Guerre au Mali : « des islamistes se sont rasés la barbe, ils peuvent intervenir n’importe où » (audio)

Attentats-suicides et affrontements ont ensanglanté Tombouctou ce week-end.

C’est peut-être le début d’une nouvelle offensive des islamistes. Ils se sont retirés devant l’armée française pour éviter les chocs frontaux. Et reviennent maintenant en choisissant la stratégie des attentats. D’autant qu’ils sont maintenant difficiles à identifier explique Pierre Cherruau, rédacteur en chef du site Slate Afrique.

France Info

Mali : Selon la préfecture, le djihadiste arrêté au Mali n’a jamais travaillé dans la police (Màj)

Contrairement à ce qu’affirme sa soeur, la police nationale n’a jamais compté dans ses rangs le djihadiste français arrêté au Mali au début du mois, assure la préfecture de Grenoble. (…)

L’Express

Nous avons retrouvé la sœur de Djamel, 37ans, le combattant islamiste fait prisonnier début mars au Mali. Elle confie sa colère et estime que son frère a «trahi» la France.

C’est un témoignage rare, car le sujet est sensible. Sonia*, la sœur d’un jihadiste français arrêté il y a quelques jours dans le nord du Mali, a décidé de sortir du silence. Révoltée par le comportement de son frère, elle confie sa colère et son incompréhension. Djamel, 37 ans, a été arrêté les armes à la main par l’armée française; Au terme d’un parcours étonnant. Car avant d’aller combattre aux côtés des islamistes du Mali, il a servi dans les rangs de la police nationale. (…)

Le Parisien

Le légionnaire au foulard aurait été rapatrié et puni de 40 jours d’arrêt

La photo d’un légionnaire en service au Mali et portant un foulard représentant une tête de mort avait causé grand bruit dans certains médias, poussant la hiérarchie militaire à réagir.

http://img198.imageshack.us/img198/1373/lefoulardprotegeaitleso.jpg

L’information circule depuis plusieurs jours sur des blogs et sites de revues spécialisés dans les questions de défense : le légionnaire du 1er REC d’Orange pris en photo au Mali alors qu’il portait un foulard représentant une tête de mort a été rapatrié en France et puni de 40 jours d’arrêts. (…)

Une décision qui ne passe pas auprès de certains anciens légionnaires. Un d’entre eux a fait part de son indignation à Midi Libre Gard rhodanien : « il n’y a pas eu mort d’homme, un blâme aurait été suffisant ». (…)

Midi Libre

Mali : guerre pour la démocratie ou pour Areva ?

Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays.

Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions « religieuses », battent toute personne dont le comportement ne leur plaît pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent – en particulier des femmes – pour des broutilles ou même pour rien.

Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.

Qui croira qu’il s’agit de sécuriser la région ?

Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence « démocratique » ?

De même, qui croira qu’il s’agit de « sécuriser la région » ? En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.

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Rue89