Quatre Femen narguent des militants d’extrême-droite (vidéo)

Quatre Femen ont déployé une grande banderole rouge : «sextermination for nazis» et «neofeminism is watching you» (le néoféminisme vous regarde), alors que des groupes d’extrême droite étaient rassemblés place des Pyramides, en hommage à Jean-d’Arc.

Une provocation de plus. Depuis un balcon surplombant la place des Pyramides à Paris où se déroulait une manifestation de groupes d’extrême droite, quatre militantes du groupe féministes Femen sont apparues torse nu ce dimanche midi. Des royalistes de l’Action française aux Jeunesses nationalistes en passant par des militants du Renouveau français, plusieurs cortèges s’étaient donné rendez-vous sur cette place parisienne en hommage à Jeanne d’Arc autour de sa statue équestre en bronze.

Alors qu’un dernier cortège de militants de l’Union sacrée des patriotes arrivait sur la place, les Femen ont exhibé leur seins nus depuis le 4e étage d’un immeuble haussmannien. Sur leur buste, on pouvait lire ce néologisme : «sextermination» inscrit au feutre noir. Elles ont également déployé une grande banderole rouge : «sextermination for nazism» et «neofeminism is watching you» (le néoféminisme vous regarde), avec un dessin représentant des femmes torse nu brandissant le poing.

Enfin, elles ont brandi quelques fumigènes allumés, provoquant les huées et les insultes de plusieurs centaines de militants d’extrême droite qui, en réponse, ont scandé : «Femen au bûcher», «Femen salopes». Ou encore, «Police complice» au moment où les CRS ont installé un cordon de sécurité au pied de l’immeuble pour empêcher les militants d’entrer.

Au bout d’une demi-heure passée au balcon, elles sont finalement descendues une par une par la grande échelle d’un camion de pompiers.[...]

Le Parisien

Une application qui vous prévient lorsque vous arrivez dans une commune où l’extrême-droite dépasse un seuil prédéfini

AlerteBrune vous informe sur les tendances de vote où que vous soyez. Sa fonction d’alerte vous prévient dès que vous arrivez dans une commune où les partis d’extrême-droite et nationalistes dépassent le seuil d’alerte que vous avez fixé.

• Plus de 20 élections analysées depuis 2001
• Résultats par arrondissement (Paris)
• Tous les partis d’extrême-droite et nationalistes analysés
• Alerte personnalisable : Votre téléphone vibre lorsque vous pénétrez dans une commune où le résultat dépasse le seuil que vous avez fixé.

AlerteBrune rend les résultats électoraux des partis d’extrême-droite et nationalistes facilement consultables et compréhensibles pour tous. Les résultats sont présentés par élection et par parti, par liste ou par candidat en fonction de l’élection. L’application donne la couleur politique d’un territoire et ne présente que les élections à dimension nationale (les résultats des élections municipales ne sont pas pris en compte).

 

(Merci à Droitenationale)

Manifestation : Le ministre Benoît Hamon met en garde Mélenchon, Vallaud-Belkacem et Désir raillent ses «vociférations» (MàJ)

Le ministre de l’Economie sociale, Benoît Hamon, met en garde les manifestants qui s’apprêtent à défiler dimanche à l’appel du Front de gauche contre un «échec de la gauche au pouvoir », qui serait «fatal». «Il faut faire preuve de discernement dans les motivations de toutes celles et ceux qui manifestent», estime sur le site du Journal du dimanche le ministre, membre de l’aile gauche du PS.

Addendum 05 05 02013 : Vallaud-Belkacem et Désir raillent les vociférations» de Mélenchon

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, et le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, ont opposé samedi 4 mai le pragmatisme gouvernemental à «l’impuissance politique» de Jean-Luc Mélenchon et ses «vociférations», à la veille de la manifestation à Paris du Front de gauche.

«Si c’est pour renvoyer tout le monde dos à dos, si c’est pour mettre tous les responsables politiques, gauche, droite, dans un même sac, on sait à quoi cela conduit», a déclaré Najat Vallaud-Belkacem. […]

Le Nouvel Obs

«Tout ça préparerait le terrain à l’arrivée, non pas d’une autre gauche au pouvoir, mais d’une droite radicale voire de l’extrême droite», prévient le ministre.

Le Front de gauche et M. Mélenchon veulent faire du défilé «contre l’austérité, contre la finance et pour une VI République» de dimanche une démonstration de force. Ils estiment que le nombre de 100.000 manifestants serait «un triomphe».

Selon Benoît Hamon, «il peut y avoir la tentation pour certains de souhaiter l’échec de la gauche au pouvoir». « Je pense que ça serait fatal», met en garde M. Hamon à l’adresse du co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui multiplie les attaques contre le gouvernement

Il se montre plus compréhensif avec le Parti communiste qui, selon M. Hamon, «ne fait pas une manifestation contre la gauche mais pour un certains nombres d’idées». «Si ça doit passer par une mobilisation dans la rue, soit», dit M. Hamon.

Le Figaro

France : «Le fantasme de l’extrême droite au pouvoir»

Pour Alexandre Dézé, Maître de conférences en sciences politiques à l’université Montpellier-I, la crainte de voir arriver le FN au pouvoir est médias relève du «fantasme».

