Grand banditisme : les télécommandes étaient des armes

Il a fallu quelques minutes aux policiers avant de comprendre que les télécommandes qu’ils avaient en main ne servaient pas à ouvrir la porte d’un garage…

Hebergeur d'image

Au cours du récent démantèlement d’un des plus vastes trafics d’armes jamais réalisé en France et alimentant des équipes de malfaiteurs liées au grand banditisme parisien et corse, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) ont fait une étonnante découverte. [...]

«Ces fausses télécommandes contenaient un dispositif de tir, relate un haut fonctionnaire. Elles pouvaient tirer des balles de calibre 22 Long-Rifle. Ces boîtiers, d’une longueur de 11 cm pour 4 cm de large, ressemblaient vraiment à de simples télécommandes pour ouvrir une porte de garage».  [...]

Le Parisien

Merci à antibarbare

Les acteurs du grand banditisme sont le plus souvent racistes et refusent d’intégrer des Maghrébins au niveau le plus haut

Marseille – [...] Le grand banditisme ne tue qu’en dernier recours et de manière très professionnelle. Les «beaux voyous» utilisent des armes légères, et non des armes de guerre comme lors des derniers règlements de comptes. Ils ne veulent pas tuer pour rien car un meurtre attire la police, et quand la police est dans les parages, les affaires sont plus difficiles à mener. [...]

Dans les quartiers Nord, on cite souvent «l’exemple» du caïd Farid Berrhama qui a réussi à intégrer le grand banditisme. Et d’autres, moins connus. Mais ces cas sont des exceptions. D’autant plus que pour être clair, le fait d’être d’origine maghrébine est un frein. Les acteurs du grand banditisme sont le plus souvent racistes et refusent d’intégrer des maghrébins au niveau le plus haut. [...]

Le Figaro

Pupponi quitte l’équipe de campagne d’Aubry (MàJ)

JT France IdF 29/09/2011


Pupponi quitte l’équipe d’Aubry
François Pupponi, le député-maire de Sarcelles (Val-d’Oise), quitte l’équipe de campagne de Martine Aubry, où il était responsable des questions de sécurité, révèle Le Monde.[…]

« Je ne veux gêner personne, et assurer ma défense », a expliqué au Monde le maire de Sarcelles, dont la démission est « spontanée » et ne résulte d’aucune pression. Le successeur de DSK à la mairie de Sarcelles se dit « convaincu d’être la victime d’une manipulation, d’un coup tordu »

Le Figaro

JT France 3 IdF le 29/09/2011

La direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a perquisitionné, mardi 27 septembre, le cabinet du maire socialiste de Sarcelles (Val-d’Oise), François Pupponi, ainsi que chez sa mère, dans le village de Sainte-Lucie-de-Tallano (Corse-du-Sud).

Egalement député du Val-d’Oise, François Pupponi, proche collaborateur et intime de Dominique Strauss-Kahn, auquel il a succédé à Sarcelles, est aujourd’hui membre de l’équipe de Martine Aubry, qu’il a ralliée après que son mentor a renoncé à se présenter aux primaires. Il s’y occupe des questions de sécurité.

Ces investigations seraient liées à l’enquête [..] sur le cercle de jeu Wagram, situé à Paris, près de l’Etoile[...]. Le cercle était l’enjeu d’une guerre entre membres du grand banditisme corse – une équipe ayant tenté d’en déloger une autre par la force, le 19 janvier 2011. [...]

Le nom de François Pupponi a été prononcé par plusieurs témoins dans l’enquête sur le cercle Wagram.

Certains d’entre eux auraient fait état de « menaces » prononcées par le maire de Sarcelles.

Le Monde

(Merci à Hermione)

Guérini (PS) bientôt mis en examen pour «association de malfaiteurs»

D’après le Nouvel Obs, le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, est convoqué le 8 septembre par le juge d’instruction Charles Duchaine en vue d’une mise en examen pour «association de malfaiteurs».

Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône va finir par devenir un soutien très gênant pour Martine Aubry. Déjà visé par une enquête interne au parti pour sa gestion de la fédération PS du département, Jean-Noël Guérini va désormais avoir à faire à la justice, concernant cette fois des marchés publics de ramassage des déchets.

Une affaire pour laquelle son frère entrepreneur, Alexandre, a été mis en examen le 2 décembre dernier pour «détournement de fonds et de biens publics, recel, blanchiment, abus de biens sociaux, corruption active, trafic d’influence». Malgré des écoutes téléphoniques embarrassantes pour les deux hommes, Jean-Noël Guérini continuait de marteler : «Lui c’est lui et moi c’est moi.»

Arnaud Montebourg, qui a échoué à voir ladite fédération PS être mise sous tutelle, va pourvoir continuer à se dire «inquiet que le Parti socialiste soit solidaire d’élus dont les liens avec le grand banditisme apparaissent». [...]

Le Nouvel Obs

Une figure du milieu exécutée en pleine rue à Marseille

Une dizaine de balles ont mis fin mercredi matin à Marseille à la carrière d’un membre du grand banditisme, Roland Gaben, tombé dans un guet-apens alors qu’il circulait à scooter. La victime, âgée de 46 ans, a été assassinée vers 9 h non loin de son domicile dans un quartier résidentiel proche de l’hôpital nord de la ville dans le 15e arrondissement.

« Des témoins ont évoqué quatre hommes cagoulés et armés d’une arme de poing et d’une arme d’épaule », a déclaré sur place le procureur-adjoint de la République de Marseille, Christophe Barret. « De nombreux coups de feu ont été tirés par des tueurs qui sont apparemment des professionnels. C’est un règlement de comptes comme il n’en arrive pas tous les jours à Marseille, mais beaucoup trop souvent », a-t-il ajouté.

Près d’une dizaine de règlements de comptes mortels ont eu lieu à Marseille depuis le début de l’année, après 14 en 2010. [...]

Le Midi libre

Quand le gang des Lyonnais vole des Audi à Aubagne

Le banditisme lyonnais a-t-il jeté son dévolu sur la région marseillaise ? Deux malfaiteurs installés dans la cité des Gaules ont été mis en examen pour un spectaculaire cambriolage dans une concession de voitures de luxe.Le banditisme lyonnais a-t-il jeté son dévolu sur la région marseillaise ? Après le règlement de comptes sanglant lors duquel deux garçons originaires de Lyon ont été assassinés, à Marseille, le 11 mai dernier, deux nouveaux présumés malfaiteurs installés dans la cité des Gaules ont été mis en examen mercredi pour des faits commis à Aubagne.

Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un spectaculaire cambriolage dans une concession de voitures de luxe, en octobre 2009, dans la zone industrielle des Paluds. Dans la nuit du 15 au 16 mai, ils ont réussi à dérober deux puissantes berlines Audi, une RS4 et une S4, dans le garage Bernabeu situé prés du centre commercial Auchan.

Le jour du vol, c’est une équipe de six ou sept individus qui se trouvaient dans la concession Audi. Les malfrats avaient d’abord réussi à neutraliser le système d’alarme, avant d’entrer par effraction et de percer le coffre-fort où se trouvaient les clés des véhicules de luxe. Après avoir ouvert toutes les portes du garage, ils avaient utilisé un 4X4 Q7 pour enfoncer le portail d’enceinte et quitter les lieux. Tout avait fonctionné à merveille jusqu’à ce que les malfaiteurs, qui roulaient entre 190 et 200 km/h sur l’A7 ne soient victimes d’un accident, un peu avant Montélimar. Les blessés, dans la RS4, s’étaient alors réfugiés dans le deuxième bolide volé, pour rejoindre la région lyonnaise.[...]

