François Fillon : « il ne faut pas brandir en permanence l’épouvantail de la République en danger » (vidéo)

Le Parisien – 28/02/14

François Fillon l’assure : « J’ai toujours combattu le FN, je me suis toujours battu pour qu’il n’y ait jamais d’alliance entre mon parti et le FN .» «Mais il ne faut pas raconter n’importe quoi, il ne faut pas brandir en permanence l’épouvantail de la République en danger», ajoute-t-il. «Si demain il y avait à la Présidentielle ou aux législatives un danger de voir le FN prendre le pouvoir, bien sûr alors que la question du front républicain se poserait, mais pas quand il y a trois ou quatre communes qui sont en cause».

Municipales – Duel FN/PS : Fillon appelle à voter « pour le moins sectaire »

C’est la petite phrase politique de cette fin de semaine ! Invité du Grand rendez-vous Europe 1/LeMonde/i>Télé, l’ancien Premier ministre UMP François Fillon a expliqué dimanche que pour les municipales, en cas de duel entre le PS et le FN, il conseillait de « voter pour le moins sectaire ».

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« Un socialiste peut être plus sectaire qu’un Front national ? » lui a-t-on demandé. « Ça peut arriver, je ne dis pas que c’est toujours le cas, mais ça peut arriver », a répliqué le député de Paris.

Il a assuré que « jamais » il n’y aurait de fusion des listes UMP et FN. [...]

Le Point

Élections à l’UMP vues de Russie : la France aggrave son cas

Par Alexandre Latsa

[...] Pour la presse Allemande ou Anglaise, la France semble être assurée de devenir la prochaine Grèce de l’Europe. C’est dans ce contexte que se sont déroulées les élections du 18 novembre 2012. Lors de cette campagne le mainstream médiatique français a encore une fois pu démontrer sa sublime incompétence, puisque jusqu’à la veille des élections, il nous était assuré que François Fillon remporterait haut la main avec sans aucun doute 70% des voix.

Pas de chance puisque le score a été bien plus serré que prévu. Jean Francois Copé aurait reçu 87.388 voix contre 87.290 voix pour son adversaire soit un avantage de 82 voix, un peu moins de 0.03% des suffrages exprimés. On croit rêver! Rapidement les accusations de fraudes sont apparues, surtout dans le mafieux sud-est mais aussi dans certains départements d’outre mer.

On peut se poser la question: les fraudes électorales elles devenues une constante de la politique française, à droite comme à gauche? Vu de Russie, pays qui a subi un réel matraquage médiatique pour des supposées fraudes électorales, la situation est cocasse. Faut-il envisager que dans un futur proche, lors d’élections internes, des observateurs de l’Organisation de Shanghai (russes ou chinois) soient contraints par exemple de contrôler que les scrutins se déroulent de façon correcte?

Une solution intermédiaire semble se dessiner avec l’entrée en scène d’Alain Juppé comme médiateur suprême du conflit de coqs qui ravage le parti.

Celui-ci, parangon de vertu comme chacun sait, était l’un des premiers à pavoiser sur les plateaux de télévision français pour donner des conseils à Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev sur leur gestion de Russie Unie et du pouvoir. « Les peuples n’aiment pas qu’on joue avec les processus démocratiques, c’est quelque chose qui finit par choquer » affirmait-il lors d’un entretien sur TV5 Monde fin 2011. Heureusement qu’en France en 2012 le ridicule ne tue pas.

Mais on peut se poser des questions également sur la personnalité des deux belligérants (« les deux abrutis » a dit Sarkozy) et leur aptitude à se mettre sur l’orbite d’un présidentiable crédible car c’est de cela qu’il s’agit : une bataille à mort pour être le candidat à l’élection présidentielle suivante.

Pour le cas de l’UMP en ce 23 novembre 2012, l’objectif est également de tenter de survivre à ses propres contradictions. Le mandat Sarkozy aura eu un double effet pervers: faire perdre toutes les élections a sa famille de pensée (y compris les élections internes) mais surtout idéologiquement déboussoler totalement la droite française. Il est intéressant de constater que celle-ci se cherche une Idéologie, alors qu’elle est tiraillée entre des courants fortement contradictoires: souverainistes/européistes, libéraux/conservateurs et centristes/droitistes.

Celle-ci est aussi écartelée entre un nécessaire raidissement identitaire que demandent tant les électeurs que les militants, et une famille de cadres et de responsables politiques qui cherchent eux désespérément a re-centraliser la ligne du parti pour ne pas laisser le centre à la gauche. Enfin, une autre ligne de fracture oppose une majorité européiste à une minorité souverainiste. Nul doute que cette « droite » connaisse un redémarrage qui aboutisse à une quasi-scission de fait, et sans doute au retour a un dualisme UDI/UMP sur le mode UDF/RPR.

