Un pickpocket grassois condamné pour la 25e fois

David Hill, le président du tribunal correctionnel de Nice le note sans ironie, à l’adresse du prévenu : « Vous êtes un habitué des tribunaux. » Abdelkrim Matallah, un Grassois de 57 ans, acquiesce. Jeudi matin, il a volé un portefeuille à un touriste à la gare de Nice. Avec ce vol aggravé, il risque une vingt-cinquième condamnation.

[...] « J’ai toujours travaillé mais je n’ai pas de papiers, répond le prévenu.J’ai un CAP de mécanique, j’ai fait fraiseur, tourneur, ajusteur, serveur, je n’ai jamais été déclaré. »

« Pourquoi vous n’avez pas de papiers ? En étant né dans un département français en Algérie en 1955, Vous êtes français… », fait observer le magistrat. Nul n’a la réponse.

Abdelkrim Matallah n’a pas non plus d’explication à sa propension à voler : « C’est une spirale, un vice, une maladie. Si jamais j’avais une baguette magique, j’arrêterais tout de suite. Je n’ai aucune excuse votre honneur. » « M. le président ! », rectifie Me Jean-François Fouqué, son avocat.

David Hill ne croit pas à l’impréparation de ce vol à la tire. Les policiers non plus. Ils avaient repéré Abdelkrim Matallah en train de faire les cent pas sur le quai en attendant une proie facile. En l’occurrence un touriste qui avait placé son portefeuille dans la poche arrière de son pantalon. [...]

Le prévenu est finalement condamné à huit mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Abkelkrim Matallyah remercie le président. Il en a vu d’autres…

Nice Matin
(Merci à Osez voter FN)

Un homme égorgé mardi dans son appartement du centre-ville de Grasse

Mardi en début d’après-midi, Philippe Héricotte a été retrouvé égorgé dans son appartement du centre-ville de Grasse. La police municipale avait été prévenue par le frère de l’agresseur qui a été interpellé alors qu’il se trouvait assis sur le canapé, à côté de la victime.

L’objet qui a servi à égorger Philippe Héricotte n’a toujours pas été retrouvé par les enquêteurs.

Fortement alcoolisés, les deux frères, qui étaient logés chez la victime depuis plusieurs mois, ont passé la nuit en cellule de dégrisement avant d’être entendus mercredi matin par la police.

Nice Matin
(Merci à Bitume8)

Grasse (06). Inquiétant enlèvement d’une adolescente

Âgée de 14 ou 15 ans, elle aurait été kidnappée samedi soir vers 23 heures par deux hommes circulant au volant d’un Renault Express blanc, en plein centre-ville

C’est une scène à peine croyable mais très inquiétante qui s’est déroulée samedi soir à Grasse, en plein centre-ville, à l’emplacement de l’ancienne gare routière, place de la Buanderie. Il est près de 23 heures lorsqu’une jeune fille, apparemment âgée de 14 ou 15 ans, est abordée par un véhicule de couleur blanche – un Renault Express vraisemblablement – en très mauvais état, dont les vitres sont teintées.

À son bord, deux hommes dont l’un, le conducteur, est décrit comme un individu à la peau mate, portant un sweat-shirt noir à capuche et un bermuda de type hawaïen. Le visage en partie caché par un masque de chirurgien, il ouvre la portière de son utilitaire, s’approche de sa victime, lui applique un chiffon sur la bouche, sans doute pour éviter qu’elle ne crie, et la pousse de force dans l’habitacle. Les deux hommes, ensuite, démarrent en direction de Nice, en empruntant l’avenue Thiers.

[...] Pour l’heure, aucune piste n’est privilégiée : s’agit-il de faits touchant la communauté des gens du voyage, d’une affaire de proxénétisme, d’un simulacre d’enlèvement comme cela se pratique avant le mariage dans certaines religions, ou bien d’un kidnapping bien réel? [...].

Toute personne pouvant apporter des précisions sur cette affaire est priée de contacter le commissariat de Grasse au 04.93.40.91.91.

