Nîmes : Des parents d’élèves se mobilisent pour une famille tchétchène sans-abri

Des parents d’élèves se sont mobilisés mardi 8 avril, à Nîmes (Gard) devant l’école primaire Marguerite-Long pour soutenir une famille tchétchène qui s’est retrouvée dans la rue.

«Les enseignants nous ont informés qu’une famille tchétchène de quatre enfants, dont deux sont scolarisés ici, se retrouvait à la rue. Depuis, nous avons récolté des fonds afin de leur payer quelques nuits d’hôtels», raconte inquiète Amel Samari, parent d’élève. «Mais c’est une solution d’urgence. Chacun se renvoie la balle, entre le 115 et le conseil général. Il n’est pas acceptable qu’en France, des enfants dorment dans la rue.»

C’est en entendant parler de la mobilisation de l’école Léo-Rousson, la semaine dernière, contre l’expulsion de trois familles étrangères que la famille est sortie de son silence et a alerté les enseignants. «Tout le quartier s’est mobilisé financièrement alors que nous sommes dans un quartier avec une population très modeste. Mais aujourd’hui nous sommes sur le qui-vive», s’inquiète Mohamed Samari, parent d’élève.

Midi Libre

Gard. Municipales : Le «rassemblement républicain» empêchera-t-il la victoire de Gilbert Collard ?

L’avocat Gilbert Collard, se présente pour les municipales à Saint-Gilles (Gard) avec le soutien du FN. Il est bien parti pour gagner. Dans cette zone rurale du Gard, les problèmes ne manquent pas : fort taux de chômage, absence de perspectives économiques faute de tissu industriel, cohabitation difficile entre les différentes populations issues de l’immigration ou entre saisonniers au moment des récoltes. Et sentiment d’une perte d’identité culturelle dans une ville devenue en partie banlieue-dortoir de Nîmes.

Droite ou gauche seront-elles prêtes, le cas échéant, à un «rassemblement républicain» pour barrer la route à Gilbert Collard en cas de triangulaire au second tour. À moins que le très médiatique député de la deuxième circonscription du Gard ne crée la surprise et ne soit élu dès le premier tour comme l’affirment tous les caciques départementaux du FN.

À Saint Gilles, bourgade rurale de 14 000 habitants, il avait récolté 48 % des suffrages au premier tour des législatives. Un quasi-plébiscite dans une cité ancrée à droite depuis des décennies. Jusqu’à ce que des dissensions personnelles ne fassent voler en éclat la municipalité UMP en 2010 et ne propulsent une majorité socialiste de façon totalement inattendue.

Tous les observateurs s’accordent d’ailleurs sur les priorités pour la cité : ramener davantage de sécurité, reconquérir le centre historique et développer le tourisme, notamment via le port fluvial.

Le maire PS actuel, Alain Gaido, sait cependant qu’il aura fort à faire pour garder son fauteuil entre le désamour national pour son camp et l’absence, cette fois, des voix de droite qui lui avaient échu pour barrer la route à Eddy Valadier, qui sera de nouveau candidat de la droite républicaine. Une partie des sympathisants de l’ancien maire UMP de 2008 à 2010, Olivier Lapierre, avait en effet préféré voter pour les socialistes plutôt que pour Valadier.

Et ces suffrages pourraient bien profiter cette fois à Gilbert Collard. D’autant que l’ex-premier magistrat avait annoncé soutenir l’avocat marseillais au printemps dernier, y revenant juste par la suite du bout des lèvres. Ambiance à droite…

Le Point

Un maire menacé de mort par des gens du voyage : « On va te faire la peau » (MàJ vidéo)

Le maire appelle Manuel Valls à l’aide et demande une protection rapprochée:

Le premier magistrat d’Aimargues, Jean-Paul Franc, Marianne d’or 2013 notamment pour ses actions en matière de démocratie de proximité, était encore sous le choc, hier, en fin de matinée.

Il est 10 h 30 quand il reçoit un coup de fil l’avertissant qu’un convoi de gens du voyage est aux portes de la commune, au rond-point de Vauvert, et convoite le stade municipal tout proche. Jean-Paul Franc monte dans sa voiture, arrive sur place, constate que les premières caravanes ont pénétré dans l’enceinte sportive et se sont posées sur la pelouse du stade de football, alors que d’immenses champs s’étirent à perte de vue dans la plaine voisine. Il faut dire que cette pelouse, dotée d’un système d’irrigation enterré, est splendide. Aucun terrain de camping n’est en mesure d’offrir aux touristes une herbe aussi verte, aussi douce, aussi fraîche, aussi précieuse.

« J’ai garé ma voiture en travers, sur le chemin d’accès, pour les empêcher de continuer à passer », raconte le maire. Mais son véhicule étant trop court, des caravanes ont continué à se faufiler. N’arrivant à rien, le maire, qui s’était présenté et avait demandé aux intrus de rebrousser chemin, s’est alors placé devant le convoi, faisant de son corps un rempart pour le stade.

