Quand Abdellatif Kechiche traitait ses techniciens « comme des chiens »

Depuis quelques jours, le lauréat de la Palme d’or, le réalisateur Abdellatif Kechiche, est accusé d’avoir imposé des conditions de tournage très difficiles durant « La vie d’Adèle ». Un technicien a accepté de témoigner.

Le temps de l’euphorie est terminé. Dimanche, Abdellatif Kechiche est devenu le réalisateur préféré de la croisette en remportant la Palme d’or avec La vie d’Adèle. Ce lundi, les langues se sont déliées, et il est devenu un réalisateur impitoyable qui imposerait des conditions de tournage très difficiles. Le Monde parle même de « harcèlement moral ».

Dans un témoignage recueilli par nos confrères de France Bleu Nord, un technicien raconte les conditions de tournage de la Palme d’or 2013. En tout, le tournage a duré cinq mois, entre mars et août 2012. Le technicien qui a accepté de parler a jeté l’éponge avant la fin, comme une demi-douzaine de ses collègues selon lui. Il évoque « une pression permanente ». Par exemple un jour, « une équipe de production apprend le matin même qu’elle a 150 figurants à gérer », ou encore, « il est arrivé de faire 13 jours d’affilée ».

Le plus dur pour ce technicien, c’est que « le réalisateur défend des options d’humanisme, de progrès social mais il fait exactement le contraire en plateau ». Il avoue une très grande « fierté » pour cette Palme d’or, autant qu’un certain « dégoût ».

Il regrette ses heures de travail où il a beaucoup donné de lui pour finalement « se faire traiter comme des chiens, c’est un cynisme abominable ».

France Info

DSK sur le tapis rouge à Cannes (vidéo)

L’ex-président du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a monté les marches samedi soir au festival de Cannes en compagnie d’une amie.

Arrivé vers 21H15 (19H15 GMT), l’ancien ministre français était accompagné sur le tapis rouge de Myriam L’Aouffir, présentée par la presse people comme sa nouvelle compagne.

(…) Libération

Stéphane Bak : « 18% de Français ont donné leur voix à des animaux » (Canal+)

 

Festival de Cannes, Le Grand Journal le 17/05/2012 Stéphane Bak

La veille, pour ses débuts à l’antenne, Séphane Bak donnait le ton, en ciblant ad hominem, son conseiller d’orientation Madame P. au Blanc-Mesnil …
(à partir 14’00)

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« Rengaine »: fiction coup de poing pour raconter le racisme entre communautés

Dans « Rengaine » de Rachid Djaïdani, il y a la Maghrébine qui veut épouser un Noir, l’un de ses 40 frères qui refuse cette union avec un « négro » tout en aimant en douce une Juive: une fiction survitaminée et maîtrisée, née de neuf ans de travail sur le racisme inter-communautaire.

Ce premier long-métrage, autoproduit et résultat de sept ans d’images tournées à Paris, plus deux ans de montage, a reçu un accueil chaleureux lundi soir à l’issue de sa présentation dans la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes.

Un film « à l’énergie complètement urbaine », estime le scénariste-réalisateur également écrivain de 38 ans, qui fut assistant-régie sur « La Haine » de Mathieu Kassovitz, avec des scènes d’une intensité rare, dont une séance d’entraînement de boxe à couper le souffle. (…)

Maville.com

Andrea Arnold condamne l’idée de quotas hommes/femmes au Festival de Cannes

La réalisatrice britannique Andrea Arnold, membre du jury du 65e Festival de Cannes, a vivement rejeté l’idée d’une sélection à Cannes qui serait fondée sur des quotas hommes/femmes, refusant l’idée d’une « aumône ».

«  Je n’aimerais pas que l’un de mes films soit sélectionné ici tout simplement parce que je suis une femme, comme un peu pour me faire l’aumône.

(…) Je crois qu’il y a eu trois films de réalisatrices l’an dernier, c’était une bonne année », a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse de présentation du jury du 65e Festival de Cannes.

« On m’a dit aussi que s’il n’y a pas beaucoup de films de réalisatrices ici c’est parce qu’il n’y a pas beaucoup de femmes qui réalisent des films », a-t-elle poursuivi. (…)

Le nouvel Observateur

Samy Naceri condamné à 10.000 euros d’amende

Le tribunal correctionnel de Grasse a condamné ce lundi l’acteur Samy Naceri a 10.000 euros d’amende pour des faits d’exhibitionnisme et d’outrage commis en mai dernier en marge du festival de Cannes.

L’acteur, actuellement interné en unité psychiatrique à Nice, n’était pas présent à l’audience. Il devra également verser des dommages et intérêts aux parties civiles.

Nice Matin

(merci à Jerem)

Philippe Bilger « persona non grata » au salon du «livre antiraciste» de la Licra

L’avocat général près la cour d’appel de Paris, Philippe Bilger, devait participer dimanche 22 mai au salon du «livre anti-raciste» organisé par la Licra avant d’être décommandé à la veille de l’événement par l’association.

