Le franc à l’épreuve de la Première Guerre mondiale

La déclaration de la guerre, en août 1914, ne prend pas totalement au dépourvu les autorités monétaires françaises. Dès le début des années 1910, la Banque de France s’est préparée à l’éventualité d’un conflit. Dans un contexte international où l’or occupe une place dominante, elle s’est efforcée d’accroître le montant de son encaisse or qui atteint 4,1 milliards de francs à la veille de la guerre.

Des conventions ont en outre été passées avec le gouvernement, qui prévoient la suspension de la convertibilité des billets et un relèvement du plafond d’émission en relation avec un relèvement des avances au gouvernement.

Mais on n’avait pas prévu que la guerre durerait quatre ans. La facture extérieure s’envole. On fait largement appel à l’emprunt pour financer les dépenses de guerre. Pour enrayer l’érosion des réserves en or qui menace d’atteindre la crédibilité du franc, une « campagne de l’or  » est lancée. Elle permettra de compenser les ventes de métal précieux.

Ces actions permettent d’éviter une érosion des réserves d’or de la France et un effondrement de la valeur extérieure du franc. Mais le prix à payer pour un endettement particulièrement élevé sera lourd après la guerre.

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François Lenglet : « Il est possible que nous ayons élu le président du retour au franc »

BFM TV, 7 mai 2012

« Il est possible que nous ayons élu hier le président du retour au Franc. C’est possible, c’est assez vraisemblable compte tenu de l’accélération des événements en Europe »

- Présentateur : « C’est terrible ce que vous nous dites là ! »

- François Lenglet : « C’est logique, une simple logique ! »

- Présentateur : « Est-ce-que vous y croyez sérieusement ? »

- François Lenglet : « C’est évident ! »

Voir aussi la réaction de l’économiste Jacques Sapir (vidéo)

La mort du Franc

Il y a dix ans, l’Euro se substituait définitivement à la monnaie nationale. Et à partir d’aujourd’hui, elle ne sera plus acceptée par les banques centrales. Une fin du Franc, anticipée par des commerces pour en vider les tirelires de leurs clients, qui représente une aubaine pour les numismates.

Émission « C dans l’air » sur France 5 le 17/02/2012. Invités : Michel Prieur – Franck Ferrand – Marie-Jeanne Husset – Jean-Pierre Gaillard.

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81% des Français pour l’euro

La crise, la morosité économique, le pouvoir d’achat : malgré les attaques de certains candidats à l’Elysée, les Français « aiment » l’Euro. Selon un sondage Harris Interactive pour RTL-M6-MSN Actualités, plus de huit Français sur dix souhaitent que la France se maintienne dans la zone euro. D’un autre côté, plus d’un tiers de ces derniers estiment que d’autres pays devraient abandonner la monnaie unique, sans préciser lesquels.

Selon ce sondage, 81% des personnes interrogées se disent favorables à ce que la France reste dans l’euro. Parmi elles, 35% estiment que d’autres pays doivent abandonner la monnaie unique, contre 46% qui souhaitent le maintien du statu quo. Ils sont 14% à souhaiter que la France sorte de l’euro et revienne au franc.

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L’euro est mal aimé mais les Français veulent le garder

Un Français sur deux estime que l’euro a été plutôt une mauvaise chose pour son pays et pour lui-même mais une large majorité souhaite le conserver, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Cinquante pour cent des sondés disent que l’euro a été plutôt une mauvaise chose pour la France et 54% plutôt une mauvaise chose pour eux. Ils sont respectivement 35% et 27% à répondre que l’adoption de la monnaie unique a été plutôt une bonne chose, et 15% et 19% ni l’un ni l’autre.

Grief quasi général : la « forte hausse des prix » par laquelle s’est traduit le passage à l’euro, selon 81% des sondés.

Pour autant, 64% des sondés souhaitent que la France conserve l’euro, 36% étant favorables à un retour au franc.

Le sondage a été réalisé les 29 et 30 décembre auprès d’un échantillon de 901 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Reuters

Serait-ce la catastrophe annoncée si la France sortait de la Zone Euro ?

