Passible d’une amende de 1 500 euros pour avoir diffusé une vidéo de deux soldats se faisant égorger et de l’avoir intitulée « Fièrement hallal »

Un sexagénaire vient de comparaitre au tribunal de Briey. En cause : la diffusion sur son blog personnel d’une vidéo montrant l’égorgement de deux soldats, assorti d’un commentaire : « Fièrement hallal. »

(…) Venons-en au pitch de la séquence montrée du doigt par la justice. « Votre vidéo, capturée sur un site russe, montre l’égorgement d’un bœuf façon hallal, puis celui de deux soldats. » Le tout étant, dirons-nous sobrement, intitulé « Fièrement hallal »…

A l’interrogation qui taraude l’esprit de l’assistance et des représentants de la justice – pourquoi avoir diffusé cette vidéo ? –, le prévenu répond le plus calmement du monde : « Je ne suis pas un voyeuriste, je veux juste dénoncer de tels actes et en particulier la façon dont sont abattus certains animaux. Je considère moi-même que ces images sont violentes, mais c’est la seule façon de sensibiliser les gens. »

(…) « Il n’est pas question ici de remettre en cause la liberté d’expression , note la procureure. Monsieur est en droit de dire ce qu’il souhaite, mais il y a des règles. Et là, l’article était pleinement accessible à des mineurs.
- Mais techniquement, on ne peut pas vérifier l’âge de l’internaute, rétorque le bloggeur. Je le répète, mon unique intention était d’informer. » Mais l’intention n’était peut-être pas aussi claire qu’elle paraissait. « Je tenais à montrer jusqu’où ces gens-là sont capables d’aller. »

(…) La procureure a réclamé une peine de 1 500 euros d’amende. Le tribunal s’est donné jusqu’au 4 juin pour décider.

(…) Républicain Lorrain

Plus de menus halal sur Air France ?

La compagnie Air France aurait-elle discrètement supprimé les repas halal? La mention halal ne figure plus en effet dans le programme fidélité « flyingblue » proposé par Air France. Le terme halal a été remplacé par « menu sans porc et sans alcool ». Or, un menu sans porc n’implique pas forcément la présence de viande. Ce changement soudain est d’autant plus étonnant que pour les autres menus, il est clairement précisé « casher » et « végétarien » (voir copie d’écran ci-dessous). S’agit-il d’une erreur de programmation informatique ou d’une suppression des menus halal non assumée?

Oumma.com

(Merci à antibarbare)

Bondy (93) : une directrice d’école veut obliger les élèves à manger de la viande au nom de la laïcité

Lassée de voir des enfants ne pas consommer de viande à la cantine, une directrice d’école primaire de Bondy a indiqué aux parents d’élèves sa volonté de les obliger à en manger, au nom de la «laïcité». Avant de s’excuser.

Les parents de l’école primaire Jules-Ferry de Bondy (Seine-Saint-Denis) ont dû être étonnés en ouvrant le carnet de correspondance de leurs enfants lundi. La directrice de l’établissement scolaire, fatiguée de voir des enfants ne pas manger de viande à la cantine et avoir faim l’après-midi a écrit aux parents d’élèves un mot quelque peu surprenant: «Je vous rappelle que conformément au règlement municipal et au règlement intérieur de l’école, chaque enfant sera servi en viande.» Et de continuer: «Si, pour des raisons religieuses, vous ne voulez pas que votre enfant mange de la viande, je vous invite à me rencontrer car nous n’accepterons pas cette situation. Je vous rappelle que votre enfant est scolarisé à l’école de la République et que la laïcité, qui est un des fondements de notre République, doit être respectée dans son intégralité.». Une affaire révélée par France Bleu 107.1

Ce mot a suscité l’inquiétude des parents d’élèves, notamment ceux de confession musulmane. [...]

Le Figaro

Manifestation contre le projet d’abattoir halal de Guéret (+vidéo France 3)

Addendum : JT France 3 Limousin du 13/04/13

13/04/13 – La société Sovialim maintient son projet de construction d’un abattoir halal à Guéret, alors que les opposants se préparent, eux, à manifester.

La société Sovialim l’affirme, elle maintient son projet de construction d’un abbatoir halal à Guéret. On parle désormais de cinq millions d’euros investis, et de la création de 45 emplois. Des arguments qui ne convainquent pas tout le monde.

Cet après-midi, le Collectif NARG (Non à l’abattoir rituel de Guéret) sera à nouveau dans les rues de la cité creusoise. Ils dénoncent ce procédé, consistant à trancher la gorge des animaux. Selon eux, la bête souffrirait davantage qu’au cours des autres formes d’abbatage.

