Turquie : polémique sur un projet de prison gay

Le gouvernement islamo-conservateur turc envisage de construire des prisons réservées au homosexuels, suscitant l’inquiétude des associations de défense de leurs droits qui redoutent un renforcement de la discrimination dans un pays déjà très homophobe. [...]

Hebergeur d'image« C’est une pratique moyen-âgeuse. Ce type de ségrégation n’est rien d’autre qu’une punition », a déclaré à l’AFP le porte-parole du groupe Kaos GL, Murat Koylu. « Au lieu de créer des aires publiques où les personnes peuvent vivre ensemble quelles que soient leurs orientations sexuelles, le gouvernement a choisi une fois de plus d’ostraciser les homosexuels », a déploré M. Koylu. [...]

Le Figaro

Sida : « Ce sont certaines populations gays et migrantes qui se contaminent »

RMC – 4/04/13

A l’occasion du démarrage du 20e Sidaction, le Pr Jean-François Delfraissy a rappelé chez Jean-Jacques Bourdin les messages de prévention, alors que 7.000 nouveaux cas de sida sont détectés chaque année en France. Bourdin Direct est une émission d’information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l’actualité.

Municipales : Les associations gays et trans sélectionnent les candidats compatibles avec leurs propositions

L’Inter-LGBT, une association de lesbiennes, gays, bisexuels et trans a élaboré une grille d’évaluation pour déterminer la «compatibilité» des candidats avec les revendications et prône notamment la défense des livres pour enfant «permettant d’expliquer la diversité des familles».

L’association voit également d’un bon œil les bibliothèques qui proposeraient des romans ou des bandes dessinées avec des personnages LGBT auxquels les jeunes, et moins jeunes, puissent s’identifier.

Si l’association se refuse à donner des consignes de vote, elle a néanmoins élaboré une grille d’évaluation en vingt questions afin de déterminer point par point la «compatibilité» des candidats avec les revendications LGBT. En préambule, trois critères «éliminent» directement un candidat pour l’association: le refus de célébrer un mariage homosexuel, la présence sur les listes de personnalités «publiquement engagées contre l’égalité des droits» et «les prises de paroles homophobes, lesbophobes, biphobes ou transphobes». […]

À Paris, l’association a jugé que trois candidats étaient compatibles avec son «programme»: Anne Hidalgo (PS), Christophe Najdovski (EELV), Danielle Simonnet (Parti de gauche). Cette dernière a notamment défendu auprès de l’association la mise en place d’une «carte de citoyen des Parisiens» où chacun serait libre de cocher la case correspondant à son sexe ou à son genre.

Dans sa proposition numéro 26, l’association préconise notamment « permettant d’expliquer la diversité des familles et de lutter contre les stéréotypes sexués» et d’organiser ateliers et débats sur ce thème.

Le Figaro (Merci à ouep)

«Romain et Augustin, un mariage pour tous» : La grande série de l’été du Nouvel Obs

Le Nouvel Obs publie une série de l’été publiée chaque jour sous forme de bande dessinée numérique sur le site internet du 1er juillet au 31 août, de la demande en mariage à la cérémonie.

«Romain et Augustin», c’est l’histoire d’un couple qui, par ce qu’il est, d’où il vient et ce qu’il va faire, nous offre une image de notre époque.

A travers les personnages et l’écriture de Thomas Cadène, sous la plume des dessinateurs Didier Guargilo et Joseph Falzon, « Romain et Augustin » projette le lecteur au-delà d’une simple histoire d’amour et dresse en creux le portrait d’une France qui s’est déchirée sur cette question de société. [...]

L’histoire : «Romain et Augustin», c’est l’histoire d’un mariage, de la demande à la cérémonie. Romain et Augustin vivent ensemble, à Paris, depuis deux ans. Augustin veut épouser Romain qui dit oui puis hésite car il craint de porter, à travers son mariage un combat politique ou familial. C’est l’histoire de leur mariage, des galères universelles des préparatifs jusqu’au grand jour et celle de ceux qui les entourent, qui les comprennent ou qui n’acceptent pas, l’histoire de la soeur trop généreuse et impliquée, du demi-frère ado dopé aux hormones ou des trouble-fêtes adultes, des parents qui tremblent devant Dieu, de ceux qui vibrent pour le grand soir et de ceux qui gèrent aussi leur vie amoureuse sous le regard plus ou moins critique/inquiet de leurs enfants.

