Front National : des Femen perturbent le lancement de la campagne des élections européennes (vidéo)

Une vingtaine de militantes « sextrémistes » du mouvement Femen ont perturbé mardi 22 avril la conférence de presse organisée par le Front national pour le lancement de sa campagne des élections européennes.

Seins nus, les jeunes femmes avaient des croix gammées aux couleurs de l’Union européenne sur le ventre, accompagnées du slogan « Fascist Epidemic » (épidémie fasciste). Elles scandaient « Marine, fasciste ». [...]

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Huffington Post

Les femen sous protection policière pour l’inauguration, la veille de Pâques, de leur local squatté illégalement (MàJ vidéo)

Addendum du 21/04/2014 :

                                                   

Le commissaire de police de Clichy (Hauts-de-Seine) s’est déplacé en personne hier après-midi. Il est venu s’assurer que les filles du groupe Femen ne sont pas en danger dans leur nouveau QG, où un grand séminaire se prépare ce soir. Les Femen doivent venir de tous les pays pour cette fête qui inaugurera les locaux de Clichy où ces jeunes femmes vivent et s’entraînent depuis cinq mois.

Une fête qui provoque déjà des réactions violentes sur Twitter, de la part de groupes d’extrême droite.


Inna, leader des Femen France, dévoile le QG par leparisien

Devant la porte d’entrée, accompagné de deux policiers, le commissaire échange avec Inna Shevchenko. « Nous avons engagé une équipe de gardes du corps, explique la chef du groupe en France. Ce n’est pas une action politique, il s’agit simplement d’une soirée. Nous voulons la paix, » dit-elle, une couronne de fleurs posée sur la tête.

Les Femen sont arrivées dans cet immeuble désaffecté qui appartient au SIAAP, le syndicat de nettoyage des eaux, en novembre.

Une procédure d’expulsion est lancée contre cette occupation et un jugement doit être rendu le 28 avril. Ce soir, près de deux cents personnes sont attendues et des policiers vont patrouiller. Une veille sur Internet est aussi prévue : « On va rester vigilant », conclut le commissaire.

Le Parisien, merci à Bourgmestre

Paris : il agresse au couteau dans le théâtre de la Goutte d’Or, il visait les Femen (MàJ : il s’agirait d’un déséquilibré)

A ce stade de l’enquête, les raisons de son geste, et son lien éventuel avec les victimes, étaient encore inconnus. « On part plutôt sur une pathologie mentale« , expliquait-on à la préfecture de police. Metronews

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Femen France assure dans un communiqué sur Facebook qu’il tenait des « propos nationalistes » :

Un homme armé d’un couteau a poignardé deux spectateurs, vendredi soir à 23 heures au Lavoir moderne, une petite salle de théâtre du quartier de la Goutte d’Or dans le XVIIIe. Les deux victimes, sérieusement blessées au thorax pour l’une, au cou pour l’autre, ont été évacuées à l’hôpital dans un état qualifié de très sérieux.

Samedi en fin de matinée leurs jours n’étaient cependant plus considérés comme étant en danger.

Leur agresseur, un jeune homme au crane rasé vêtu de noir, avait pris place dans la petite salle où avait lieu un spectacle de clown en libre accés. Dix minutes après le début de la représentation, il aurait proféré des menaces assez confuses avant de frapper au hasard ses voisins.
Maîtrisé par d’autres spectateurs, il a été placé en garde à vue où il se trouvait toujours samedi en début d’après-midi. Son geste fou pourrait avoir été dirigé contre le mouvement des Femen (dont les militantes parisiennes ont un temps été hébergées au Lavoir moderne).

La veille de son coup de folie, l’agresseur avait réservé une chambre pour trois nuits dans le modeste hôtel qui fait face au théâtre de la Goutte-d’Or. Selon des témoins, il était ensuite passé dans le petit théâtre à la recherche des Femen. Faute de les avoir trouvées (les militantes féministes sont désormais installées dans une autre salle à Clichy), l’agresseur serait revenu durant le spectacle de la nuit dernière avec le même objectif.

(…) Le Parisien

La présidente des Femen demande l’asile à la Suisse. MàJ : la Suisse rejette la demande

Addendum du 27/03/14:

La demande d’asile d’Anna Hutsol, fondatrice du mouvement féministe Femen, a été refusée. L’activiste, au bénéfice d’un visa Schengen délivré par la France, doit quitter la Suisse.

L’Office fédéral de la migration (ODM) a rejeté la demande d’asile de l’Ukrainienne Anna Hutsol. La fondatrice du mouvement Femen, connu pour ses manifestations seins nus, dispose d’un visa Schengen de la France où elle sera en sécurité, justifie l’ODM.

