«Je boycotte la France. Les États-Unis sont mon deuxième pays, el hamdoulilah.»

À Astoria, le Barbès new-yorkais, beaucoup d’arabo-musulmans ont quitté la France, même si, depuis le 11 septembre, une méfiance existe à leur égard aux Etats-Unis.

Un musulman vit mieux ici qu’en France.

Les vapeurs du narguilé. Les bâtisses de pâtisseries mielleuses. Les quartiers de poulets baignés dans des épices. «Ici, y’a vraiment l’esprit oriental» prévient Hajer, française d’origine tunisienne. Elle a quitté la France à jamais, depuis un an et demi. «Je voulais sentir un autre air.» Elle a choisi l’air new-yorkais. «J’y suis venue une première fois, pour trois semaines. Quatre mois plus tard, je m’y suis installée.» Hajer est timidement maquillée. Elle porte un voile rouge qui couvre ses cheveux. Elle est musulmane.

Hajer affirme : «Il y a une liberté d’expression, une liberté de penser et une liberté de pratiquer sa religion.» On descend au bout de la ligne N, à Astoria, dans le Queens. C’est le quartier des musulmans d’Afrique du Nord. «On l’appelle Little Egypt, mais il y a de tout.» Elle s’aventure sur Steinway Street. Les barbiers accolent les cafés. Des hommes s’enfilent des cafés noirs. Ils parlent. «Moi, je suis musulman d’origine algérienne et ça fait 22 ans que je suis là. Ici, ils voient l’Islam comme une autre religion, point. On est respectés. Et si quelqu’un vous tracasse ici, y’a la loi.» […]

Bondy Blog

L’Islam en France : religion plus dynamique que le catholicisme

Au cours de ces 20 dernières années, cette étude a pu mettre en évidence une progression croissante de la pratique de l’Islam par rapport au catholicisme, 1ère religion de France, pour combien de temps ?

Une vitalité apparente de la population musulmane en France
Cette analyse statistique sur le long terme résulte de deux sous-enquêtes : l’une a été menée à partir sur 135 enquêtes auprès d’échantillons nationaux représentatif de 950 personnes, sur la période 2005-2009. L’autre fait référence au cumul d’enquêtes historiques menées par l’Ifop chez les personnes exclusivement d’origine musulmane, sur la période 1989-2007.

Dans cette enquête, il apparaît une vitalité démographique certaine de la population musulmane par rapport à l’ensemble des français de l’Hexagone. Ainsi, 35% des interrogés se déclarant musulmans ont entre 15 et 24 ans contre 16% des français, et 28% ont entre 25 et 34 ans, contre 16% des français. A l’inverse, on constate que seulement 4% des musulmans ont entre 65 ans et + contre 21% de la population nationale. Une vitalité davantage présente dans les régions industrialisées telles que l’Ain, le Val d’Oise ou les Yvelines où les musulmans sont concentrés à plus de 7% par rapport à une moyenne globale de 5,8% de musulmans répartis sur la Métropole.

D’autre part on peut remarquer que les personnes issues de famille musulmane sont davantage attachées à la religion de leurs ainés, que celles issues de famille catholique. On retrouve ainsi 33% d’interrogés d’origine musulmane se déclarant « croyant et pratiquant » contre 16% de ceux issus du catholicisme. Tandis qu’ils sont 57% d’origine catholique à être « croyant mais non pratiquant » contre 38% chez ceux d’origine musulmane.

Une jeunesse musulmane plus assidue à la pratique
Au niveau de la pratique de l’Islam, l’étude révèle une légère augmentation de la proportion de musulmans qui déclarent faire les 5 prières quotidiennes obligatoires, avec 31% en 1994 contre 39% en 2007 soit une hausse de 8 points. Quant à la fréquentation de la mosquée le vendredi, l’évolution demeure positive avec 16% en 1989 contre 23% en 2007 (+7points). En revanche, cette augmentation s’inscrit davantage chez les jeunes plus que chez les vieux.[...]