Episode 1 sur le Nouvel Obs

Russie : Poutine promulgue les lois contre la «propagande homosexuelle»

Le président russe Vladimir Poutine a promulgué dimanche deux lois controversées punissant tout acte de «propagande» homosexuelle devant mineur et réprimant les «offenses aux sentiments religieux», dénoncées comme discriminatoires par les défenseurs des droits de l’homme.

Parallèlement, une campagne de défense des «valeurs traditionnelles» bat son plein dans ce pays : elle a pour but, selon les experts, de consolider le cercle des partisans de Vladimir Poutine opposés aux valeurs occidentales présentées comme «dépravées».

Aux termes de la première loi, la «propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur» est passible d’amendes de 4.000 à 5.000 roubles (100-125 euros) pour une personne physique. Une personne dépositaire de l’autorité publique risque une amende de 40.000 à 50.000 roubles (1.000-1.250 euros) et une personne morale, de 800.000 à un million de roubles (19.000-23.500 euros).

Les sanctions sont encore plus sévères si cette «propagande» est effectuée sur internet, les organisations et autres entités juridiques risquant par exemple dans ce cas d’être fermées jusqu’à 90 jours.

Les étrangers, quant à eux, risquent une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 roubles, et pourront en outre être détenus 15 jours et expulsés.
Plusieurs militants homosexuels étrangers, comme le Britannique Peter Tatchell, se rendent régulièrement en Russie pour apporter leur soutien aux manifestations homosexuelles, régulièrement interdites par les autorités et dispersées sans ménagement par la police.

Des assemblées locales ont déjà adopté des textes similaires, dont celle de Saint-Pétersbourg. […]

Libération

Lobby. Vanneste sera jugé pour provocation à la haine envers les homosexuels

Christian Vanneste est poursuivi pour des propos où il évoquait, dans une vidéo, le poids des homosexuels en politique ou dans les médias… . Christian Vanneste avait été exclu de l’UMP et avait perdu son investiture aux législatives de juin 2012.

L’ex-député UMP du Nord Christian Vanneste sera jugé le 21 février 2014 à Paris pour complicité de provocation à la haine envers les homosexuels, a-t-on appris ce jeudi de source judiciaire. Dans une vidéo diffusée sur le site libertepolitique.com le 10 février 2012, le député du Nord parlait notamment de «légende de la déportation des homosexuels» en France. Mais ce sont d’autres propos qui sont poursuivis, dans lesquels Christian Vanneste évoquait le poids des homosexuels en politique ou dans les médias.

Christian Vanneste avait entre autres déclaré que «l’un des fondements principaux de l’homosexualité (…) c’est le narcissisme», et qu’il y a «de plus en plus» d’homosexuels en politique. «Il y en a de plus en plus à droite, d’ailleurs je remarque qu’ils se font la courte échelle. C’est bien mais je ne pense pas que ce soit en ayant une vie différente de la plupart des gens que l’on peut les diriger», poursuivait-il.

«Vous en avez beaucoup dans le domaine de la culture (…), des médias, (…) par là-même il y a un renversement (…) de la proportion, du poids de l’homosexualité dans la société, c’est assez fascinant de ce point de vue-là», avait-il ajouté. Le responsable de la publication du site sera jugé pour provocation à la haine envers les homosexuels et Christian Vanneste pour complicité.

20 minutes

«La droite ne s’est pas demandé quel poids la communauté civile homo avait dans notre pays» (MàJ)

 

L’article qui contredit les chiffres du Nouvel Obs


Après de longs mois de débat au Parlement et de longues querelles dans la rue, la loi Taubira a été votée. Quatre jours plus tard, un salon du mariage gay a ouvert ses portes et marqué l’émergence d’un nouveau business. Benjamin Bourinat, «Marketing aficionado» et contributeur au Nouvel Obs, trace un surprenant portrait de la «communauté homosexuelle».

Pourtant, les chiffres sont là et ils parlent d’eux-mêmes. Selon les enquêtes, les homosexuels représenterait entre 3 et 10% de la population et la moitié vivrait en couple.

Sous-estimer l’électorat homosexuel est tout sauf stratégique. Cela dénote un manque cruel de curiosité, mais surtout de jugeote. […] À croire que la droite ne s’est pas demandé quel poids la communauté civile homo avait dans notre pays.

