Guerre d’Algérie : Hollande reconnaît la répression «sanglante» du 17 octobre 1961 (màj)

François Hollande sait-il bien ce qu’il fait (…) et sait-il bien de quoi il parle ?

(…) de deux choses l’une : ou bien, Français, comme ils l’étaient encore juridiquement, ils suivaient les consignes d’une organisation terroriste interdite ou bien, Algériens comme ils y prétendaient, ils obéissaient sur le sol français aux ordres d’un gouvernement étranger qui nous avait déclaré la guerre.
Autorisée à rendre coup pour coup, et même incitée à en rendre dix pour un, la police parisienne fit en effet preuve d’une brutalité inouïe, comme l’aurait fait n’importe quelle police dans n’importe quel pays, y compris les plus démocratiques…

Imagine-t-on comment auraient réagi les autorités françaises si, pendant l’offensive allemande sur Verdun, en 1916, quelques dizaines de milliers de ressortissants allemands étaient venus dire sur les Champs-Elysées leur soutien au Kaiser ? Imagine-t-on ce qu’auraient été les réactions de la police new yorkaise, du peuple et du gouvernement américains si, le 12 septembre 2001, un cortège de zélateurs d’Oussama ben Laden était venu acclamer celui-ci sur les décombres du World Trade Center ? On ne peut que déplorer les dizaines de morts du 17 octobre 1961, mais qui en porte la responsabilité ?  (…)

 

lire l’article complet de Dominique Jamet sur boulevard Voltaire

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RTL Zemmour 19/10/2012 

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Législatives en Algérie : « ils ont fait voter les morts… »

Abdelaziz Bouteflika s’était engagé à ce que les élections législatives du 10 mai soient « transparentes et crédibles » et, pour le prouver aux yeux du monde, il avait invité des observateurs étrangers à y assister. Il avait présenté le scrutin comme « une date historique tout aussi importante que le 1er novembre 1954 », jour du déclenchement de la guerre de libération nationale.

[...] Le pré-rapport de la Cnsel énumère les fraudes constatées dans tout le pays au profit du Parti du FLN et du Rassemblement National Démocratique (RND) : PV signés à blanc, électeurs inscrits dans plusieurs centres de vote, recours abusif aux procurations délivrées aux membres des corps constitués, taux de participation passant de 4% à 15% en deux heures, votes FLN considérables enregistrés dans les régions militaires… et personnes décédées comptabilisées parmi les votants. [...]

Curieusement, les quelques 500 observateurs internationaux – Union européenne, National Democratic Institute (NDI), Centre Jimmy Carter, Ligue arabe, Union Africaine (UA), Organisation de la coopération islamique (OCI) – n’ont rien vu et rien entendu. Ils n’ont pas été gênés de déclarer, unanimement, que le scrutin avait été bien organisé, « libre », « démocratique », « transparent » et « crédible ». [...]

oumma.com

Algérie : des partis dénoncent des fraudes aux législatives et menacent d’une révolution

Plusieurs partis politiques, islamistes en tête, ont contesté ce week-end les résultats préliminaires des élections législatives du 10 mai en Algérie, évoquant des «fraudes» ou une «mascarade» susceptibles de provoquer une révolution à la tunisienne.

«Nous ne reconnaissons pas ces résultats, a déclaré à l’AFP le président fondateur du parti radical islamiste Front de la Justice et du Développement (FJD) Abdallah Djaballah, dont le parti tout juste agréé n’a obtenu que sept des 462 sièges de la nouvelle assemblée.

Ils «ont fermé la porte du changement à travers les urnes et il ne reste à ceux qui croient au changement que le choix tunisien», a-t-il dit, en référence au renversement en janvier 2011 en Tunisie de Zine el-Abidine Ben Ali, en place durant deux décennies, évènement qui avait donné le coup d’envoi du Printemps arabe.

Les résultats préliminaires annoncés vendredi placent le Front de Libération Nationale (FLN, présidentiel) en tête avec 220 sièges. [...]

Libération

Algérie. Le FLN gagne les législatives, pas de vague islamiste

Ce n’est pas un raz-de-marée mais presque. Le Front de libération nationale, ancien parti unique a remporté 220 des 462 sièges au parlement algérien, où il formera le groupe le plus important. L’opposition dénonce des « fraudes ».

Le RND (Rassemblement national démocratique), parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, arrive en deuxième position avec 68 sièges, suivi de l’Alliance de l’Algérie verte (islamistes modérés), 48 sièges, a précisé le ministre. Ces deux partis nationalistes membres de l’Alliance présidentielle sortante détiennent donc la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée.

