Fillon met en garde contre une « conflagration civile »

François Fillon a mis en garde contre « une chute brutale du niveau de vie » qui, si « rien » n’était fait pourrait déboucher sur une « conflagration civile », mardi soir lors de son premier meeting à la Mutualité, à Paris, devant une salle comble et enthousiaste. « Que sera la France dans quatre ans ? Si rien n’est fait, nous subirons une chute brutale du niveau de vie qui peut déboucher sur une conflagration civile qui peut mettre en péril notre pacte républicain » a affirmé François Fillon. Selon lui, « face à ce risque, face à un pouvoir impuissant, face à la montée du populisme et des extrémistes qui rêvent de rééditer le coup du 21 avril 2002, la reconstruction de la droite républicaine, unie et populaire, n’est plus une question partisane, elle relève de l’intérêt national. »

(…) Le Point

Patrick Sébastien préfère Marine Le Pen à Fillon et Copé

(…) Selon lui Copé et Fillon « sont des pantins, ils ne pensent qu’à leurs gueules ! (…) C’est pitoyable ! (…) C’est deux gros cons ! »

« J’ai la chance d’avoir une tribune, moi ; je suis vachement fier, mon pays est vachement beau, aujourd’hui Français ça serait une insulte !

c’est vachement bien, on a un pays magnifique, on a des valeurs magnifiques, on est dans le pays des Droits de l’Homme. Simplement moi, j’ai la chance de pouvoir m’exprimer à la télé ou dans un micro donc je parle au nom de ceux qui sont obligés de fermer leurs gueules et qu’on n’entend jamais. (…) Il ne voit pas comment la montée du Front National, elle va être costaud et à force de leur cracher dessus, je ne suis absolument pas d’extrême droite, mais ces mecs-là sont respectables ».

Patrick Sébastien indique au journaliste : « Tu sais, ils ont craché sur la gueule de Marine Le Pen et de tout ça. Quand tu vois Copé et Fillon, franchement, ils valent bien moins que cette gonzesse-là ! »

Nation Presse

Manuel Valls, nouveau Sarkozy au ministère de l’esbroufe

Tribune libre de Paysan Savoyard

Comme le notent la plupart des observateurs, M. Valls a adopté une stratégie proche de celle qu’avait choisie M. Sarkozy dans sa marche au pouvoir : il a décidé d’occuper à son tour le ministère de la parole martiale. Les actes sont inexistants ou dérisoires, comme c’était déjà le cas avec M. Sarkozy. Mais, instruit par le succès de son devancier, M. Valls sait qu’il n’est nullement besoin d’agir et d’obtenir des résultats pour séduire une majorité d’électeurs.

  • La posture de la fermeté théâtrale

M. Valls a choisi, à la suite de son modèle, de devenir ministre de l’intérieur, reprenant à son compte la même stratégie : ce poste de ministre lui permet d’adopter la posture de la fermeté, en phase avec les souhaits d’une opinion majoritairement avide d’ordre et de sécurité. M. Valls sert ainsi ses intérêts personnels de carrière. Mais il occupe en même temps une fonction indispensable pour le système.

Il est en effet vital pour le système UMP-PS de donner l’impression qu’une opposition vigoureuse existe au sein de la classe dirigeante sur les questions de sécurité et d’immigration : opposition entre la gauche et la droite ainsi qu’au sein de chacun des deux camps. L’objectif de l’oligarchie est simple : il faut donner aux électeurs qui souhaitent une plus grande détermination en matière de sécurité et d’immigration le sentiment que cette aspiration à la fermeté est bien présente au sein de la droite comme au sein de la gauche et qu’ils peuvent donc continuer à faire confiance aux grands partis, sans se laisser tenter par le vote extrémiste pour le FN.

C’est avec cet objectif que M. Sarkozy occupait le terrain de la « droite ferme » face au laxisme de la gauche et de la partie molle de l’UMP et du centre. M. Valls joue ce même rôle au sein de la gauche et du PS, dont il incarne l’aile droite.
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«Il n’y a franchement pas de quoi se réjouir de la chute de la maison UMP»

Pour Philippe Sage, «sympathisant d’extrême-gauche», c’est le Front national qui devrait avant tout tirer profit du duel Copé – Fillon. Il s’inquiète de la tournure prise par les évènements.

Si l’UMP implose, comment ne pourrait-elle pas l’être, tant personne d’un tant soit peu sérieux, ne voit l’UDI devenir, demain, un rempart à la formation lepéniste. Et voilà pourquoi, quand on se dit républicain, il n’y a franchement pas de quoi se réjouir de la chute de la maison UMP. Tant elle est lourde de conséquences pour l’avenir même de notre pays.

Ainsi donc, Dominique Reynié avait vu juste, quand il y a plus de deux ans déjà, dans une tribune publiée par le quotidien «Le Monde » en date du 3 août 2010, il écrivait que »la droite était menacée d’un séisme en 2012».

Soit une implosion de l’UMP, avec – je le cite – «la renaissance d’un parti centriste plus fort qu’aujourd’hui, récupérant une partie des forces passées à l’UMP en 2002» (ce que nous observons avec, donc, l’UDI de Jean-Louis Borloo) et comme de bien entendu, un grand vainqueur, voire même le seul, j’ai nommé : le Front national. […]

La pédagogie, ça veut dire prendre son temps. Le temps d’expliquer. Mais quand on a pour seul but la victoire aux élections, quelles qu’elles soient, parce qu’il en va de la survie de sa formation politique, on s’en passe, n’est-ce pas ! […] Mais c’est bien cette politique-là, en pratique depuis trente ans, qui rend effectivement, et à terme, la victoire du Front national structurellement inéluctable. Continuez donc sur ce chemin qui n’en est pas un, et demain, elle l’aura enfin sa victoire, éclatante parce que par les urnes, l’extrême-droite française.

Le Nouvel Obs

La violente charge de l’ex-trésorier filloniste de l’UMP contre Copé

Dominique Dord, trésorier de l’UMP et soutien de François Fillon, a démissionné de ses fonctions, lundi 26 novembre. Dans un long communiqué, il accuse, comme beaucoup de fillonistes avant lui, Jean-François Copé d’avoir abusé de sa position à la tête du parti pour rendre le scrutin inéquitable. Mais il donne cette fois-ci de nombreux détails, portant de lourdes accusations. (…)

Le Monde

UMP : la médiation Juppé mort-née ?

Copé refuse que le maire de Bordeaux mette son nez dans l’élection interne, car il le soupçonne de rouler pour François Fillon.

Copé ne veut surtout pas que le maire de Bordeaux mette son nez dans l’élection interne, car il le soupçonne de rouler pour François Fillon. « Alain Juppé n’a rien reproché à François Fillon, alors qu’il a exprimé de très nombreux désaccords à mon égard et même dit assez clairement que j’avais passé la ligne jaune », confie le député-maire de Meaux. L’un de ses soutiens renchérit : « Si on met un pied chez Juppé, on est mort. Il veut sa revanche sur les pains au chocolat. »

Le Point