Selon Mediabrands, la majorité des pro-mariage pour tous – LGBT, CSP+, bac +4 et professions libérales – se distinguent par des positions sociales et un pouvoir d’achat élevés. Plusieurs études montrent également que les homosexuels consomment davantage de produits high-tech et de biens culturels que la moyenne nationale.

Populistes et réacs peuvent crier à l’élite capitalistique. Si les homos sont devenus un groupe qui ne peut plus être négligé, leurs détracteurs ont une grande part de responsabilité. De nouvelles recherches montrent que les homos compensent la stigmatisation de leur sexualité en devenant des perfectionnistes hyper-performants.

Super école, super look, super compétiteur. Des attributs prisés dans le monde des affaires. Continuer de nier leur droit à fonder une famille est la raison même pour laquelle ils affichent de plus belles réussites professionnelles que la normale. N’est-il pas donc raisonnable de défendre les libertés de ceux qui dirigent nos entreprises et embauchent nos jeunes diplômés ?

L’adaptation saine de la discrimination homosexuelle a créé un ultra-travailleur et un über-consommateur. Si l’UMP et le FN n’ont toujours pas saisi la puissance économique LGBT et son pouvoir d’influence sur l’opinion publique, les marques françaises établissent déjà des budgets entièrement dédiés à tirer profit de l’argent rose. De quoi les rendre «folles» de rage.

Le Nouvel Obs

«Homophobie, un mot trop gentil » (màj)

Tribune de Sylvain Bourmeau dans Libération

Imaginerait-on devoir parler de noirophobie ou de femmophobie plutôt que de racisme ou de sexisme ?

Homophobie est un mot gentil. Trop gentil. Pas le plus approprié pour désigner des discours et des comportements discriminatoires envers les homosexuels, l’irrationnelle phobie ainsi soulignée venant presque les expliquer, si ce n’est les justifier, au nom d’une supposée pathologie.

Il nous manque donc un mot plus juste, c’est-à-dire plus sévère, pour qualifier ce que, depuis quelques mois, nous entendons plus fort qu’auparavant, de façon décomplexée comme aime désormais à se qualifier une certaine droite : ce flot de paroles souvent anodines et parfois hargneuses, ces actes souvent négligeables mais parfois violents, libérés, déverrouillés par l’attitude complaisante de quelques (ir)responsables politiques. Car la peur qui nous inquiète, c’est plutôt celle qu’éprouvent au quotidien nombre de gays et lesbiennes qui se sentent à raison en insécurité. […]

Libération

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Complément 1: Sylvain Bourmeau, directeur adjoint de la rédaction de Libération, ex-directeur adjoint des Inrockuptibles. est resté dans les mémoires pour avoir déclaré que l’arabe était « une langue de France » (voir la vidéo ci-dessous)
Image de prévisualisation YouTube

Complément 2: Quant à l’insécurité, il écrivait notamment le 19 aout 2012 dans Libération.

«Revenue au pouvoir , il est plus que temps que la gauche (…) renoue avec ses principes et démontre clairement que le réalisme se situe du côté de ceux qui jamais ne cherchent à attiser les peurs en confondant, par exemple, insécurité et sentiment d’insécurité.»

Libé

Clémentine Autain : «Ne laissons pas la rue à l’extrême-droite !»

Tribune de Clémentine Autain (Membre de la coordination du Front de gauche) dans Le Monde.

Nous ne sommes plus face à une simple protestation comme la droite a su en conduire depuis trente ans. La menace est explicite. En créant un mouvement appelé «Printemps français», ses initiateurs se réfèrent aux révolutions arabes et à celles des pays de l’Est.

La montée de l’extrême droite en France prend désormais un tour politique très inquiétant. Depuis la percée de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2012, rien ne stoppe (encore) cette haine qui monte. […]

Pendant ce temps, la campagne contre l’égalité des droits devant le mariage chauffe à blanc des forces mobilisables jusqu’alors éparses. Elles occupent la rue, recyclent les formes modernes de la politique : manif festive, happening, utilisation des réseaux sociaux. Les initiatives sont multiples, décentralisées. Les participants viennent en nombre, divers ; preuve de leur dynamique. Une partie de la droite classique joue un jeu dangereux : elle attise la violence et, de fait, alimente ce mouvement putschiste. Et maintenant, des leaders de la droite extrême promettent le sang, attaquent des gays et des lesbiennes, menacent des parlementaires et des journalistes. […]

Notre force, c’est le nombre. Encore faut-il que le nombre crée la force.

