Portrait : Taubira, «l’ancienne militante indépendantiste extrémiste devenue une notable molle des Radicaux de gauche» …

Le politologue Alexandre Vatimbella revient sur le parcours politique de la Garde des Sceaux, ancienne indépendantiste guyanaise devenue égérie du mariage gay. Et si Christiane Taubira n’était finalement qu’une bulle médiatique ?

Christiane Taubira est restée, pendant des années, un ovni politique multipliant les déclarations à l’emporte-pièce, les positionnements incongrus et collectionnant les échecs électoraux.

Quand une ministre affirme n’avoir pas été mise au courant d’une affaire qui concerne son domaine d’intervention alors que des documents existent pour prouver le contraire, cela s’appelle, au mieux, une gaffe politique.

Quand une ministre brandit des documents pour prouver sa bonne foi devant une flopée de journalistes et une multitude de caméras et que ceux-ci démontrent le contraire de ce qu’elle est en train d’affirmer, cela s’appelle, au mieux, une gaffe politique.

Quand les deux gaffes sont commises par la même ministre sur une même affaire, cela s’appelle au mieux une faute politique, au pire un mensonge. […]

Déjà, son arrivée à la tête du ministère de la justice avait déjà été une réelle surprise pour ne pas dire comprise comme une erreur de casting de la part de François Hollande et qui étonna jusqu’à ses propres amis. […]

Sans aucune référence à faire valoir pour ce poste, elle multiplia les bourdes et les déclarations à l’emporte-pièce se mettant à dos nombre de professionnels de la justice, jusqu’à ses collaborateurs de son cabinet où le turn-over fut particulièrement important.

Qu’on se rappelle, par exemple, cette déclaration d’un député socialiste dans Le Monde la qualifiant de «dernier phare de la gauche dans la brume» (sic). Ou de la défense lyrique de l’écrivaine Christine Angot dans Libération demandant à François Hollande de la nommer premier ministre…

Politiquement parlant (et si aucune nouvelle révélation ne la fragilise), son départ serait un coup dur pour Hollande.

D’une part parce que Taubira est ce poids lourd évoqué plus haut mais aussi elle est ce symbole que nous avons expliqué pour de nombreux électeurs de gauche. Son renvoi serait perçu par ceux-ci comme le lâchage inadmissible de celle qui a affronté face à face la droite et l’extrême-droite ainsi que tous les populismes fascisants. Une reculade quasi-impossible en ces temps de tensions politiques et d’échéances électorales où l’on doit envoyer des gages à son propre camp. […]

Reste que ces gaffes à répétitions ne sont peut-être pas des affaires d’une extrême gravité mais elles démontrent une nouvelle fois l’amateurisme extrême d’une partie de l’équipe au pouvoir, ce qui jette un doute raisonnable sur ses capacités à réellement gérer les affaires du pays…

Le Figaro

« Christiane Taubira «mariée» à un « terroriste » : «l’intox de Marine Le Pen»

Comparez le titre et le contenu de l’article.

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Dans une interview accordée jeudi à Lor’Actu, Marine Le Pen récidive et remet en cause la légitimité de Christiane Taubira au sein du gouvernement. La présidente frontiste accuse même la garde des Sceaux de « prendre des cours de terrorisme ».

(…) « Cette ministre de la Justice n’a aucune compétence. Ce n’est pas dans sa formation d’être chargée de la Justice au sein de ce gouvernement », déclare-t-elle à propos de la polémique sur les écoutes de Nicolas Sarkozy. La présidente frontiste en profite pour accuser une nouvelle fois la ministre d’être liée au terrorisme : « Christiane Taubira est contraire à sa fonction républicaine. Elle est mariée à un homme qui a été condamné pour terrorisme. Elle a pris des cours avec lui… « .

Marine Le Pen confond « mari » et « ex-mari »

Mais d’où viennent ces accusations ? L’information sur le passé terroriste du mari de Christiane Taubira a déjà été relayée par de nombreux sites d’extrême droite. Elle s’appuie également sur un entretien accordé par la garde des Sceaux à Paris Match. « Je suis toujours amoureuse de mon mari. Sauf que, dans mon mental, il n’est pas concevable que je revive avec lui », déclarait-elle à l’hebdomadaire.

