Quotas : «Laurent Blanc ne devrait plus avoir le moindre rôle au sein du service public»

Alain Loret, directeur de la Faculté des sciences du sport de l’Université de Rouen, estime que le foot est un service public et qu’à ce titre, Laurent Blanc devrait en être exclu.

Dans une société où la peur de l’autre et l’exclusion sont des thèmes devenus récurrents, la portée médiatique et le rôle symbolique du sélectionneur des Bleus, parce qu’ils sont considérables, ne doivent pas être entachés du moindre doute. Pour cette seule raison, Laurent Blanc ne devrait plus avoir le moindre rôle au sein du service public.

[…] dans notre pays le sport est d’utilité publique et son développement s’inscrit dans les fonctions régaliennes de l’Etat. A ce titre, ce dernier doit le promouvoir et l’organiser de façon à permettre l’accès de tous à la pratique. Cela quel que soit le niveau : du simple match du weekend à la Coupe du monde. Aucune entrave ne doit pouvoir opérer qui limiterait l’expression des potentialités sportives de chaque citoyen. […]

En réalité, au cours de cette funeste réunion, Laurent Blanc n’était tout simplement pas dans son rôle. Il est payé pour faire de l’audimat, pas pour faire du social. Sa réussite professionnelle passe par des victoires internationales. Or, aujourd’hui le business modèle du foot mondial repose sur un idéal type : l’équipe d’Espagne et des joueurs comme Messi, c’est-à-dire petits, vifs et habiles et non pas grands, costauds et puissants. Il faudrait donc sans tarder revoir les fondamentaux techniques et tactiques de l’équipe de France. La difficulté pour Laurent Blanc comme pour la majorité des observateurs qui sont enclins comme moi à lui laisser le bénéfice du doute est qu’il ajoute immédiatement, toujours selon Mediapart : «Les Espagnols, ils m’ont dit : ‘Nous, on n’a pas de problème. Nous, des blacks, on n’en a pas.’»

L’ambivalence de ses propos laisse donc planer une incertitude. […]

Le Monde

Economie : que faire ?

Par Patrick Reymond

Les différentes solutions sont très simples et ramènent à un monde antédiluvien : les Trente Glorieuses.

Lesdites années se sont caractérisées, non pas par une forte croissance, mais par un certain paramétrage, qui a permis la croissance.

D’abord, il faut purger la dette.

Suite et commentaires sur Fortune