Le salut par la finance islamique ?

C’est pour des motifs politiques et pécuniaires que le gouvernement britannique a pris en fin d’année dernière la décision d’émettre une « sukuk », c’est-à-dire une obligation islamique. Sa volonté est d’imposer la place financière de Londres comme « premier centre émetteur d’obligations islamiques hors du monde musulman ».

[...] Ce sont les allemands qui furent les premiers européens à émettre une sukuk, en l’occurrence le gouvernement de la Saxe-Anhalt qui devait lancer dès 2004 une obligation ayant séduit les investisseurs du Golfe, d’Arabie Séoudite, de Malaisie, mais également des Etats-Unis du Japon et de Hong Kong. [...]

La grande spécificité d’une sukuk étant qu’elle doit impérativement être corrélée à un actif sous-jacent générateur de revenu, on comprend mieux dès lors pourquoi les obligations islamiques sont essentielles à la stabilité financière. En présence de telles règles, il est en effet impossible de contracter des dettes qui ne sont pas liées, amorties ou au moins partiellement équilibrées par des revenus à venir. Le respect de ce seul principe n’aurait-il pas évité l’hyper endettement de nombre de nos nations occidentales ? En outre, la morale n’aurait-elle pas été sauve avec des produits comme les « musharakah » ou les « mudarabah », qui autorisent certes l’encaissement de bénéfices, mais qui contraignent également tous les participants à partager les pertes éventuelles ?

les britanniques démontrent une fois de plus leur esprit d’à propos puisque, si la finance islamique ne compte aujourd’hui que pour 1% des actifs traités globalement, elle se développe néanmoins à une cadence 50% plus accélérée que les autres produits bancaires traditionnels. Ernst & Young indiquent en effet que les instruments Sharia-compatibles atteignent actuellement 1.8 trillions de dollars et commencent même à attirer des investisseurs non musulmans séduits par la sécurité et par la faible volatilité procurées par ces placements. Les investisseurs non musulmans étant même détenteurs de 80% des obligations islamiques dans un pays comme la Malaisie ! Une finance accessible à tous et des produits dont la compréhension est à la portée de tous : voilà ce que la finance islamique peut aujourd’hui apporter à une finance occidentalisée décadente et imbue de ses prérogatives. Parce que l’argent et parce que la finance ne sont qu’un vecteur, non le but ultime.

Marianne

Emploi : Les banques font le pari de la «diversité» (vidéo)

A Neuilly-sur-Marne (93), Rachid Bellabas reçoit dans les locaux de son centre de formation aux métiers de la finance, de la banque et de l’assurance «Alardine».

Il a fait le pari de la diversité en prenant au mot les banques qui veulent plus de mixité, mais ces mêmes candidats, souvent par manque de réseaux peinent à ouvrir les portes du monde de la finance.

»A Neuilly-sur-Marne, 80 % de la population est issue de la diversité. »

«La diversité reflète nos futurs clients et elle est source et génération de gains économiques».

Bondy Blog

«Quand ils vont dans leur banque, les clients de ces quartiers doivent établir une relation de confiance avec leur conseiller. Si on partage la même culture, les mêmes origines et les mêmes valeurs ce lien est plus facile et plus durable».

France Info (mai 2013)

Dax : Braquage au Centre des Impôts

Dax – Braquage à la trésorerie d’agglomération . Le 25 février, peu avant 9 h 30, deux individus cagoulés se sont fait remettre un fond de caisse d’environ 2 000 euros sous la menace d’une arme.

« Cela a été très rapide », raconte un agent des finances publiques. « Ils sont arrivés par la porte d’accès principale. L’un d’eux a braqué une arme de poing sur le caissier, qui lui a donné sans résister le fond de caisse. Ils sont repartis en courant. Ils étaient cagoulés. L’un d’eux avait une capuche et l’autre un bonnet. Ça n’a pas dû prendre plus de cinq minutes. »

Source – Merci Nominoe

Corée: la banque centrale veut plus d’immigration

Le gouverneur de la Banque centrale de Corée du Sud a estimé nécessaire d’assouplir la politique d’immigration et de faire rentrer plus de travailleurs étrangers dans son pays, dont l’économie risque de souffrir du vieillissement de la population.

Après des années de politique familiale visant à réduire le nombre des naissances, dans un pays alors ruiné par la guerre de Corée (1950-1953), la Corée du Sud est désormais confrontée à un des taux de fertilité les plus bas du monde.

En 2011, le taux de fertilité –nombre d’enfants nés par femme lors de ses années fertiles– était de 1,01, contre une moyenne de 1,71 pour la moyenne des pays de l’OCDE.

Une solution serait l’adoption de « politiques tournées vers l’avenir et l’ouverture aux immigrants », selon le gouverneur.

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Nouvelle hausse du chômage en novembre : «Un désastre social produit par le PS et l’UMP» selon Marine Le Pen

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé jeudi que la nouvelle hausse du chômage en novembre est «La confirmation du désastre social produit par la politique du gouvernement socialiste, conforme en tout point à celle de l’UMP».

Les Français, ce mois-ci comme ceux qui suivront, sont les martyrs de l’idéologie mondialiste, ultra-libérale et antisociale à laquelle adhère la grande majorité de la classe politique française.

Quelque 29.300 demandeurs d’emploi sans activité se sont inscrits à Pôle emploi en novembre en métropole, marquant un 19ème mois consécutif de hausse et portant leur nombre à 3,13 millions (+0,9% en un mois, +10,8% en un an), a annoncé le ministère du Travail.

«Ces chiffres sont la conséquence évidente de la politique de désindustrialisation et de délocalisation massives dont les socialistes, hier complices, sont à présent coupables, dans le cadre d’une Union européenne qui étouffe la croissance», dénonce dans un communiqué la présidente du parti d’extrême droite.

