Diversité : Douze grandes entreprises françaises au secours des jeunes «issus de milieux populaires»

Douze grandes entreprises françaises s’engagent à accueillir des jeunes «issus de milieux populaires» en signant le «Manifeste pour la diversité des talent», publié par l’association Passeport Avenir, le mois dernier.

« Nous, chefs d’entreprise, croyons en la diversité des talents et voulons que nos futures équipes dirigeantes soient représentatives de l’ensemble des composantes de notre pays», voilà ce qui figure dans le «Manifeste pour la diversité des talents», publié par l’association Passeport Avenir et signé par douze grands patrons français. Parmi eux, Guillaume Pepy pour la SNCF, Stéphane Roussel en charge du groupe SFR ou encore Nonce Paolini, PDG de TF1. Tous partent du même constat : l’accès aux postes à responsabilité dans les entreprises reste inéquitable pour les jeunes issus des quartiers populaires.

Pour Benjamin Blavier, délégué général de l’association Passeport Avenir, le diagnostic est sans appel : «Il faut repenser le modèle de réussite républicain. Les jeunes issus des milieux populaires souffrent de trois déficits : un déficit d’information sur le monde de l’entreprise, un déficit d’accès, ils n’ont généralement pas de réseau et un déficit de confiance. » […]

D’un côté, les établissements d’enseignement supérieur volontaires peuvent avec l’aide de l’association, élaborer des programmes destinés à attirer des nouveaux talents sur leurs bancs. De l’autre, les entreprises signataires s’engagent à ouvrir leurs portes aux jeunes issus des milieux populaires par le biais de stages, de contrats d’apprentissage ou de simples visites d’entreprises. […]

Respect Mag

75% : ces « pleureuses » qui ont fait le forcing auprès d’Hollande

La taxe annoncée sur les très hauts revenus est en passe de s’assouplir. Et pour cause… Les riches patrons ont fait le siège de l’Elysée pour la torpiller.

konk

François Hollande les a surnommés les « pleureuses ». C’est sa manière d’ironiser sur tous ces « riches » qui, depuis son élection, défilent en rangs serrés pour le dissuader de taxer les revenus de plus de 1 million d’euros par an à 75%. Ils le convient à déjeuner ou harcèlent ses amis, ses conseilleurs, ses ministres et ses camarades de la promotion Voltaire de l’ENA. Un enfer ! [...]

Le lobbying a été efficace. [...] La supertaxe de 75%, censée toucher 3.600 foyers et rapporter aux alentours de 600 millions d’euros par an, ne devrait finalement concerner qu’un millier de personnes pour une durée exceptionnelle de deux ans. Exonérés, les footballeurs et les artistes, au prétexte qu’ils sont des « créateurs » et que leurs gains sont « aléatoires ». A ce rythme-là, il faudra aussi exempter les notaires, les banquiers ou les avocats d’affaires qui ont des revenus irréguliers !

Il n’est sans doute pas aisé de résister aux pressions des riches. En public, leur discours reste policé. Ils parlent de « taxation punitive » ou d’« impôt confiscatoire » en faisant traîner le « oare », comme si cet adjectif était insuffisant à exprimer leur profonde douleur. Mais en privé, quelles outrances ! « Cette mesure est inique », s’étrangle le dirigeant d’une entreprise financière qui exige l’anonymat comme si les sans-culottes étaient déjà à sa porte, tandis qu’un autre lance, hystérique : « Les 75%, c’est du viol ! »

Plus sophistiqué, un éminent représentant de la classe dirigeante française a obtenu un franc succès dans les milieux fortunés en développant sa thèse d’une « seconde révocation de l’édit de Nantes ». « La décision de Louis XIV en 1685 d’interdire le protestantisme a eu des conséquences désastreuses sur l’économie française, explique-t-il très sérieusement au « Nouvel Observateur ». Les horlogers sont partis à Genève, d’autres artisans qualifiés à Berlin ou à Amsterdam. Et la moitié des officiers de la marine royale a choisi l’Angleterre ! Voilà ce que l’on risque avec ce type de fiscalité. » C’est donc ainsi que les riches perçoivent François Hollande… Un roi idéologue pourchassant les millionnaires comme Louis XIV réprimait les huguenots. Car les riches, cela va sans dire, se considèrent comme une minorité opprimée, victimes d’une nouvelle guerre des religions ! [...]

Le Nouvel Obs’

Les grands patrons anglais craignent une mise à l’écart de l’Europe

Une vingtaine de grands patrons britanniques ont demandé mardi au gouvernement de rester « au coeur de l’Europe », soulignant qu’il était « dans l’intérêt de la Grande-Bretagne que l’euro survive », trois millions d’emplois étant en jeu.

Dans une lettre ouverte publiée par le Daily Telegraph, les signataires, dont les patrons de Virgin Richard Branson et de British Telecom Mike Rake et le vice-président de Royal Dutch Shell John Kerr, ont accueilli comme un point positif la récente décision du gouvernement de prendre part comme observateur aux réunions d’experts sur le sauvetage de la monnaie unique.

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Immigration: pourquoi le patronat en veut toujours plus

Parce que l’immigration permet de payer les salariés toujours moins. C’est ce que dit un rapport du très sérieux et très officiel Conseil d’analyse économique, intitulé «Immigration, qualifications et marché du travail.»

On se souvient du président Pompidou avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.

Quarante ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Au contraire, les appels à l’immigration viennent toujours du même côté, et toujours pour les mêmes raisons. Seule différence : les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le cercle du BTP ou de la restauration pour atteindre des professions autrefois épargnées telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

Ainsi, les rapports de la Commission européenne, du Medef ou du Business Europe (le Medef européen) n’ont eu de cesse depuis plusieurs décennies d’en appeler à toujours plus d’immigration. En 2008, le célèbre rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, dressait un tableau de plus de 300 mesures d’inspiration très libérale, parmi lesquelles une accélération de l’immigration. C’est d’ailleurs cette pente que suit le président de la République depuis son élection, à travers ce qu’il a nommé « l’immigration choisie. »

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Troublante liquidation de stock-options chez les grands patrons

Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné relève une situation pour le moins troublante. En pleine euphorie boursière, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice. Le président du groupe Danone lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour. Les dirigeants de la BNP semblaient pressés eux aussi. Michel Pébereau, président de la banque, lève 79.000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62.000, cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot, revend 80% de ses 47.300 stock-options, quatre jours après les avoir touchées.

Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10.500 titres qu’il venait d’acquérir. Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80% des actions achetées quelques jours plus tôt. Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90% de leurs options. Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40.000 actions qu’il venait de se voir attribuer.

Tout cela dans un ensemble inquiétant, durant la deuxième quinzaine de décembre. Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau krach boursier.

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