Anne Hidalgo, premier adjoint au maire de Paris, a décrété clairement et publiquement une complicité de Marine Le Pen et de son parti avec les nazis qui occupèrent la France, trente ans avant la création du FN. Encore un symptôme, grossier en l’occurrence, de cette manie insane de manipuler l’Histoire aux fins de néantiser l’autre.
(….)
Comme on le voit, je suis en désaccord avec Mme Le Pen sur la nature de la menace – réelle – que fait peser sur la France l’ampleur des flux migratoires et l’acculturation subséquente de plusieurs millions de Français. Pour autant, je ne la juge pas moins “républicaine” que Mme Hidalgo. Pas moins respectable. La diabolisation de son parti ne serait que l’octroi gratis d’une bonne conscience aux gogos s’il ne rémunérait en outre un cynisme récurrent depuis feu le régime de Mitterrand. C’est pourquoi il serait sain – et moralement souhaitable – que l’on en finisse avec cette triche.
FN
Nonna Mayer : 40 ans de lutte contre le FN, pour quel bilan ?
Depuis sa naissance, les thèses du Front national sont combattues.Interview de Nonna Mayer, du centre d’études européennes de Sciences Po-CNRS, qui fait le bilan de « 40 ans de lutte ».
Le Front national est devenu le principal repère politique négatif d’une partie de la jeunesse, en particulier chez les enfants d’immigrés. […] Mais le stigmatiser ne suffit évidemment pas à le battre.
Le Front national fête vendredi 5 octobre ses 40 ans d’existence qui coïncident avec autant d’années de lutte et de mobilisation. Quel bilan peut-on en faire ?
Ca dépend ce qu’on appelle « lutter » contre le Front national. A travers toute l’Europe, depuis près de 30 ans, prospèrent des partis de droite dite extrême, radicale, populiste et tout un tas de stratégies ont été élaborées contre eux. […]
>La stigmatisation a-t-elle été profitable au Front national ?
Toutes ces actions ciblées contre un parti perçu « pas comme les autres », le FN, ne marchent pas nécessairement et peuvent avoir des effets pervers. Le problème ce n’est pas seulement le Front national, c’est pourquoi il se développe. Donc la véritable stratégie payante consiste à s’attaquer aux causes, à proposer une solution politique, et ça, c’est beaucoup plus difficile. […]
Si l’on se situe dans le combat contre les idées d’extrême droite tel qu’il était dans les années 90, contre qui aujourd’hui seraient-ils dirigés ? Plutôt contre le Bloc identitaire, le FN ou plutôt contre la droite populaire ?
- Contre les trois. Il faut se battre contre les idées. La vraie force du Front national c’est de faire passer ces idées dans le débat national, notamment dans le climat actuel. On est dans un contexte de crise économique, post printemps arabe, qui fait peur. […]
Lors de son université de rentrée, Marine Le Pen a déclaré que le Front national était maintenant un parti de gouvernement…
Elle va un peu vite en besogne. Il y a encore une majorité de Français qui sont encore totalement réfractaires, qui y voient encore un danger pour la démocratie, et il n’y a qu’une minorité, de l’ordre d’un tiers, qui considère que c’est un parti capable de gouverner ou de participer à un gouvernement.[…]
Si Marine Le Pen veut arriver au pouvoir, il faut qu’elle se «déradicalise» encore un peu plus. Qu’elle soit plus claire sur la préférence nationale.[…]
Jean-Marie Le Pen favorable à une alliance avec l’UMP lors d’un scrutin à deux tours
« Une alliance du FN avec l’UMP est dans la logique du scrutin à deux tours ». C’est ce qu’estime Jean-Marie Le Pen, fondateur et président d’honneur du Front national. Il s’est exprimé sur le sujet dans une interview accordée jeudi 4 octobre à 20 Minutes, à l’occasion des 40 ans de la création du parti.
« Il y a un tabou [que l'UMP n'a] en tous les cas pas bravé, c’est celui de l’alliance avec le FN. L’une des déclarations communes de monsieur Copé et de monsieur Fillon, c’est ‘jamais d’alliance avec le FN’ », indique aussi Jean-Marie Le Pen. Il veut donc briser ce « tabou » lors des élections qui comportent deux tours. Il a notamment déclaré être favorable à une alliance dans l’entre-deux tours des prochaines élections municipales, en 2014, jeudi sur i-Télé. Un rapprochement auquel est opposé une majorité (68%) des sympatisants UMP, selon un sondage OpinionWay publié dans Le Figaro. 30 % y sont favorables. [...]