Un Islam en nette progression, les fruits de la da’wa
De manière concrète, cet engouement pour l’Islam peut s’expliquer par une dawa (une invitation au non musulman a écouter le message de l’Islam) plus diffuse notamment grâce à la multiplication des conférences de prêcheurs et l’utilisation de l’outil internet. Il est vrai qu’il y a 20 ans de cela, la diffusion du message de l’Islam en France, se faisait relativement plus discrète. Les musulmans avaient pris l’habitude de confiner leur religion dans le cadre privé et d’éviter de trop la montrer à la sphère publique. Très peu d’entre eux osaient porter la barbe, ou fréquenter régulièrement la mosquée, car ils considéraient que cela n’était pas approprié dans une terre d’accueil comme la France.

Maintenant, il n’est plus question pour la génération musulmane d’aujourd’hui de se cacher pour pratiquer leur religion. Partant de là, les mosquées ont finis par se remplir, et les conférences islamiques se multiplier, permettant de propager les enseignements de l’Islam de manière décomplexée et à portée de tous.

Auparavant il fallait se procurer des livres, des cassettes, ou autres pour en savoir plus sur l’Islam, et en apprendre les fondements, pour mieux les comprendre et les pratiquer. Il est aujourd’hui possible à tous, musulmans ou non, de se renseigner sur cette religion, d’écouter des dourous, des rappels, de regarder des vidéos liées à l’Islam etc. L’outil internet a décuplé les possibilités de transmettre le message de l’Islam, et ce, non seulement à l’échelle nationale mais aussi planétaire.

Ajib.fr

Histoire de France : Ce que nos enfants n’apprennent plus au collège

Dimitri Casali, historien spécialiste de la Révolution et de l’Empire, vient de publier « L’altermanuel d’Histoire de France ». (France 5 – C à dire – 02/09/2011)

Dans les banlieues il y a une véritable répulsion qui se crée envers l’Histoire de France »

Les lieux de culte musulmans ont doublé en vingt ans

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, estime qu’entre 100 et 150 mosquées sont en cours de construction.

Le nombre de mosquées et de salles de prière musulmanes a doublé en France ces vingt dernières années, passant de 1 000 à 2 000 environ.

Très précisément, le ministère de l’Intérieur et des Cultes en dénombrait 150 en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. Dix ans plus tard, les lieux de cultes musulmans se chiffrent à exactement 2 368 , mais cela tombe à 2 052 si l’on retire Mayotte et les collectivités d’outre-mer.

À titre de comparaison, 45.000 églises catholiques quadrillent le territoire. S’y ajoutent 3 000 lieux de culte protestants (dont 1 800 salles évangéliques), 280 synagogues et 150 pagodes ou salles de méditation bouddhistes.

Autre précision : pour 1 mosquée (90 en France), il existe 200 salles de prière (plus de 1.800 dans l’Hexagone). Ce qui explique la variation constante des chiffres les plus officiels, car les «salles de prière» s’ouvrent et se ferment facilement. Soit, en moyenne, une mosquée en bonne et due forme par département, même si cette approche n’est pas significative, tant l’islam est concentré dans les zones urbaines. [...]

Celle tout d’abord du nombre de musulmans en France. En l’absence de recensement -interdit sur le critère religieux-, les estimations oscillent entre 2,1 millions (dernière étude de l’Ined et de l’Insee) et 5 à 6 millions pour la majorité des spécialistes et des instituts de sondages.

Sans entrer dans l’aspect financier, deux questions au moins se posent. Celle tout d’abord du nombre de musulmans en France. En l’absence de recensement -interdit sur le critère religieux-, les estimations oscillent entre 2,1 millions (dernière étude de l’Ined et de l’Insee) et 5 à 6 millions pour la majorité des spécialistes et des instituts de sondages.

Les responsables musulmans estimant que 1 mètre carré est nécessaire par personne pour la prière et que, la surface actuelle avoisinant les 300.000 mètres carrés, il manquerait bel et bien, dans l’hypothèse la plus basse, près de la moitié de la surface nécessaire.

