TV Libertés : entretien exclusif avec le président du parlement russe, la Douma (Vidéo)

TV Libertés a pu mener cet entretien exceptionnel avec Serguei Narychkine, président de la Douma et numéro 3 du régime russe.

Principaux sujets : La mémoire russe de la première guerre mondiale, le devenir des relations franco-russes et la crise ukrainienne.

Un rapport s’alarme de l’augmentation du coût du droit d’asile

La situation en matière de droit d’asile en France est alarmante selon les conclusions du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) publiées mardi 15 avril par Le Figaro. Le rapport, rédigé par les députés Jeanine Dubié (groupe Radical) et Arnaud Richard (UMP) et daté du 10 avril, fait suite aux travaux de la mission sénatoriale Létard-Touraine, remis au ministère de l’intérieur en novembre 2013.

D’après le document, révélé par Le Figaro, tous les coûts prévisionnels ont été dépassés, notamment en ce qui concerne l’« hébergement d’urgence » dont la facture atteint 90 millions d’euros. L’ensemble des dépenses liées à l’asile s’élèverait à 666 millions d’euros, « sans anticiper » sur d’autres dépenses. L’aide temporaire d’attente accordée aux demandeurs a connu en 2013 « une consommation sans précédent de près de 180 millions d’euros », ajoute le document.

Par ailleurs, d’après les rapporteurs, « la population de déboutés (mineurs inclus) était de l’ordre de 45 000 personnes en 2013 et 43 500 personnes en 2012 ». Or, selon les deux députés, ils « tentent souvent de régulariser leur séjour soit en faisant valoir qu’ils remplissent les critères de régularisation fixés par les circulaires en vigueur, soit en entamant d’autres procédures ».

Pour 45 000 déboutés en 2013, les obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées n’ont été que de 19 000, ajoutent-ils. Sur l’ensemble des 89 000 OQTF prononcées, 15 200 éloignements ont été effectivement réalisés, soit un taux d’exécution très faible, « de l’ordre de 17 % ».

Le Monde

La France appelle ses ressortissants en Algérie à la vigilance

En raison de la persistance d’un risque terroriste élevé dans la région (cf. fiche « Infos pratiques » Sécurité au Sahel), la plus grande prudence s’impose à tous nos ressortissants résidant en Algérie ou prévoyant de s’y rendre.

 

Les déplacements sont en particulier formellement déconseillés à nos ressortissants dans la zone rouge définie par ce site (cf. carte de la rubrique Sécurité), notamment au Sud et à l’Est de l’Algérie.

 

Dans le contexte des troubles qui se poursuivent depuis plusieurs mois dans la ville et les environs de Ghardaïa, la plus grande prudence est de mise dans cette zone, où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative.

Par ailleurs, et de façon générale, il est recommandé de se tenir à l’écart d’éventuels rassemblements ou manifestations, notamment dans le contexte actuel de l’élection présidentielle.

Tous les ressortissants français voyageant en Algérie sont appelés à se signaler au Centre de crise du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international en s’inscrivant sur le site Ariane.

 

Ministère des Affaires étrangères

La France vend ses biens à l’étranger pour se désendetter : 22 millions d’euros sur 40 en 2013

PARIS – La mise en vente par la France d’un bâtiment du centre de Vienne abritant l’Institut culturel français, que le Quai d’Orsay juge vétuste, surdimensionné et trop coûteux en termes de fonctionnement, est contestée dans une pétition circulant à Vienne et qui avait recueilli lundi plus de 4.300 signatures.

La présence éducative et culturelle française et francophone à Vienne est gravement mise en danger, proclament les signataires de la pétition, qui s’efforcent de mobiliser au-delà de la communauté française.

Paris veut faire aboutir avant la fin de l’année la vente du Palais Clam-Gallas, un ensemble imposant acquis par la France en 1951 qui abrite l’Institut…

Selon des chiffres communiqués à l’AFP par le Quai d’Orsay, la vente de biens appartenant à la France à l’étranger a rapporté 40 millions d’euros par an en moyenne au budget de l’Etat depuis 2006. Et en 2013, 22 millions tirés de ces cessions ont été affectés au désendettement de l’Etat.