La ministre évoquait ainsi son passé avec Roland Delannon, ex-leader indépendantiste guyanais avec qui elle a eu quatre enfants. Cet homme a en effet été condamné dans les années 80 à 18 mois de prison (qu’il a purgés à la prison de la Santé à Paris) pour avoir préparé un attentat – qui a échoué – contre une installation pétrolière. Mais, contrairement à ce qu’affirme Marine Le Pen, Roland Delannon, resté vivre en Guyanne, n’est plus marié à Christiane Taubira. Il lui en voudrait d’ailleurs toujours et l’appellerait « Madame Taubira », selon l’Express. Interrogée au Grand Journal de Canal + jeudi, la garde des Sceaux a dit ne « pas avoir de temps à perdre » à porter plainte contre Marine Le Pen. Une chance pour l’élue frontiste qui aurait bien du mal à prouver « ces cours de terrorisme ».

Metronews

Les petites virées des détenus guyanais

Les condamnés en fin de peine se jouent de la surveillance relâchée de la prison de Rémire-Montjoly. [...]

Hebergeur d'image

Dans le département d’origine de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, trois prisonniers se sont offert récemment une petite virée à l’extérieur du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, a appris Le Figaro. «Le 14 juillet, vers 15  h 30, un collègue posté sur un mirador a remarqué trois détenus qui escaladaient le mur d’enceinte pour réintégrer l’établissement», raconte Diokine Gomis, secrétaire départemental du syndicat FO-pénitentiaire. «Il semble qu’ils soient sortis régler des comptes, car la femme de l’un d’entre eux avait été frappée, poursuit ce surveillant. Au passage, ils ont rapporté une bouteille de whisky, une autre de vodka et deux téléphones portables. Ils auraient tout aussi bien pu ramener des armes…» [...]

Selon lui, ce n’est sans doute pas la première fois que des détenus s’octroient ce genre d’excursion. Le quartier de semi-liberté se trouve en effet un peu à l’écart des autres bâtiments et il n’y a pas de «concertina» (du fil barbelé tranchant) sur les murs alentours. «L’agent qui a remarqué les évadés était posté à près de 150 mètres de là, précise le surveillant. [...] Le syndicat réclame donc une surveillance permanente: «Il faut que l’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice prennent leurs responsabilités.»

Un cadre de la prison, sous couvert d’anonymat, relativise les faits survenus. «Ce centre de semi-liberté est tenu à des règles de surveillance moins strictes. Ce sont des détenus en fin de peine et au profil sélectionné, assure-t-il. S’ils n’étaient pas là, ils seraient dehors avec un bracelet électronique, le système fonctionne sur la confiance.» Il glisse toutefois que l’installation de fils barbelés sur les murs a été programmée «pour que d’autres détenus n’aient pas la même idée», mais qu’il y a «d’autres priorités plus urgentes» que de renforcer les effectifs de surveillance en semi-liberté… [...]

Le Figaro

Trois ans ferme pour l’ex-ministre Léon Bertrand

Léon Bertrand, ancien ministre UMP du Tourisme de 2002 à 2007, a été condamné jeudi à trois ans de prison ferme dans une affaire d’attribution illégale de marchés publics en Guyane, par le tribunal correctionnel de Fort-de-France (Martinique), siège de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) dont dépend la Guyane.

(…) Libération

(Merci à Desiderata)

 

(

Taubira : « Je ne conçois pas qu’on renonce au principe même de la souveraineté » (vidéo)

Archive vidéo Juin 1993

« Nous avons une histoire, nous avons une culture. Je ne suis pas venue à l’Assemblée nationale pour défendre l’indépendance de la Guyane mais je ne vais pas cracher sur mes propres fantasmes. Je ne conçois pas qu’on renonce au principe même de la souveraineté.

Reconnaître que la Guyane, c’est ailleurs qu’en Europe, physiquement, culturellement, historiquement, c’est flirter avec l’idée d’une souveraineté.» (Extrait de la vidéo ci-dessous)


Merci LittleTiger

Justice : Christiane Taubira, son pays et Paris

Dix jours après l’assassinat de Jacques Nacer, Manuel Valls et Christiane Taubira reviennent en Corse ce dimanche. Après des débuts difficiles, la garde des Sceaux impose peu à peu son style. Mais chez elle, à Cayenne, certains voient dans son ascension un reniement de ses engagements passés. Enquête sur une Guyanaise si proche et si lointaine. (…)

L’Express

Guyane française : « Ici c’est la guerre civile »

[extraits] Éric Mauriès, prof de sports, vit depuis sept ans en Guyane. Il aime le département mais la spirale de la violence l’inquiète. Il est en train de monter un collectif contre l’insécurité.