L’Alliance de l’Algérie Verte, coalition islamiste composée du Mouvement pour une société de paix, d’Ennahda et d’El Islah, essuie en revanche un sérieux revers avec 48 sièges seulement. L’ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l’AVV, n’ont récolté que 66 sièges.

Malgré les appels au boycott, 42,9% des électeurs algériens ont participé au scrutin contre 35,67 en 2007.

Avant l’annonce des résultats vendredi, le RCD avait d’ailleurs dénoncé dans le quotidien indépendant El Watan « les bourrages des urnes, les bus de faux électeurs, le dopage du taux de participation qui s’emballe en fin de journée, c’est-à-dire au moment où il n’y a plus grand monde dans les centres de vote, les dépouillements à la sauvette. » Le parti affirmait que le taux de participation n’avait « pas dépassé les 18%. »

Un constat partagé par l’Alliance de l’Algérie verte. La coalition islamiste dénonçait également des fraudes massives. « Les résultats annoncés dans certaines wilaya ne traduisent pas la réalité. Des laboratoires qui travaillent au niveau central ont manipulé les résultats dans différentes wilayas » accusait Abderrezak Mokri, membre de l’Alliance de l’Algérie verte dans El Watan.

Europe 1

Le Pen piraté fait de faux aveux sur la torture en Algérie

Un faux mail envoyé à la presse laisse penser que le président d’honneur du FN confesse avoir torturé pendant la guerre d’Algérie. Le parti d’extrême droite va porter plainte.

Jean-Marie Le Pen, le 7 janvier à Paris.Le mail est signé Jean-Marie Le Pen, surmonté du logo du Front national et sa flamme bleue et rouge. Envoyé ce matin à 9h15, il a fait sursauter bon nombre de journalistes. Le président d’honneur du parti d’extrême droite semble y faire une confession inédite :

«Cette vérité que je dois aux Français, ainsi qu’aux représentants des institutions républicaines, je la donnerai donc sans vanité: oui j’ai torturé en Algérie, pendant cette période noire que l’on a appelé la « bataille d’Alger ».»

Puis, plus loin : «Nous avons pratiqué « la question » sur des Algériens prisonniers, avec des méthodes qui paraîtraient aujourd’hui proches de celles que les nations barbares utilisaient, à d’autres époques, pour inspirer la terreur chez leurs ennemis. Nous étions des militaires et nous avions l’impunité, car l’armée avait obtenu du gouvernement socialiste les pouvoirs spéciaux, et ces méthodes étaient la politique officieuse de contre-insurrection au sein de l’armée française en ce temps-là.» [...]

Libération

Zebda, «choqué» par Merah, votera à gauche

Le groupe Zebda revient avec l’album «Second Tour». Le compositeur Magyd Cherfi qui a grandi dans la même cité est interrogé par le Nouvel Obs.

S’il chante avec Mouss et Hakim, c’est justement pour tenter de construire des passerelles entre les Français de souche et ceux issus de l’étranger, comme on dit.

«Ce type [Merah] nous a cassé les jambes. Qu’il s’agisse d’enfants juifs, musulmans ou chrétiens, c’est horrible». Choqué, désespéré, lui qui, avec Zebda (dont le nom veut dire «beurre» en arabe), parle au nom des beurs. […]

Le père, maçon, est un rêveur. Il a laissé derrière lui l’Algérie et sa sale guerre qui a tué ses quatre frères engagés au FLN. Chez les Cherfi, on est de gauche. Hantés par l’idée que rien n’est donné, encore moins acquis. «Ma mère était, elle l’est toujours, terrorisée par Le Pen». La fratrie baigne dans cette inquiétude. Sont-ils d’ici ou de là-bas ? L’adolescence délivre Magyd. A 16 ans, il se sent «profondément français». […]

Comme Mouss et Hakim. Les trois ont chacun leur candidat de cœur, de Mélenchon à Poutou, mais comme un seul homme ils voteront «utile» si, dans les sondages, Nicolas Sarkozy devance François Hollande.

«Le candidat-président a creusé le trou entre les Français. Et ça, c’est intolérable.» Ils ne lui ont pas dédié une chanson. «Ce qui me désespère le plus, c’est de devoir encore dire à mes fils, Alyoum et Hakim : ‘Faites attention, avec vos prénoms ! Vous êtes français, mais vous risquez encore d’être discriminés, vous n’avez toujours pas votre place ici.» C’est faute de n’avoir pas chanté plus fort ? Magyd perçoit le reproche dans la voix de sa mère qui l’accueille d’un : «Marine Le Pen est toujours là. Allez, il faut faire les valises !».

Le Nouvel Obs

Algérie : un jour viendra « où la France s’excusera », assure le chef du FLN

Un jour viendra « où la France s’excusera » pour ce qu’elle a fait à l’Algérie, a déclaré samedi le ministre d’Etat algérien et chef du Front de Libération national (FLN, parti présidentiel) Abdelaziz Belkhadem, en réponse aux récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy.