Nice Matin

Cannes : des trafiquants trahis par leur train de vie

Onze personnes soupçonnées d’organiser un important trafic de drogue dans la région de Grasse et de Cannes ont été placées en garde à vue, après huit mois de filatures. Une centaine de gendarmes de toute la région PACA ont été mobilisés pour interpeller lundi matin les 11 hommes sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Grasse. Ils pourraient rester en garde à vue durant quatre jours. [...]

Une villa et un appartement d’une valeur d’un million d’euros ont été saisis à Grasse, ainsi que 9 voitures de luxe. Les suspects, qui touchaient officiellement le RSA ou des salaires très modestes, menaient un « train de vie éloquent ». Ils dépensaient notamment beaucoup d’argent dans les restaurants, ont précisé les enquêteurs.

Le Figaro

Affaire Ajimi : Condamnation des trois policiers de Grasse confirmée en appel

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la condamnation de trois policiers à 6, 18 et 24 mois de prison avec sursis pour leur implication dans la mort en 2008 d’Hakim Ajimi, à Grasse, lors d’une interpellation musclée. Hakim Ajimi, alors âgé de 22 ans, était mort asphyxié le 9 mai 2008 lors de son interpellation, les deux policiers auxquels il résistait ayant comprimé sa cage thoracique et pratiqué une clé d’étranglement autour de son cou avec trop de force et durant trop longtemps, selon les rapports d’expertise médicale.

(…) France 3 côte d’Azur

Grasse (06). Les plaintes étaient mises au placard

Ne pas traiter les plaintes des usagers aurait permis de présenter de meilleurs résultats. La justice a ouvert une enquête.

Depuis le mois d’octobre, une rumeur se répandait en effet dans la ville du parfum : de nombreuses plaintes auraient tout simplement fini dans les armoires des policiers sans jamais avoir été instruites. Pour les fonctionnaires et leur responsable, il s’agirait d’un moyen de présenter des statistiques avantageuses.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations : une confrontation s’est d’ailleurs déroulée vendredi dernier entre différents protagonistes de l’affaire. Les policiers tentent de démêler l’écheveau des responsabilités entre le commissaire, les officiers et les gardiens de la paix qui sont censés recueillir les plaintes, puis les traiter en relation avec les services judiciaires.

(…) Le point

Grasse (06) : Enlevée et violée, l’adolescente poignarde son agresseur

Une adolescente de 17 ans de Saint-Laurent-du-Var a été enlevée samedi soir à la sortie de son domicile, et conduite à Grasse où elle a été violée.

Elle a réussi à poignarder son agresseur et à prendre la fuite en sautant sur le balcon de l’étage en dessous. Elle s’est réfugiée chez un voisin. [...]

Nice Matin

Abdallah Boumezaar se vante de ses crimes et tente d’exercer une influence sur les autres détenus

Incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse depuis sa mise en examen pour meurtre et assassinat sur deux femmes gendarmes le 17 juin à Collobrières, Abdallah Boumezaar continue à faire parler de lui.

Mardi après-midi, l’homme âgé de 30 ans a été placé à l’isolement après avoir provoqué un incident.

Depuis son incarcération dans les Alpes-Maritimes, Abdallah Boumezaar se vanterait de ses crimes et tenterait d’exercer une influence sur les autres détenus.

Mardi, après la promenade, de nombreux prisonniers ont refusé de quitter la cour pour rejoindre leur cellule, faisant craindre un début d’émeute.

Pour éviter tout nouveau contact avec les autres détenus, Abdallah Boumezaar a été placé en quartier d’isolement [...]

