Après les raids israéliens sur Damas, les Occidentaux craignent que le conflit ne soit déjà en train de gagner les pays voisins, et s’interrogent de plus en plus sur la livraison d’armes à l’opposition syrienne.
guerre
Mali : les troupes de la Cédéao « totalement incapables », juge le Pentagone
Les contingents des pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest envoyés au Mali constituent une « force totalement incapable » qui « n’a pas été à la hauteur », a déclaré mardi 9 avril un haut responsable du Pentagone, Michael Sheehan. « A ce stade, la force de la Cédéao n’est capable de rien. (…) Ca doit changer », a critiqué le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité lors d’une audition au Sénat.
La force africaine est constituée d’environ 4 300 soldats de pays membres de la Cédéao, notamment du Togo, du Sénégal, du Bénin, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, auxquels s’ajoutent 2 000 militaires tchadiens (non membres de la Cédéao) et quelque 4 000 soldats français.
OPÉRATION FRANÇAISE « ABSOLUMENT EXCELLENTE »
Le responsable du Pentagone a en revanche salué l’opération française, qui a été selon lui « absolument excellente ». « Les Français ont réagi très vite et ont très rapidement repoussé AQMI au-delà du fleuve Niger, repris le contrôle des villes du Nord », a salué M. Sheehan. « Maintenant la France est en train de se concentrer sur la traque des membres d’AQMI et leur élimination du champ de bataille », a-t-il observé.
61% des Français sont opposés à la livraison d’armes aux rebelles syriens
Seuls 26% soutiennent cette idée. Le scepticisme se trouve plus largement chez les sympathisants de droite qu’à gauche.
«2 minutes pour la Syrie» : Propagande de guerre sur France Télévisions (vidéos)
A la télé, vous avez assisté à la multiplication de clips larmoyants sur la situation en Syrie ces derniers jours ? Voici qui sont ses commanditaires et ses relais…
Libération s’associe à l’audiovisuel public et aux sites internet du Nouvel Observateur, de Rue89, Mediapart et Dailymotion afin de relayer chacun de ces épisodes, jusqu’au 15 mars, date d’une nouvelle «vague blanche» pour commémorer le début de l’insurrection dans le pays.
Cette manifestation, organisée par plusieurs ONG, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et Amnesty International, invite à se rassembler ce jour-là, à Paris et dans plusieurs villes du monde, à 19 heures précises, avec un tissu blanc sur lequel est inscrit le mot «stop».
Des militants de Sharia4Belgium combattent en Syrie
Plusieurs anciens membres et sympathisants de Sharia4Belgium combattent en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad, rapporte De Standaard lundi, sur base d’informations des services de renseignements belges.
Une septantaine de jeunes Belges est partis pour la Syrie. La plupart d’entre eux proviendrait de l’entourage de l’organisation démantelée Sharia4Belgium, selon les informations d’une enquête judiciaire en cours pour terrorisme ouverte en 2012 contre l’organisation. L’enquête avait démarré lorsqu’il est apparu que des sympathisants du mouvement étaient actifs au Yémen et en Tchétchénie.
Selon les services de renseignement, ces jeunes ne combattent pas aux côtés de l’ASL (Armée Syrienne Libre) mais avec les islamistes radicaux et les rebelles salafistes. La majorité d’entre eux serait originaire d’Anvers, Vilvorde, Bruxelles et Malines. Les services de renseignement craignent le retour au pays de ces jeunes après un entraînement militaire.
Un légionnaire français : Lettre posthume à mon fils
Un légionnaire français a été tué au Mali. L’occasion pour Philippe Baillé, officier rentré d’Afghanistan récemment, de revenir sur la notion de « la mort pour rien ». En 2012, avant de s’envoler pour Kaboul, ce commandant avait écrit une lettre à remettre à son fils en cas de mort au front.
« Mon fils, je suis mort d’abord parce que j’ai choisi de m’engager en acceptant que cela puisse arriver. M’engager pour mon pays, pour des valeurs, m’engager tout entier, de tout mon coeur. Je suis mort car c’est l’accomplissement ultime de la mission, je suis mort car cela fait partie du job.
La vie pour un militaire est comme un manteau. On la laisse au vestiaire à l’entrée du spectacle en espérant pouvoir la reprendre en partant… Quelquefois, le spectacle ne se termine pas comme on l’aurait souhaité et le manteau reste au vestiaire… La mort fait partie du paquetage du militaire. C’est pour cela que l’on a une place spéciale dans notre société. Nos dirigeants le savent bien. On le fait librement et volontairement, sans jamais rien dire.
Tu dois savoir aussi que ceux qui décident sont toujours critiqués et qu’il est facile de leur faire des reproches. Je sais que nos morts changent nos chefs et que celui qui nous côtoie en est à jamais changé car la mort et la guerre ramènent à l’essentiel.
Alors suis-je mort pour rien? Pour moi, ce « rien »-là est déjà honorable. Aujourd’hui, les gens sont en quête de tout, ils veulent la gloire, la richesse, la célébrité… Ils veulent le bonheur à tout prix. Moi je ne veux pas de cette « gloire »-là. Je ne veux pas être présenté comme une victime au journal télévisé entre deux approximations. Si tel devait être le cas, je préfère mourir dans l’ombre, dans l’intimité de mon engagement. Aujourd’hui un autre soldat me remplace déjà, je lui ai d’ailleurs transmis le flambeau de ceux qui sont prêts à mourir pour « notre rien ».
