Démocratie, égalitarisme et immigration

Dans un article de la revue Chronicles*, le philosophe Hans-Hermann Hoppe tente de démontrer que l’immigration de masse est une conséquence logique de l’égalitarisme démocratique qui fonde la République française.

Selon Hoppe, l’équation fondamentale de la démocratie « un homme = une voix » installe une idéologie égalitariste au cœur de l’état (un fait tout particulièrement visible en France, où l’égalité est inscrite dans la devise nationale).  Les politiques migratoires en vigueur dans la plupart des pays démocratiques sont basées sur cet égalitarisme fondateur et non discriminant : elles laissent entrer pratiquement n’importe qui…

Selon Hoppe  :

Pour un chef d’état démocrate, peu importe que les nouveaux entrants soient des personnes plus ou moins adaptées au pays d’accueil, plus ou moins productives, ou plus ou moins compétentes… Il se pourrait même que les nécessiteux et les improductifs aient la préférence, car ils posent d’emblée davantage de « problèmes sociaux ». Et les dirigeants prospèrent sur l’existence de tels problèmes. En outre, des personnes frustes et sans qualifications ont davantage de chance d’approuver les politiques égalitaristes menées (des personnes éduquées ou d’un bon niveau s’y refuseraient). Le résultat des politiques d’immigration non-discriminatoires est une intégration forcée : des masses d’immigrants de bas niveau sont imposées aux nationaux « de souche » qui, s’ils avaient pu en décider, auraient été plus sélectifs, et se seraient choisis des voisins fort différents.

Si l’égalitarisme démocratique est à l’origine même des problèmes liés à l’immigration, quelle est la solution ? Selon Hoppe : Lire la suite

Union monétaire mondiale

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La Russie et la Chine font pression pour que la place du dollar soit reprise par une nouvelle monnaie mondiale unique, sur le modèle de l’euro qui a remplacé les monnaies nationales européennes. L’économiste Hans-Hermann Hoppe de l’université de Las Vegas avait prédit cette évolution dans un article datant de 1990. Son analyse révèle un enjeu caché.

Jusqu’au XIXe siècle, nul ne contrôlait réellement la quantité de monnaie en circulation. Car la monnaie, c’était l’or. C’est seulement lorsque l’usage du papier-monnaie s’est répandu — et qu’il a progressivement perdu tout lien avec l’or — qu’il est devenu possible de contrôler la quantité de monnaie émise.

Le pouvoir de créer de la monnaie est détenu par l’État et les grandes banques dans le cadre d’une alliance d’intérêts réciproques. L’action de l’État est requise afin d’imposer légalement une monnaie-papier à la population du pays. Les grandes banques sont quant à elles nécessaires pour écouler la monnaie-papier ainsi créée (de la même façon que l’on écoule la fausse monnaie). C’est en raison même de cette alliance que des banquiers se mêlent de politique, ou que l’on voit des politiciens « pantoufler » dans le secteur bancaire. Lire la suite