Mais ce manque de place n’explique pas, à lui seul, les crises récurrentes -de plus en plus rares- occasionnées par les prières dans la rue. Car les musulmans, majoritairement sunnites en France, sont très divisés. Ils choisissent, ou refusent, de se rendre à la mosquée selon leurs origines nationales et ethniques. D’autres encore, jugeant «indigne» de prier dans la rue, préfèrent rester chez eux.

Le Figaro

France : 180 imams marocains envoyés pour le Ramadan (CFCM)


La grande mosquée de Strasbourg © Patrick Hertzog / AFP

« C’est devenu une tradition. Chaque année, le Maroc nous envoie en renfort des imams pour assurer la lecture du Coran et les prêches durant le mois sacré du Ramadan où les fidèles sont plus nombreux à se rendre sur les lieux du culte musulman (mosquées et salles de prière) », a-t-il précisé dans un entretien à la MAP.

Le président de la plus haute instance représentative des musulmans de France (CFCM) constate une hausse en continue du nombre des délégués marocains, en particulier après la réforme du champ religieux qui n’a pas omis la communauté marocaine à l’étranger.

L’année dernière, ils étaient 165 à venir épauler les 600 imams permanents dans l’Hexagone, contre une soixantaine quelques années auparavant.[...]

+Une centaine de mosquées inaugurées durant le Ramadan.
[...] Certains de ces lieux de culte ont fêté cette année leur premier Ramadan, selon le président du CFCM.

C’est le cas notamment de la Grande mosquée de Strasbourg (Est de la France) qui a précipité son ouverture, prévue initialement vers la fin de l’année, pour accueillir provisoirement les musulmans de la cité alsacienne durant ce mois sacré.

Le Maroc avait soutenu financièrement la construction de cette mosquée dont le coût global s’élève à 8,7 millions d’euros.

Le projet a été principalement financé grâce aux dons des musulmans, l’aide de pays étrangers, comme l’Arabie Saoudite et le Koweït, en plus du Maroc, ou encore des collectivités locales, ce qui n’est possible en France qu’en Alsace et dans le département de la Moselle, à la faveur du statut spécifique de cette région où il n’existe pas de séparation entre les Eglises et l’Etat, grâce au régime du concordat.[...]

Le projet initial avait été amputé de sa bibliothèque et de son minaret par l’équipe municipale de droite qui avait succédé en 2001 au maire socialiste Roland Ries, avant que celui-ci ne relance le chantier à son retour à la tête la mairie en se disant notamment favorable à la construction d’un minaret « si la communauté le souhaite ».

Cette position a été saluée par la communauté musulmane strasbourgeoise, estimée à 50.000 personnes dont une majorité marocaine, d’autant plus qu’elle intervenait en plein débat en France sur les minarets après le référendum suisse interdisant en 2009 leur construction dans les mosquées de la Confédération helvétique.

+Encore des années pour résorber le déficit de salles de prière.
Globalement, le président du CFCM se félicite du rythme de construction de nouvelles mosquées en France, bien qu’il reste encore, selon lui, plusieurs années pour que le déficit soit résorbé.

« Nous estimons à 250.000 m2 le besoin actuel en surface de prière, mais les choses s’améliorent« , a-t-il dit, soulignant à cet égard que le CFCM continue à oeuvrer pour trouver des solutions à ce problème et permettre aux cinq millions de musulmans de France, dont un million environ de Marocains, d’accomplir leur prière dans des conditions dignes.[...]

Biladi.ma

La France en Afghanistan ou l’art de bâcler ses guerres

Un bilan peu flatteur sur la présence militaire française en Afghanistan dans Valeurs actuelles.

L’empire a acheté la paix tactique en Afghanistan comme on achète la paix sociale dans nos banlieues mais, cahin-caha, il tient le pays, grâce, il faut le dire, à l’apport de ses supplétifs européens.

Avant de savoir finir une guerre, il faut savoir la commencer. On ne sait ce qu’il y a de plus accablant dans l’annonce de notre retrait d’Afghanistan, le mois dernier : notre mimétisme vis-à-vis des Américains ou, ce qui va de pair, l’inconsistance totale du politique dans la conduite de la guerre ? Tout au long de ces dix années de conflit, l’Élysée n’aura été que de demi-mesure en demi-mesure. Ceux qui décident de faire la guerre à moitié l’ont perdue dès le départ et complètement. Voilà la leçon. Elle est définitive et implacable.

