Douze grandes entreprises françaises s’engagent à accueillir des jeunes «issus de milieux populaires» en signant le «Manifeste pour la diversité des talent», publié par l’association Passeport Avenir, le mois dernier.
« Nous, chefs d’entreprise, croyons en la diversité des talents et voulons que nos futures équipes dirigeantes soient représentatives de l’ensemble des composantes de notre pays», voilà ce qui figure dans le «Manifeste pour la diversité des talents», publié par l’association Passeport Avenir et signé par douze grands patrons français. Parmi eux, Guillaume Pepy pour la SNCF, Stéphane Roussel en charge du groupe SFR ou encore Nonce Paolini, PDG de TF1. Tous partent du même constat : l’accès aux postes à responsabilité dans les entreprises reste inéquitable pour les jeunes issus des quartiers populaires.
Pour Benjamin Blavier, délégué général de l’association Passeport Avenir, le diagnostic est sans appel : «Il faut repenser le modèle de réussite républicain. Les jeunes issus des milieux populaires souffrent de trois déficits : un déficit d’information sur le monde de l’entreprise, un déficit d’accès, ils n’ont généralement pas de réseau et un déficit de confiance. » […]
D’un côté, les établissements d’enseignement supérieur volontaires peuvent avec l’aide de l’association, élaborer des programmes destinés à attirer des nouveaux talents sur leurs bancs. De l’autre, les entreprises signataires s’engagent à ouvrir leurs portes aux jeunes issus des milieux populaires par le biais de stages, de contrats d’apprentissage ou de simples visites d’entreprises. […]


On se souvient du président Pompidou avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.
Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice. Le président du groupe Danone lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour. Les dirigeants de la BNP semblaient pressés eux aussi. Michel Pébereau, président de la banque, lève 79.000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62.000, cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot, revend 80% de ses 47.300 stock-options, quatre jours après les avoir touchées.