Une fragmentation qui laisse songer que finalement, les partis politiques français, dénués de projets et d’idéologie, tout autant que de leader réellement aptes à gouverner, ne sont sans doute plus adaptés au cadre national sous tutelle européenne. Faut il une VIème République? La presse suisse a formulé cette idée un peu différemment en affirmant que: « Les primaires de l’UMP ont une fois de plus démontré que le pire en politique est français. La V ème République doit changer, elle ne fabrique que des nains ». On peut difficilement ne pas être d’accord.

Pauvre France… En contemplant le spectacle pathétique et bouffonesque que l’UMP offre au monde entier, ridiculisant notre pays, je n’ai qu’une phrase qui me vient a l’esprit : « De Gaulle, reviens! »

La Voix de la Russie

Débat Copé-Fillon : le vainqueur? «Marine Le Pen», répond Vallaud-Belkacem

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, estime que le Front national est le principale bénéficiaire du débat entre Jean-François Copé et François Fillon. Interrogée pour savoir si ce face-à-face avait donné lieu à un vainqueur, la ministre a répondu : « Oui, Marine Le Pen. Marine Le Pen, sous les fenêtres de laquelle Jean-François Copé n’a cessé d’entraîner François Fillon, qui s’est laissé faire ».

La porte-parole du gouvernement a constaté que les deux rivaux s’étaient « mis d’accord » sur la règle du « ni PS-ni FN », c’est-à-dire de ne pas appeler à voter PS en cas de duel avec le FN, ce qui a longtemps été la tradition à droite jusqu’aux cantonales de 2011. « Je vous rappelle que par le passé, le Parti socialiste a été capable de prendre sur lui-même pour préférer voter pour un candidat de droite plutôt qu’opter pour le ni-ni. C’est ça les valeurs républicaines : faire la distinction entre un parti républicain et un parti d’extrême droite », a-t-elle poursuivi.

Najat Vallaud-Belkacem a aussi relevé l’annonce par Jean-François Copé, député-maire UMP de Meaux, qu’il ne célébrerait pas de mariage homosexuel et qu’il déléguerait la cérémonie à ses adjoints si la loi était adoptée. « C’est pour le moins troublant qu’un responsable politique de ce niveau annonce qu’il ne respectera pas la loi. Quel signal est-ce que cela envoie à tous les Français à qui on demande de respecter la loi quoi qu’ils en pensent ? (…) C’est extrêmement grave ».

Le Parisien

France 2 : Copé et Fillon font un bide

France 2 misait sur « Des paroles et des actes – Spécial UMP ». David Pujadas recevait Jean-François Copé et François Fillon à l’occasion du vote pour la présidence de l’UMP. Une émission qui a séduit 2.333.000 personnes, soit 9.9% du public . Le programme frôle la barre des 10% de part de marché.

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Jean-Marc Morandini

Nora Berra : « Je pensais qu’on avait déjà tout entendu avec le racisme anti-blanc et là on est allé encore plus loin avec les pains au chocolat »

(…) L’autre actualité de la droite est l’élection du nouveau président national de l’UMP. Nora Berra s’est prononcé en faveur de François Fillon plutôt que pour Jean-François Copé. « François Fillon est celui dont je suis le plus proche au niveau de l’idéologie politique. Ce qui m’a aussi renforcé dans mon choix, c’est la manière dont il a mis en œuvre la politique de Nicolas Sarkozy ».

L’affaire du « pain au chocolat » a également conforté l’ancienne secrétaire d’Etat. « Je pensais qu’on avait déjà tout entendu avec le racisme anti-blanc et là on est allé encore plus loin avec les pains au chocolat.

J’avoue que j’ai été choquée mais c’est une stratégie de Jean-François Copé d’aller dans ce sens là pour avoir la présidence de l’UMP. Mais au fond, j’ai la conviction que ce sont des choses qu’il n’a pas en lui-même, c’est ça qui m’interpelle un peu ». (…)

Lyonmag

Fillon critique les positions du FN sur…l’économie

La première question a porté sur les relations avec le parti de Marine Le Pen, un militant suggérant de passer un accord avec le FN. Une «question absolument centrale» pour François Fillon, qui a prévenu: «Jamais je n’accepterai le moindre accord avec un parti qui dit autant de bêtises». L’ancien Premier ministre a ensuite brocardé le projet frontiste, mais essentiellement sur le plan économique.

«Quand vous ouvrez le programme du FN et que vous voyez que ce parti vous dit que si Mme Le Pen est élue présidente de la République, la première chose qu’elle va faire c’est augmenter tous les salaires de tous les Français (…) ensuite elle vous explique qu’elle va baisser le prix du pétrole, on se demande bien comment elle va le faire… elle vous explique qu’elle va revenir à la retraite à 60 ans», «qu’on va revenir au franc», «qu’on va sortir de l’Europe»…, a-t-il énuméré. «Et vous voudriez que je fasse un accord avec une formation politique qui dit autant de bêtises?», a-t-il demandé.