En janvier, la France avait renoncé à se séparer du bâtiment qui abrite son institut culturel à Berlin.

Romandie

Relire :

L’aide française au développement en baisse de 9,8 % en 2013, à 10,8 milliards de dollars

Certaines écoles privées catholiques françaises peuvent accueillir jusqu’à 90% de musulmans

Selon les secteurs géographiques, les écoles privées catholiques peuvent accueillir jusqu’à 90% de musulmans, estime l’Enseignement catholique. Pourquoi un tel succès? Eclairage…

La pause déjeuner touche à sa fin. Walid et Ismaël, 19 et 16 ans, discutent avant de retourner en cours dans l’établissement privé catholique Jean Baptiste de la Salle, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Inscrits en Bac Pro, tous deux musulmans, ils sont arrivés ici il y a deux ans après des années dans le public. «Mes parents m’ont mis ici parce que mon secteur était blindé et que les lycées n’avaient pas bonne réputation», explique Ismaël. «C’est une bonne école. Ils sont aussi plus compréhensifs sur les absences pour les fêtes religieuses», ajoute Walid.

L’établissement, qui comprend une école, un collège et un lycée, fait partie des 8.300 existant en France, et accueille 2.400 élèves, dont une majorité d’origine étrangère. «On a une forte mixité sociale et religieuse, à l’image de la réalité sociologique de Saint-Denis. On fait vivre tout le monde dans la sérénité», assure Benoît Lecoutère, son directeur, précisant n’avoir «jamais eu de conflit lié à la religion».

Souad Boussif, vendeuse de 45 ans, musulmane, y a inscrit ses quatre enfants, à raison de quelque 1.000 euros par an pour chacun. Comme de nombreux parents, son choix a d’abord été guidé par le souci de «leur donner le meilleur enseignement possible». «L’un de mes fils a été dans le public pendant trois mois, c’était catastrophique. Il pleurait, se faisait chahuter… Alors qu’ici, il y a un bon niveau d’études et un encadrement plus strict. Ça me plaît».

Ces critères reviennent systématiquement pour expliquer le succès des établissements privés auprès des familles, surtout dans les quartiers défavorisés. «Il y a une problématique de la réussite dans le choix de ces parents musulmans, estime Dahmane Abderrahmane, conseiller de Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande Mosquée de Paris. Il ne s’agit plus de la première génération d’immigrés venus nettoyer les rues de Paris mais de la troisième génération, inscrite dans la durée. Des parents se disent ‘’moi mon père était ouvrier, je veux que mon fils soit cadre’’».

La dimension religieuse est elle aussi valorisée. «Les parents sont contents que dans les écoles privées, on puisse parler de Dieu et de son appartenance religieuse sans se cacher, explique Claude Berruer, adjoint au Secrétariat général de l’Enseignement catholique. Dans le public, cela peut devenir explosif et les règles sont plus strictes, par exemple sur le port de signes religieux, interdits». Le partage des «valeurs» portées par la religion, quelle qu’elle soit, est lui aussi plébiscité.

Les fausses rumeurs sur l’enseignement de la soi-disant «théorie du genre» à l’école ont conforté certains dans leur choix. «Dans le privé on est à l’abri de ces trucs», tranche Dahmane Abderrahmane, qui paye la scolarité de ses petites-filles, musulmanes, dans une école catholique.

Aucun chiffre n’existe sur la proportion exacte de musulmans dans ces écoles – jusqu’à 90% selon les secteurs géographiques, estime l’Enseignement catholique. Mais le phénomène semble avoir pris de l’ampleur avec le temps, puisqu’un document «très demandé» et intitulé «Musulmans en école catholique» a été publié en 2010 par la direction de l’Enseignement catholique. L’objectif était de «répondre à des interrogations croissantes» des professeurs et directeurs d’école afin d’«organiser la cohabitation» entre catholiques et musulmans dans les établissements, rappelle Claude Berruer.

