Belgique. « L’immigration permet de rajeunir la population et de maintenir la consommation »

[Extrait d'un rapport de la Fondation du Roi Baudouin sur l'islam en Belgique, publié en 2004]

« La présence de l’islam en Belgique connut une croissance importante à partir des années ‘60. Cette croissance survint à la suite de la signature par l’État belge de conventions d’immigration avec le Maroc, la Turquie, la Tunisie, l’Algérie (…)

Ces conventions avaient un double objectif :

  • faire face aux pénuries de main-d’oeuvre peu qualifiée
  • offrir une croissance démographique d’appoint (rajeunissement de la population, maintien de la consommation de biens et services)».

Pour atteindre ces deux objectifs, l’État belge encouragea les regroupements familiaux qui se poursuivent encore aujourd’hui.

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Complément :

Capture de la page d’accueil de la « Fondation du Roi Baudoin »

Belgique/secondaire : l’écart entre élèves autochtones et allochtones reste criant

Selon une étude réalisée à la demande de la Fondation Roi Baudouin, l’écart des performances entre élèves dits « autochtones » et élèves issus de l’immigration reste excessivement grand dans l’enseignement secondaire belge, écrit mercredi La Libre Belgique.

L’étude a été présentée mardi lors d’un colloque sur le thème de « L’école comme lieu d’intégration » par le coauteur de l’enquête, Dirk Jacobs (ULB).

Les chercheurs relèvent notamment que si la Belgique, et en singulier la Flandre, a déployé d’importants efforts pour s’adapter à la diversité de la population scolaire, notre pays fait « malheureusement partie des pays qui n’obtiennent pas de bons résultats sur ce plan ». [...]

Ainsi, dans les trois matières analysées par Pisa 2009 (lecture, mathématiques, sciences) par communauté et selon l’origine des élèves, les élèves d’origine étrangère obtiennent dans toutes les matières un score plus faible que les élèves « autochtones » et ce, sur tout le territoire belge. Les lacunes semblent cependant davantage toucher les élèves « immigrés » en Communauté française et les élèves de « seconde génération » (élèves nés en Belgique mais dont les deux parents sont nés à l’étranger) en Flandre.

De manière générale, la situation est plus critique du côté francophone que du côté néerlandophone, y compris pour les élèves « autochtones » dont le niveau flirte, dans les trois matières, avec la moyenne des pays de l’OCDE.

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