L’annonce du refus de la demande d’asile, révélée par le quotidien Südostschweiz, a été confirmée jeudi par la porte-parole de l’ODM.

Anna Hutsol a fui l’Ukraine l’année passée. L’activiste a déposé une demande d’asile en Suisse car sa soeur y vit. Elle a été placée dans un centre d’accueil en attendant que sa demande soit traitée. Maintenant qu’elle a été rejetée, la jeune femme doit quitter la Suisse.

RTS, merci à Chantecler

                                                            

Craignant toujours pour sa sécurité en Ukraine, la militante féministe Anna Hutsol se trouve dans un centre de requérants à Rapperswil après avoir demandé l’asile à la Suisse, a appris la RTS samedi.

C’est du centre pour requérants d’asile de Rapperswil (SG), où Anna Hutsol loge depuis un mois, que la présidente et cofondatrice du mouvement féministe Femen observe les événements qui bouleverse son pays, l’Ukraine.

L’activiste de 31 ans a déposé fin octobre 2013 une demande d’asile en Suisse, confie-t-elle dans un entretien accordé à la RTS.

Alors que les autres Femen sont à Paris au bénéfice d’un visa accordé par la France, Anna Hutsol a souhaité venir en Suisse pour vivre près de sa soeur qui réside à Winterthour (ZH).

« J’ai un visa français et je tombe ainsi sous le coup des accords de Dublin. J’ai envie de vivre en Suisse, de travailler ici, mais je pourrais être renvoyée en France », craint-elle.

RTS

La FEMEN Inna Shevchenko, réfugiée politique en France, déchire une bible au Texas

Merci à anargyre

Le permis de voyager donné par la France :

 

Paris : Des femmes manifestent nues contre l’oppression des femmes dans le monde arabe (Vidéo)

Elles ne sont que sept mais ont su se faire remarquer, ce samedi, sur l’esplanade du Louvre à Paris. Toutes se présentent comme des militantes du monde arabe et musulman qui manifestent contre «l’oppression» des femmes. Munies de drapeaux tunisien, iranien, arc-en-ciel et français, elles se sont dévêtues devant l’entrée du musée avant de marcher sur le rebord des bassins qui jouxtent la pyramide.

Amina, la Femen tunisienne supposée disparue, va bien En cette journée internationale des droits des femmes, elles ont scandé «liberté laïcité égalité», sous le regard étonné des badauds. Sur leur corps, leurs revendications peintes à même la peau.

«On fait ça en solidarité avec les femmes arabes, qui se font lapider partout dans le monde islamique, partout dans le monde arabe», explique Amina Sboui. «On est contre la charia, contre le sexisme, contre la lapidation, contre la burqa, contre le voile», détaille-t-elle. «Personne n’a de droits sur mon corps», renchérit Myriam Russel, membre des Femen.




Parmi elles, se trouve Amina Sboui, une ancienne Femen longtemps retenue par sa famille tunisienne après la publication sur son compte Facebook de photos d’elle, nue et peinte également. Depuis, elle a quitté le groupe féministe qu’elle accuse d’islamophobie, notamment pour leurs actions menées en Tunisie. Pour autant, la jeune femme semble toujours adepte des méthodes des militantes, dont certaines sont présentes au Louvre ce samedi.

Le Parisien

Action des Femen à Notre-Dame : Trois des vigiles poursuivis pour violences (vidéo)

Trois agents du service d’ordre de Notre-Dame de Paris, qui avaient expulsé des activistes des Femen menant une action dans la cathédrale il y a un an, sont poursuivis devant le tribunal pour violences, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le 12 février 2013, neuf militantes avaient fait irruption dans la cathédrale. Seins nus, elles avaient fait tinter les cloches, alors disposées provisoirement dans la nef, avec des morceaux de bois et scandé des slogans pour saluer à leur manière la démission du pape Benoît XVI et dénoncer l’homophobie. [...]

Accusées de dégradations sur l’une des cloches, les jeunes femmes devaient être jugées le 13 septembre 2013 devant le tribunal correctionnel de Paris, mais le procès avait été renvoyé en attendant l’issue de l’enquête portant sur les conditions de leur expulsion houleuse de l’édifice.

Au terme de ces investigations, le parquet a décidé de faire citer devant le tribunal trois vigiles, poursuivis pour des violences passibles d’une contravention de 750 euros pour l’un, 1.500 euros pour les deux autres.

source : BFMTV

Le témoignage choc d’une ex-Femen : il s’agirait d’une secte

Cette Française qui a participé à la profanation de Notre-Dame de Paris décrit des méthodes sectaires.

