Dupont-Aignan et le FN : “Je t’aime… moi non plus”

Entre Nicolas Dupont-Aignan et le Front national, c’est un pas en avant, un pas en arrière. Ses dernières déclarations en faveur d’un gouvernement d’union nationale avec le Front national jettent le trouble sur la cohérence de sa stratégie politique. (…)

Au Front, les mauvaises langues affirment que les clins d’œil de Dupont-Aignan ne visent qu’à siphonner l’électorat de Marine Le Pen, pas à établir un dialogue avec elle. Le député de l’Essonne a d’ailleurs durci son discours sur l’immigration.

“Avant, j’étais complexé vis-à-vis du FN donc je n’osais pas en parler, reconnaît Nicolas Dupont-Aignan. Désormais, je n’hésite plus à être ferme. Je tiens un discours intégrateur et assimilationniste mais sans les relents identitaires que l’on peut voir, parfois, au Front national”.

 

(…) Les Inrocks

(Merci à Antibarbare)

Un militant UMP suspendu après une alliance avec le FN pour les municipales 2014 (MàJ )

13/05/13

Un militant UMP a été suspendu par son parti pour avoir noué une alliance avec le FN en vue des municipales de 2014 à Gamaches (Somme).
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«Il n’y a pas d’exception à Gamaches sous prétexte qu’il y a un maire communiste à éliminer», ajoute Jérôme Bignon, qui dénonce une «erreur politique et tactique».

Arnaud Cléré affirme qu’il continuera sa campagne sous l’étiquette divers-droite. Sa liste comportera six affiliés au FN (trois encartés, trois sympathisants), sur 23 places.

DNA.fr


11/05/13

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Les alliances entre l’UMP et le FN pour les municipales, la direction de l’UMP les rejette en bloc. Mais sur le terrain, c’est plus compliqué. Comme dans ce cas évoqué ce samedi 11 mai par le Courrier Picard.

A Gamaches, dans la Somme, le candidat représentant local de l’UMP et à la tête de la liste « Gamaches ensemble », a annoncé au quotidien avoir passé un accord avec le délégué cantonal du Front national.

L’idée est de faire liste commune dès le premier tour, pour battre la gauche et en particulier Jacques Pecquery, maire communiste de la ville de 2.800 habitants.

Le Courrier Picard évoque la possibilité d’inscrire six noms du FN sur une liste de 21, « deux cartés et quatre sympathisants ».

[...]

« L’alliance avec le FN est indispensable pour gagner la mairie, le FN fait un score plus élevé que l’UMP lors des derniers scrutins. »

Pour les municipales, Arnaud Cléré ne s’inquiète pas. S’il est privé de l’étiquette UMP, il avance qu’il n’aura pas de candidat du parti de Jean-François Copé face à lui :

« Je connais bien le terrain, il n’y aura pas de liste officielle UMP ici. Et dans la liste Gamaches ensemble, ça va de l’UDI au FN. Pour ma part, je suis soutenu par le MPF, mouvement pour la France, je vais me rapprocher d’eux. »

A Gamaches, c’est le FN qui a fait la démarche d’aller vers l’UMP, indique l’un de ses représentants, Mariel Houyelle :

« C’est nous qui sommes allés à la rencontre du candidat de la droite pour en finir avec trente ans de mairie de gauche. »

[...]

La colère de Jérôme Bignon

« Je vais faire le ménage », a annoncé Jérôme Bignon, secrétaire départemental du comité de l’UMP de la Somme. « Je suis sidéré. Je n’accepterai jamais d’alliance avec le Front national. Nous n’avons aucune valeur commune avec ce parti. C’est l’honneur de l’UMP de le dire. Je ne peux pas empêcher une initiative individuelle, mais à ce moment-là son auteur n’est plus à l’UMP. Si mon parti devait un jour changer de ligne, alors c’est moi qui quitterais l’UMP. »

Lelab

Un responsable local du FN agressé à l’occasion d’un rassemblement à Nantes

C’était ce matin, vers 10h30. Une trentaine de membres du FN venait déposer une gerbe de fleurs au pied de la statue, pour commémorer Jeanne d’Arc, devant l’église Saint-Donatien à Nantes.

