Appel/Copé : Marine Le Pen prête à manifester

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a déclaré aujourd’hui qu’elle serait prête à participer à des manifestations organisées par l’UMP contre la politique du gouvernement, une idée lancée par l’actuel secrétaire général et candidat à la présidence de l’UMP Jean-François Copé.

« Pourquoi pas ? Je ne suis pas sectaire. Quand j’ai quelque chose à dire, cela ne me dérange pas d’aller manifester aux côtés de gens dont je ne partage pas le même avis sur d’autres sujets », a déclaré Mme Le Pen, interrogée sur une éventuelle manifestation contre le mariage homosexuel dans l’émission « Face aux chrétiens » La Croix/KTO/RCF/Radio-Notre-Dame.

Elle a considéré que l’élection de Jean-François Copé ou François Fillon à la tête de l’UMP serait « strictement la même chose ». Mais, elle a réservé ses critiques à M. Copé : « On ne peut pas, comme lui, avoir insulté, méprisé et rejeté le FN et ses électeurs, puis aujourd’hui faire mine de venir sur le terrain de ses idées pour tenter de gagner juste une élection interne ». [...]

Le Figaro

Aix : manif étudiante contre Marine Le Pen

La présidente du Front National (FN) Marine Le Pen a donné aujourd’hui une conférence à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence, pendant que plusieurs centaines d’étudiants manifestaient pour protester contre sa présence. [...]

Entre 200 à 300 étudiants hostiles à sa présence se sont rassemblés devant l’institut à l’appel de diverses organisations de gauche comme le Mouvement des Jeunes Socialistes, l’Unef et le NPA. Ils ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire « Le racisme est un délit, pas une opinion » et « Vous avez le droit de vous exprimer, mais je ne vous ai pas invitée ».  »L’IEP, institution républicaine par excellence, participe à la stratégie de banalisation du Front National », a déploré Damien Zavernik, étudiant de l’IEP et coordinateur des Jeunes Ecologistes de l’université d’Aix-Marseille. « Cela me choque en tant qu’étudiant et en tant que citoyen », a-t-il ajouté.

« S’ils n’ont pas intégré ce qu’est la démocratie, c’est inquiétant pour la suite de leurs études », a estimé pour sa part Marine Le Pen, qui a dénoncé des « slogans outranciers et injurieux », assimilant le FN au fascisme et au nazisme.  »Le FN n’est pas un parti d’extrême droite », a-t-elle insisté devant des journalistes, soulignant qu’il représente « un Français sur quatre ».

Le Figaro

Les ambitions municipales du Front national

Forte de ses résultats aux dernières législatives, Marine Le Pen table sur des gains de villes en 2014.

Aux municipales de 2014, l’UMP revivra-t-elle le traumatisme de Dreux en 1983? À l’époque, le Front national avait atteint 16,7 % au premier tour d’une municipale dans cette ville d’Eure-et-Loir. La liste RPR accepta de fusionner avec la liste FN entre les deux tours et l’emporta, suscitant une vive polémique. Le «coup de tonnerre de Dreux» a marqué le début de l’essor du FN et le commencement des ennuis pour le RPR et l’UDF.

Aujourd’hui, Marine Le Pen - qui a obtenu 17,9 % à la présidentielle, soit 6.421.426 voix - l’affirme d’un ton martial: «Nous aurons des maires en 2014, et des centaines et des centaines de conseillers municipaux.» La patronne de l’extrême droite veut croire que, aux municipales, son parti réussira à se doter de l’enracinement local qui lui a toujours fait défaut.

En France, emporter des mairies, c’est acquérir la légitimité qui permet ensuite d’élargir son électorat et de viser un mandat de député. «Il ne sert à rien de faire 17 % à la présidentielle si on est incapable ensuite de faire élire des maires», résume un membre du bureau politique du Front national.

Marine Le Pen fonde de grands espoirs dans les 51 villes de plus de 4000 habitants où son parti a dépassé 43 % au second tour des législatives. Et, partout ailleurs, elle rêve de faire élire des conseillers municipaux d’opposition.

Dans les villes de plus de 3 500 habitants, chaque liste qui a pu se maintenir au second tour et qui atteint 10 % des voix est certaine d’avoir au moins un élu.

Les quelque 450 communes de 9000 à 100.000 habitants où le parti d’extrême droite a obtenu entre 12 % et 40 % au premier tour des législatives représentent donc une cible de choix pour Marine Le Pen.

«Nous espérons obtenir mille conseillers municipaux, déclare Nicolas Bay, secrétaire national aux fédérations. Notre objectif est de reconstituer un maillage territorial d’élus.»

La présidente du FN, pour sa part, a affirmé ne pas exclure «des accords locaux, des listes d’intérêt communal avec d’autres élus ». (…)

Le Figaro

« Si demain nous sommes une droite molle, alors le FN atteindra 30 % » (Peltier/RMC)

Invité des GG de RMC, Guillaume Peltier estime que l’UMP n’a d’avenir que si elle est forte.

« Quand la droite sera forte, elle gagnera sans le Front National. Parce que les électeurs du FN sont chez nous. » – Guillaume Peltier

Immigration et colonisation : ces sujets tabous de la gauche française

Bruno de la Palme explique pourquoi la gauche française a fait l’erreur de considérer le sujet de l’immigration comme un pré carré de l’extrême droite. Extraits de « 100 ans d’erreurs de la gauche française, va-t-elle recommencer ? » (2/2).

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Pour les socialistes, le thème de l’immigration est tabou, car il appartient à l’extrême droite. On n’a donc pas le droit d’en discuter. Circulez, il n’y a rien à voir ! Gare à celui qui évoquerait le moindre problème sur le terrain à ce sujet. Le voile pudique médiatico-politique a ainsi recouvert la réalité de l’immigration pendant des décennies, confortant justement le Front national. Le parti de Le Pen, qui a réussi dans les années 70 à regrouper des groupuscules d’extrême droite d’essences fort différentes voire opposées, a prospéré en faisant de l’immigration son cheval de bataille.

Ses arguments chocs étaient ouvertement racistes et simplistes. Mais en refusant simplement d’en parler, toute la classe politique lui donnait raison. Nier qu’une immigration massive de nature culturelle et religieuse profondément différente de celle des Italiens et des Polonais au début du XXe siècle, puis des Portugais et des Espagnols dans les années soixante puisse poser des problèmes spécifiques, revenait à refuser de voir qu’il fait jour à midi. Cela offrait à Jean-Marie Le Pen la statue du commandeur de celui qui est le seul à oser en parler et lui ouvrait une autoroute électorale.

Le Front national a donc engrangé logiquement les voix de tous ceux qui vivaient sur le terrain une réalité aux antipodes des poncifs positivistes énoncés dans les beaux quartiers de la capitale. (…)

Atlantico