La suite de notre retrait d’Afghanistan, achevé en 2014 ? On la connaît. Les écoles pour femmes fermeront. La burqa reprendra pleinement ses droits à Kaboul. Musique et cinéma seront à nouveau bannis. Voilà pour l’argument, pour l’affichage télégénique.

La corruption endémique des forces afghanes n’en fait qu’une armée mexicaine au service d’une féodalité décrépite, qui sera incapable de freiner sa dislocation ethnique et tribale après le retrait des troupes occidentales, enfin disons françaises, puisque les Américains, pas assez sots pour laisser le trésor de guerre à la Chine, ne feront que réduire la voilure et resteront bien après 2014 pour exploiter les 1 000 à 3 000 milliards de dollars de gisements miniers et fossiles que recèle le sous-sol afghan. Ils se concentreront sur le pays “utile”, entendez celui qui rapporte. […]

Valeurs actuelles

Sarkozy et Merkel veulent un gouvernement pour l’Europe

La France et l’Allemagne vont proposer à leurs partenaires européens la création d’un «véritable gouvernement de la zone euro», a annoncé mardi le président français Nicolas Sarkozy à l’issue d’un sommet à Paris avec la chancelière allemande Angela Merkel. Ils souhaitent que le poste revienne à l’actuel président de l’Union européenne Herman Van Rompuy.

«Nous voulons dire notre volonté absolue de défendre l’euro (…) et d’avoir sur tous ces sujets une identité de vues et de propositions entre la France et l’Allemagne», a déclaré le président français. Dans une lettre qui sera adressée mercredi à la présidence de l’Union européenne, France et Allemagne proposent de créer un «gouvernement économique de la zone euro». Constitué du conseil des chefs d’Etat et de gouvernement, il se réunira deux fois par an et élira un président stable pour deux ans et demi. […]

Autre annonce forte, la France et l’Allemagne vont proposer au mois de septembre que l’Union européenne instaure une taxe sur les transactions financières. «Les ministres des Finances allemand et français déposeront sur la table des instances européennes une proposition commune, dès le mois de septembre prochain, de taxe sur les transactions financières», a déclaré Nicolas Sarkozy.

Cette taxe sur les transactions financières est une «nécessité évidente», a déclaré pour sa part la chancelière allemande. Les deux dirigeants n’ont pas précisé les modalités de cette mesure. Une des possibilités, popularisée par l’économiste James Tobin, consiste à taxer à un taux très faible les mouvements internationaux de capitaux.

Le Figaro/AFP/Reuters

La note souveraine de la France sous pression

Après les Etats-Unis, la France ? Suite à la dégradation de la note souveraine américaine, certains économistes et investisseurs commencent à redouter que la France ne perde sa note AAA, la meilleure possible. De quoi mettre la pression sur Bercy, qui assure le contraire.

« La France n’est pas, selon moi, un pays AAA. En tout cas, il n’est pas considéré comme tel par le marché », souligne ainsi un stratégiste d’UBS basé à Londres, cité par Bloomberg. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil aux Credit Default Swap (CDS), ces produits permettant de d’assurer contre la faillite d’un émetteur. Le coût de l’assurance contre un défaut de paiement de l’Hexagone est en effet supérieur à ceux de la Chine, du Qatar ou de la République Tchèque, qui sont pourtant moins bien notés par les agences, selon les dernières données de CMA Vision.

Il faut dire que la France affiche l’un des moins bons ratios budgétaires parmi les différents pays « triple A ». Selon la Commission européenne, la France réduira son déficit public à 5,8% de son Produit intérieur brut (PIB) cette année, tandis que sa dette atteindra 84,7%. Pour comparaison, dans les cinq autres pays de la zone euro possédant la meilleure note (l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande), les déficits publics devraient osciller entre 1 et 3,7% du PIB et les dettes entre 17,2 et 82,4%.