Le très contesté mouvement des Femen se lézarde de l’intérieur. Dans un livre en préparation, Alice (*), Femen qui a quitté le mouvement après un an et demi d’activisme, livre un témoignage édifiant. La «sextrémiste», une trentenaire française travaillant à Paris, raconte sa «déception», notamment sur la «désorganisation», la «discrimination» au sein du mouvement, «les revendications féministes que le groupe n’applique pas en son sein», confie-t-elle au Figaro.

Sur les méthodes, elle décrit aussi l’emprise, le lissage de la pensée, la reconfiguration mentale. «On prépare ton esprit à l’intérieur pour l’extérieur», «tu n’existes plus en tant qu’individu», «tu ne penses plus par toi-même mais par le groupe, tu ingurgites ce qu’on t’apprend», «Femen transforme ton corps et ton esprit», témoigne-t-elle. «Répéter encore et toujours les principes fondamentaux(…), il fallait que ça rentre pour qu’à notre tour ça puisse sortir mécaniquement, comme une leçon apprise sur le bout des doigts», poursuit-elle.

«On se sent comme aspirée naturellement, sans violence, vers un total lâcher-prise vis-à-vis du groupe et de la volonté à l’esprit critique (…) Et celles qui s’expriment un peu trop ne tarderont pas à quitter “de leur plein gré” le mouvement».

(…) Le Figaro

(Merci à Sylvain)

Caroline et les Femen

Panégyrique d’Anne Sinclair

C’est à la fois l’histoire d’une fascination, l’histoire d’une femme belle comme une icône et dure comme l’acier, et une histoire de notre époque. Elle mêle l’Ukraine, Poutine, la Tunisie d’après le printemps et d’avant l’éclosion d’une démocratie qu’on devine possible, enfin. Elle rythme les batailles du mariage pour tous et celles de ses opposants, enchevêtre Notre-Dame et la Mosquée de Paris, la lutte radicale des Femen et la France démocratique. [...]

Hebergeur d'imageCaroline Fourest, est la journaliste et essayiste, menue, au visage juvénile, chroniqueuse à France Culture et au Huffington Post, souvent invitée sur les plateaux de télévision pour débattre avec intelligence et maîtrise, des sujets de société qui nous assaillent. Elle combat efficacement, par ses articles, par ses livres, les intégrismes religieux ou les extrêmes politiques, et bataille depuis toujours pour une laïcité exigeante. Elle est depuis des années la bête noire du FN et de Tariq Ramadan, et plus récemment de la frange très dure de la Manif pour Tous qu’elle n’hésite pas, avec courage, à affronter. [...]

A l’occasion d’un film qu’elle tournait sur le mouvement Femen, Caroline Fourest décide de prolonger ses images par un livre sur Inna Schevchenko, 23 ans, la leader des Femen, hier à l’Est, aujourd’hui à Paris, devenu le QG international du mouvement. Ce sera en fait un livre sur elles deux, leurs échanges, leur amour, leur incompréhension. Elle plonge dans l’univers de la blonde romanesque pour la connaître, la comprendre. Elle va en sortir plus riche mais pleine de bleus en ayant essayé de la convaincre de se donner des limites. [...]

Tout au long du livre, on assiste à une histoire d’amour et de lutte entre une féministe bourgeoise et intellectuelle, dans la filiation de Simone de Beauvoir, et une desperada furieuse et révolutionnaire, en talons aiguilles, short effrangé et buste provocant, qui considère que l’abandon est une défaite et le fanatisme une vertu. Elle a été prise, par l’artiste qui l’a dessinée, comme modèle de Marianne, sur le timbre de l’année, ce qui déchaînait encore samedi à Paris, les protestations d’une droite extrême. [...]

Le livre est fort car il parle vrai. Il permet de comprendre des femmes qui, jusqu’ici ne donnaient à voir que leur apparence, nudité et slogans chocs. Il aide à illustrer aussi la spirale violente que prennent nos pays, nos manifestations, nos oppositions.

On ne peut pas mettre sur le même plan la révolte tendue des Femen, agressive, provocatrice mais pacifique, avec le choc des nervis de Civitas, tabassant Caroline Fourest (il faut lire ces pages comme des pages de guerre !), ou la haine qui suintait de quelques cortèges du « Jour de Colère » il y a trois semaines.

Si la dernière rappelle les Ligues des années 30, les opérations des Femen n’ont pour armes que leurs poitrines qu’elle jettent, sans prudence, en avant. Mais on ne peut pas ne pas se demander dans quelle société on est en train de chavirer, celle où l’argument cartésien est rangé aux oubliettes, et où seul, désormais, compte le cri. [...]

En refermant « Inna », on se dit qu’on ne partage pas forcément l’attirance de Caroline Fourest pour cette clameur, mais qu’on peut être séduit par son immersion à la première personne. [...]

Huffington Post