L’opposition, très active, est soutenue par l’ancien député creusois, Jean Auclair qui espère voir ce projet enterré une bonne fois pour toute. Cet après-midi dans le cortège, se trouvera également Vincent Turpinat, adhérent au NARG et maire de Jarnages.

 France 3 - Merci Milou

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[ Ci-dessous : article publié le 30 juin 2012 ]

L’abattoir rituel qui pourrait être construit sur la commune de Guéret fait l’actualité sans le vouloir. Le collectif, Non à l’abattoir rituel de Guéret, veut sensibiliser la population aux risques encourus, sur le plan sanitaire notamment.
http://img832.imageshack.us/img832/5739/738529.jpg

Pas encore né, déjà vilipendé ! Le projet de construction d’un abattoir rituel envisagé sur la commune de Guéret, entendez par là un abattoir qui proposera de la viande halal, passe déjà à la moulinette désapprobatrice d’un certain nombre de Creusois constitués en collectif.

Ce collectif, Non à l’abattoir rituel de Guéret (NARG), explique que cette opposition ne prend aucunement sa source dans un éventuel racisme de bas étage. Bien au contraire, comme l’explique volontiers Aurore Lenoir, coordonnatrice du NARG, présente ce mercredi sur la place Bonnyaud, à Guéret (*) : « Dans un abattoir rituel, les animaux sont saignés. Il n’y a pas d’endormissement préalable comme dans un abattoir dit classique. Ils souffrent donc plus que dans un abattoir classique. »

L’opposition du collectif a cependant d’autres fondements. Ainsi, selon le NARG, la viande provenant d’un abattage rituel comporte des risques sanitaires très importants. (…)

La Montagne

France : Bientôt des petits pots halal pour bébés

Mardi, le 10e salon du genre a ouvert ses portes au Parc des expositions (Porte de Versailles). Durant deux jours, 80 exposants et 7 000 visiteurs sont attendus pour découvrir les nouveautés du marché halal. Parmi les nouveautés, des petits pots halal pour bébés.

Sur les stands, viandes et légumes sont exposés non loin de produits halal moins courants. Notamment des cosmétiques sans alcool ni produit d’origine animale, qui ne sont pas encore commercialisés en grandes surfaces. [...] Si ces produits phares étaient déjà présents au salon l’année précédente, la grande nouveauté 2013 est leur arrivée d’ici à deux semaines dans les réseaux de la grande distribution.

«Nous recevions beaucoup de mails et de demandes de mamans qui désiraient de la nourriture halal pour leurs enfants. Nous nous sommes engouffrés dans la brèche en 2008. Désormais, nos petits pots halal seront dans les rayons de Carrefour, Casino, Auchan et Leclerc dans quinze jours», explique Mamoune Bennis, responsable export à Agro Food, groupe, basé à Marrakech. [...]

En France, le halal représente un marché estimé à 7 millions de consommateurs musulmans. Soit un secteur quatre fois plus important que la nourriture bio. Il est estimé à plus de 5 milliards d’euros et la France se place d’ailleurs devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. L’institut d’études économiques privé Xerfi prévoit pour cette année une progression des ventes de 9 % dans la grande distribution.

20 minutes

Pierre Birnbaum : «La République et le Cochon». «Saurons-nous freiner cette marche à la réethnicisation de la France ?» (MàJ)

L’historien Pierre Birnbaum revient sur le refus de la République d’admettre les rites et comportements religieux publics au nom de l’universalisme. Il plaide pour ce que les Québécois nomment l’«accommodement raisonnable» et pour un «pluralisme respectueux de la laïcité».


[Addendum 07/04]  «Un bon républicain doit-il manger du cochon ?». Pierre Birnbaum est interviewé par Marianne. Extraits.

Fort heureusement, les autorités de l’Eglise catholique du pays tiennent et restent fidèles à leur position pluraliste, l’Eglise ne se revendique plus comme l’unique porteur de l’identité française. La question est de savoir si nous saurons freiner cette marche à la réethnicisation de la France.

On assiste à une espèce de rencontre imprévue entre ce déclin de l’Etat que je décrivais et la présence d’une population musulmane importante, liée à l’immigration et au passé colonial de la France. Soyons très prudents sur ces affaires parce qu’on est quand même souvent dans l’ordre du fantasme pur. […]

Notre pays va devoir trouver des «accommodements», comme disent les juristes canadiens, afin de rendre la situation vivable. Cela ne pourra se faire que dans le respect des valeurs des uns et des autres sur la base d’un socle républicain qu’il faut renforcer. […]

Marianne

Au nom de l’universalisme s’impose un modèle unique, très français, qu’on pourrait dire culturellement «catholaïque» jusque dans ses formes les plus anticléricales ou irréligieuses. La République a parfois des réflexes d’Église.