Nice Matin

Grasse (06). Les locataires emmurés dans leur immeuble pour « éviter que les jeunes ne s’y regroupent »

Les locataires des Fleurs de Grasse, une cité HLM du sud de la ville, ont eu la désagréable surprise de trouver l’entrée principale de leurs bâtiments condamnée… Un mur de béton a été monté. Officiellement pour « éviter que des jeunes ne s’y regroupent. »

Nice Matin

(Merci à Antibarbare)

Affaire Hakim Ajimi : Manifestation de policiers à Grasse et Nice (+Maj Vidéo)

Addendum : France 3 Régions – 28 février 2012

« C’est « un geste symbolique fort » évoqués par 7 policiers de la brigade anti-criminalité de Grasse. Ils ont démissionné en soutien à deux de leurs collègues, condamnés vendredi dernier à des peines de prison avec sursis pour homicide involontaire sur la personne d’Hakim Ajimi. Soutien des collègues »

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Des policiers se sont rassemblés mardi en solidarité avec deux agents de la brigade anticriminalité (BAC), condamnés à des peines de prison avec sursis après la mort d’un jeune homme, Hakim Ajimi, lors d’une interpellation en 2008. Une banderole «Soutien à la BAC de Grasse» a été déposée sur les marches du commissariat, puis sur le rond-point en face de l’édifice.

Des peines de 18 et 24 mois de prison avec sursis ont été prononcées vendredi à l’encontre des deux fonctionnaires de la BAC impliqués dans le décès par asphyxie lente d’Hakim Ajimi, 22 ans, lors d’une interpellation musclée à Grasse en 2008. Un policier municipal venu leur prêter main-forte a également été condamné à six mois de prison avec sursis. (…)

« Aujourd’hui, les policiers sont paumés : qu’on nous dise ce qu’on doit faire face à un individu violent!» a lancé Laurent Martin de Frémont

La veille, l’ensemble des policiers qui composent la BAC du commissariat de la ville ont démissionné de leur service en soutien à leurs collègues condamnés vendredi. « Ils estiment que leur sécurité n’est plus assurée, puisqu’ils ne sont plus couverts par l’administration dans le cas d’interpellations violentes. »

Le Parisien

Affaire Ajimi: la Bac de Grasse démissionne (MàJ)

Addendum du 28/02/2012 :

Pour soutenir leurs collègues condamnés, les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) de Grasse ont présenté leur démission, lundi. Trois des sept policiers impliqués dans le décès d’Hakim Ajimi, lors d’une interpellation violente en 2008, ont été condamnés vendredi.

L’Express

Addendum du 17/01/2012 :

France 3 Régions – 17 janvier 2012

« Ouverture du procès Ajimi, ce jeune homme de 22 ans mort asphyxié en mai 2008 suite à une interpellation musclée. Ils sont 7 policiers à comparaître devant le tribunal correctionnel de Grasse »

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Sept policiers comparaissent lundi devant le tribunal correctionnel de Grasse, pour homicide involontaire ou non-assistance à personne en danger, 4 ans après la mort du jeune homme de 22 ans lors d’une interpellation musclée.

Hebergeur d'image

Les rapports d’expertise médicale ont conclu que le décès du jeune homme de 22 ans -le 9 mai 2008- était dû à une asphyxie mécanique, résultat d’une compression thoracique et d’une clef de bras au cou pratiquées par deux policiers avec trop de force et durant trop longtemps. L’avocat de la famille, Franck de Vita, rappelle qu’Hakim a été entravé par des menottes aux pieds et aux mains, après avoir résisté à deux agents de la brigade anti-criminalité (Bac), alors qu’il rentrait chez lui à Grasse peu après une altercation avec son banquier.

Hakim Ajimi, qui avait blessé l’un des policiers, s’était retrouvé face contre le sol. Un policier avait pratiqué une clef d’étranglement, son collègue blessé s’était assis sur son dos à califourchon, ce qui était « totalement inutile », arguera l’avocat au cours du procès. Hakim a ensuite été « jeté » sans ménagement, inconscient ou déjà mort, dans la voiture de police-secours. Cinq autres policiers devront répondre de « non-assistance à personne en danger ».

Me Gérard Baudoux défend les deux policiers ayant immobilisé Hakim Ajimi qui comparaissent pour « homicide involontaire » (chef passible de trois ans de prison). L’un d’eux est en outre accusé de « non-assistance à personne en danger » (passible de 5 ans). « Je ne vois pas ce que l’on peut reprocher à l’un ou à l’autre, ils n’ont fait qu’appliquer ce qu’on leur apprend à l’école de police », plaidera-t-il. [...]
TF1 News