«On serait balayés par les Français, balayés.

Peut-être qu’on gagnerait quelque pourcentage de voix immédiatement à notre droite» mais «on perdrait toute la confiance de tous les Français sérieux», a ajouté François Fillon.

Identité et intégration

Devant les militants, le candidat à la présidence de l’UMP, qui affrontera sans doute Jean-François Copé, s’est cependant montré ferme sur «la défense de la nation française»et «de notre identité».

«Les Français ne supportent pas qu’on accueille sur notre territoire des étrangers qui ne s’intègrent pas», a-t-il lancé,

tout en affirmant que «nous ne sommes pas un pays qui refuse l’étranger» et en préférant utiliser le terme d’«assimilation» que celui d’«intégration». (…)

Le Matin

Fillon : Chassain « doit être exclu » de l’UMP après son désistement pour le FN (MàJ)

L’ancien Premier ministre François Fillon estime, dans une interview à paraître mercredi dans Ouest France, que Roland Chassain « doit être exclu » de l’UMP après avoir annoncé son désistement en faveur du FN dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône.

« Pour l’instant, un seul de nos candidats a annoncé son retrait en faveur du Front national, il doit être exclu », déclare M. Fillon au quotidien régional.

France 24

Jean-François Copé a « condamné » lundi la décision de l’UMP Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, de se « retirer » du second tour pour tenir sa « position » du « tous contre Michel Vauzelle » (PS) et de le laisser face à une candidate du FN.

« Je condamne naturellement la position de M. Chassain, cela va de soi. (…)

Elle donnera lieu à une (décision) qui reviendra au bureau politique le moment venu », a déclaré le secrétaire général de l’UMP lors d’une conférence de presse à l’issue d’un bureau politique extraordinaire du parti pour arrêter la stratégie en vue du second tour des législatives.

TF1

(…) L’UMP Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, a annoncé lundi qu’il se retirait pour le second tour des législatives pour tenir sa « position » qui est « tous contre Michel Vauzelle ».

Dans cette circonscription, qui comprend notamment la ville d’Arles, trois candidats ont réussi dimanche à se qualifier pour le second tour des législatives : le député PS sortant Michel Vauzelle (38,40 %), la candidate du Front national Valérie Laupies (28,98 %) et Roland Chassain, maire des Saintes-Marie-de-la-Mer (22,62 %).

L’UMP a opté au terme de son bureau politique extraordinaire pour le ni-ni (ni Front national, ni front républicain) en vue du second tour des élections législatives dans les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d’extrême droite, a-t-on appris de sources UMP.

Le Point

Les règlements de compte ont déjà commencé à l’UMP

François Fillon, candidat aux législatives à Paris, souhaite prendre la tête de l’UMP. « Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n’y a plus, à l’UMP, de leader naturel. Donc, il y aura une compétition« , avertit François Fillon dans une interview au Figaro Magazine, qui paraîtra vendredi.

L’attaque vise en premier lieu Jean-François Copé, actuel président de l’UMP, et lance la bataille des chefs à l’UMP, en pleine campagne des législatives. L’ancien Premier ministre n’a pas caché ses ambitions : « Je prendrai toute ma part, avec d’autres, à cette compétition« . Selon lui, le rôle du futur dirigeant de l’UMP « sera de rassembler, construire un projet, susciter un espoir, incarner une alternative« . Il évoque également le « risque » de l’éclatement de l’UMP, car c’est « un mariage récent« , a-t-il admis dans l’interview du Figaro. « Le maintien de l’UMP est fondamental« , a-t-il insisté. « Il n’est pas possible d’exercer le pouvoir si on n’a pas une formation capable de représenter 30% des électeurs. »

« Ne se mobiliser que pour les législatives »

De son côté, Jean-François Copé a réagi en déclarant au Monde que « François Fillon n’a aucun soutien réél » et a suggéré à son rival de « ne se mobiliser que pour les législatives« , au cours d’un déplacement en Alsace (voir la vidéo de BFM TV). Mercredi soir, dans le TGV qui le ramenait vers Paris, il a assuré être « tombé du placard » en découvrant l’interview de François Fillon, rapporte Le Point. « C’est pas chic, c’est une faute vis-à-vis des militants« , a-t-il confié à des journalistes en assurant avoir reçu « plein d’appels de députés » UMP lui disant « c’est ne pas convenable » ou encore « ne tombe pas dans ce piège« .

La bataille des chefs semble bien lancée…

Zinfos974