Gauthier Boucher, responsable local du FN, s’y rendait quand il a été agressé.

Drapeau bleu, blanc, rouge à la main, il marchait vers le lieu du rendez-vous quand il a vu cinq personnes, aux visages masqués, débouler. Le jeune homme, âgé de 25 ans, a aussitôt fait demi-tour. Mais un coup-de-poing lui a été porté au niveau du visage.

Moins de deux heures plus tard, Gauthier Boucher racontait déjà son agression sur sa page facebook : « Près de l’église Saint-Donatien de Nantes, avant d’arriver à l’hommage pour Jeanne d’Arc, accueilli aux cris de « Nazis raus! », « Bleu-Blanc-Rouge, t’as rien à foutre ici ! », « Cours ! » par cinq gauchistes. Dans la foulée l’un me poursuit et me frappe la tête contre une vitre de voiture, dent ébréchée et un peu de sang. Dépôt de plainte ce jour », pouvait-on lire.

Ses agresseurs n’ont pas pu être rattrapés.

PresseOcéan

Un Parlement loin d’être à l’image du pays : «Une dizaine de députés ont été ouvriers ou employés»

La politologue Céline Braconnier commente la montée de l’abstention, sur fond de crise et d’affaires et la montée du vote FN.

Le scepticisme sur la capacité des politiques à améliorer la vie en période de crise n’est pas nouveau. Depuis le début des années 80, la succession d’alternances gauche/droite, qui n’a pas débouché sur une amélioration de la vie des plus fragiles, renforce le sentiment que voter ne sert plus à grand-chose.

La démobilisation électorale touche d’abord les catégories populaires…

Aujourd’hui que les milieux populaires – avec le déclin du PCF et de la politisation syndicale – ne bénéficient plus de formes d’encadrement politique au travail ou là où ils résident, rien ne vient plus compenser leurs prédispositions à demeurer en retrait du vote. Comme les abstentionnistes, les votants les plus intermittents appartiennent aux catégories les plus jeunes, les plus fragiles économiquement et les moins diplômées. Aux dernières municipales, plus d’un jeune de 18-25 ans sur deux n’a pas voté, alors que c’était le cas de moins de deux citoyens âgés de 55 à 65 ans sur dix. L’abstention était aussi deux fois plus forte dans la catégorie des chômeurs et des travailleurs intermittents que chez les fonctionnaires. A chaque fois que l’abstention est forte, les citoyens les plus âgés et les plus stables sont surreprésentés dans les urnes.

La hausse du vote frontiste est de plus en plus plausible. Les indicateurs de la porosité des frontières entre vote de gauche – et notamment vote PS – et vote FN se multiplient. Des enquêtes qualitatives menées à l’occasion de la présidentielle de 2012 montraient déjà qu’une partie des électeurs de Hollande éprouvait de l’attirance pour la candidature Le Pen.

Avec un Parlement loin d’être à l’image du pays…

On ne peut pas comprendre l’éloignement des milieux populaires des partis de gauche sans tenir compte du fait que de moins en moins d’élus sont issus de ces milieux. Et ont donc expérimenté leurs conditions d’existence. Actuellement, une dizaine de députés seulement ont été ouvriers ou employés ! La politique renvoie de plus en plus à un monde autre, radicalement étranger, composé de gens riches et surdiplômés qui ne comprennent rien aux difficultés de la vie quotidienne. Il n’est du coup pas très étonnant de constater que 71% des Français – et 64% des électeurs de Hollande – pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme eux. […]

Libération

Alain Duhamel : «Mélenchon travaille d’arrache-pied à briser la gauche en deux.»

Chronique d’Alain Duhamel dans Libération.