Pierre Birnbaum traite ici d’un des paradoxes de la laïcité française : le refus d’admettre, au nom de l’universalisme, les rites et les comportements religieux publics, même lorsque ceux-ci n’impliquent aucun prosélytisme.

Ainsi de la polémique déclenchée en février 2012 par Marine Le Pen autour de la viande halal, dont l’intensité fut telle que François Fillon, Nicolas Sarkozy puis François Hollande la relayèrent. Le candidat socialiste promit solennellement qu’il s’opposerait, une fois élu, à ce que la nourriture halal entre dans les cantines scolaires.

L’inepte provocation antimusulmane des fêtes «saucisson et pinard» avait servi de prélude.

Le cochon fait donc son retour dans la symbolique française. Des banquets de la IIIe République jusqu’au sanglier d’Astérix, en passant par la solide convivialité paysanne, voici un mets véritablement «gaulois» que les juifs et les musulmans feraient l’injure – selon certains – de ne pas partager avec la majorité de leurs concitoyens tout comme ils persistent à suivre un calendrier religieux différent de celui dont notre société sécularisée a hérité du christianisme, etc.

Il s’agit non pas de fulminer des interdits ou des exclusions mais de pratiquer au cas par cas, sans nuire au bon fonctionnement collectif, un «pluralisme respectueux de la laïcité»

Avec une érudition fine et vive, Pierre Birnbaum rouvre le dossier. Il revient à Voltaire, qui, tout à sa lutte contre l’Église, s’en prend violemment aux rites et prescriptions des juifs en des termes caricaturaux que l’on utilise aujourd’hui contre l’islam. Dès lors se noue une contradiction que la Révolution, la déchristianisation puis la laïcité républicaine élaborée au cours du XIXe siècle ne parviennent pas à surmonter.

Le JDD

Du porc dans les lasagnes chez Ikea

Manger chez Ikea peut s’avérer risqué. Après le retrait de boulettes de bœuf contenant du cheval et de tartes au chocolat présentant des traces de matières fécales, les magasins d’ameublement suédois ont annoncé avoir retiré de leurs rayons des lasagnes surgelées contenant du porc. Ces lasagnes, normalement à l’élan, ont été vendues uniquement dans des pays européens mais pas dans le «monde musulman» a précisé Ikea.

Les quelque 17.600 lasagnes qui étaient en rayons ont été retirés après la découverte par un laboratoire belge de la présence d’1% de porc dans la viande d’élan. Selon la porte-parole du groupe, la contamination proviendrait du fournisseur suédois Dafgaard, qui produisait «de la viande de boeuf et de porc dans la matinée et de la viande d’élan l’après-midi».

20 Minutes

Laïcité dans l’entreprise : Un imbroglio juridique

L’arrêt sur la crèche Baby-Loup a ravivé un débat : doit-on et peut-on introduire une obligation de neutralité dans le secteur privé ? Un texte imposerait l’interdiction des signes religieux aux seuls établissements s’occupant de la petite enfance qui reçoivent des fonds publics. Sans résoudre le problème de fond.

L’affaire Baby-Loup et ses éventuelles traductions législatives risquent de ne pas répondre à de multiples autres revendications religieuses dans l’entreprise : horaires aménagés, jours de congé, jeûne…

Dans le secteur public, une telle obligation existe pour les fonctionnaires et les agents de services publics (personnel hospitalier, etc.). Par ailleurs la loi du 15 mars 2004 a interdit «les signes religieux ostensibles» dans les établissements scolaires. Dans le privé, la situation est tout autre. Selon le Préambule de la Constitution de 1946, «nul ne peut être lésé dans son travail ou dans son emploi en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances». Quant au Code du travail, il précise que le règlement intérieur de l’entreprise ne doit pas introduire de «discriminations à raison des mœurs, des opinions ou de la religion de salariés». Autant dire que la voie est étroite. […]

Ne pas envisager d’interdiction large des signes religieux dans le secteur privé permet d’éviter l’écueil de l’inconstitutionnalité. En effet, la liberté religieuse étant garantie par la Constitution, on ne peut lui apporter de limites absolues. «Dans cette matière, on est sur la ligne de crête», résume-t-on au Conseil constitutionnel, tout en rappelant que toute limitation devra être «proportionnée» au but recherché. L’autre étape à franchir sera enfin celle de la Cour européenne des droits de l’homme dont la jurisprudence est, en fait, assez évolutive sur le sujet. […]

Le Figaro