Près d’un sympathisant de l’UMP sur trois pour une alliance avec le FN
Près d’un sympathisant de l’UMP sur trois est favorable à une alliance avec le FN dans la perspective des prochaines élections, selon un sondage OpinionWay pour le Figaro à paraître jeudi.
A la question: «avec qui souhaitez-vous que l’UMP s’allie dans la perpective des prochaines élections», 30% des sympathisants UMP interrogés se prononcent pour une alliance avec le FN (68% contre et 2% ne se prononcent pas). Ils sont 73% à se déclarer favorables à une alliance avec l’UDI de Jean-Louis Borloo et 50% avec le MoDem de François Bayrou. […]
Ils sont 84% pour imposer les exilés fiscaux à hauteur de ce qu’ils auraient payé en France, 79% pour la suppression des 35 heures, 78% pour la suppression de l’Aide médicale d’Etat pour les étrangers sans-papiers et 76% pour l’instauration d’une dose de proportionnelle aux législatives.[…]
Je suis sortie avec un Lepéniste (humour)
Adèle est une institutrice de 28 ans. Insatisfaite en amour, elle a sympathisé avec Benoît sur un site de rencontre. Grand brun ténébreux à l’allure farouche, amateur de littérature classique, Adèle pensait avoir trouvé en Benoît un compagnon idéal. Elle se ne doutait pas que sous ses airs enjôleurs se cachait un électeur de Marine Le Pen. Elle nous raconte son cauchemar :
« J’ai eu mes premiers soupçons lorsqu’il s’est endormi devant un film de Claude Lelouch » se souvient Adèle, encore troublée par ces quelques mois passés aux côtés de l’extrémiste. Au départ charmée par les manières sophistiquées du raciste, la jeune prof ne se doute de rien, le manipulateur ayant poussé le vice jusqu’à avoir des cheveux et à porter des vêtements normaux. Diplômé de la prestigieuse université de Nanterre, Benoît était issue d’une famille unie, du moins c’est ce qu’espère encore Adèle :
J’étais persuadée que Benoît venait d’une famille normale et n’avait pas été battu par ses parents, mais maintenant j’en viens à penser qu’il a peut-être été violé par un prêtre.
Lire la suite de l’article de Thomas Dubois sur Boulevard Voltaire
Avoir 20 ans et voter FN
Ils sont jeunes, ils ont entre 18 et 25 ans. Ils incarnent le futur du pays, l’espoir de la nation. Et, à la dernière élection présidentielle, ils ont voté Marine Le Pen. Explications.
En janvier 2011, quand Marine Le Pen a pris la présidence du Front national, Fabien, 22 ans, a déchiré sa carte de l’UMP. Dieu sait que le jeune homme y avait cru depuis son adolescence dans une petite ville ouvrière de Moselle. Mais trop d’espérances, en 2007, dans la capacité de Nicolas Sarkozy à changer les choses, peser sur le chômage, venir à bout de l’insécurité, s’occuper des «invisibles» qui souffrent en silence loin des fastes du Fouquet’s, et au bout du compte trop de désillusions.
Alors, le 22 avril, Fabien, qui votait pour la première fois de sa vie à une élection présidentielle, a glissé un bulletin Marine Le Pen dans l’urne. Fabien fait partie des 650 000 primovotants de moins de 25 ans au scrutin d’avril-mai. Mal connus, ces puceaux des urnes – beaucoup plus intéressés par la politique que les fins experts ne l’affirmaient – ont été à l’origine d’un des plus grands tsunamis de la présidentielle. En mars 2012, l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej) publie les résultats d’un sondage auprès des primovotants. Stupeur et tremblements !
Certes, avec 31 % des intentions de vote des 18-22 ans interrogés par l’Ifop, François Hollande vient largement en tête. Mais Nicolas Sarkozy ne recueille que 21 % des intentions de vote, battu par Marine Le Pen (23 %).
Mikaël Garnier-Lavalley, délégué général de l’Anacej, se souvient : «Même si nous savions que Marine Le Pen accrochait auprès des jeunes, un pareil score nous a totalement surpris.»
Verdict définitif, au lendemain du premier tour de la présidentielle : 18 % des 18-24 ans ont voté pour la candidate FN (7 % de la même tranche d’âge s’étaient prononcés pour son père en 2007). Une percée fulgurante.
Pour Jean-Philippe Refray, membre du comité de direction de l’Anacej, c’est la confirmation de ce qui remontait de façon fragmentée de ses équipes de terrain. Le directeur général de l’Office de la jeunesse de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), commente : «Mon fils me racontait que certains de ses camarades de terminale S étaient ouvertement en faveur du FN.»
