L’Euro : implosion ou sursaut ?

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

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Industrie: comment encourager les relocalisations ?

Aider les entreprises à relocaliser, mais sans passer forcément par une prime : après des décennies de délocalisations, les états généraux de l’industrie cherchent le moyen d’inverser la tendance pour revitaliser le tissu industriel français.

Le spécialiste des arts de la table Geneviève Lethu, les jouets Smoby, le groupe industriel Gantois… ces dernières années, plusieurs entreprises françaises ont rapatrié des activités qui étaient implantées à l’étranger, en Extrême-Orient ou ailleurs. Les relocalisations en France restent toutefois des exceptions. El Mouhoub Mouhoud, professeur à l’université de Paris Dauphine, estime qu’il y a « globalement une relocalisation pour dix délocalisations. »

C’est dans ce but que le comité des états généraux propose « d’aider des entreprises à étudier leur projet de relocalisation, à valider sa faisabilité et à réaliser les investissements productifs et les créations d’emplois. » Mais sans parler de prime à la relocalisation comme l’avait fait le ministre de l’Industrie. « Nous sommes extrêmement sceptiques sur les aides financières. »

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La crise a changé la consommation des Européens

Près de deux Européens sur trois (64%) estiment que la crise a changé « durablement » leur façon de consommer. Une enquête, réalisée auprès de 8.000 personnes dans douze pays d’Europe, montre également que 34% d’entre elles souhaitent augmenter leur épargne au cours des douze prochains mois, contre 22% un an plus tôt.

« L’heure est au mieux-vivre. Le mieux consommer est préférable au tout consommer. La crise affirme le besoin de retrouver le juste prix et la qualité. » Ainsi trois Français sur quatre (73%), entendent changer « durablement » leur façon de consommer.

Dans le détail, les Français sont plutôt hésitants. Ils prévoient un niveau d’épargne (30%) similaire à celui de leurs dépenses (31%). A l’exception de l’Europe de l’Est, il y a une forte volonté en Europe de reconstituer une épargne de précaution. Les ménages souhaitent mettre de l’argent de côté pour des éventuels coups durs.

Ce nouveau comportement fait ressortir deux tendances principales. Plus d’un tiers des Européens (38%) achètent ou consomment fréquemment des aliments bio et près de la moitié (47%) des ménages jugent nécessaire d’acheter des produits d’occasion.

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Consommation : les Français ont mangé leur pain blanc en 2009…

C’est un fait entendu : de tous les « grands pays », la France est celui qui, durant cette crise, a le mieux résisté. Au classement des bons élèves de l’Union à vingt-sept, notre pays, avec un recul maximal de son PIB de 3,5 %, occupe même une très bonne quatrième position, loin toutefois derrière la Pologne (dont le PIB n’a pas reculé), la Grèce (- 1,7 %) et la Suède (- 2,3 %). A l’arrivée, l’écart de croissance avec la zone euro devrait dépasser les 1,5 point en moyenne cette année, un sommet depuis plus de vingt ans.

Ce serait toutefois un contre-sens de penser que l’économie française va bien. En effet, comme la très grande majorité des économies occidentales, la France a connu en 2009 sa crise la plus grave depuis la Deuxième Guerre Mondiale. L’intensité de la récession a ainsi été presque trois fois supérieure à celle de la grave crise de 1992-93.

De manière surprenante en effet, malgré la hausse du chômage, malgré le ralentissement des salaires, malgré un indice de confiance à son plus bas niveau historique, les Français n’ont pas réduit leurs dépenses de consommation durant cette crise.

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La France a peur, la France épargne

Première inquiétude Français, pour 2010, selon un sondage Harris Interactive pour RTL : la dégradation du marché de l’emploi (69 %), contre 33 % pour les conséquences du réchauffement climatique et 18 % pour la menace terroriste. Leurs raisons d’espérer ? La reprise économique (64 %). Les Français se disent en majorité optimistes (60 %).

Optimistes, mais précautionneux. En 2009, le taux d’épargne des ménages a progressé de 2 points, pour atteindre 17 % des revenus, un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 1983. Preuve supplémentaire de cette prudence, ce sont des placements extrêmement sûrs que les Français plébiscitent (Livret A et assurance-vie).

Première explication, la peur du chômage, qui incite à mettre de l’argent de côté en prévision d’un éventuel coup dur. Deuxième piste – plus polémique -, l’envolée de la dette publique, qui pourrait être à l’origine de cette épargne de précaution, phénomène connu, en science économique, sous le nom d’effet Ricardo-Barro.

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Nation française : la définition de Voltaire

Extrait consacré à la définition de la Nation française, de l’article  » Franc, France, Français » du Dictionnaire Philosophique de Voltaire.

De la nation française.

Lorsque les Francs s’établirent dans le pays des premiers welches, que les Romains appelaient Gallia, la nation se trouva composée des anciens Celtes ou Gaulois subjugués par César, des familles romaines qui s’y étaient établies, des Germains qui y avaient déjà fait des émigrations, et enfin des Francs qui se rendirent maîtres du pays sous leur chef Clovis[...]

On ne connut guère le nom de Français que vers le xe siècle. Le fond de la nation est de familles gauloises, et les traces du caractère des anciens Gaulois ont toujours subsisté[...]

En effet, chaque peuple a son caractère comme chaque homme; et ce caractère général est formé de toutes les ressemblances que la nature et l’habitude ont mises entre les habitants d’un même pays, au milieu des variétés qui les distinguent. Ainsi le caractère, le génie, l’esprit français, résultent de ce que les différentes provinces de ce royaume ont entre elles de semblable[...]

Le climat et le sol impriment évidemment aux hommes, comme aux animaux et aux plantes, des marques qui ne changent point. Celles qui dépendent du gouvernement, de la religion, de l’éducation, s’altèrent. C’est là le noeud qui explique comment les peuples ont perdu une partie de leur ancien caractère, et ont conservé l’autre[...]

Le fond du Français est tel aujourd’hui que César a peint le Gaulois, prompt à se résoudre, ardent à combattre, impétueux dans l’attaque, se rebutant aisément. César, Agathias, et d’autres, disent que de tous les barbares le Gaulois était le plus poli. Il est encore, dans le temps le plus civilisé, le modèle de la politesse de ses voisins, quoiqu’il montre de temps en temps des restes de sa légèreté, de sa pétulance et de sa barbarie[...]
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« C’est mieux là-bas »

Réalisé par Zouhair Chebbale (Voir la fiche du film)

« Ils ont 14 ans et vivent de chaque côté de la Méditerranée. Mustapha vit à Casablanca, travaille avec son oncle dans une petite fabrique de meubles et rêve de rejoindre l’Eldorado français. Abdelkader est Français d’origine marocaine. Il vit dans une cité et rêve de ses vacances au Maroc. A travers les conditions de vie, cultures et croyances de ces deux adolescents de même origine nationale et sociale, ce film rend compte de l’idée que « la vie est forcément meilleure ailleurs » ».

http://www.dailymotion.com/video/xbqcfr

« Mon coeur me dit que c’est mieux là-bas, mon ventre me dit que c’est mieux ici. »