Un deux-roues disparaît toutes les dix minutes en France

Les grosses cylindrées sont les cibles préférées des voleurs de scooters et motos en France. Les vols de deux-roues ont représenté 14% des vols de véhicules à moteur en 2013. Ils sont en baisse de 8,9 % par rapport à 2012, selon ICA, spécialiste des solutions antivol pour les deux-roues, qui a lancé la troisième édition de l’Observatoire du vol du deux-roues.

Dans l’enquête menée sur l’année dernière, les vols ont eu majoritairement eu lieu en zones urbaines (85%) et dans les régions Ile-de-France (46% des vols), Paca (18%) et Rhône-Alpes (10%). Les vols de deux-roues ont lieu aussi bien de jour que de nuit (53% contre 47%), et de plus en plus sur la voie publique, pour 60%. Quelque 48 820 scooters et motos ont été dérobés l’année dernière. Près de 60% ne sont jamais retrouvés.

Des trafics de pièces détachées, qui alimentent des marchés parallèles en Tunisie et en Libye, ont été pointés du doigt par les services de police ces derniers mois. Les pièces des deux-roues sont difficilement traçables et ces engins servent aux braquages, nombreux ces dernières semaines en France.

France TV Info

Taubira et ses prétendus doctorats : « C’est la faute aux journalistes »

Nouveau cafouillage en vue pour Christiane Taubira. Dans son dernier livre – « Contre la justice laxiste » –, Philippe Bilger, magistrat cabot et prolifique, laisse entendre que la garde des Sceaux ment sur son CV :

« Elle a laissé dire, et ne l’a jamais contesté dans l’espace médiatique, qu’elle avait deux doctorats, l’un en économie, l’autre en ethnologie [...].

Pourtant, de ceux-ci, pas le moindre indice, pas le plus petit début de commencement de preuve ! »

L’avocat souligne qu’il n’existe aucune trace d’une thèse soutenue par Christiane Taubira sur la base de données Theses.fr. Lorsqu’on appelle les universités concernées, on ne trouve aucune mention des supposés diplômes.

La raison en est simple : Christiane Taubira a fait un troisième cycle en économie, des études en sociologie et ethnologie et un cursus au Centre français de la coopération agricole (CFCA). Mais de thèse, point.

Pourtant, depuis plus de dix ans, les portraits de la garde des Sceaux mentionnent ces deux diplômes. Ainsi, Le Monde du 4 décembre 2001 parle d’« un doctorat de sciences économiques et en agroalimentaire [et non en ethnologie, ndlr] » et Libération, l’année suivante, raconte comment l’étudiante de Cayenne préparait « son doctorat de sciences éco » à Assas.

Au cabinet de la ministre, on explique que tout cela est dû aux erreurs de journalistes qui « travaillent un peu trop sur Wikipédia ». L’entourage de la garde des Sceaux jure que celle-ci n’a jamais dit elle-même qu’elle possédait ces diplômes.

D’ailleurs, la notice biographique publiée sur le site du gouvernement ne comporte pas de section cursus. Ce qui est tout de même intriguant étant donné que c’est le cas de presque tous les autres ministres. A défaut de mentir, la ministre a-t-elle laissé dire ? Le cabinet fait savoir qu’il a toujours transmis au trombinoscope (sorte de Who’s Who du monde politico-médiatique français) des informations correctes.

Le cabinet affirme que la ministre n’a pas de « press books » et ne consulte jamais sa page Wikipédia. Elle n’aurait donc jamais ressenti le besoin de corriger l’intox qui traîne donc depuis plus d’une décennie… Cette « polémique » aurait pour but de faire croire que « Dati et Taubira, c’est la même chose ».

Dans son livre, Philippe Bilger note pourtant que la ministre ne reprend pas David Pujadas qui mentionne « deux doctorats » lors de son passage sur France 2, dans l’émission « Des paroles et des actes » :

« Au cours de l’émission “Des paroles et des actes” du jeudi 5 septembre 2013, alors que David Pujadas la présente en rappelant qu’elle est titulaire de deux doctorats, elle opine du chef sans apporter aucune précision. »

Indignation du côté de la ministre : regardez les images ! « Elle n’opine pas du tout du chef. » Effectivement, la caméra reste braquée sur Pujadas.