Le premier tour de l’élection présidentielle n’aura pas lieu demain et il est fort à parier que de nombreux événements seront alors advenus. Dans une certaine mesure, ces résultats de sondages contribuent donc également à nourrir un peu plus le fantasme d’une extrême droite aux portes du pouvoir.

«Violences extrémistes» ; «Réveil des groupuscules» ; «Situation potentiellement explosive» ; «Dédiabolisation du Front national» ; «Rapprochement UMP-FN» ; «Marine Le Pen présente au second tour de la présidentielle de 2017»… A lire les titres des médias au cours de ces dernières semaines, la France serait en proie à une menace politique des plus sérieuses : celle de l’extrême droite. Pour d’aucuns, il faudrait même s’attendre au pire : dans un entretien récemment accordé aux Inrockuptibles, le philosophe Bernard Stiegler affirmait ainsi que «si la gauche n’ouvre pas très vite une perspective nouvelle, l’extrême droite sera au pouvoir dans quatre ans». […]

Si une telle prophétie ne peut manquer de laisser songeur, elle n’en illustre pas moins le registre fantasmatique avec lequel nombre d’observateurs ont pris désormais l’habitude de traiter l’extrême droite, projetant sur le phénomène une réalité pour le moins déformée. […]

Il est utile de se souvenir que Marine Le Pen est actuellement visée par une demande de levée de son immunité parlementaire à la suite de ses propos comparant les prières de rue des musulmans à une «occupation». Son odieuse conférence de presse devant un camp de Roms installé à Wissous dans l’Essonne (le 25 avril) est également venue rappeler que la dédiabolisation ne constitue qu’un pan de la stratégie du parti, et que pour exister en politique, tout comme pour conforter le noyau dur de ses soutiens, le FN doit continuer d’entretenir ce qui fait sa singularité, c’est-à-dire sa radicalité. A Wissous, il s’agissait bien en l’occurrence de redonner corps au vieux slogan de la propagande frontiste : «immigration = insécurité». […]

C’est sur un même mode anxiogène qu’ont été évoqués les rapprochements entre l’UMP et le FN à l’occasion des mobilisations hostiles au «mariage pour tous». […] Il n’y a donc rien de bien nouveau dans ce jeu de relations, qui reste aussi condamnable hier qu’aujourd’hui, et qui procède bien plus de petits arrangements tactiques que d’une réelle collusion idéologique. Malgré tout, nombre d’observateurs semblent prendre plaisir à spéculer sur un rapprochement UMP-FN (qui, n’en doutons pas, prendra bien la forme d’alliances locales lors des prochaines élections), en jouant sur la peur d’une arrivée prochaine du FN au pouvoir, tout en faisant de ce rapprochement un indicateur supplémentaire de la «dédiabolisation» du parti. […]

Libération

Sopo : « Le racisme antiblanc est une notion forgée par le FN » (RMC) (rediff.)

Publié le 15/07/2011

Dans Carrément Brunet (RMC), Dominique Sopo livre une étrange définition de ce qu’est le racisme antiblanc. Ce qui fait bondir Eric Brunet.

Relire : Tarik Yildiz : «Le racisme anti-blanc : un sujet de société que nous devons affronter»

Vidalies : « Tous les ingrédients sont réunis pour une montée de l’extrême droite »

Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, estime qu’ »aujourd’hui tous les éléments sont réunis pour la montée de l’extrême droite », dans une interview au Parisien Dimanche.

« Qui ne voit pas aujourd’hui que tous les ingrédients sont réunis pour la montée de l’extrême droite », répond le ministre quand on lui demande si « le risque d’un Front national au second tour de la présidentielle est écarté ».

« Ce phénomène est nourri par trois paramètres : la crise européenne, la suspicion vis-à-vis de la classe politique et la peur des immigrés », poursuit Alain Vidalies.

Il explique que, « dans ces moments-là, si les gens n’ont pas confiance dans ceux qui les représentent, ils trouvent des boucs émissaires, institutionnels, comme l’Europe ou l’étranger ». « Hier les juifs, aujourd’hui les musulmans. »[...]

Le Point

Clémentine Autain : «Ne laissons pas la rue à l’extrême-droite !»

Tribune de Clémentine Autain (Membre de la coordination du Front de gauche) dans Le Monde.

Nous ne sommes plus face à une simple protestation comme la droite a su en conduire depuis trente ans. La menace est explicite. En créant un mouvement appelé «Printemps français», ses initiateurs se réfèrent aux révolutions arabes et à celles des pays de l’Est.

La montée de l’extrême droite en France prend désormais un tour politique très inquiétant. Depuis la percée de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2012, rien ne stoppe (encore) cette haine qui monte. […]

Pendant ce temps, la campagne contre l’égalité des droits devant le mariage chauffe à blanc des forces mobilisables jusqu’alors éparses. Elles occupent la rue, recyclent les formes modernes de la politique : manif festive, happening, utilisation des réseaux sociaux. Les initiatives sont multiples, décentralisées. Les participants viennent en nombre, divers ; preuve de leur dynamique. Une partie de la droite classique joue un jeu dangereux : elle attise la violence et, de fait, alimente ce mouvement putschiste. Et maintenant, des leaders de la droite extrême promettent le sang, attaquent des gays et des lesbiennes, menacent des parlementaires et des journalistes. […]

Notre force, c’est le nombre. Encore faut-il que le nombre crée la force.

Le Monde