Populisme. Mélenchon/Le Pen : «Ne pas mélanger les révoltés et les apprentis sorciers, les indignés et les bornés»

Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, s’indigne que Jean-Luc Mélenchon puisse être comparé à Marine Le Pen.

Quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est reconnu comme un homme de gauche respectueux des valeurs républicaines.

Une campagne sournoise se fait jour qui consiste à diaboliser Jean-Luc Mélenchon et à l’assimiler en permanence à Marine Le Pen, au nom de la dénonciation des « populismes » (sic). Mais en quoi le FDG est-il comparable au FN ? Que cherchent ceux qui blanchissent ainsi la dirigeante de l’extrême droite ?

Maintenant, on ne dénonce plus l’extrême droite, ou rarement, mais «les extrêmes». C’est pratique, «les extrêmes». On peut y mettre tout et n’importe quoi. On peut notamment y mélanger le FDG et le FN, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. […]

En vertu de quoi on en conclut soit que les deux mouvements susdits sont également dangereux pour la démocratie, soit qu’ils sont tous les deux critiquables mais respectables. C’est injurieux pour l’un, inespéré pour l’autre, et dangereux pour tous.

En tout cas, rien de ce que dit le FDG ne peut être comparé à la démagogie d’un Front National qui détourne la colère populaire vers le rejet de l’autre, alimentant le réflexe xénophobe, le repli identitaire, voire le racisme larvé qui demeurent dans l’ADN de l’extrême droite.

Serait-ce trop demander que de plaider pour un retour à un minimum de sérénité afin de ne pas mélanger les choux et les carottes, les révoltés et les apprentis sorciers, les indignés et les bornés, les militants de la gauche radicale et les affidés de l’extrême droite pure et dure ?

Tout le monde y gagnera, à gauche comme dans la droite républicaine. La seule qui pourrait y perdre est Marine Le Pen. Mais qui s’en plaindra ?

Marianne

Gérard Dalongeville veut faire citer François Hollande à son procès

L’ancien maire PS d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Gérard Dalongeville, jugé fin mai dans une affaire de fausses factures présumées, veut faire citer comme témoin le président François Hollande, a indiqué mercredi son avocat.

« Monsieur Dalongeville souhaite faire citer François Hollande comme témoin », a indiqué Maître Francis Terquem, confirmant une information du Point.fr, « pour qu’il fasse connaître au tribunal ce qu’il savait comme premier secrétaire du Parti socialiste pendant 11 ans du financement de la fédération du Pas-de-Calais ».

BFM

Affaire Cahuzac. Esther Benbassa déclare : « Marine Le Pen a placé l’argent » (MàJ Plainte du FN)

08/04/13

 


6/04/13

Hier, dans l’émission « Ce soir ou jamais », la sénatrice EELV Esther Benbassa déclare, à propos de l’affaire Cahuzac : « puisque Marine Le Pen a placé l’argent, enfin bon, ses amis ont placé l’argent… »

Freysinger est trop radical pour Marine Le Pen

La leader du Front national (FN), bien que positionnée très à droite sur l’échiquier politique, ne comprend pas certaines prises de position du nouveau conseiller d’Etat valaisan.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire «Schweiz am Sonntag», la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, explique en quoi elle se distancie de certains propos tenus par Oskar Freysinger. «Pour lui, nous sommes trop modérés sur la question de l’islam», explique-t-elle.

«Il ne partage pas notre avis, selon lequel il n’y a aucune raison d’exclure un courant de pensée du processus démocratique, pour autant qu’il respecte les règles du jeu. Or, pour lui, l’Islam n’est absolument pas compatible avec la manière de concevoir la démocratie en Europe.»

Rage contre la «classe politique»

Marine Le Pen juge l’UDC proche du FN en ce qui concerne l’Union européenne, la sécurité ou l’immigration. Par contre, elle la trouve plus libérale en matière de politique économique. Elle souligne par exemple qu’elle profitera de l’affaire Cahuzac. «C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ce scandale n’a fait qu’augmenter la rage des Français envers la classe politique.» (…)

20minutes.ch

Michel Wieviorka : L’affaire Cahuzac, «un désastre généralisé»

Le sociologue Michel Wieviorka revient pour le JDD sur l’affaire Cahuzac. Extraits.

Quelle est votre réaction à l’affaire Cahuzac ?

Je suis dans un état de sidération. C’est un désastre pour la gauche, pour le monde politique, pour la vie intellectuelle et la vie morale. Un désastre généralisé.
Vous parlez aussi de crise morale…

Oui, nous traversons une crise morale. La France est en Europe un des pays qui a le plus de mal avec la mondialisation. Dans toutes les études, nous sommes ceux qui ont le plus peur de l’avenir. Il y a une sorte d’inquiétude collective. Du coup, on s’enferme dans des débats surréalistes, comme le dernier en date, celui de la crèche Baby Loup. Nous sommes devenus un pays sans repères. Coup sur coup, l’affaire DSK, puis l’affaire Cahuzac, cela fait beaucoup… La crise est aussi intellectuelle. À la Maison des sciences de l’homme, on essaye de construire un débat d’idées sur des bases solides, respectables, mais c’est difficile. La plupart de nos initiatives ne provoquent que bien peu d’intérêt auprès des politiques…

Vous craignez une montée du Front national ?

Ma plus grande inquiétude, ce n’est pas tant que le Front national rafle la mise, c’est plutôt une droitisation d’une partie de la droite. Dans un même temps, le FN va réclamer davantage de respectabilité et une partie de la droite est en cours de lepénisation. Cette double logique peut provoquer une rencontre. [...]

Le JDD

Dominique Rousseau, professeur de droit à Paris 1, donne ses solutions pour sortir de la crise politique actuelle

Dans le journal de 13h de France-Inter, Dominique Rousseau, professeur de droit à Paris 1, analyse la crise politique dont l’affaire Cahuzac est le révélateur, et envisage des solutions pour y remédier :