David Pujadas : « Soyez la bienvenue. [...] Vous avez un doctorat d’économie, un doctorat d’ethnologie, un diplôme supérieur d’agroalimentaire, vous avez été professeur d’économie [...] C’est vrai que vous vouliez abandonner la politique en 2012, juste avant d’être appelée au gouvernement ? »

Christiane Taubira : « Je pense que je peux revenir sur le portrait, mais oui, c’est vrai.
« Je pense que je peux revenir sur le portrait. » C’est cette petite phrase, qui selon le cabinet, devait mener à un correctif, mais la ministre s’est laissé embarquer dans d’autres explications…

Quelques minutes plus tard, la question du doctorat revient sur la table :

Jeff Wittenberg : « Mais vous avez quand même des notions et plus que des notions parce que vous avez un doctorat d’économie, donc… »

Christiane Taubira : « Il y a surtout – arrêtez de m’additionner des diplômes – il y a surtout une situation. Sous l’ancien quinquennat, la dégradation des finances publiques a augmenté de 600 [sic] milliards d’euros, 600 milliards d’euros. Sur les dix dernières années, sur les dix dernières années … »

Là aussi, il fallait comprendre qu’elle rectifiait son CV…

Nouvel obs, merci à Solly

Copé : «Seule l’UMP peut sauver la France»

Jean-François Copé a affirmé aujourd’hui que «seule l’UMP» pouvait «sauver la France», en lançant «un grand appel aux Françaises et aux Français pour dimanche prochain», au second tour des élections municipales, lors d’une réunion publique à Gournay.

«Je souhaite que l’UMP incarne l’efficacité politique», a lancé le président du principal parti d’opposition, devant près de 400 personnes, lors d’un meeting de soutien au candidat UMP, Franck Attal, de cette petite ville de 6.500 habitants. M. Attal affronte dimanche en triangulaire, une liste divers droite, et une sans étiquette. Selon M. Copé, «le rendez-vous de dimanche est très important». «Je m’adresserai au président François Hollande dimanche soir si les Français viennent conforter» les résultats du premier tour, a-t-il ajouté. […]

M. Copé s’est dit également «très inquiet pour la France», après la publication du chiffre du chômage de février (31.500 nouveaux inscrits en métropole).

Le Figaro

Remaniement: Les chefs de Cabinet des ministères ont reçu ce soir des mails pour organiser « leur départ »

Le remaniement semble se préciser ce soir. Selon le site internet de l’Express,  les chefs de cabinet de tous les ministères de Bercy ont reçu mardi du service informatique un courrier électronique intitulé « Votre départ » leur indiquant la marche à suivre pour l’archivage de leurs dossiers, a indiqué un conseiller de Bercy.

« Tous les chefs de cabinet ont reçu ce courrier » et « d’autres mails de la même tonalité de départ », a précisé ce conseiller, confirmant une information diffusée sur le site internet de l’hebdomadaire L’Express .

« Chaque membre de cabinet doit verser l’ensemble des documents produits ou reçus dans le cadre de ses fonctions au Service des archives économiques et financières », indique le courriel cité par L’Express et dont le contenu a été confirmé par ce conseiller.

« En pratique, seules les informations personnelles (messagerie, fichiers sur le poste de travail, fichiers sur l’espace serveur) peuvent être détruites par vos soins », poursuit la missive.

Les directeurs de cabinet, dont le rôle est politique tandis que les chefs de cabinet sont chargés des questions d’organisation, n’ont eux pas reçu ce courriel, a précisé le conseiller.

JMMorandini

France Télécom-Orange, acteur essentiel du renseignement français ?

Selon un document interne des services secrets techniques britanniques (GCHQ), l’équivalent de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, la DGSE entretient une coopération étroite avec « un opérateur de télécommunication français ». L’ancienneté de leurs liens, la description des savoir-faire spécifiques de l’entreprise ainsi que l’enquête du Monde permettent de conclure qu’il s’agit bien de France Télécom-Orange.

L’une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu’elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l’insu de tout contrôle, d’un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent.

Cette collecte libre de tout contrôle, par le biais de l’opérateur français, portant sur des données massives, concerne aussi bien des Français que des étrangers. Elle est utilisée par la DGSE, qui la met à la disposition de l’ensemble des agences de renseignement françaises au titre de la mutualisation du renseignement technique et de sa base de données. Ces données sont également partagées avec des alliés étrangers comme le GCHQ. Enfin, l’opérateur français développe, en partenariat avec la DGSE, des recherches en cryptologie.

Au plus haut niveau de l’Etat français, tout comme la DGSE, on se refuse à tout commentaire.