Contacté par le Nouvel Observateur, la Licra assure que c’est l’avocat général qui s’est décommandé. Faux, répond Philippe Bilger qui affirme que la Licra lui a fait comprendre que sa présence n’était plus souhaitée. Une décision dont le magistrat a pris acte.

Il semblerait que son billet de blog concernant les propos tenus par Lars Von Trier au festival de Cannes, qui avait déclaré qu’il «comprenait Hitler», soit à l’origine de cette décision :

[…] En dépit des nombreux scandales qui depuis 1954, ont secoué la Croisette d’une manière telle que le Festival semblait s’en réjouir plus que les déplorer, l’ostracisme frappant le créateur danois est une première. Cette décision, inspirée par Gilles Jacob, a été évidemment approuvée par le CRIF et la LICRA qui s’étaient mobilisés contre lui après la conférence de presse. […]

Ce n’est que de l’oralité. Ce ne sont que des mots. Jetés comme ça dans l’entonnoir festif et médiatique. […] Beaucoup de bruit pour presque rien, en définitive. Parce que certaines oreilles et sensibilités ont été blessées, convenait-il par ce diktat d’humilier ainsi Lars von Trier qui avait fait, sans en être prié, amende honorable ?

Le Nouvel Obs

Cannes: règlement de comptes entre Tchétchènes et vigiles

Expédition punitive, façon règlement de compte à OK Corral? Jeudi matin à l’aube, au Cannet, le camping Le Ranch a été le théâtre d’une rixe des plus violente, à l’arme blanche. Ce qui ressemble fortement à un guet-apens a opposé une bande originaire d’Europe de l’Est à une dizaine d’employés d’une société de sécurité. Les vigiles assurent durant le Festival de Cannes la sécurité de l’établissement de nuit éphémère le VIP Room, à la Pointe Croisette. L’altercation a fait huit blessés dont deux graves, côté vigiles.

Peu avant sept heures du matin, les hommes du VIP rentrent, après leur service, pour rejoindre leurs bungalows du Cannet, où ils sont logés. Ils montent dans un fourgon pour s’y rendre, sans se douter qu’ils sont talonnés de près par cinq autres véhicules.

La route se fait rapidement et calmement. Mais à l’arrivée au ranch, l’étau se resserre et les choses dégénèrent. (…)

Nice Matin

Nadia El Fani traquée par les islamistes pour son film « Ni Allah ni maitre »

Son film «  Ni Allah ni maitre » qui sera projeté à Cannes le 18 mai lui vaut une campagne d’insultes et d’intimidations dans son pays. La liberté de conscience est-elle interdite à Tunis ?

Elle ne s’est pas tue sous Ben Ali et elle croyait pouvoir parler librement après sa chute. Hélas, la cinéaste tunisienne Nadia El Fani découvre qu’il n’en est rien. Pour avoir osé travailler sur la question laïque et titré son film « Ni Allah ni maitre », l’artiste est devenue la cible de milliers d’obscurantistes  qui en appellent sur le web  à l’agression physique, voire au meurtre. (…)

Marianne2

La Révolution tunisienne invitée à Cannes avec le film « Plus jamais peur »

Tunis – Tirs de lacrymogènes, hymne national scandé à la face des policiers de Ben Ali, images d’un peuple se libérant de 23 ans de régime autoritaire: les moments forts de la révolution tunisienne vont être projetés au festival de Cannes, rompant avec onze ans d’absence du cinéma tunisien sur la Croisette. « Plus jamais peur », documentaire de 74 minutes, a été tourné en HVD (disque holographique) « dans l’urgence des moments » qui ont entouré l’effondrement du régime du président Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier, explique à l’AFP le réalisateur du film Mourad Cheikh.

Auteur de plusieurs courts métrages dont « le Pâtre des étoiles » (2003), Mourad Cheikh exerce sa profession entre la Tunisie et l’Italie, et n’en revient toujours pas d’aller à Cannes.

C’était inattendu, on avait envoyé une copie du film à Cannes, on avait travaillé comme des fous, ils avaient d’abord répondu qu’on n’était pas sélectionnés puis un soir un des assistants (du festival) nous a annoncé qu’on l’était.

Multipliant les préparatifs de dernière minute avant la projection de « Plus jamais peur » dans la série film-documentaire le 20 mai sur la Croisette, Mourad explique avoir choisi ce titre car c’est « un slogan qui a surgi sur les murs de Tunis pendant la révolution ».

« Ce slogan colle à ce qui s’est passé car c’est le mur de la peur qui s’est effondré », ajoute-t-il, soulignant à quel point « le pouvoir de Ben Ali avait peur de toute manifestation, y compris pendant les matchs de foot ». [...]

Marrakech.info