Pour le moment, les agences de notation se gardent de tirer la sonnette d’alarme. Jean-Michel Six, le chef économiste de Standard & Poors pour l’Europe, a même confirmé sur France Inter dimanche que la perspective pour la France restait stable. Pour autant, la même agence S&P avait prévenu en juin que la note de l’Hexagone serait sous pression à moyen terme, si le gouvernement ne prenait pas de nouvelles mesures de rigueur et ne réformait pas le régime de la Sécurité sociale.

Capital.fr

Les Quick halal à l’heure du ramadan

Depuis le 1er août, le fast-food Quick de Nogent-sur-Oise (Oise), déjà halal, s’est mis à l’heure du ramadan. L’enseigne prolonge son ouverture en salle jusqu’à minuit au lieu de 22 heures durant la période de cette fête musulmane afin de pouvoir accueillir les fidèles qui attendent le coucher du soleil pour s’alimenter.

Une première pour ce restaurant, qui n’avait pas modifié ses horaires les années précédentes. Malgré cette extension, la foule n’est pour l’instant pas au rendez-vous, et les serveurs attendent le client. Ce couple, amateur de burger halal, se réjouit quand même de l’initiative : « Nous n’avons pas d’enfants et travaillons tard, c’est pratique pour nous. Mais, au début du rite, les musulmans restent chez eux, en famille », souligne le jeune mari.

Cette faible fréquentation n’affole pas le responsable adjoint du Quick de Nogent, qui « attend un gros chiffre d’affaires dès le 15 août », au retour des vacances. A l’entrée, seule une affichette indique les horaires modifiés, sans en mentionner les raisons. Le gérant de la franchise, Hervé Peretti, l’admet pourtant, cette nouvelle grille horaire est essentiellement due à la fête musulmane, 60% de sa clientèle relevant de cette confession.

(…) La direction de la chaîne assume son choix : « Il suffit que les franchises fassent la demande de changement, et la décision est prise ensuite en commission. » D’autres enseignes halal pourraient donc voir le jour.

Le Parisien

Libye: Les Kadhafi concluent un pacte avec les islamistes

Une nouvelle étape dans le conflit libyen? Seif al-Islam Kadhafi, l’un des fils du dirigeant libyen, a déclaré mercredi dans la presse américaine que sa famille avait scellé une alliance avec les rebelles islamistes du pays pour en finir avec l’opposition laïque qui réclame le départ de son père.

Seif al-Islam Kadhafi, qui comme son père a longtemps clamé que l’opposition était menée par les islamistes, a assuré dans une interview accordée à Tripoli au New York Times que les rebelles laïcs «vont tous s’enfuir ou être tués (…) Nous y veillerons». Et de lancer que son pays allait alors «ressembler à l’Arabie saoudite ou à l’Iran. Et alors?».

Le régime de Mouammar Kadhafi se présente comme un rempart face à la prise de pouvoir des extrémistes religieux dans ce pays riche en pétrole. Les forces rebelles comptent certains islamistes, mais insistent sur le fait qu’elles sont toutes unies dans leur volonté de voir Mouammar Kadhafi céder le pouvoir à un gouvernement démocratique.

Dans son interview, Seif al-Islam prétend que les islamistes sont «les véritables forces sur le terrain» et que les pays occidentaux devront venir négocier avec eux.

«Je sais que ce sont des terroristes. Ils sont sanguinaires. Ils ne sont pas bons. Mais vous devez les accepter», a-t-il lancé.(…)

20 minutes

L’inquiétante flambée de l’économie souterraine

Dans un rapport édifiant, Tracfin, la cellule de renseignement financier, insiste sur la forte hausse des fraudes sociales.
À l’occasion de ses vingt ans d’existence, Tracfin a vu le nombre de ses saisines augmenter de 12% l’année dernière pour atteindre 20.252 signalements. La cellule de renseignement financier dresse dans son rapport annuel un tableau édifiant de la face obscure de l’économie française. Elle a transmis 404 dossiers à la justice en 2010, portant sur un montant de 524 millions d’euros.