Le dossier rappelait quelques règles. «Par exemple, le voile n’est pas interdit, mais on ne peut pas admettre qu’un élève n’aille pas en gym ou en Sciences de la vie et de la terre, souligne-t-il. De même, on ne peut pas transformer l’école en salle de prière musulmane. Les choses sont claires.» Et semblent bien acceptées.

20 minutes, merci à Joe Arpajo

Axel Kahn : quand un « homme de gauche » ouvre les yeux (màj)

[mise à jour 13 avril]

[extraits] Le généticien de renom Axel Kahn a parcouru la France à pied et est revenu profondément troublé par l’état d’une population qu’il a trouvée inquiète et désenchantée.

« J’ai trouvé une France profondément éprouvée. Une France en de nombreux endroits sinistrée, dévastée, ravagée. J’ai découvert un pays en voie de sécession par rapport au discours des hommes et des femmes politiques (…) et qui sont totalement convaincus que l’avenir est encore pire!

Personne n’étant capable de leur vanter un futur désirable, on comprend l’attrait exercé par des forces politiques qui leur vendent un retour à marche forcée vers un passé qu’ils fantasment et qu’ils idéalisent.

Je n’ai nullement été surpris par les résultats des municipales. J’étais certain qu’il en serait ainsi. À ceux qui se rassuraient, je disais : « Vous ne vous rendez pas compte du rejet de la politique du gouvernement et du degré d’animosité à l’égard du président de la République » Sur mes près de 2 000 kilomètres, je n’ai pas rencontré une personne pour me louer son action.  (…)

J’ai fait campagne dans un endroit de la France qui n’est pas vraiment la France. Il s’agit des 5e, 6e et 7e arrondissements de Paris. Très loin des gens que j’ai pu rencontrer à Charleville-Mézières ou Decazeville.

Avez-vous l’impression que les médias rendent bien compte de la France que vous avez traversée ?
Non. Nous savons en réalité que le monde des décideurs, qu’ils soient politiques, médiatiques ou économiques, est un tout petit monde. Un monde de l’entre soi.

FranceAntilles.fr

———– ci-dessous article du 31 mars ————-

ARDENNES. D’une randonnée de 2 160 kilomètres des Ardennes au Pays Basque, le généticien Axel Kahn a ramené un livre et un constat : notre belle et douce France a le moral dans les chaussettes.

(…) J’ignorais que les Ardennes avaient été à ce point éprouvées par la crise. Dans toute la Champagne-Ardenne, j’ai vu ce que j’appelle des populations en sécession.

Les gens y ont des raisons objectives de penser que le passé est mieux que le présent et de craindre l’avenir.

Cette idée qu’ils ne peuvent rien pour dévier cette course folle les rend imperméables à tout discours rationnel sur l’Europe, sur la mondialisation qu’ils rendent responsables de leurs maux. D’où le vote FN de dimanche dernier, que je pressentais.

Ce que j’observais dans mon village de Mussy-sur-Seine qui a perdu la presque totalité de ses 1 200 emplois industriels, je le prenais pour une exception exacerbée. Or, je l’ai vu partout. La métallurgie ardennaise, la bonneterie troyenne, l’électronique tonnerroise, l’industrie minière aveyronnaise, tout cela a été laminé.

(…) Une chose m’a sidéré. Sur la presque totalité du parcours, en tout cas jusqu’à Figeac, je n’ai pas rencontré une personne qui me parle de l’avenir de manière positive. Pas une seule !

J’ai eu l’impression d’une sorte de déprise vis-à-vis des racines. Les régions qui vont le moins mal, me semble-t-il, sont celles où les gens connaissent et sont profondément attachés à leur histoire.

Avez-vous été surpris par les résultats des élections municipales ?
Atterré mais pas surpris. Atterré par la méconnaissance de la situation réelle du pays de la part des dirigeants politiques de tous bords, incapables de proposer un avenir désirable, alors que le Front national alimente au contraire l’illusion rassurante d’un retour en arrière. Comment les résultats pourraient-ils être différents ?

