France Télécom-Orange, acteur essentiel du renseignement français ?

Selon un document interne des services secrets techniques britanniques (GCHQ), l’équivalent de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, la DGSE entretient une coopération étroite avec « un opérateur de télécommunication français ». L’ancienneté de leurs liens, la description des savoir-faire spécifiques de l’entreprise ainsi que l’enquête du Monde permettent de conclure qu’il s’agit bien de France Télécom-Orange.

L’une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu’elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l’insu de tout contrôle, d’un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent.

Cette collecte libre de tout contrôle, par le biais de l’opérateur français, portant sur des données massives, concerne aussi bien des Français que des étrangers. Elle est utilisée par la DGSE, qui la met à la disposition de l’ensemble des agences de renseignement françaises au titre de la mutualisation du renseignement technique et de sa base de données. Ces données sont également partagées avec des alliés étrangers comme le GCHQ. Enfin, l’opérateur français développe, en partenariat avec la DGSE, des recherches en cryptologie.

Au plus haut niveau de l’Etat français, tout comme la DGSE, on se refuse à tout commentaire.

Le Monde

France Télécom deviendra Orange : Enlever le mot «France» est «un symbole fort»

France Télécom prendra officiellement le seul nom d’Orange le 1er juillet, après avoir obtenu mardi le feu vert de ses actionnaires lors de l’assemblée générale du groupe, dernière étape d’un processus engagé de longue date.

Enlever le mot « France » de sa dénomination sociale est un symbole fort pour le groupe qui tourne ainsi la page de son passé administratif, pas si lointain, et dont il porte encore l’héritage.

«Ce changement permettra d’achever un processus initié en 2006 pour répondre tant à la nouvelle donne du marché des télécommunications, notamment la convergence fixe et mobile, qu’au développement du groupe à l’international», a déclaré le PDG d’Orange, Stéphane Richard, lors de l’AG.

«wem>Il est un aboutissement. Il traduit les valeurs d’un groupe français fier de ses racines, de ses conquêtes et qui est désormais immergé dans la compétition mondiale», a-t-il expliqué. Pour le groupe c’est aussi un gage de cohérence qui lui permettra d’avoir une meilleure visibilité à l’international. […]

Mais ce changement de statut s’accompagne alors de deux conditions: le personnel reste fonctionnaire et l’Etat doit conserver la majorité du capital.

Aujourd’hui, l’Etat ne détient plus qu’une part de 27% au capital, par contre, l’opérateur historique emploie encore 60% de fonctionnaires sur les 100.000 collaborateurs du groupe en France. Le pourcentage de fonctionnaires est toutefois amené à baisser fortement dans les prochaines années en raison des départs à la retraite de cette catégorie de personnel.

Le Parisien (Merci à Un de Troie )

Trois hommes, originaires des pays de l’Est avec 600 kg de cuivre volés

Environ 600 kilos de cuivre ont été retrouvés dimanche dans un véhicule garé sur une aire d’autoroute de l’ A40 en Haute-Savoie. Il s’agit de câbles de cuivre volés à la SNCF et France Télécom.

Trois hommes, originaires de pays de l’Est, ont été arrêtés. Ils comparaîtront prochainement devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains. [...]

Le Parisien

Montebourg : « L’État pourrait vendre ses parts dans des entreprises semi-publiques »

Le gouvernement français envisage de céder certaines de ses participations dans des entreprises en partie contrôlées par l’État, afin de réduire la dette du pays sur fond d’aggravation de la crise dans la deuxième économie de la zone euro, ont déclaré des responsables gouvernementaux.

Le gouvernement, qui a déjà indiqué que l’objectif de déficit ne serait pas atteint cette année, étudie comment il pourrait vendre certaines participations sans renoncer à l’influence qu’il peut exercer sur les entreprises concernées, ont expliqué ces personnes.

« Dans le cadre de la restructuration budgétaire, la modernisation de notre politique publique, nous réfléchissons à l’évolution de nos participations, bien sûr« , a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires et au Wall Street Journal.

« Nous n’excluons pas ce type de décisions mais nous ne souhaitons pas perdre nos moyens d’action sur les entreprises« , a-t-il ajouté. L’État français détient des participations directes et indirectes dans de nombreuses entreprises, dont EDF, Areva, France Télécom, Air France-KLM et Renault.

The Wall Street Journal via Suite et commentaires sur Fortune

Un responsable logistique de France Telecom s’immole par le feu chez lui à Pau

Un responsable logistique du bureau France Télécom de Pau, mis à pied, est décédé lundi matin après s’être immolé par le feu à son domicile, a-t-on appris mardi de sources syndicales et auprès de la direction.

