Syrie : Julien Dray accuse François Fillon de «ne pas se comporter en homme d’État»

Invité du Forum Radio J, l’ex-député PS Julien Dray a critiqué dimanche l’attitude de l’ancien Premier ministre François Fillon, qui, sur la Syrie, ne se comporte pas, selon lui, «comme un homme d’État».

«M. François Fillon a la prétention d’être un grand homme d’État (…). Il a des aspirations majeures à exercer des responsabilités. Une chose est certaine, c’est que là, il ne se comporte pas comme un homme d’État.w/em>»

Julien Dray accuse l’ex-Premier ministre de «faire des clins d’oeil à des électorats qui ont peur».

Pour Julien Dray, «on voit la différence entre Alain Juppé et François Fillon». Le maire de Bordeaux avait appelé le 23 août à «s’affranchir des blocages onusiens et aider militairement la résistance syrienne». «C’est au pied du mur qu’on voit le maçon, et c’est dans l’épreuve qu’on voit les caractères. En la matière, je dis que François Fillon fait une faute politique (…). La facilité, c’est de se réfugier derrière le concert des nations (…). Il y a des responsables politiques avec des principes, qui les défendent, et puis il y en a d’autres qui montrent qu’ils sont opportunistes», a-t-il conclu.

Le Point

Brèves sur la Syrie

Syrie : le pape redit non à la guerre
Le pape François a redit non dimanche à la guerre en Syrie, dénonçant les « guerres commerciales pour vendre des armes » et « la prolifération » de celles-ci, appelant les responsables à « une juste solution au conflit fratricide ». Devant une foule particulièrement dense qui remplissait la place Saint-Pierre, le pape argentin a demandé aux chrétiens de « renoncer » et de « combattre le mal », en « payant de leur personne ».
Europe1

Syrie: le Pentagone préparerait des frappes plus importantes que prévu
La liste des cibles potentielles est en train d’être élargie, selon le Los Angeles Times.
Le Pentagone prépare des frappes sur la Syrie plus longues et plus intenses que prévu, pendant trois jours, a rapporté le Los Angeles Times dimanche.
Libération

Kerry : « La Syrie, c’est notre Munich à nous »
Laurent Fabius et son homologue américain n’ont pas eu de mots assez forts lors de leur conférence de presse commune samedi soir au Quai d’Orsay pour redire leur détermination à agir contre Bachar Al Assad.(…)
Laurent Fabius a compté les ralliements : 7 sur 8 des pays du G8, 12 sur 20 des pays du G20 et le communiqué des 28 pays de l’Union européenne soutenant une action « claire et forte » . « Elle sera le préalable à toute solution politique », a assuré Laurent Fabius car, c’est la conviction des Français et des Américains, « Bachar Al Assad ne participera à aucune négociation tant qu’il se croira invincible .»
« La stabilité du Moyen-Orient a de l’importance pour les Américains.

Si la Syrie implose, si les terroristes font la loi… Il faut que nous répondions », a martelé John Kerry.

Il a évoqué la dissémination du gaz sarin dans le métro de Tokyo comme une menace possible. « Bachar Al Assad a 1.000 tonnes de gaz, ses vecteurs vont à 500 kilomètres mais il y en a qui vont plus loin », a surenchéri Laurent Fabius. Seuls Adolph Hitler et Sadam Hussein avaient, jusqu’à Bachar El Assad, utilisé de telles armes.
Les Echos

Syrie : pour Fillon, la France « paierait cher » une intervention militaire
Une opération « pour punir » le régime de Bachar Al-Assad en Syrie n’aurait pas beaucoup de sens et ferait courir de grands risques pour le Liban voisin et les intérêts français dans ce pays, a déclaré dimanche 8 septembre François Fillon.
Le Monde

François Fillon veut « parler avec les électeurs du Front national »

Dans une interview à paraître dans Paris-Match, François Fillon – qui réunit ses amis politiques ce mercredi pour une journée de réflexion à Rouez-en-Champagne (Sarthe) – s’est déclaré « totalement » déterminé à aller jusqu’au bout de sa candidature aux primaires UMP pour la présidentielle de 2017. L’ancien premier ministre a affirmé qu’il voulait rassembler et « parler avec tous: avec Jean-Louis Borloo (…), avec François Bayrou (…). Avec les électeurs du Front national qui pour beaucoup d’entre eux sont des patriotes qui n’aspirent qu’au redressement de notre pays et à l’exemplarité de ses dirigeants ».

(…) Le Figaro

Sarkozy, Copé, Fillon, Raffarin… : Le nouveau business des conférences des «ex»

Copé, Fillon, Raffarin… À l’instar de Sarkozy, des politiques et anciens ministres font des «ménages» à l’étranger pour entretenir leurs réseaux et «arrondir leurs fins de mois» même si leur tarifs sont loin d’atteindre ceux de Bill Clinton ou Tony Blair.