Imaginons que la France souhaite sortir de la Zone Euro et décide d’en sortir unilatéralement. Elle recrée donc des Francs. Pour la simplicité, la France retient la règle suivante : 1 nouveau Franc vaut 1 Euro. Examinons s’il y aura une catastrophe ou si le scénario est maîtrisable ?

Les décisions

(Cliquer sur l’image pour agrandir l’image)

Les conséquences

Monnaie

L’Allemagne est le seul grand pays AAA à pouvoir soutenir la Zone Euro. Le risque d’éclatement de l’Euro est immense puisque l’Allemagne ne peut continuer à soutenir seule les pays en difficultés. D’autre part, la sortie de la France donne des idées à d’autres pays de la Zone Euro, notamment les pays du Sud de l’Europe. Aussi, l’Euro ne s’apprécie pas contre le Franc. Nous examinerons tout de même tous les cas.

Financement de l’État

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Le FN étudie un euro monnaie de réserve parallèle au franc

Le Front national, partisan du retour au franc, envisage d’inclure dans son programme pour 2012 le maintien en parallèle de l’euro comme monnaie de réserve, laquelle pourrait à terme redevenir la monnaie unique européenne, a déclaré vendredi un conseiller de Marine Le Pen.

« Nous sommes pour conserver une monnaie commune parce que ce qu’il y avait d’intéressant dans l’euro, c’est bien sûr d’essayer un jour (…) d’avoir des réserves aussi importantes que le dollar« , a déclaré Thibaut de la Tocnaye, au cours d’une table ronde consacrée aux propositions des partis politiques pour les PME. [...]

Le fait de conserver l’euro, comme autrefois nous avions l’ECU, est en gestation dans la mouture finale du programme. »

Je pense qu’ils ont pris conscience que sortir de l’euro, c’était politiquement infaisable en Europe » [...] – Pierre-Cyrille Hautcoeur, directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

France 24 – 25/11/2011

Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 (Màj vidéo)

Addendum du 12/11/2011:

Image de prévisualisation YouTube

Lettre ouverte à Marine Le Pen pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et poser les bases réalistes d’une sortie ordonnée et indolore de la zone euro.

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Un Français sur trois tenté par le retour au Franc

Sondage exclusif ATLANTICO/IFOP : 32% des Français sont en faveur d’un retour au Franc. Moins qu’il y a un mois, mais beaucoup plus qu’en début d’année. Une tendance particulièrement marquée dans les catégories populaires, où un adulte sur deux veut que la France quitte l’euro. Et ce, malgré le quasi-consensus des politiques et des médias en faveur de la monnaie unique. [...]

Ce score est également très faible par rapport à l’Allemagne, où 60% des citoyens veulent revenir au mark. On conserve donc une véritable dichotomie entre les deux pays.

Atlantico

Pécresse : «Il n’y a pas de retour en arrière possible sur l’euro»

La ministre du Budget Valérie Pécresse a réaffirmé aujourd’hui sur les ondes de la Radio de la communauté juive (RCJ) qu’«il n’y a pas de retour en arrière possible sur l’euro» alors que s’est ouvert à Bruxelles un sommet crucial sur l’avenir de la zone euro.

Si la croissance n’est pas au rendez-vous, nous ferons des efforts supplémentaires.

«On ne va pas revenir au franc, si on revenait au franc ce serait tragique, l’euro nous protège», a-t-elle. «Il faut vraiment que nous consolidions l’Europe, [...] l’Europe solidaire est un formidable bouclier pour nous contre la crise» et la France doit avoir «une politique de compétitivité», a-t-elle souhaité regrettant «la tentation du protectionnisme».

Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche paru dimanche, 57% des Français estiment que la France doit se protéger davantage pour faire face à la crise et 41% considèrent que la monnaie unique a été un handicap plutôt qu’un atout au cours des deux dernières années.

«Les efforts qu’on demandera aux Français seront les efforts strictement nécessaires mais nous agirons aussi avec beaucoup de sang froid pour ne pas casser la croissance», a-t-elle néanmoins tempéré.

Le Figaro