La Provence

Lyon : La PJ pistait le Grand Sam, terreur des nuits lyonnaises

Recherché pour un mitraillage, Samir Messaoudi vivait dans le luxe.Samir Messaoudi, 37 ans, dit le Grand Sam, ne fera même plus peur. Il a été interpellé dans la nuit de mercredi dernier, dans un café branché des quais du Rhône. Non sans marquer son mécontentement à l’égard des policiers de la brigade de répression du banditisme qui avaient l’outrecuidance de venir le déranger pour une peccadille de faux papiers et à peine 1 500 euros d’argent de poche. Sam s’est débattu, fidèle à son image qui commençait à hanter les nuits lyonnaises.

La BRB le recherchait d’ailleurs pour une nébuleuse affaire de mitraillage. En août de l’année dernière, la devanture de l’Ambassade, dans le 1er arrondissement, se voyait criblée de projectiles de 9 mm. La BRB entendait parler d’une embrouille dans laquelle le Grand Sam aurait voulu afficher son autorité. Depuis, sa réputation ne s’était pas arrangée. On se plaignait de son attitude menaçante, même si certains établissements n’avaient pas trop à se plaindre de ses visites, tant le client dépensait sans compter. Outre une prodigalité sans rapport avec une situation dépourvue d’emploi officiel, la PJ de Lyon avait un second motif d’agacement. Samir Messaoudi faisait l’objet d’une condamnation à quatre ans de prison ferme pour « non-justification de ressource », prononcée en janvier dernier.

Dans cette affaire de stupéfiants, il côtoyait des prévenus impliqués dans une importation de plus de 800 kg de hasch. Il était surtout vu en compagnie de Nourdine Agaguena, 47 ans, alias Grincheux, alors qu’il était question d’une mallette bourrée de plus de 780 000 euros. Lieutenant présumé d’un Agaguena à très forte renommée, Messaoudi ne s’était pas présenté au jugement. En cavale, il donnait l’impression de narguer la PJ qui avait écho de ses frasques nocturnes. La BRB a fini par avoir une idée assez précise de ses points de chute. Elle a même réussi à dégoter son appartement, près de la place Lyautey. Le Grand Sam avait pris ses quartiers dans le chic 6 e arrondissement de Lyon. Chez lui, la PJ a découvert un décor de haut standing, avec près de 24 000 euros en argent liquide, sans compter une centaine de vêtements de luxe et onze montres Rolex et Cartier. [...]

Le Progrès

(merci à Eisbär)

La Suisse menacée par le grand banditisme de la banlieue lyonnaise

Vaulx-en-Velin, cité maudite après les émeutes de 1990, représente pour beaucoup le terreau du grand banditisme qui explose. Dans le monde de la nouvelle génération de braqueurs, «enfants perdus» des banlieues, les frontières de la Suisse sont elles aussi virtuelles.

« C’est un constat que d’affirmer que les truands viennent de là et sont d’origine maghrébine. »

«Lyon est devenue la capitale du braquage, n’hésite pas à dire David Metaxas, vedette du Barreau qui défend ce type de malfrats. L’explosion a commencé en septembre 2009: il y a eu quelque 30 vols à main armée. On a atteint le sommet avec le casse d’un bureau de change, Global Cash, le 24 septembre dernier

Armés de fusils d’assaut, quatre hommes encagoulés ont opéré devant des centaines de badauds. «On qualifie à tort ces garçons de professionnels. Pour moi, ce sont des gosses (…)»

Pour lui, la réhabilitation des cités comme à Vaulx-en-Velin est une réponse insuffisante: «On est entouré de banlieues tristes, pauvres socialement, dangereuses, de marmites prêtes à exploser. Mais qu’arrive-t-il si on dit à un jeune qu’il va gagner 1000 à 1500 euros par mois en travaillant alors qu’avec un braquage il croit pouvoir se faire 100 000 ou 200 000 euros ? C’est sûr que dans ses fantasmes, la Suisse, ses bijouteries, ses banques, c’est l’Eldorado.»

Tribune de Genève