Le Monde

L’ONU récompense la France au Mali en attribuant des marchés à ses entreprises

Des entreprises françaises vont récolter les dividendes de la contribution de l’Etat français au budget de la mission de l’ONU au Mali. Selon le quotidien économique Les Echos, le secrétariat des Nations unies vient d’attribuer plusieurs contrats de gré à gré aux entreprises françaises Thales et Razel-Bec pour la réalisation d’infrastructures au Mali, dans le cadre de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali).

 

Les contrats accordés à Thales et Razel-Bec totalisent 34,7 millions d’euros. Ils portent sur notamment sur l’extension et la consolidation des pistes d’atterrissage dans les villes Kidal et Tessalit (Nord du Mali).

Les entreprises françaises n’avaient pas auparavant accès à ce type de marché car l’ONU négocie avec les Etats et non avec les opérateurs privés. Dans le cas de la France, l’organisme qui a servi d’intermédiaire et qui a défendu l’offre des entreprises auprès des responsables de l’ONU est une structure rattachée au ministère des Affaires étrangères, appelée «France expertise internationale».

La France, qui s’est engagée militairement en janvier 2012 aux côtés des troupes africaines pour la libération du Nord du Mali et qui contribue annuellement pour 48 millions de dollars au budget de la Minusma pour la fourniture de biens et services, cherche à travers la défense des offres de ses entreprises à optimiser «le taux de retour », selon le Quai d’Orsay. Elle veut retrouver, en contrats, les montants versés par ses contribuables au titre du budget multilatéral.Après cette première attribution de contrats à des groupes français par la Minusma, d’autres contrats pourraient suivre dans la logistique, l’approvisionnement en nourriture, l’alimentaire ou encore dans les carburants, selon le journal Les Echos.

Ecofin

Relire :

La guerre au Mali a coûté 647 millions d’euros à la France en 2013

Démantèlement d’un trafic de drogue entre le Maroc, la France et l’Inde

Le réseau, particulièrement bien organisé, mêle des trafiquants français, indiens et marocains. Treize personnes ont été interpellées en France et en Belgique les 8 et 10 mars derniers.

A en croire le procureur de la République de Paris, François Molins, les autorités françaises viennent de mettre un terme à l’un des réseaux les plus importants « jamais démantelés » en France. Jeudi 13 mars, l’Office central de répression de la délinquance financière (OCRGDF) a annoncé l’interpellation, les 8 et 10 mars derniers, de dix individus français et indiens liés à un important réseau de blanchiment de l’argent du trafic de cannabis. Trois autres personnes ont été interpellées en Belgique.

Le réseau était particulièrement organisé et récoltait à lui seul près de 170 millions d’euros, fruits du trafic du cannabis. Le système de blanchiment, qualifié de très sophistiqué par les autorités, fonctionnait entre le Maroc, la France et l’Inde.

Grâce à des appels d’offres déguisés, des trafiquants marocains mandataient des « banquiers » qui faisaient appel à des « collecteurs », des individus parfois délinquants mais la plupart du temps bien insérés dans la société française. Ces derniers avaient pour tâche de rassembler l’argent du trafic en France.

Une fois récolté par le chef de l’organisation en Seine-st-Denis, l’argent de la drogue était acheminé en Belgique par réseau routier ou ferroviaire. D’autres mules – souvent des étudiants – se rendaient à Dubaï, chargées d’or et de numéraire [...].

Selon le procureur, le chef de l’organisation a avoué lors de sa garde à vue avoir « blanchi au moins 36 millions d’euros en espèce depuis 2010 et fait transiter 200 kg d’or entre la Belgique et l’Inde ». L’enquête doit d’ailleurs se poursuivre sur place [...].

France Bleu

Yamina Benguigui a-t-elle menti sur sa déclaration de patrimoine ?

«Transparence financière de la vie politique», réclamait Jean-Marc Ayrault. La ministre vient d’empocher 430 000 € en Belgique.

Yamina Benguigui cacherait-elle des choses ? A Marianne, ce ne serait pas un drame. A la République, ce serait plus ennuyeux. Il y a moins d’un an, comme tous les membres du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, a rempli une déclaration de patrimoine rendue publique pour la première fois dans l’histoire de nos institutions.