« J’entends des gens dire qu’il faut monter des milices. (…) Tous les jours, il se passe un truc ici et je ne vois rien bouger. Et ce n’est sûrement pas en montant des milices qu’on va régler le problème. »

« J’entends des gens dire qu’il faut monter des milices. On sent que les gens sont à bout »

[journaliste] Qui parle de milices ?
« Ce sont des choses qu’on entend ici. On sent que les gens sont à bout. Pratiquement tous les gens que je connais ont été victimes de cambriolage. J’ai l’impression qu’il y a une volonté d’étouffer ce qu’il se passe pour ne pas affoler les gens et puis aussi parce qu’il n’y a pas de moyens. (…) »

« Il y a une volonté d’étouffer ce qu’il se passe pour ne pas affoler les gens »

« Ici c’est la guerre civile. Ce sont les mots que j’entends. Si on ne fait rien, ça va finir par des homicides. Ça ne peut plus continuer comme ça. (…) On a l’impression en tout cas qu’il y a une volonté que les faits de délinquance ne se sachent pas, la volonté de ne pas faire de vague parce que c’est mauvais pour la fusée. Mais les personnes qui travaillent dans le spatial sont elles aussi victimes de la délinquance. (…) Ce que me disent les gens, c’est qu’on est abandonné, même par les gendarmes, même par la justice.

« On est abandonné, même par les gendarmes, même par la justice. »

(…) En fait, il n’y a pas beaucoup de choses qui sont faites pour occuper les jeunes. On ne va pas que punir non plus.

Source - merci wersus

Guyane : deux militaires tués

Deux militaires des commandos du 9e RIMa ont trouvé la mort en Guyane, dans la région de Dorlin, dans une opération conjointe entre l’armée et la gendarmerie contre l’orpaillage clandestin. Deux gendarmes ont été grièvement blessés lors de cet accrochage.

Un peu plus tôt, vers 10 heures locales, un hélicoptère de la gendarmerie avait été pris sous un feu nourri qui avait blessé un gendarme à la cuisse.
Cet appareil participait à une opération de sécurisation de la zone devant permettre l’installation progressive d’une société minière légale dans cette région. «C’est comme si quelqu’un avait vidé le chargeur de son pistolet sur l’hélicoptère», a rapporté un témoin. Il y a eu au moins six impacts de tir sur l’appareil.

«Ils sont tombés dans une embuscade»

Vers 13 heures locales, les autorités décidaient de déposer à quelque 2 km de l’incident une douzaine de gendarmes et 18 à 20 militaires. Après avoir marché une centaine de mètres sur un sentier bordé de forêts, ils ont essuyé un feu nourri. «Ils sont tombés dans une embuscade», a assuré la préfecture. Les deux militaires et les deux gendarmes touchés étaient en tête du groupe.

Un premier militaire est mort sur place durant l’opération et un deuxième des suites de ses blessures. L’un est un caporal-chef de 32 ans, père d’un enfant, l’autre un adjudant de 29 ans. Le pronostic vital des deux gendarmes blessés n’est pas engagé, a assuré le colonel Didier Laumont, commandant de gendarmerie de la région. Le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, se rendra sur place jeudi matin pour «rendre hommage aux deux militaires tués et se rendre au chevet des blessés», selon son ministère.

Un dispositif visant à éradiquer l’orpaillage clandestin

Dorlin est un haut lieu isolé de l’orpaillage clandestin de Guyane, depuis près de vingt ans, sans accès terrestre depuis le littoral. Il se situe sur l’immense territoire de la commune de Maripasoula (18.000 km carrés). Le dispositif Harpie, mis en place en 2008 et faisant suite à l’opération Anaconda, a pour mission d’éradiquer l’orpaillage clandestin et associe le parquet, la gendarmerie, l’armée, la police aux frontières, la douane et l’Office national des Forêts.

En janvier dernier, dans cette même région, de Guyane quelques heures avant la visite de Nicolas Sarkozy, des heurts entre bandes armées avaient fait cinq morts avérés – leurs corps ont été retrouvés – et « vraisemblablement un 6e », avait indiqué le parquet sur la base de « témoignages concordants ». Le sixième corps aurait été jeté à Dorlin au fond d’un puits clandestin de l’orpaillage et n’en a, depuis, jamais été extirpé.

Le Parisien

Guyane : Le haut fonctionnaire lui aurait imposé des relations sexuelles contre l’obtention d’un titre de séjour

Un haut fonctionnaire en Guyane a été mis en examen pour viols, agressions sexuelles et corruption passive. Il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion.

