Une équipe de France 2 s’est fait dérober une caméra mercredi soir au cours d’un reportage à Mantes-la-Jolie. Peu avant 20H00, les trois journalistes, en cours de montage de leurs images, ont été abordés par plusieurs jeunes, avec qui ils ont entamé la discussion « calmement. »
Pendant ce temps, l’un des jeunes a ouvert le coffre du véhicule et a volé une caméra, d’une valeur d’environ 25.000 euros, avant de prendre la fuite. Mercredi, plusieurs médias se sont rendus à Mantes-la-Jolie après qu’un homme, dont le RSA était suspendu depuis mai, a tenté de s’immoler par le feu dans les locaux de la caisse d’allocations familiales.
La journaliste, remerciée par la chaîne, estime que son directeur général, Jean Réveillon, la prend pour une « andouille ».
Audrey Pulvar n’a pas du tout apprécié les propos de Jean Réveillon, le directeur général de France 2, jeudi sur Europe 1. [...] À propos du projet de magazine culturel présenté par Audrey Pulvar qui n’a pas été retenu, Jean Réveillon a précisé qu’il ne « convenait pas à ce que nous souhaitions placer dans la grille » mais que la porte n’était pas « fermée » à la journaliste. [...]
La réaction d’Audrey Pulvar n’a pas trainé: « L’étonnement l’a disputé à l’incrédulité quand j’ai pris connaissance des propos tenus par monsieur Réveillon, a-t-elle déclaré sur le site de Jean-Marc Morandini. Rémy Pflimlin avait pourtant été très clair quand je l’avais rencontré début juin : il n’avait rien à me proposer. [...] J’ai proposé deux projets, élaborés avec la société de production de Thierry Ardisson, tous deux retoqués. D’autres producteurs ont présenté des projets avec mon nom. Sans plus de succès ». [...]
La série d’été Inquisitio proposée par France 2 et dont les deux premiers épisodes ont été diffusés mercredi 4 juillet, met en émoi une partie des catholiques. Tout en reconnaissant la période « difficile » que constitue l’Inquisition dans l’histoire de l’Eglise catholique, ils contestent l’image caricaturale que donne cette fiction de l’institution au 14ème siècle.
Le porte-parole de la conférence des évêques de France lui-même a réagi. Dans un communiqué publié mercredi, Mgr Bernard Podvin écrit: « je pleure et m’indigne de songer qu’à l’audimat, beaucoup risquent de se croire instruits par cette manière tendancieuse d’honorer l’histoire humaine et religieuse…. ». « Plusieurs universitaires médiévistes, peu suspects de complaisance envers l’Eglise catholique, nous disent combien ils sont atterrés par cette série », assure-il et de citer « entre autres points scandaleux, le traitement indigne réservé à la grande mystique Sainte Catherine de Sienne ». C’est en effet ce dernier point qui est le plus attaqué par les catholiques.
Une fronde justifiée?
Frigide Barjot, chroniqueuse et catholique militante dénonce « une nouvelle et grossière charge anti-catholique ». Récusant l’image de « véritable terroriste bactériologique de la peste, qui n’hésite pas à répandre la mort », donnée à Catherine de Sienne par le feuilleton, elle se dit « bouleversée par ce mensonge outrageant sur la personne de la Sainte, théologienne mystique, patronne et docteur de l’Eglise, qui passa sa vie à tenter de la réunifier autour d’Urbain VI, par sa prière et ses inlassables recommandations de paix – et de demandes de grâce pour les hérétiques condamnés par l’inquisition ». Elle invite les téléspectateurs à protester auprès de France 2, demande à la chaîne d’organiser un débat avec des historiens et renvoie sur des liens pour « rétablir la vérité avec douceur, respect et humour ». [...]
Le patrimoine a la cote ! Hier soir, le magazine «Le village préféré des Français» présenté par Stéphane Bern sur France 2 a réalisé l’exploit de battre la série «Dr House» en rediffusion sur TF1.
L’émission qui a consacré le site médiéval de Saint-Cirq-Lapopie (Lot) a ainsi fédéré 4,7 millions de téléspectateurs (19,6% de part d’audience) en moyenne et jusqu’à 5,7 millions à la fin quand le médecin de la Une en a mobilisé 3,9 millions (15,8% de pda).
Troisième, la série «Louis la brocante» a rassemblé 3,5 millions de fidèles (14,4% de pda) tandis que le film de M6 «Michael Jackson : This is it» a bu la tasse, suivi par 2,1 millions de personnes (9% de pda). [...]
(…) Moins d’un an après son arrivée, Audrey Pulvar va quitter l’émission On n’est pas couché diffusée tous les samedis en 2ème partie de soirée sur France 2. Elle avait rejoint l’équipe de Laurent Ruquier en septembre dernier en même temps que Natasha Polony, suite au départ d’Eric Zemmour et Eric Naulleau.
Audrey Pulvar était déjà sur la sellette depuis plusieurs mois.
Critiquée à de nombreuses reprises pour sa partialité,
France Télévisions avait demandé à la productrice de l’émission Catherine Barma de ne plus organiser d’interviews politiques sur le plateau en raison de la présence de celle-ci. Une situation compliquée qui était devenue encore plus délicate depuis l’entrée au gouvernement du compagnon d’Audrey Pulvar, Arnaud Montebourg.
La journaliste pourrait ne pas quitter France Télévisions pour autant puisqu’elle est pressentie pour animer le nouveau magazine culturel de France 2 à la rentrée prochaine.
À partir de lundi, la journaliste, dont le compagnon Arnaud Montebourg est entré au gouvernement, est remplacée à la présentation du 6-7 de France Inter par Éric Delvaux.
Ça n’a pas traîné. Arnaud Montebourg était à peine nommé ministre du «Redressement productif» (sic) que France Inter annonçait qu’Audrey Pulvar ne présenterait plus la tranche de 6 heures à 7 heures sur France Inter. Le remplacement de la journaliste sera effectif lundi. [...]
Le même dilemme se pose à France 2, où Audrey Pulvar est chroniqueuse dans l’émission du samedi soir de Laurent Ruquier On n’est pas couché. «Nous ne sommes pas dans l’urgence, explique la direction de la chaîne publique. Pendant la campagne des législatives, l’émission n’aura pas d’invités politiques.»
France Télévisions précise, par ailleurs, que la journaliste n’est pas une salariée mais une «collaboratrice» de France 2. Une différence qui change vraiment la situation? En quoi le statut de collaboratrice limiterait-il davantage les risques de conflit d’intérêt que celui de salariée? [...]