Je te demande de ne pas en vouloir à celui qui m’a tué, à condition qu’il l’ait fait avec honneur. Si c’est au combat, c’est un soldat qui mérite qu’on le respecte. Si c’est un terroriste prêt à toutes les bassesses pour frapper aveuglément, c’est un lâche qui ne mérite même pas ton mépris. Lui aussi a sans doute un fils et il sait ce qu’il en coûte de priver un fils de son père. Je ne peux pas croire qu’il l’ait fait à la légère. Il ne l’a pas fait pour rien. C’est pour cela qu’il faut être bien sûr du sens que l’on donne à sa vie avant de s’engager dans l’armée. C’est le seul moyen d’éviter que notre rien ne soit vide de sens.
Dernière chose : ta maman, triste mais fière, accepte déjà cet ultime départ loin de vous. Pourquoi? Parce qu’elle le savait, elle l’avait déjà accepté avant même que la mort ne vienne me prendre. Elle m’en avait fait la promesse le jour où on s’est juré d’unir nos destins. Elle te racontera et t’aidera à admettre l’incompréhensible : s’engager pour quelque chose de grand, quelque chose qui nous dépasse.
Merci Alexandra
Bernard Kouchner : « Le monde doit protéger Israël »
Le site Memri, spécialiste des médias du Moyen-Orient, publie des extraits d’une interview de Bernard Kouchner, diffusée sur la télévision satellitaire saoudienne Al-Arabiya.
Comment se fait-il qu’Israël ait le droit de posséder des armes nucléaires, mais pas l’Iran ? La réponse est toujours vague…
Bernard Kouchner : [Israël] n’a pas le droit de posséder des armes nucléaires, et personne n’a annoncé officiellement qu’Israël en détenait. En outre, d’autres pays, comme le Pakistan, n’ont pas officiellement déclaré [en posséder]. En théorie, le TNP devrait empêcher tous les pays signataires de produire l’arme nucléaire. Cela est contrôlé par l’AIEA, dont les quartiers généraux sont à Vienne.
Israël ne ressemble à aucun autre pays. Il est le résultat du massacre terrifiant de l’Holocauste, qui a été commis en Europe, pas au Moyen-Orient. [La création d'Israël] – avec l’autorisation de l’ONU – a permis aux juifs vivant en diaspora de retourner là où ils vivaient il y a 2 000 ans, ou un peu moins.
Si nous, dans le monde, avions le moindre sens de l’honneur ou les moindres valeurs morales, nous aurions continué de protéger ce pays. Ce qui, toutefois, ne signifie pas nécessairement soutenir la politique de son gouvernement.
L’existence d’Israël est importante pour tous dans le monde. Tous les pays ont voté pour la création d’Israël en 1947, y compris la Russie et les Etats-Unis. En conséquence, il est de notre devoir de le protéger.
Même aux dépens d’autres peuples ?
Bernard Kouchner :Non, pas aux dépens d’autres peuples, mais si une guerre, nucléaire ou conventionnelle, était imposée, il faudrait la mener. (…)
François Hollande prêt à buter les terroristes jusque dans les chiottes ?
Après la prise d’otages sur le complexe gazier d’In Amenas, alors que tous les gouvernements étrangers, de Washington à Tokyo, ont sévèrement critiqué l’opération menée par l’armée algérienne, François Hollande s’est montré très conciliant avec le gouvernement algérien : pour lui, l’Algérie « a eu les réponses adaptées». Peu importe que plusieurs dizaines d’otages aient été tués. Ainsi, nous découvrons ébahis que François Hollande apprécie des méthodes brutales dignes de Vladimir Poutine !
Pour un peu, il se dirait prêt à aller buter les terroristes jusque dans les chiottes !
Comme quoi, la guerre, ça vous change un homme.
Encore un petit effort et François Hollande, chef de guerre, n’aura plus la trouille au moment de nommer l’ennemi contre lequel nos troupes se battent. Car il est trop facile de ne parler que de « terroristes » , un peu comme on parle de « rebelles » en Syrie.
Encore un petit effort, donc, et il aura enfin le courage de préciser que les terroristes sont des islamistes et qu’ils se réclament de l’islam. N’en déplaise au Conseil français du culte musulman qui s’est félicité, dans un communiqué, que le Président de la République « évite de qualifier d’islamistes les éléments terroristes visés par l’intervention ».
Alors, à l’instar de Vladimir Poutine, qui est cohérent lorsqu’il ne veut pas aider les rebelles en Syrie mais propose son aide à la France au Mali, François Hollande désignera clairement l’ennemi sans craindre de froisser les uns ou les autres, et il commencera peut-être à ressembler, vaguement, à un chef d’État [...]
Plusieurs anciens membres et sympathisants de Sharia4Belgium combattent en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad, rapporte De Standaard lundi, sur base d’informations des services de renseignements belges.