« Le ton est monté, je leur ai dit qu’ils n’avaient pas le droit de s’installer et endommageaient très gravement la pelouse, mais ils m’ont foncé dessus et m’auraient écrasé si je ne m’étais écarté. J’ai alors tapé sur un véhicule forçant le passage, de la paume de la main, rien de plus. »

Ce geste a mis le feu aux poudres explique le maire. « J’ai failli me faire lyncher. Des jeunes se sont précipités sur moi, les poings en avant, me disant “On va te faire la peau”. » Le maire raconte ensuite que les gendarmes sont arrivés et qu’ils ont gelé la situation. « Les gens du voyage ont dit qu’ils allaient porter plainte contre moi et ont exigé que les gendarmes dressent un P.-V. selon lequel j’aurais dégradé un véhicule ».

Les choses se sont ensuite encore envenimées rapporte l’élu dont la voiture a été poussée de là par les gens du voyage. « On n’a pas pu discuter, ils voulaient me tuer, ils se fichaient que je sois le maire, un truc de fous furieux. Les gendarmes m’ont dit que je ne pouvais pas rester là et que ça pouvait devenir dangereux. Ils m’ont fait monter dans un véhicule de la gendarmerie pendant que les gens du voyage me criaient “On t’aura” ; et j’ai cru qu’ils allaient renverser la voiture des gendarmes qui a démarré sirène hurlante et m’a ramené à mon domicile ».

À 12 h 30, le calme était revenu. Il n’y avait plus de cris, plus de gendarmes et la pelouse était totalement occupée par une cinquantaine de caravanes.

Midi Libre

Aramon (Gard). Une mère et son fils tués par balles

Une mère et son fils ont été tués hier soir par arme à feu à Aramon, dans le Gard, à une quinzaine de kilomètres au sud d’Avignon, dans des circonstances qui n’ont pas été précisées.

La femme, séparée de son mari et âgée d’une cinquantaine d’années, et son fils âgé d’une trentaine d’années ont été retrouvés dans une maison isolée par des secours alertés par les membres de la famille, a précisé cette source. Encore en vie à l’arrivée des secours, ils sont décédés des suites de leurs blessures.

L’enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Nîmes, qui recherchait ce matin plusieurs personnes, notamment l’ex-mari de la victime.

Le Figaro

Tavel (30) Des touristes lituaniens gazés et dépouillés pendant leur sommeil

Des touristes lituaniens avaient décidé, dans la nuit de dimanche à lundi, de se reposer à l’arrière de leur voiture qu’ils avaient stationnée sur l’aire d’autoroute de Tavel, sur l’A9. Vers 2h, plusieurs individus ont profité d’une vitre entrouverte pour gazer les occupants au moyen d’une bombe lacrymogène.

Les malfrats ont ensuite dérobé un sac contenant de l’argent, les documents d’identité des Lituaniens ainsi que des cartes bancaires. Les gendarmes du peloton autoroutier d’Orange ont ouvert une enquête.

La Provence

Yassine Bouhani, viol, violences volontaires et menaces de mort dans le Gard

Jeudi et vendredi, Yassine Bouhani comparaissait devant la cour d’assises du Gard à Nîmes, pour viol, violences volontaires et menaces de mort.

En 2010, une jeune Sommiéroise, alors âgée de 24 ans, entretient une relation emprunte de violence avec l’accusé. Un soir, Yassine Bouhani, qui vient de sortir de prison, maltraite la jeune femme et la force à avoir une relation sexuelle.

Vendredi soir, après un procès de deux jours, qui s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile, Yassine Bouhani, 30 ans, a été condamné à 12 ans de réclusion. Les jurés ont assorti leur verdict d’une interdiction de séjour dans le Gard durant cinq ans et d’un suivi sociojudiciaire de trois ans.

Midi Libre
(Merci à Lillib)

Le Gardannais Sami Otmane menace d’égorger gendarmes, médecin, juge et procureur

Le Gardannais Sami Otmane, 25 ans, est tout sauf un inconnu de la justice. Mais cette fois, il était jugé pour des faits graves mais plus anecdotiques qu’à une certaine époque.

« Vous avez menacé tout ce monde ! » déclare d’emblée la présidente Boresi. « Ouais, ça fait beaucoup de monde ! » sourit le prévenu, qui jure qu’il est en pleine réinsertion et que ce comportement est dû au manque, ce jour-là, de ses médicaments pour ses problèmes psychiatriques.

Le procureur expliquera : « Nous ne savons plus quoi faire devant un problème avant tout médical et social ». Otmane, défendu par Me Flori, est condamné à 4 mois de bracelet électronique.

Le Provence
(Merci à Julien271)

Municipales : le FN veut des alliances locales avec l’UMP dans le Gard et le Vaucluse

Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard comptent bien asseoir leur popularité locale, et celle du Rassemblement bleu Marine (RBM), pour éparpiller les traditionnels soutiens de l’UMP.