Jean-Luc Mélenchon exagère toujours, c’est son tempérament, son style, son talent, sa méthode. [...] Sa grande réussite, c’est qu’il suscite à la gauche de la gauche un authentique culte de la personnalité.

Son grand échec est que ce phénomène se produit au détriment de la gauche réformiste, au bénéfice de la droite et de l’extrême droite. Il redonne des couleurs à la gauche de rupture mais rend l’espoir d’une revanche à l’UMP et offre celui d’une percée au Front national.

Jean-Luc Mélenchon draine des dizaines de milliers de manifestants et des millions de téléspectateurs, mais en un an son image s’est lourdement dégradée. Le terrible sondage Ifop-Journal du dimanche, publié le week-end dernier, établit qu’aux yeux des Français il apparaît nettement plus sectaire que Marine Le Pen, plus éloigné qu’elle de leurs préoccupations et moins novateur.

Marine Le Pen s’est affublée d’un masque, Mélenchon a préféré se costumer en capitaine Fracasse.

La présidente du FN revendique désormais un conservatisme ultranationaliste qui se veut protecteur et en apparence rassurant. Le coprésident du Front de gauche joue les épouvantails, brandissant un changement de régime (la VIe République), un bouleversement économique, une brusque rupture sociale. […]

Ce n’est pas le pire. Mélenchon travaille d’arrache-pied à briser la gauche en deux. A la gauche réformiste, il oppose une gauche de révolte. A la gauche de gouvernement, il oppose une gauche de protestation. […] Querelle qui ne cache pas son véritable objectif : construire son destin sur les ruines de la social-démocratie. Pour le plus grand bénéfice, cela va de soi, des libéraux et de l’extrême droite.

Libération

Lyon. Polémique : «Curés VS Catins, une soirée divinement perverse»

Le candidat FN aux municipales, Christophe Boudot, demande à Gérard Collomb de faire retirer une affiche montrant un prêtre embrasser sur la bouche une bonne sœur. La soirée a lieu ce vendredi au Loft Club.

Le diocèse n’a pas souhaité réagir officiellement. «Caricaturer ou grimer la religion dans l’univers de la nuit, cela fait des siècles que cela dure», philosophe-t-on.

«A toi maintenant de faire un choix : entrer dans les ordres ou plutôt dans le désordre». Ce vendredi, a lieu au Loft Club, une discothèque située dans le 7e arrondissement, la nuit Curés VS Catins. « Une soirée divinement perverse», plaisante l’établissement sur sa page Facebook. Les clients peuvent venir costumés ou grimés.

«Les bonnes recettes de l’outrance et du business sont toujours d’actualité, une fois encore les catholiques sont montés en bouffonnerie pour faire du fric ! », déplore-t-il. Il vise notamment le visuel de l’événement qui reprend la publicité Benetton où l’on voit un prêtre embrasser sur la bouche une bonne sœur.

Lyon capitale via Le Salon Beige

Dupont-Aignan : « Et pourquoi pas » le FN dans un gouvernement d’union nationale? (vidéo)

Invité ce vendredi matin de France Info, le président de Debout la République s’est déclaré « désespéré » par les déclarations de François Fillon, décidé à être candidat « quoi qu’il arrive » aux primaires de l’UMP. Et il a dressé la liste du gouvernement d’union nationale, du FN au Front de gauche, qu’il souhaite pour répondre aux problèmes de la France.


Dupont-Aignan : « Et pourquoi pas » le FN ? par FranceInfo

Ce que souhaite Nicolas Dupont-Aignan, sans préciser s’il a demandé leur avis à ses futurs ministres, c’est un gouvernement d’union nationale qui serait composé de « Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, et pourquoi pas monsieur (Florian) Philippot (vice président du Front national) et (François) Delapierre, (secrétaire national du Parti de gauche). »

Et cela aurait dit-il « plus de gueule que le gouvernement d’union nationale dont on nous parle et qui consiste à garder ceux qui ont échoué depuis vingt ans. »

France Info