L’union

———— Complément : Axel Kahn :

« L’humanité s’est toujours métissée. Il n’y a pas de civilisation sans métissage. Rien n’est revigorant comme le métissage. Seul le dialogue avec l’autre enrichit chacun. »

Lionel Jospin : « Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? » (rediff)(+complément)

« Et qu’est-ce que vous voulez que
ça me fasse que la France s’islamise ? »
Lionel Jospin

Ce propos a été tenu en 1989 par Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale, au lendemain de la première affaire de foulard islamique dans un collège, affaire menée de bout en bout par une association islamiste…

Lire l’article sur L’Observatoire de l’islamisation

Ou cliquer sur l’image pour aller sur la source :

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Complément 1
François Hollande en Tunisie, février 2014 : «L’islam est compatible avec la démocratie»

Devant l’Assemblée nationale tunisienne, le président français a salué «un texte majeur» qui «fait honneur à votre révolution et peut servir d’exemple à d’autres pays». Une preuve, selon lui, que «l’islam est compatible avec la démocratie». Le Parisien

Complément 2

Rappel : Pour la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), la charia est l’antithèse de la démocratie.
En 2001, dans un jugement concernant un parti islamique turc, la CEDH tranchait et déclarait au sujet de l’islam et de la charia :
• Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia.
• Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques.
• Les références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie.
• [La charia tend à supprimer] le rôle de l’État en tant que garant des droits et libertés individuels et obligerait les individus à obéir à des règles statiques de droit imposées par la religion concernée.
• [Elle est] l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison (…)

-> lire l’arrêt intégral de la CEDH (en anglais) – PDF en français

Amnesty International accuse la police française de «harceler» les Roms (vidéo)(maj 2)


lien direct de la vidéo sur : VK
source : montage réalisé à partir du documentaire d’Enquête Exclusif – Roms : Pourquoi ils dérangent ? – M6


Près de 3 000 Roms ont été évacués de force au premier trimestre 2014, un chiffre comparable à celui de 2013, selon un décompte d’associations publié lundi à la veille de la journée internationale des Roms. Du 1er janvier au 31 mars, les autorités ont démantelé 27 bidonvilles, ce qui a forcé 2 904 personnes à quitter leur lieu de vie, selon ce recensement de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et de European Roma Rights Center (ERRC). Neuf autres sites, habités par 524 personnes, ont été abandonnés à cause d’incendie, ajoutent ces associations qui ont croisé témoignages et articles de presse pour établir ce bilan « a minima ».

Le Point


Les Roms sont de plus en plus victimes de violences en Europe mais les États n’ont pas pris la mesure du problème, dénonce Amnesty International dans un rapport publié mardi à l’occasion de la Journée internationale des Roms. «Les gouvernements rechignent à reconnaître l’ampleur du problème et se montrent peu réactifs lorsqu’il s’agit de les combattre», estime Marco Perolini, chercheur d’Amnesty International.

En France, l’organisation met en cause le rôle de la police, accusée de «harceler» cette minorité lors des démantèlements de bidonvilles, qui se sont accélérés en 2013 avec la suppression de 165 camps ayant abrité quelque 20 000 personnes.

Les policiers européens en ligne de mire

L’organisation accuse aussi les forces de l’ordre de ne pas assez protéger les Roms et de ne pas toujours enquêter pour trouver les coupables d’agressions. Ainsi, écrit-elle, la police est arrivée une heure après avoir été prévenue lors d’une attaque en mai 2013 de familles roms sur une aire d’accueil à Hellemmes (Nord). Et l’enquête n’a pour l’instant rien donné.

L’organisation épingle aussi la République tchèque, où des groupes d’extrême droite ont organisé en 2013 plusieurs manifestations anti-Roms sans entraîner de condamnation claire des autorités. Dans la ville de Duchcov, la maire a même participé à l’une de ces marches, écrit Amnesty.

En Grèce, l’association accuse la police de ne pas être intervenue lors d’une attaque de la communauté rom à Etoliko (ouest) en janvier 2013 par des individus qui ont lancé des cocktails Molotov et des pierres sur leurs maisons.

Amnesty appelle donc les gouvernements à veiller à ce que les policiers ne fassent pas un usage disproportionné de leur force lors de leurs interventions dans des campements, à poursuivre avec plus d’efficacité les auteurs d’actes à caractère raciste, ou encore à réaliser des statistiques sur les violences contre les Roms.