Au point que, dans le milieu du théâtre – pas vraiment à droite –, des élèves de première année du célèbre cours Florent, à Paris, ne se privent pas de dénoncer le «trop d’immigrés». Fabien n’est pas le seul diplômé du supérieur à avoir voté pour la présidente du FN. Là est la véritable surprise.
Suite du dossier sur Marianne (6 pages au total).
Merci à Alésia
« Les emplois d’avenir ou le triomphe du semblant » – Tribune du député Jacques Bompard
Beaucoup de choses, souvent justes, ont été dites au sujet des emplois d’avenir, sur leur coût d’abord, dispendieux au regard du modeste objectif visé (selon les propres chiffres du gouvernement, le dispositif ne s’appliquera, au mieux, qu’à 25 % du public concerné), sur le manque de formation attaché aux “métiers” retenus par le gouvernement et sur la nature peu productive de ceux-ci.
Certains aussi, trop rares, ont déploré le caractère discriminatoire de cette loi qui oppose les jeunes chômeurs des cités, auxquels le gouvernement donne la priorité, à tous les autres (certes, le dispositif évoque également les zones de “revitalisation rurale”, mais ce n’est pas là l’essentiel de la logique politique des “emplois d’avenir” ; par ailleurs, rendra-t-on vraiment vie à ces territoires avec des “animateurs socioculturels” et des “animateurs de tri sélectif” ? ).
Mais au-delà de ces considérations, c’est la nature même des emplois d’avenir qui n’a pas été assez relevée.
Qu’est-ce que des emplois financés à 75 % par l’État et, pour la plupart, à 25 % par les collectivités ? Rien d’autre qu’un traitement social du chômage, c’est-à-dire l’utilisation de la fiscalité et de l’emprunt en tant que soins palliatifs à la mondialisation et à l’échec de l’Éducation nationale. Il est d’ailleurs surprenant que le gouvernement cultive encore quelques étranges pudeurs libérales et n’aille pas au bout de sa logique socialiste. En effet, le financement de l’ensemble des 500 000 jeunes sans diplôme n’aurait coûté “que” quelques petits pour-cent du budget annuel de l’Éducation nationale. Une occasion unique d’afficher un taux d’emploi de 100 %, bêtement ratée par manque d’audace ! Comme c’est dommage…
Lire la suite suite sur Valeursactuelles.com
Jean-Marie Le Pen sur l’immigration : «Le temps nous est compté» (MàJ vidéo)
Addendum 26/09/12 : Vidéo du discours de Jean-Marie Le Pen en ligne.
« … La conséquence est une substitution de population, les Français disparaissent pour laisser place à des immigrés qui n’ont souvent de Français que les papiers. » (à 45 min)
« Malade de l’abus des Droits de l’Homme, shootée à la drogue de l’anti-racisme, la France marche vers l’abîme des civilisations mortes » (à 53 min)
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Selon le titre du Parisien, Jean-Marie le Pen enchaîne les «provocations» sur l’immigration à l’université d’été du Front national à La Baule.
« La vraie question qui se pose aujourd’hui au peuple français est celle de sa liberté et même, à moyen terme, de son existence», a-t-il lancé, exhortant les Français à «s’opposer pour survivre».
Pour évoquer ce «sujet principal de l’avenir français», l’ancien leader du parti, 84 ans, a commencé par filer la métaphore maritime, prenant l’image d’une «marée» qui «monte» et lançant un avertissement : «Le temps nous est compté».
Evoquant des «torrents migratoires», il a estimé qu’ «au sud de la méditerranée, à nos portes, 200 millions de musulmans sont volens nolens (qu’on le veuille ou non, ndr) une menace sérieuse».
Discourant assis, il a aussi parlé de «violences sauvages dont sont capables les émeutiers musulmans», référence aux troubles suscités par le film islamophobe « Innocence of muslims ». Des violences qui feraient selon lui peser «une menace sur nos libertés et notre sécurité et établissent une véritable censure comparable à celle de la loi Gayssot au bénéfice des minorités immigrées». […]
Evoquant les migrants entrant en Europe du sud, Jean-Marie Le Pen a ensuite ajouté que «la plupart» d’entre eux «sont de race, de religion, de moeurs souvent très différents de ceux des Français de souche». […]
A l’issue de ce discours, longuement applaudi par une standing ovation et clôturé par une marseillaise, Marine Le Pen a indiqué qu’elle ne pourrait « jamais prononcer (un tel discours, ndlr) dans les mêmes termes, car », a-t-elle dit, « ce sont les siens et que j’ai les miens et qu’encore une fois nous n’avons pas le même âge ».
Le Parisien (Merci à DANY )