Un petit «ménage» avant de partir en vacances. Jean-François Copé a pris le temps, mercredi dernier, de faire un détour par Brazzaville (République du Congo) pour délivrer une conférence devant un parterre de décideurs rassemblés par le magazine Forbes. […] Le court déplacement en Afrique de Jean-François Copé et le tarif de sa prestation sont restés confidentiels. […]

Selon un spécialiste, le député de Seine-et-Marne pourrait avoir empoché 30.000 euros. Une coquette somme, toutefois éloignée du standing de Nicolas Sarkozy, qui intervient rarement pour moins de 100.000 euros les 45 minutes. Le tarif serait plus élevé si l’ancien président faisait ses conférences en anglais et surtout s’il acceptait quelques obligations de communication.

Venue des Anglo-Saxons, cette mode a, bien sûr, ses stars. Bill Clinton en est le numéro un mondial. Selon plusieurs sources, les activités de conférencier de l’ancien président des États-Unis lui auraient rapporté 75 millions de dollars en dix ans. Les banques et autre fonds d’investissement s’arrachent aussi les services de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair et de l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder.

Plusieurs fois secrétaire d’État dans les gouvernements de François Fillon, Hervé Novelli intervient en France et au Maroc. Ses spécialités sont le tourisme et la création d’entreprises. Conseiller auprès d’un fonds d’investissement anglais, Novelli assure qu’il n’a pas besoin des conférences pour vivre. À la rentrée, il compte pourtant en faire plus. Ses tarifs? «Je prends tout à partir de 4 000 euros !»

Le JDD

2017 : Sarkozy et Fillon rejetés par 60% des Français

Nicolas Sarkozy et François Fillon sont tous deux rejetés par six Français sur dix pour la présidentielle de 2017, selon un sondage IFOP publié par le Journal du Dimanche. Parmi l’ensemble des Français, 40% souhaitent que «Nicolas Sarkozy soit candidat à la prochaine élection présidentielle», contre 60% qui ne le souhaitent pas. Pour François Fillon, les chiffres sont très proches: 38% contre 62%.

François Fillon ne l’emporte, à 47% contre 44% à son rival, que pour «l’honnêteté».

En revanche, l’ancien président est plebiscité par les sympathisants de l’UMP : ils sont 87% à souhaiter sa candidature contre 13% d’un avis contraire, tandis que 46% sont favorables à celle de l’ancien Premier ministre, contre 54% qui ne le sont pas. Un consensus se dégage pour pronostiquer que l’un et l’autre seront candidats : 61% des Français et 75% des sympathisants UMP le pensent pour Nicolas Sarkozy, et respectivement 74% et 80% pour François Fillon. […]

Le Parisien (Merci à Charly)

Présidentielle 2017 : les sympathisants UMP préfèrent Juppé

Qui est le mieux placé aujourd’hui à l’UMP pour jouer le match de 2017 (en dehors de Nicolas Sarkozy toujours — officiellement — en retrait) ? Pour les sympathisants, la réponse ne fait aucun doute, c’est Alain Juppé. L’ancien Premier ministre de Chirac ferait un « bon président de la République » pour 54% d’entre eux, loin devant Fillon (31%) et Copé (8%).

(…) Le Parisien

UMP : l’hémorragie des militants

Seuls 30 % des adhérents 2012 ont repris leur carte. Le principal parti d’opposition paye le prix du pugilat entre Copé et Fillon.

Selon nos informations, sur les 280 000 adhérents UMP en 2012, environ 84 000 ont décidé de renouveler leur carte en 2013. « Nous sommes à peine à 30 % de renouvellement. C’est effarant« , alerte un poids lourd du parti.

[...]
Dans les fédérations, l’inquiétude règne. Selon les chiffres recueillis par Le Point.fr, le renouvellement des adhésions est à la peine.

Ainsi à Paris, on compte 3 900 adhérents à jour de cotisation 2013 (contre 22 308 en 2012). Dans les Bouches-du-Rhône, on dénombre 4 000 encartés 2013 dont un millier de nouveaux adhérents (contre 13 000). Dans le Val-de-Marne, 2 500 adhérents sont à jour de cotisation (contre 5 400). En Haute-Loire, il y a 250 adhérents à jour de cotisation cette année (contre 832). Dans le Cher, on compte 330 encartés (contre 1 100).

Le Point

Fillon : trop d’immigrés en France

François Fillon (UMP) a estimé ce soir qu’il y avait trop d’immigrés en France, pays qui ne peut accueillir « dans des conditions décentes » tous ceux qui veulent venir y vivre.