Le Parisien

La Seine-Saint-Denis ou «l’identité de la France de demain, vivante, riche et pleine de surprise»

Ahmed Kherraz a lu l’ouvrage d’Alain Finkielkraut, «Identités malheureuses», un essai sorti en octobre dernier et tire ses propres conclusions de son métier d’enseignant en Seine-Saint-Denis.

Cette « altérité » comme le dirait M. Finkielkraut ne doit pas diviser, mais doit nous rappeler au contraire qu’au fond qu’aucune identité nationale ne doit rester figée risquant d’exclure, mais débattue, redéfinie en permanence.

J’ai du mal à ne pas voir un parallèle avec mon quotidien d’enseignant vivant et travaillant dans le «9-3», département méconnu de beaucoup et pourtant qui alimente de nombreux débats autour de la question urbaine (« des banlieues » pour parler plus trivialement) depuis une trentaine d’années.

Il semblerait donc qu’à l’image des quartiers populaires, la France pour ne pas dire l’Occident soit en péril, et l’identité nationale menacée (le refrain n’est pas nouveau). Pourtant vu de ma fenêtre ou de ma salle de classe plutôt, force est de constater qu’à des années-lumière des débats de haute volée dans les plateaux télévisés ou dans les lignes de ce qu’il convient de qualifier un pamphlet dans l’ère du temps, la situation n’est pas si catastrophique que la décrit Alain Finkielkraut.

Ce qui dérange dans l’analyse de Mr Finkielkraut est qu’elle fait le procès maladroit et en même temps hors sujet de populations marginalisées soit à cause de leur âge, soit à cause de leur lieu de résidence, soit parce qu’elles sont issues de l’immigration et pointées du doigt depuis leur arrivée en France.

Même si en réalité, il s’agit ici de «Français de souche» selon la catégorie de l’INSEE, autrement dit nés en France et donc Français à part entière. On les présente, comme on semblera les présenter toujours comme «venant d’ailleurs», ou «de banlieue».

Vu de ma fenêtre, ou plutôt de ma salle de classe, l’identité de la France n’a donc rien de malheureuse au contraire, elle est vivante, riche et pleine de surprise. À l’instar de Mr Finkielkraut, personne n’a donc le monopole de la France, elle appartient à tout ces citoyens, en particulier aux jeunes générations qui en feront la France de demain.

Cette leçon, ce sont mes élèves qui me l’ont faite.

Bondy Blog

Apocalypse – La 1ère Guerre Mondiale : « Rage » (Vidéo 4/5)

Les soldats sont au bord du gouffre. Ils veulent que ça s’arrête. Ils veulent rentrer dans leurs foyers. Chez eux, à l’arrière, la colère gronde, la faim tiraille les populations. La guerre a répandu son malheur dans tous les foyers, elle est présente dans chaque instant de la vie quotidienne. Il faut trouver une solution. Il faut que la guerre se termine.

Alors les révoltes commencent : en Allemagne, l’agitation sociale fait craindre pour l’avenir du Reich. L’Empire austro-hongrois vacille : François-Joseph est mort, et son jeune successeur Charles Ier entame des tentatives de paix. Sur le front, la bataille du Chemin des Dames va déclencher des mutineries chez les poilus. Les soldats russes, fatigués d’être tiraillés par la faim et la peur, sr joignent à la Révolution. Le Tsar abdique
et se prépare à l’exil.

Mais l’Etat-major allemand commet une faute stratégique qui va changer le cours du conflit : dans une guerre sous-marine « à outrance », il a décidé d’attaquer tous les navires présents en Atlantique, y compris les bateaux américains. Les USA entrent dans la guerre aux côtés des Alliés, et en juin 1917, le général Pershing débarque en France avec les premiers effectifs.

Un mois après leur arrivée, alors que les renforts américains sont encore à l’entraînement, débute en Belgique la bataille de Passchendaele : sous une pluie torrentielle, des milliers de soldats de l’Empire britannique se noient dans une mer de boue. Un nouvel échec, une nouvelle hécatombe vide de sens.