L’homme, âgé de 41 ans et domicilié près de Pau, n’a pu être sauvé malgré l’arrivée des secours, a indiqué à une correspondante de l’AFP une responsable syndicale CFDT.
« La semaine dernière, le directeur m’avait appelée (…) pour me dire que » cet homme « et certains de ses collègues étaient mis à pied dans le cadre d’une enquête interne au sein de leur service », a-t-elle ajouté.

Selon la même source, des responsables CFDT ont discuté avec lui jeudi pour comprendre ce qui se passait. Il avait confirmé avoir été entendu par les enquêteurs, « mais n’en avait pas dit plus ».

La direction a confirmé que « ce salarié faisait l’objet d’une suspension temporaire pour présomption d’acte frauduleux et à ce titre, avait été suspendu provisoirement ».

« Compte tenu du caractère dramatique de cette affaire et eu égard à sa famille, nous ne ferons pas plus de commentaire sur cette procédure. Une enquête interne est en cours » avec le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) « pour connaître les circonstances du drame », a précisé le porte-parole de la direction.

« Le personnel est très choqué; nous avons mis en place une cellule psychologique avec le médecin du travail par l?intermédiaire du CHSCT », a-t-il ajouté.[...]

Source

Tunisie : Un syndicat inquiet pour Orange

Le syndicat CFE-CGC/Unsa a exprimé son inquiétude pour l’avenir d’Orange Tunisie, une coentreprise de France Télécom majoritairement détenue par Marwan Mabrouk, un gendre du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali. « Qu’est-ce que cette filiale va devenir?« , s’est interrogé Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC/UNSA France Télécom Orange.

M. Crozier s’est dit « interpellé » par les propos du président de France Télécom, Didier Lombard, qui s’était dit « heureux de s’associer à Marwan Mabrouk » pour bâtir le premier opérateur réellement convergent de Tunisie lors du lancement des opérations d’Orange dans le pays en mai 2010. Orange Tunisie emploie 1.100 personnes. La direction opérationnelle est assurée par France Télécom, selon Mme Mandine, qui n’était pas en mesure de préciser qui présidait la société.

Le Figaro

Ne m’appelez plus jamais Europe !

Les gouvernements européens maquilleraient donc leurs bilans pour cacher ou édulcorer leurs déficits ! Voilà où en est aujourd’hui réduite la crédibilité de certains Etats Européens et non des moindres.

Ces manipulations comptables, pénalement répréhensibles dès lors qu’elles émanent d’une entreprise quelconque, auraient ainsi été appliquées par les Etats dans le but de satisfaire aux critères du Pacte de Stabilité, en termes de déficits et d’objectifs d’endettement. Ce pêché originel européen, inadmissible et scandaleux, hantera l’Union assurément pendant encore de longues années, car la Grèce – qui a escamoté certaines dépenses publiques – ou le Portugal – qui a fait passer des dépenses pour des investissements – n’ont fait que suivre l’exemple des « grandes nations » leur ayant montré le chemin.

Ces artifices et ces tromperies comptables ne sont, en définitive, que la résultante de machinations politiciennes de dirigeants (de l’époque) ne reculant devant aucun mensonge pour intégrer certains pays dans l’Union, dans le seul but de favoriser certains lobbies capitalistes ayant misé sur des concentrations et des regroupements d’entreprises au niveau européen !

Mais alors : pourquoi s’acharner contre la finance, si la politique elle-même, dévoyée de sa noble mission de servir l’intérêt public, déguise sciemment la réalité afin de parvenir à ses fins ? La crise des années 2007-2009 a-t-elle été provoquée par la gourmandise du milieu financier, par les bonus inacceptables de certains banquiers ou traders, ou par une politique qui, une fois de plus, s’est faite – le coeur léger – instrument et bras armé du système financier et capitaliste ? La vérité est que la politique n’est plus qu’une excroissance de la finance, trop contente de lui rendre service à la moindre occasion.

Une détérioration des conditions économiques européennes, qui semble aujourd’hui inévitable, fera franchir à cette crise ayant démarré en 2007, un nouveau palier dangereux, car ce sont les Etats eux-mêmes, leur crédibilité et leur aptitude à nous diriger sainement, qui seront progressivement remis en question. Après la déconfiture confirmée ou prévisible de petits pays européens – Grèce, Portugal, Irlande -, il conviendra de scruter avec la plus grande attention les développements au sein des « grandes nations », comme la France ou l’Allemagne.

L’Europe est aujourd’hui devenue le maillon faible de l’économie globale.

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