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La nouvelle a fait l’effet d’une bombe en Guyane. Le numéro 2 de la sous-préfecture de Saint-Laurent du Maroni a été incarcéré il y a quelques jours. Christian Dorival, 53 ans, secrétaire général de la sous-préfecture, a été mis en examen pour viols, agressions sexuelles, harcèlement sexuel, et corruption passive. Des faits qu’il nie en bloc selon son avocat, Me José Lobeau. Il est en détention provisoire depuis le 8 mars dernier, et sa remise en liberté lui a été refusée ce mardi. Celle-ci sera réexaminée le 20 mars prochain par la chambre de l’instruction.

Tout a commencé en janvier dernier, lorsqu’une jeune femme de nationalité étrangère dépose plainte contre lui.

Elle affirme que le haut fonctionnaire lui aurait imposé des relations sexuelles contre l’obtention d’un titre de séjour.

« L’enquête a permis de recueillir par la suite le témoignage de plusieurs jeunes femmes de nationalité étrangère qui relatent avoir dû céder aux avances du mis en examen pour obtenir la régularisation de leur situation administrative », explique le procureur de Cayenne. « Des dénonciations » confortées par « l’audition des personnels féminins subordonnés de Christian Dorival », qui elles sont six à avoir porté plainte pour harcèlement sexuel.

Au total, ce sont dix plaignantes aujourd’hui qui se sont manifestées contre Christian Dorival. De source proche du dossier, l’une des plaignantes était âgée de 17 ans au moment des faits présumés, qui se seraient déroulés entre 2009 et 2012. (…)

France Soir

Gendarmes passés à tabac à Kourou : prison ferme pour les trois agresseurs

Trois gendarmes qui n’étaient pas en service ont été frappés par une meute de jeunes adultes devant une discothèque, la semaine dernière. Jugés hier, trois hommes ont été condamnés à de la prison ferme.

Nous sommes devant la boîte de nuit le Vieux Montmartre à Kourou, dans la nuit de vendredi 10 à samedi 11. Trois jeunes gendarmes auxiliaires qui ne sont pas en service, et donc en civil, sortent de l’établissement. (…)
Ce qui semble acquis, c’est que des jeunes Kourouciens auraient reconnu en ces trois personnes qui sortaient de la discothèque des « babylones » .
C’est la substitut du procureur, Marie-Noëlle Collobert, qui a expliqué le terme. Dans le lexique rasta, « c’est d’abord un système totalitaire et par extension un gendarme ou un policier » .
Bref les trois gendarmes, dont il a été rappelé au tribunal par la voix du juge qu’ils « avaient le droit de sortir et de s’amuser comme tout le monde » , ont été tabassés par un groupe de jeunes.
Combien étaient-ils au total ? On ne sait pas. Six, sept, huit, peut-être davantage. Les coups pleuvent. Un des trois militaires se retrouve au sol. La meute continue de lui donner des coups de pieds. Il risque aujourd’hui de perdre l’usage de l’oeil gauche.
Au cours de la bagarre, un couteau aurait été sorti. L’audience d’hier n’a pas permis d’éclaircir ce point. En tout cas, les gendarmes, choqués par cet épisode de violence gratuite, veulent rentrer au plus tôt dans l’Hexagone.
Seuls trois des agresseurs étaient jugés au tribunal hier. Ils ont été décrits comme les responsables de la rixe. Frantz Dessalines, un Haïtien de 18 ans, a commencé par s’excuser auprès des deux gendarmes présents dans la salle (le troisième a fini sa mission). John Rozemblad, jamais condamné jusqu’ici, Guyanais de 35 ans, père de deux enfants, explique que les gendarmes étaient ivres. (…)
Andy Alekie, après moins d’une heure de délibération, a été condamné à sept mois de prison ferme ; John Rozemblad à cinq mois ferme et Frantz Dessalines à un mois ferme. Ils ont été incarcérés.

Guyane: un homme et son fils poursuivis pour avoir tué un braqueur présumé

Un chef d’entreprise guyanais exerçant dans le BTP et son fils ont été mis mercredi en examen pour «homicide volontaire» après à la mort d’un des présumés braqueurs de leur domicile, dimanche soir, a-t-on appris de source judiciaire.

D’après une source proche de l’enquête, quatre braqueurs armés ont fait irruption dimanche soir au domicile du chef d’entreprise guyanais, Franck Louison, frappant violemment son épouse.
Selon des circonstances qui restent à éclaircir, après que les trois premiers malfaiteurs eurent pris la fuite, une bagarre a éclaté entre le quatrième braqueur, d’un côté, Franck Louison et son fils Franklin, de l’autre. «Le quatrième braqueur a reçu des coups à la tête. Il est ensuite décédé», a indiqué une source proche de l’enquête.
«Nous étions en train de nous défendre. Je voulais sauver ma famille», a indiqué mercredi le chef d’entreprise». (…)