
Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.
Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.
Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?
Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.
Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

« L’heure est au mieux-vivre. Le mieux consommer est préférable au tout consommer. La crise affirme le besoin de retrouver le juste prix et la qualité. » Ainsi trois Français sur quatre (73%), entendent changer « durablement » leur façon de consommer.
Optimistes, mais précautionneux. En 2009, le taux d’épargne des ménages a progressé de 2 points, pour atteindre 17 % des revenus, un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 1983. Preuve supplémentaire de cette prudence, ce sont des placements extrêmement sûrs que les Français plébiscitent (Livret A et assurance-vie).
Lorsque les Francs s’établirent dans le pays des premiers welches, que les Romains appelaient Gallia, la nation se trouva composée des anciens Celtes ou Gaulois subjugués par César, des familles romaines qui s’y étaient établies, des Germains qui y avaient déjà fait des émigrations, et enfin des Francs qui se rendirent maîtres du pays sous leur chef Clovis[...]