Le Monde

Le Refuge, qui accueille les jeunes homos, serait «submergé d’appels»

Présent à Montpellier, Paris, Lyon, Toulouse, Marseille, Narbonne, Nîmes, Lille et Saint Denis de la réunion, le Refuge offre un hébergement, un soutien social et psychologique aux victimes d’homophobie. Depuis le débat sur le mariage pour tous, le nombre «d’appels à l’aide» serait passé de 70 à 400. Les jeunes homos fuient parfois leurs familles où la parole homophobe semble libérée.

S’il a peur, ce n’est pas une peur du lynchage, mais du soubresaut nationaliste. «Ce n’est pas étonnant que certains de ces mouvements soient homophobes, ce qui l’est c’est qu’en 2013 ce type de mouvements existe encore». (Antoine, 19 ans, le visage angélique)

«Les tensions homophobes sont passées de palpables… à manifestes depuis la loi du mariage pour tous», assure Nicolas Noguier, le président du Refuge, une association qui vient en aide aux jeunes homos harcelés.

En effet, les appels de jeunes effrayés ont quintuplé cette année passant de 70 à 400, dommages collatéraux du débat législatif sur le mariage pour tous, qui a décomplexé une partie de la population. «Dorénavant, certains assument au grand jour une homophobie jusqu’ici latente», selon Nicolas Noguier. «Les manifs et les discours ont libéré la parole dans les familles. Et beaucoup de jeunes appellent parce qu’ils «comptaient le dire à leurs parents», mais «ont préféré faire marche arrière». Et qu’ils se sentent acculés. […]

Le Figaro

Paris et Amiens en tête de la «lutte contre l’homophobie»

Paris et Amiens (maires PS) sont les villes qui s’engagent le plus contre l’homophobie, alors que Boulogne-Billancourt et Courbevoie (Hauts-de-Seine) sont les moins actives, selon un baromètre publié aujourd’hui par deux associations de lutte contre les discriminations, réalisé par République et Diversité et le Comité Idaho (International day against homophobia and transphobia).

Les villes ont été évaluées sur leurs politiques internes (ressources humaines, formation) et leurs politiques publiques (soutien aux associations, état civil, prises de position publiques, éducation, prévention sida, action sociale, etc).

«On pourrait penser que les grandes villes seraient plus ‘gay friendly’, et les petites villes de province forcément plus conservatrices». Or Amiens, 28e ville plus peuplée de France, «devance de loin Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille», souligne le baromètre.

«La situation est extrêmement préoccupante», mais «les maires disposent de leviers considérables pour mettre en place des politiques d’égalité», estiment les deux associations, qui éditent pour l’occasion un «Guide des bonnes pratiques contre l’homophobie à l’usage des maires de France».

«Pareillement, il serait faux de penser que les villes de banlieue sont forcément indifférentes aux questions gaies et lesbiennes : Boulogne-Billancourt et Courbevoie sont à la traîne, mais Montreuil est en 5e position». […]

Le Figaro (Merci à fds84 )

Romero veut la prise en charge des préservatifs par la Sécu

Le 4 avril 2013, à la veille du Sidaction, Pierre Bergé a interpellé le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon en demandant la gratuité des préservatifs dans les collèges et lycées. Jean-Luc Romero, président de l’association Élus locaux contre le sida et du Centre régional d’information et de prévention du sida d’Île-de-France, réclame, lui, la gratuité totale.

Il faut avoir une vision globale et penser en termes de santé publique. On distribue des seringues gratuites aux usagers de drogue pour éviter la contamination, pourquoi ne pas permettre aux personnes séropositives d’accéder gratuitement aux préservatifs ?

Si je réclame la gratuité des préservatifs masculins et féminins pour tous, c’est parce que je pars d’un principe simple : malgré l’avancée de nos connaissances, le nombre de contaminations au VIH ne recule pas tous les ans mais stagne. En France, 6100 personnes ont découvert en 2011 qu’elles étaient séropositives. Face à cette épidémie, il faut mettre tous les moyens possibles en œuvre, qu’il s’agisse de dépistage ou de prévention.

Alors que la contraception est gratuite (ou remboursée), le préservatif, qui permet d’éviter une maladie mortelle, ne l’est pas ! En toute logique, il devrait l’être. C’est même aberrant qu’il ne le soit pas. Il n’est pas étonnant que le Planning familial déplore que le préservatif ne fasse pas partie des moyens de contraception gratuits pour les mineurs depuis le 31 mars. […]

Le Nouvel Obs