raconte la jeune femme.

«On vit dans un climat de terreur»

Deux jours plus tard, elle est molestée par la bande en présence de ses enfants. Depuis, sa vie est devenue un enfer :  «  On nous a traités de «cafards». On nous a dit qu’on allait nous faire la peau. Les enfants ont peur. On vit dans un climat de terreur. Dès que l’on sort, on se retourne sans cesse »

Arrivée dans le quartier il y a sept mois, Mélanie veut désormais déménager à tout prix, aussi vite que possible. Plusieurs locataires confirment que depuis cinq à six mois, l’ambiance dégénère. « En plus du cannabis, il y a des jeunes qui se livrent à des rodéos sans casque. On ne peut rien dire sous peine de se faire traiter de tous les noms »

Une évolution du cadre de vie qui touche de très nombreux quartiers en France, et met en évidence l’impuissance de l’Etat à rétablir l’ordre et la sécurité.  Source