Procès et jugement de l’attaque du RER D à Grigny : sursis et «avertissements solennels» (màj)

MàJ: Le jugement

Le tribunal pour enfants d’Evry a prononcé des peines allant jusqu’à 10 mois de prison avec sursis contre les adolescents qui avaient participé à une série d’attaques du RER D en gare de Grigny.
Cinq jeunes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, les autres ont reçu de la part du tribunal des avertissements solennels, une mesure de protection judiciaire ou 70 heures de travaux d’intérêt général.

Source Lefigaro.fr

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Près de 650 enfants « invisibles » à Grigny (91)

Selon la municipalité, l’écart entre les chiffres de l’Insee et la population réelle occasionnerait un manque à gagner de 2M€. « Ils sont là, présents dans nos écoles, pris en considération dans les comptes de l’Education nationale mais, dans les comptes de la population, ils sont transparents. Six cent cinquante élèves (NDLR : sur les 4750 que compte la ville), cela représente 2 groupes scolaires et demi », décrypte l’édile, qui a annoncé son intention de saisir la justice.

« Si l’Insee ne nous écoute pas et si l’Etat ne bouge pas, on fera avancer les choses par des recours devant les tribunaux. Nos enfants sont les grands oubliés, et une partie de leurs parents aussi », scande-t-il. En effet, le décalage Insee va plus loin que les scolaires. Si l’Insee, qui assume sa méthode de travail, compte très exactement 26860 habitants à Grigny, les impôts dénombrent, eux, 29393 individus. Et la Sécurité sociale, 29982. Cet écart de 3000 personnes, qui s’explique principalement par un nombre élevé de personnes sans papiers ou vivant chez des marchands de sommeil coûterait à la ville « près de 2 M€ par an de perte sèche de dotation de droit commun de l’Etat », estime Philippe Rio. « Ces 650 enfants, nous les accueillons dans les écoles comme tous les autres, ils vont à la cantine, aux activités. Cela a un coût pour nous. »

(…) Le Parisien

France. Rachid Santaki : «On est sur une poudrière !»

L’écrivain Rachid Santaki, né à Saint Ouen, évoque pour Marianne l’attaque du RER D en gare de Grigny le 16 mars dernier.

Comment réagissez vous à l’attaque du RER D en gare de Grigny le 16 mars dernier ?

Rachid Santaki. C’est à travers les médias, comme la plupart des gens que j’en ai entendu parler. La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est l’évolution des comportements par rapport aux années 90. […]Cela restait avant tout de l’intimidation. L’histoire du RER est différente. Par l’âge des agresseurs (onze mineurs et un seul majeur, âgé de 18 ans et dont le procès a été renvoyé au 19 avril), leur violence, leur nombre et le mode opératoire, une opération coup de poing à partir d’une cité. […]

Une des particularités de ces bandes tient à leur ethnicisation de plus en plus marquée…

Je travaille sur un nouveau livre consacré au gang d’Aubervilliers célèbre dans les années 80. Ce fût un des tous derniers ayant une certaine mixité. Maintenant la règle c’est moins la compétence criminelle que l’appartenance ethnique c’est vrai.

Grigny marque une date ?

En tout cas c’est très, très inquiétant. C’est catastrophique même. En beaucoup d’endroits la situation est explosive et les fermetures d’usine, PSA à Aulnay par exemple ne vont rien arranger. On vit actuellement sur une poudrière.

Marianne

La gare de Grigny fermée vendredi soir après des violences

D’importantes perturbations ont eu lieu vendredi soir sur le tronçon Juvisy-Corbeil du RER D. Selon plusieurs témoignages recoupés par Essonne Info, des groupes d’individus se sont mis sur les voies du RER à proximité des quais de Grigny-centre vers 20 heures.

Les trains se sont trouvés bloqués, et les forces de police sur place ont fait face à plusieurs personnes souhaitant en découdre. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés, et la gare a ensuite été totalement fermée aux voyageurs. (…)

Essonne Info

Grigny (91) : un homme mortellement fauché par une voiture après un contrôle de police

Un jeune homme de 24 ans a trouvé la mort mardi soir, vers 20 heures, à Grigny (Essonne) à proximité de la cité sensible de la Grande-Borne. Lors d’un banal contrôle, les policiers découvrent deux barrettes de cannabis sur lui. Il tente alors de leur échapper à pied.

En traversant la route, il est percuté à deux reprises par des voitures de particuliers. Les policiers, qui ne l’avaient pas poursuivi, lui ont porté les premiers secours. Le jeune homme, originaire de la commune voisine de Sainte-Geneviève-des-Bois, est décédé sur place malgré l’arrivée rapide des pompiers et du Samu.

(…) Le Parisien

Rediff, visite de la Grande Borne:

Grigny/La Grande Borne: classement en ZSP par Manuel Valls:

Grigny : ils célébraient leurs agressions dans des clips

« T’arrête pas au feu de ma ville, mec, si tu tiens à ta vie […]. T’arrête pas au feu, mets pas ton sac sur le siège passager, tu subiras un arraché. Ici, c’est la jungle. » Ce morceau de rap mis en ligne sur Internet par des jeunes de la cité de la Grande-Borne, à cheval entre Grigny et Viry-Châtillon, est aujourd’hui au cœur d’une affaire d’extorsion.