Créer des listes d’union entre le Front national et des candidats UMP ou divers droite lors des municipales de 2014? Le sujet n’est plus tabou dans les fédérations frontistes du Vaucluse et du Gard. Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard comptent bien asseoir leur popularité locale, et celle du Rassemblement bleu Marine (RBM), pour éparpiller les traditionnels soutiens de l’UMP.

«Ici, on peut passer de l’UMP au FN très facilement», assure la députée du Vaucluse. Dans ces départements où Marine Le Pen a recueilli ses meilleurs suffrages lors de la présidentielle de 2012, la benjamine de l’Assemblée envisage «là où ce sera possible, une liste d’union des droites composée en bonne intelligence» car, selon elle, «des maires ne prendront pas le risque de laisser la gauche l’emporter». Elle ajoute qu’«avoir des élus présente l’intérêt de former des cadres et de préparer l’avenir. Les municipales ne sont pas un test idéologique. C’est un ancrage.» [...]

Le Figaro

Gard : Une éditrice part en guerre contre le FN

Au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, le Gard est le seul département de France à placer Marine Le Pen, candidate FN, en tête. L’éditrice gardoise Marion Mazauric, installée dans la circonscription du député Collard, a décidé d’agir face au Front national. Elle publie «Vote FN, pourquoi ?».

Je souffre quand j’apprends qu’à certains endroits, on ne sert pas de café à des Français d’origine maghrébine. En tant que citoyenne, mère de famille, je souffre de voir cette violence sur notre territoire.

Pourquoi un ouvrage consacré au FN maintenant ? Quel fut le déclic ?

Au lendemain des élections, on a eu la gueule de bois. Tous les médias nationaux nous regardaient, s’interrogeaient. Nous sommes devenus un département laboratoire du FN. C’est un sujet qui interroge beaucoup et qui suscite des analyses différentes. Je vis ici depuis plus de trente ans et j’ai vu le racisme monter. Je ne m’attendais pas à ces résultats. Je me suis dit qu’il fallait agir. Le livre collectif et scientifique est la meilleure façon pour comprendre d’où vient ce vote et ce qu’il dit, et pour répondre à la question : «Avons-nous un problème avec le racisme dans ce département

Dans la vie quotidienne, je fais partie des gens qui réagissent aux propos racistes. Quand j’entends : «Je ne suis pas raciste mais je n’aime pas les Arabes», il faut bien dire à ces gens que leurs propos sont discriminatoires. C’est devenu courant d’entendre ça ! Cela fait quinze ans que je me trouvais très minoritaire, car au nom du vivre-ensemble, à Vauvert et ailleurs, on minimisait le racisme. […]

Le Midi Libre (Merci à kidcreole)

Pour la journée de la femme, la députée F. Dumas invite des femmes voilées à l’Assemblée

Afin de célébrer la journée internationale de la femme, Françoise Dumas, Députée du Gard [socialiste NDLR], a invité le mardi 12 mars 2013, à l’Assemblée nationale 8 femmes habitants au quartier du Chemin Bas d’Avignon, qui sont inscrites aux ateliers sociolinguistiques de l’Association Feu Vert.

Ces ateliers ont pour thèmes la citoyenneté, la culture et le patrimoine. Ils sont destinés à favoriser l’insertion sociale des publics bénéficiaires du RSA. [...]

Objectif Gard

Gard : dans la nouvelle « zone de sécurité prioritaire », les atteintes aux personnes ont doublé


[Extraits choisis de Libération du 07/02/13. Titre original : "Dans le Gard : «Les jeunes, plus tu leur fais peur, plus ils deviennent méchants»" ]

Le 17 septembre, le ministre de l’Intérieur classait Saint-Gilles et Vauvert en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Quatre mois plus tard (…), les cambriolages reculent de 25,8% mais les atteintes aux personnes ne reculent pas. Au contraire, elles doublent…

Sur le terrain, des moyens supplémentaires ont été déployés pour «mettre du bleu», effectuer des patrouilles plus visibles, passer à pied chez les particuliers et les commerçants. (…)

Dans le quartier des Bosquets qui concentre toutes les difficultés et un taux de chômage de plus de 50% chez les jeunes, les patrouilles ont été renforcées. (…)

«Le problème c’est le sentiment d’impunité», explique la buraliste.

Quant au boucher d’origine tunisienne, il dit : «Les jeunes ici, ils sont comme les taureaux : plus tu leur fais peur, plus ils deviennent méchants.»

A Saint-Gilles, (…) le colonel Poty raconte que «la ZSP a créé des réactions épidermiques, des violences, de la défiance».
Certains jeunes auraient cherché à «tester» la motivation des forces de l’ordre en multipliant les attaques.

Dans un café du centre où des jeunes – «tous au chômage» – tuent le temps, une voix s’élève :

«Ecrivez-le ! Ici on n’existe pas aux yeux de personne. On n’est rien. Mais ils vont nous entendre…»

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