« De toutes façons, que le président Sarkozy accepte ou refuse, viendra un jour où la France s’excusera de ce qu’elle a commis vis-à-vis de l’Algérie », a affirmé M. Belkhadem à des journalistes en marge d’une réunion au siège de son parti à Alger, axée sur une réconciliation interne à sa formation [...]

A propos des Harkis, les supplétifs musulmans recrutés par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, M. Belkhadem a noté que M. Sarkozy « a défendu les siens. Nous, nous défendons les nôtres ».

« Lui, il a défendu ce qu’il considère comme des pro-français, a ajouté M. Belkhadem. Nous nous les avons considérés comme des traîtres en 1962« , a-t-il souligné [...]

Jeune Afrique

Pierre Benichou : « Alger, c’est la plus belle ville de France »

Par Pierre Bénichou, journaliste au Nouvel Observateur, chroniqueur sur Europe 1 et sur France 2.

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(…) À cette époque, je fréquentais beaucoup d’étudiants et d’intellectuels algériens et j’étais carrément partisan de l’indépendance.

J’étais issu d’une famille de gauche et, avec le recul, je pensais que c’était trahir son idéal que d’être contre l’indépendance.

Les gens du FLN ont pourtant commencé à me décevoir quand ils ont affirmé leur nationalisme.

Vous connaissez la phrase de Camus – « Entre la justice et ma mère, je choisis ma mère » -, elle a été très mal interprétée, mais je me demandais, moi aussi, si j’accepterais que les victimes de la révolution algérienne soient des miens.

Puis il y a eu la mascarade de De Gaulle, ce « Je vous ai compris » qui reste le pire exemple du cynisme en politique.

Alors il s’est produit, tout naturellement, cette chose extravagante : de sympathisant du FLN, je suis devenu un sympathisant des Français d’Algérie, même dans leurs pires excès.

Ce déchirement réel m’a marqué pour la vie. Et pourtant, pour moi, il est impossible à quelqu’un de sensé et de sensible de ne pas avoir été à la fois pour les révolutionnaires algériens et – moins de quatre ans plus tard ! – pour les Pieds-Noirs déboussolés, méprisés, aux abois.

On sait bien que le mythe du « Français d’Algérie millionnaire » a fait plus de mal à ce peuple que toutes les réalités historiques.

Ce million de petits employés, de commerçants, d’artisans qu’on voulait « rapatrier » dans un pays qu’ils ignoraient, a pourtant réussi à s’intégrer en France. (…)

(…) Si vous voulez continuer à refuser l’expression « les bienfaits de la colonisation », surtout n’allez pas à Alger !

Les horreurs de la colonisation, c’était impardonnable, mais mon grand-père était un juif berbère qui parlait mal le français et mon oncle Paul Bénichou, était normalien à 16 ans.

La Dépêche.fr

NPA : Appel 2012 pour «un printemps des quartiers populaires»

Le 4e Forum social des quartiers populaires aura lieu les 11 et 12 novembre à l’Université de Saint-Denis (93). Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) y participe. Dès sa création en février 2009, le NPA a déclaré prioritaire son intervention dans les quartiers populaires (QP).

Les militantEs ayant dynamisé le mouvement révolutionnaire de Mai 68 ont fait leurs «armes» pendant la guerre d’Algérie aux côtés du FLN et par la suite aux côtés du MTA.

Chacun le sait… ceux qui vivent dans les quartiers populaires, les femmes et les hommes, issus de l’immigration ou pas, souvent musulmans, noirs ou roms, sont soumis à la ségrégation, au chômage, au racisme, et au contrôle policier au faciès – et ne trouvent dans les institutions et la vie politique aucun moyen d’exprimer leurs attentes et aspirations.

Les oppressions et les résistances qui se tissent dans les banlieues sont traitées en termes de problème sécuritaire ou de réactivation de l’«identité nationale» – les musulmans d’aujourd’hui étant de plus en plus stigmatisés comme les juifs d’hier.[…]

Programme (extrait). Vendredi 11 novembre. 14 heures : s’organiser dans les quartiers, une histoire politique spécifique.
Avec Khemissi Djataou (Mouvement des travailleurs arabes), Tarek Kawtari (Comité contre la double peine au Mouvement de l’immigration et des banlieues, Île-de-France), Pierre-Didier Tchétché Apéa (Agora à Divercité, Lyon), Salah Amokrane (Tactikcollectif et Motivé-e-s, Toulouse) et Abdelaziz Chaambi ((Union des jeunes musulmans au Collectif des musulmans de France). […]

NPA (Merci à BZHskunkià)