Mises en ligne le 15 avril 2013, ces déclarations étaient censées donner corps à l’exemplarité revendiquée par l’équipe de Jean-Marc Ayrault en matière de «transparence financière de la vie politique», après l’affaire Cahuzac. Le préambule méthodologique est parfaitement explicite : «La déclaration prend en compte tous les éléments composant le patrimoine, quelles que soient leur nature, leur importance ou leur situation géographique. L’ensemble des biens doit être déclaré, y compris ceux détenus à l’étranger et ceux n’entrant pas dans l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).»

Dans la case n° 10 de sa déclaration, celle qui concerne les «biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l’étranger» et leur valeur, Yamina Benguigui a inscrit «Néant». Or, le 29 janvier 2014, la ministre-réalisatrice-écrivain, qui mène actuellement campagne pour les municipales dans le Xe arrondissement de Paris sur la liste du socialiste Rémi Féraud, a vendu les parts qu’elle détenait dans une société anonyme de droit belge, G2. En l’occurrence, 20 % du capital.

Le rachat par ladite société «des 12 actions émises près de Mme Yamina Benguigui» d’une valeur nominale de 1 000 € a été décidé «au prix de 35 833,33 € par action», indique le document enregistré au greffe de Bruxelles le 13 février dernier. Soit, au final, un joli chèque de 430 000 €. On est loin du «néant».

Voilà quelques mois, dans un grand dossier sur l’évasion fiscale (Marianne n° 841), nous avions décortiqué les liens entre G2, une coquille créée en 2000 par le producteur Philippe Dupuis-Mendel, et Yamina Benguigi, deux amis de longue date. Cette structure belge contrôle une autre société, française celle-ci, Bandits Production, qui a financé l’essentiel des œuvres de cette cinéaste engagée, dont Mémoires d’immigrés, le documentaire en trois parties qui l’a fait connaître. Dès octobre 2005, Yamina Benguigui, ex-adjointe de Bertrand Delanoë aux droits de l’homme et à la lutte contre les discriminations, a siégé sans discontinuer au conseil d’administration de G2. Elle n’a démissionné de ce mandat qu’en août 2012, deux mois après son entrée au gouvernement.

«Je ne détiens aucune part dans cette société», nous avait-elle répondu par mail lors de notre enquête, en mai 2013.

Une information alors impossible à vérifier, l’entreprise belge ne détaillant pas la structure de son actionnariat dans ses comptes annuels. Mais en rachetant récemment ses actions à Yamina Benguigui, G2 a dû se plier à l’obligation légale de publicité qui entoure ce type d’acte. Et dévoiler incidemment le pot aux roses ? Contactée par Marianne, la ministre n’avait pas retourné nos appels à l’heure où nous bouclions ces lignes…

Marianne

Plus de 34.000 voitures incendiées en France en 2013

L’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) éclaire d’un jour nouveau le phénomène criminel des feux de voitures. D’abord, sa toute dernière étude établit à 34.441 le nombre de véhicules incendiés en France l’an dernier. Selon lui, le ministère de l’Intérieur, qui a fourni les chiffres, ne donne pas tout, puisque ce total ne recouvre que le nombre de procédures diligentées par la police et la gendarmerie en une année. «Certaines procédures concernent plusieurs véhicules, notamment ceux atteints par propagation des flammes», corrige Christophe Soullez, le patron de l’ONDRP. [...]  Les pompiers déclarent, pour leur part, plus de 58.000 interventions en une année.

[...] L’on peut s’étonner que les autorités françaises n’aient pas réussi à endiguer un phénomène que les Anglo-Saxons ont visiblement su résorber. Même aux États-Unis, selon l’ONDRP, le nombre de véhicules incendiés volontairement a diminué par trois entre 2003 et 2012, passant de 30.500 à 12.500 sinistres (pour une population 4.8 fois supérieure à la population française).

[...] Pour le criminologue Alain Bauer, «il faut sans doute chercher les raisons de cet écart de résultats entre la France et les pays anglo-saxons dans une différence de méthodes et de moyens». «La Grande-Bretagne, rappelle-t-il, est un pays fédéral avec 58 polices différentes», où les chefs de police rendent des comptes à la population et se présentent aux suffrages de ses administrés. Il y a, selon lui, de l’autre côté de la Manche une «politique plus offensive et davantage de pragmatisme».

«Par ailleurs, poursuit-il, quand un délinquant est arrêté pour de tels faits en Grande-Bretagne, les Britanniques ne lui garantissent pas, comme trop souvent en France, l’excuse absolutoire. Il va en prison où les places sont suffisantes.» Un exemple à méditer.

Le Figaro