Manifestation «pro-circoncision» à Berlin

Plusieurs centaines de manifestants en majorité juifs mais aussi musulmans et chrétiens se sont rassemblés aujourd’hui à Berlin pour protester contre une décision judiciaire rendant le rite religieux de la circoncision passible de poursuites pénales.

C’est complètement incompréhensible que des familles juives en Allemagne ne puissent pas faire circoncire leurs jeunes garçons. (Guido Westerwelle)

Parmi les quelque 500 manifestants, certains étaient drapés dans des drapeaux israéliens, d’autres portaient les habits traditionnels des juifs orthodoxes pour ce rassemblement sur la place Bebel, connue à l’époque nazie pour les autodafés de livres, qui y avaient été organisés. Une banderole brandie par les protestataires accusait l’Allemagne de redevenir un «pouvoir colonial».

En juin, le tribunal de grande instance de Cologne a rendu publique une décision selon laquelle l’ablation du prépuce pour motif religieux relevait de coups et blessures volontaires, et était donc passible de poursuites pénales. L’incertitude juridique provoquée par cette décision a créé une vaste polémique dans un pays qui compte quelque 4 millions de musulmans et plus de 200.000 juifs, deux communautés pratiquant la circoncision.

A l’appel des députés allemands, le gouvernement fédéral doit prochainement légiférer à ce sujet. Des diplomates allemands ont admis que le jugement de la cour de Cologne s’était avéré «désastreux» pour l’image internationale de l’Allemagne, étant donné son passé nazi et l’indignation qu’il avait provoquée en Israël et dans les pays musulmans. Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle s’est dit «très préoccupé» par cette affaire qui est «absolument incompréhensible pour l’étranger», dans des déclarations au magazine Focus.

Le Figaro (Merci à SaintJores50)

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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