La patronne du FN critique également comme «une aberration économique et sociale», «l’abandon des PME/PMI, principales créatrices d’emplois dans notre pays» et qui, dit-elle, sont «pourtant accablées par une fiscalité injuste».

«Ce chômage de masse consacre la victoire par abandon de la grande finance sur François Hollande, lequel s’est couché sans broncher devant ses maîtres», fustige également l’ex-candidate à la présidentielle.

20 minutes

« Mitterrand n’était pas socialiste en économie, Hollande ne le sera pas non plus »

L’élection de François Hollande donna lieu à une comparaison : celle de mai 1981. Ainsi, François Hollande serait le deuxième Président dit « socialiste » de la Ve République ; le conditionnel est de rigueur : il n’en n’est rien.

La question est : François Hollande, ce nouveau Mitterrand ? Si ce premier est aussi socialiste en économie que le dernier, les libéraux n’ont rien à craindre. François Mitterrand symbole du socialisme économique, c’est Karl Marx symbole du capitalisme.

Élu en 1981, Mitterrand tentera d’être socialiste jusqu’en 1983 : l’année de son élection verra une augmentation massive du SMIC (10 %), des allocations familiales et logement (25 %) et handicapés (20 %) tandis que le 13 février 1982, une loi de nationalisation est votée.

L’échec de cette politique keynésienne, non contente de creuser les déficits, forcera Mitterrand à engager le célèbre « virage de la rigueur » dès 1983 sous un troisième Gouvernement Pierre Mauroy.

En 1984, la crise sidérurgique dans le nord de la France verra la fermeture ou reconversion des anciennes mines de charbon :

le monde ouvrier sous le choc permettra la première percée du Front National, notamment aux élections européennes.

La période sera un désastre économique : Mitterrand dévaluera le franc en 1981, 1982 et 1983, les salaires ne seront plus indexés sur l’inflation dès 1982 (…)

Si François Mitterrand introduisit des réformes sociales en début de mandat, il n’en possède pas moins le monopole : à l’exception des revendication issues du Front Populaire de 1934, la droite française a voté TOUTES les réformes sociales jusqu’à aujourd’hui.

Si François Hollande se dit aujourd’hui de son héritage, la droite comme le monde n’a aucun soucis à se faire, à la différence de ses électeurs, futurs premiers déçus.

La finance non plus n’a rien à craindre, Hollande a lui même affirmé aux journaux anglo-saxons

« La gauche a été au gouvernement pendant quinze ans au cours desquels nous avons libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre ».

Quelle belle dualité de discours… (…)

Contrepoints

Marine Le Pen s’en prend à la finance

A Lyon, Marine Le Pen avait décidé de cibler la finance. Devant plus de 3.000 sympathisants, selon les organisateurs, la candidate du Front national a tiré samedi à boulets rouges sur les banques et les marchés financiers.

« En donnant les clés de la maison France, aux banques et aux marchés financiers, la gauche et la droite ont laissé le pouvoir à une véritable dictature des banques et des marchés financiers, un fascisme doré qui ne dit pas son nom »,

a-t-elle asséné. Marine Le Pen a également estimé que tous les autres candidats portaient « dans le dos la marque des banques qui les sponsorisent ».

Devant une assistance survoltée, la candidate frontiste a également lancé une charge contre la banque d’affaires américaine Goldman Sachs qui, selon elle, « suscite partout de véritables coups d’Etat ». « Goldman Sachs place ses hommes à la tête des pays de la zone euro, Goldman Sachs place son homme à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) et cela ne choque pas les belles âmes qui nous dirigent », a-t-elle affirmé, visant notamment le président de la BCE, Mario Draghi, qui a succédé à Jean-Claude Trichet en novembre, et qui a été vice-président de Goldman Sachs entre 2002 et 2005.

C’est ensuite Nicolas Sarkozy qui a été la cible de Marine Le Pen, via son salaire et le nouvel Airbus présidentiel, acquis durant son mandat pour un montant estimé à 176 millions d’euros.

« Oh, il a beau jeu de sortir de son chapeau une taxation contre les exilés fiscaux. Elle rapportera à l’Etat le coût de son Sarko One, son joujou de mégalo!« , a attaqué la chef de file du FN.

Europe 1

Halal : Après la viande, l’assurance-vie

La Compagnie française de conseil et d’investissement (CFCI & associés) s’apprête à distribuer la première assurance-vie « charia compatible » en France métropolitaine. Objectif : offrir à la clientèle musulmane française – mais pas seulement – un moyen d’épargne en conformité avec ses convictions religieuses et, surtout, insiste la CFCI, éthiques. La mise minimum sera de 100 euros. La clientèle sera démarchée par téléphone ou en face à face.

L’argent récolté dans une Sicav basée au Luxembourg sera investi à 85 % sur des fonds actions, et non dans des obligations classiques, puisque la loi islamique interdit la rémunération par des taux d’intérêt. Le reste sera investi sur des fonds monétaires ou des fonds obligataires islamiques.

Éthique

Le contrat d’assurance-vie « charia compatible » sera donc plus risqué que la plupart des contrats d’assurance-vie classiques dont les portefeuilles contiennent beaucoup d’obligations d’État. Le rendement attendu sera aussi meilleur, puisqu’il devrait atteindre 5 à 7 % par an sur le long terme (pour 15 à 20 ans d’investissement), en ligne avec la performance historique des marchés actions, selon Anouar Hassoune, directeur de la Sicav concernée et ancien vice-président de Moody’s Investors Service, où il assurait notamment la notation financière des banques islamiques.

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