Y-a-il trop d’immigrés en France, a demandé France 2 à l’ancien Premier ministre auquel était consacrée l’émission « Des paroles et des actes ». « Oui », a-t-il répondu. « la France est aujourd’hui dans l’incapacité d’accueillir dans des conditions décentes tous les gens qui veulent venir y vivre ». « Donc il faut réduire la politique d’immigration », a dit le député de Paris. « J’avais proposé que, comme au Canada, on ait chaque année un vote du parlement sur le nombre d’immigrés, qu’on peut accueillir, les métiers qu’on veut privilégier, les régions du monde pour lesquelles on veut fixer des quotas ».

200.000 entrées par an, « c’est trop dans un pays de situation de chômage, de crise économique, qui doit réduire sa dépense publique et qui a des problèmes de cohésion nationale », selon Fillon.

Le Figaro

Fillon met en garde contre une « conflagration civile »

François Fillon a mis en garde contre « une chute brutale du niveau de vie » qui, si « rien » n’était fait pourrait déboucher sur une « conflagration civile », mardi soir lors de son premier meeting à la Mutualité, à Paris, devant une salle comble et enthousiaste. « Que sera la France dans quatre ans ? Si rien n’est fait, nous subirons une chute brutale du niveau de vie qui peut déboucher sur une conflagration civile qui peut mettre en péril notre pacte républicain » a affirmé François Fillon. Selon lui, « face à ce risque, face à un pouvoir impuissant, face à la montée du populisme et des extrémistes qui rêvent de rééditer le coup du 21 avril 2002, la reconstruction de la droite républicaine, unie et populaire, n’est plus une question partisane, elle relève de l’intérêt national. »

(…) Le Point

Patrick Sébastien préfère Marine Le Pen à Fillon et Copé

(…) Selon lui Copé et Fillon « sont des pantins, ils ne pensent qu’à leurs gueules ! (…) C’est pitoyable ! (…) C’est deux gros cons ! »

« J’ai la chance d’avoir une tribune, moi ; je suis vachement fier, mon pays est vachement beau, aujourd’hui Français ça serait une insulte !

c’est vachement bien, on a un pays magnifique, on a des valeurs magnifiques, on est dans le pays des Droits de l’Homme. Simplement moi, j’ai la chance de pouvoir m’exprimer à la télé ou dans un micro donc je parle au nom de ceux qui sont obligés de fermer leurs gueules et qu’on n’entend jamais. (…) Il ne voit pas comment la montée du Front National, elle va être costaud et à force de leur cracher dessus, je ne suis absolument pas d’extrême droite, mais ces mecs-là sont respectables ».

Patrick Sébastien indique au journaliste : « Tu sais, ils ont craché sur la gueule de Marine Le Pen et de tout ça. Quand tu vois Copé et Fillon, franchement, ils valent bien moins que cette gonzesse-là ! »

Nation Presse

Manuel Valls, nouveau Sarkozy au ministère de l’esbroufe

Tribune libre de Paysan Savoyard

Comme le notent la plupart des observateurs, M. Valls a adopté une stratégie proche de celle qu’avait choisie M. Sarkozy dans sa marche au pouvoir : il a décidé d’occuper à son tour le ministère de la parole martiale. Les actes sont inexistants ou dérisoires, comme c’était déjà le cas avec M. Sarkozy. Mais, instruit par le succès de son devancier, M. Valls sait qu’il n’est nullement besoin d’agir et d’obtenir des résultats pour séduire une majorité d’électeurs.

  • La posture de la fermeté théâtrale

M. Valls a choisi, à la suite de son modèle, de devenir ministre de l’intérieur, reprenant à son compte la même stratégie : ce poste de ministre lui permet d’adopter la posture de la fermeté, en phase avec les souhaits d’une opinion majoritairement avide d’ordre et de sécurité. M. Valls sert ainsi ses intérêts personnels de carrière. Mais il occupe en même temps une fonction indispensable pour le système.

Il est en effet vital pour le système UMP-PS de donner l’impression qu’une opposition vigoureuse existe au sein de la classe dirigeante sur les questions de sécurité et d’immigration : opposition entre la gauche et la droite ainsi qu’au sein de chacun des deux camps. L’objectif de l’oligarchie est simple : il faut donner aux électeurs qui souhaitent une plus grande détermination en matière de sécurité et d’immigration le sentiment que cette aspiration à la fermeté est bien présente au sein de la droite comme au sein de la gauche et qu’ils peuvent donc continuer à faire confiance aux grands partis, sans se laisser tenter par le vote extrémiste pour le FN.

C’est avec cet objectif que M. Sarkozy occupait le terrain de la « droite ferme » face au laxisme de la gauche et de la partie molle de l’UMP et du centre. M. Valls joue ce même rôle au sein de la gauche et du PS, dont il incarne l’aile droite.
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