• Détournement massif de prestations d’organismes sociaux

Les fraudes aux différentes branches de la Sécurité sociale ont pris des formes industrielles dans notre pays. Servant à alimenter en partie l’économie souterraine, ces détournements entrent, selon Tracfin, «dans le nouveau champ d’intervention du crime organisé». (…)

• Mise en place de réseaux d’«entreprises de blanchiment»

L’année dernière, Tracfin dit avoir «détecté l’existence de plusieurs réseaux de financement de filières d’immigration clandestine et de travail illégal» mis en place par des bandes issues de la criminalité organisée. (…)

• Retour des grandes escroqueries liées à la spéculation financière

Évoquant un «contexte de déréglementation et d’innovation financière», le rapport a relevé l’année dernière la montée en puissance «d’escroqueries aux placements financiers reposant notamment sur l’exercice illégal de la profession de banquier». (…)

• Hausse des abus de faiblesse

«Vol, extorsion de fonds, procuration frauduleuse, signature forcée, héritage anticipé, prélèvements indus de biens ou d’argent…»: reprenant le constat établi par le Médiateur de la République le 3 février dernier, la cellule gouvernementale insiste sur la maltraitance financière. «Phénomène peu connu en France et en forte hausse», il concerne en majorité des victimes de plus de 70 ans, un tiers étant nonagénaires. (…)

• Financement du terrorisme

Prenant la forme d’opérations «ponctuelles, fractionnées et de faible montant» (inférieures à 1000 euros), ces flux financiers irriguant des mouvances terroristes échappent souvent à la vigilance des pouvoirs publics. Tracfin, qui a cependant transmis six «notes d’information» à la justice en 2010, estime que le «milieu associatif», les «petites entreprises» ainsi que les particuliers représentent les «principaux acteurs» susceptibles d’alimenter les activités des poseurs de bombes. Selon ces experts, le «caractère atypique des flux analysés met en exergue un risque terroriste».

Le Figaro

(Merci à Zatch)

30 milliards d’euros : Les clandestins coûtent cher à la France (El Watan)

Environ 15% du déficit de toute l’immigration, plus de 30 milliards d’euros, sont imputables à l’immigration irrégulière : travail non déclaré, scolarisation, soins… C’est la conclusion à laquelle a abouti l’expert international sur l’Afrique et les migrations, Jean-Paul Gourévitch, au terme de sa récente étude, où est décortiqué le «prix de revient» de l’obsession du rêve européen.

Expulser ou apporter une aide au retour volontaire des migrants illégaux revient six fois moins cher que de les garder sur le territoire français.

L’embauche de migrants irréguliers est, d’emblée, l’un des meilleurs indicateurs des retombées de la présence étrangère illégale dans l’Hexagone, fait observer l’auteur. Ainsi, est-il indiqué dans cette étude dont El Watan a été destinataire d’une copie, 5% des 70 000 entreprises, contrôlées en 2010, utilisent une main-d’œuvre étrangère sans titre de travail pour un coût total s’élevant à 1,7 milliard d’euros.[…]

Pour mieux sensibiliser les politiques sur l’impact de l’immigration illégale sur l’économie française, M. Gourévitch mettra en exergue les dépenses publiques induites par la prise médicale des migrants irréguliers, considérant, à ce titre, l’aide médicale de l’Etat (AME) comme étant une exception à l’échelle européenne, car aux étrangers en situation irrégulière, elle consacre les mêmes droits que les titulaires de la Couverture maladie universelle (CMU).

En 2010, fait-il savoir, l’AME était de l’ordre de plus de 620 millions d’euros sur les 662 millions représentant le coût global des soins de santé, dont ont pu bénéficier les migrants irréguliers vivant sur le territoire français. Pour le spécialiste en migration, 2010 est l’année de tous les records, puisque de seulement 77 589 en 2000, le nombre de bénéficiaires est passé à 202 403, portant les dépenses de l’Etat de 75 à 623 millions d’euros.

Autre souci, autre dimension. Dans la même étude, l’accent est en outre mis sur la scolarisation des élèves et étudiants en situation irrégulière. [....]

El Watan