Hebergeur d'image

Le Black Automatik

Sept jeunes, dont des membres de ce groupe de rappeurs baptisé les Blacks Automatik, ont été déférés hier devant le parquet d’Evry. Si trois ont été remis en liberté faute de preuve, trois autres ont été placés en détention provisoire tandis qu’un dernier faisait l’objet d’une mesure d’éloignement. Car ils ne se contentaient pas d’écrire les paroles. Ils sont soupçonnés de les avoir mises en application.

Une trentaine de faits extrêmement violents commis « en bande organisée » depuis l’automne leur sont ainsi reprochés. Ces jeunes garçons, âgés de 15 à 19 ans, avaient un procédé bien rodé pour dépouiller essentiellement des femmes. [...]

Mais depuis plusieurs semaines, la violence s’était ajoutée aux vols à l’arraché. « Au moins dix des trente faits ont été assortis de violence physique. Des femmes ont été sorties du véhicule, traînées à terre et rouées de coups de pied et poing. [...]

Dimanche dernier, les voleurs à la portière s’en prennent à… une policière en civil qui passe par-là en voiture. Ils lui donnent plusieurs coups puis lui dérobent son téléphone. La victime prévient ses collègues postés non loin. Les deux malfrats, originaires de la cité, sont interpellés.

Mardi, cinq de leurs camarades étaient à leur tour interpellés. Chez plusieurs d’entre eux, des cartes bancaires, téléphones et MP4 étaient retrouvés. Leurs morceaux où ils chantaient leurs « exploits » font l’objet d’un blog. On y apprend que le groupe s’est monté en 2006. Ils y chantent la confection de bouteille de verre remplie d’essence, les armes de guerre qu’on trouverait dans le quartier et y donnent un message clair : « Ici, quand ça se complique, t’inquiète, on fait parler les douilles. » Depuis les arrestations, aucun vol n’a été commis cette semaine.

Le Parisien

Le blog des Black Automatik

Grigny (91) : un policier blessé au visage dans une cité

Un policier âgé de 34 ans a été sérieusement blessé jeudi soir au visage après avoir reçu un projectile lancé par des inconnus à proximité de la cité sensible de Grigny. Vers 20h50, quatre policiers ont été pris à partie alors qu’ils sécurisaient la gare RER situé au pied de la copropriété de Grigny 2, une cité de la commune nouvellement classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Selon le syndicat Alliance, une vingtaine d’agresseurs auraient lancé des pierres sur les policiers blessant l’un d’eux au visage.

(…) « Les jeunes des quartiers n’hésitent plus à s’en prendre aux forces de l’ordre, déplore le syndicat Unité-SGP 91. Ils n’ont plus peur d’être condamnés et ont un sentiment d’impunité.» Selon le syndicat, «tant qu’il n’y aura pas l’application stricte et nécessaire des lois, ces violences gratuites se reproduiront ».

Le parisien

Merci à Martin

Grigny (91). Victimes d’agressions, UPS ne livre plus de colis à la cité de la Grande-Borne

Victimes d’agressions, les employés du transporteur UPS ne mettent plus les pieds à la Grande-Borne. La cité de Grigny est la seule d’Ile-de-France à ne plus être desservie.

Les habitants de ce quartier sont invités à se rendre au centre de distribution de Chilly-Mazarin pour récupérer leurs colis acheminés par le transporteur UPS, qui ne se rend plus dans leur cité. Ils peuvent aussi rejoindre un chauffeur sur sa tournée dans une ville voisine ou bien fournir l’adresse d’un proche résidant ailleurs.

« Les livraisons sont interrompues suite à des attaques de véhicules et des agressions de chauffeurs », justifie-t-on chez UPS, sans donner plus de précision sur la fréquence et la gravité de ces faits de violence.

Le Parisien

Ballade à Grigny (91) La Grand Borne:
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Grigny (91). A la Grande-Borne, les commerçants sont à bout

Pressions, menaces, rackets, braquages, vols et, maintenant, cambriolages. Les commerçants installés sur la place du marché de la Grande-Borne appellent à l’aide. La boucherie, le primeur et, hier, le magasin Franprix ont été visités la nuit. « Entre nous, on se demande qui va être le prochain, soupire le gérant de la boucherie. Il nous faut absolument la vidéosurveillance sur la place et davantage de moyens pour la police ici. » Lundi, son commerce de viande a été victime d’un vol par effraction. Les cambrioleurs sont passés par la porte de la réserve et se sont emparés d’une caisse enregistreuse, ainsi que de son contenu. Le lendemain, le primeur s’est lui aussi fait dérober de l’argent après une intrusion nocturne. Et, hier, le magasin Franprix s’est fait voler des palettes de marchandises.

« Heureusement, les cambrioleurs sont restés dans le sous-sol, ils n’ont pas pu entrer dans le magasin, lâche le responsable. Nous sommes parfois obligés de laisser les voyous partir avec un chariot rempli de produits ou accepter leurs chèques sans provisions, sous peine de représailles. Ils nous disent : Si tu travailles, c’est grâce à nous. Si on ne leur cède pas, ils nous cassent notre vitrine. » En tout, Franprix a été victime de jets de projectiles sur sa devanture, de deux braquages en plein jour et donc, désormais, d’un deuxième cambriolage après qu’un homme s’est déjà introduit par la ventilation. Le tout en moins de six mois. Des faits confirmés par la police, qui s’abstient de tout commentaire. De l’autre côté de la place du marché de la Grande-Borne, la boucherie est, elle aussi, victime des jeunes du quartier. (…)

Le Parisien