De plus en plus de jeunes quittent la France

La France perd-elle ses forces vives ? La chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile-de-France (CCIP), qui représente 800 000 entreprises, commence à s’inquiéter de voir de plus en plus de jeunes cadres faire leurs valises. Formés dans un pays où la morosité est quasiment devenue un art de vivre, ils se laissent aspirer par une course aux talents devenue mondiale.


« Depuis quelques mois, constate la CCIP, ces questions majeures font la ‘‘« une » des médias, en particulier étrangers. Devant d’évidents signes d’une mobilité accrue des jeunes, des cadres dirigeants de grands groupes, des grandes fortunes ou d’entrepreneurs, des observateurs français s’inquiètent de ce qui pourrait s’apparenter à une hémorragie. »

LE MOUVEMENT D’EXPATRIATION S’ACCÉLÈRE

Pour y voir plus clair sur la réalité du phénomène, la CCIP a analysé les informations disponibles. Un document, que Le Monde a pu consulter, sera rendu public le 12 mars à l’occasion de deux tables rondes organisées à Paris. L’étude montre que le mouvement d’expatriation s’accélère. La population des Français établis à l’étranger est estimée de 1,5 à 2 millions de personnes. « Qualifiée et active », elle a augmenté de « 3 % à 4 % par an au cours des dix dernières années (soit environ de 60 000 à 80 000 personnes par an) ». Dans le même temps, la population française croissait de 0,6 % en moyenne.

(…) Le Monde

Franck Ferrand en colère : «il n’y a plus de perspective en France »

Extrait du blog de Franck Ferrand, historien, écrivain, animateur de radio et de télévision français.

« Puisque je suis en colère, j’en profiterai pour dire que j’en ai assez de voir mes amis – et les enfants de mes amis – émigrer en masse vers l’Angleterre, l’Amérique, l’Océanie, l’Extrême-Orient, parce qu’ils ne voient plus de perspective en France.

Assez de verser chaque année plus d’impôts – dans des proportions qui deviennent absurdes – alors que l’Etat entretient de plus en plus mal ce qui me tient à cœur : notre patrimoine historique, civil et religieux. Assez d’entendre partout mes lecteurs et mes auditeurs gémir, se plaindre de la paperasserie et de la suradministration locale, nationale et européenne. Assez, assez ! »

Je connais trop bien l’histoire de France pour savoir ce que tout cela nous annonce.

Et je regrette, de tout mon cœur, l’aveuglement surprenant – incroyable si l’on y songe – de ceux qui, aux affaires, croient pouvoir tabler à l’infini sur la patience des gens de bien.

http://www.franckferrand.com/

Jean-Paul Gourévitch : « L’émigration en France » (Vidéo)

Jean-Paul Gourévitch était l’invité du Direct des Contribuables le 13 juin 2013, 285.000 Français, dont de nombreux jeunes diplômés, des cadres supérieurs et de plus en plus de chefs d’entreprise mais aussi des retraités quittent chaque année la France, et beaucoup d’entre eux ne reviendront pas.

Selon un sondage du cabinet Deloitte, 27 % de jeunes diplômés en recherche d’emploi estiment que leur avenir professionnel se situe hors de France contre 13 % il y a un an.

Parmi les arguments qui poussent les Français à partir, on retrouve le manque de perspectives d’avenir, le poids des taxes et un climat psychologique et social défavorable aux créateurs de richesse. Et cette émigration a un coût pour l’État et donc pour les contribuables !

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Reda : «Il y a en France un climat économique et social nauséabond…»

Article du Monde sur les jeunes qui choisissent de partir vivre à l’étranger. Certains pour des raisons professionnelles, d’autres pour le «climat» qui régnerait en France.

«Il y a en France un climat économique et social nauséabond…»» «Une xénophobie et une islamophobie», ajoute Reda quand on lui demande de préciser.

Les experts ne parlent pas encore d’émigration massive. Plutôt d’un frémissement. Contrairement aux idées reçues, pour Solenne comme pour beaucoup de ceux partis avant elle, la morosité du marché français n’est pas la principale raison de départ. «Est-ce que je serais restée s’il avait été plus facile de changer de boulot en France ? Non», assure-t-elle…

Effet de génération ? La fragilité de l’économie française est par contre clairement un moteur chez Nadia et Reda, fraîchement diplômés de leur école de commerce. Agés de 23 ans et 22 ans, ils ont chacun achevé, le 13 juillet, deux ans en alternance en entreprise : Nadia au service marketing d’IBM France et Reda dans une start-up spécialisée dans le développement digital. Pour eux, partir est une évidence. Reda dit même n’avoir fait «aucune recherche en France».

Tous les deux partagent en fait cette attirance nouvelle chez beaucoup de jeunes issus de l’immigration maghrébine : celle pour les pays arabophones à forte croissance. […]

Le Monde

La France, pays d’émigration

Selon un sondage du cabinet Deloitte, 27 % de jeunes diplômés en recherche d’emploi estiment que leur avenir professionnel se situe hors de France contre 13 % il y a un an. Et selon un autre sondage ViaVoice, 50 % des 18-24 ans aimeraient quitter la France pour vivre dans un autre pays ! La France serait-elle ainsi en passe de devenir soudainement un pays d’émigration ?

Qu’ils l’abordent de façon fantasmé ou réaliste, bon nombre de jeunes Français ont désormais l’étranger comme nouvelle ligne d’horizon.

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51 % des musulmans tentés de quitter la France

Selon ce sondage réalisé avant l’ »affaire Depardieu », 24 % déclarent avoir « déjà sérieusement envisagé de quitter la France ». Le pourcentage de ces Français tentés par l’expatriation atteindrait, d’après cette enquête, jusqu’à 39 % chez les moins de 35 ans, 33 % chez les ouvriers (contre 25 % chez les cadres) et jusqu’à 51 % chez les musulmans.

Le Figaro

« Barrez-vous »

Mouloud Achour le trublion de Canal + s’associe au rappeur Mokless et à Félix Marquardt (fondateur des Dîners de l’Atlantique) pour lancer un appel citoyen paradoxale: « Jeunes de France votre salut est ailleurs: barrez-vous ! »

On peut y lire notamment que nous vivons: « dans une gérontocratie, ultra-centralisée et sclérosée, qui chaque jour s’affaisse un peu plus (…) où une élite de quelques milliers de personnes, dont la moyenne d’âge oscille autour de soixante ans, décide d’à peu près tout ».

La seule solution à leur yeux est donc de partir voir du pays, non pas définitivement mais pour s’enrichir d’autres cultures: « Jeunes de France : votre salut est, littéralement, ailleurs. Non pas dans la fuite, en quittant un pays dont les perspectives économiques sont moroses mais en vue de vous désaltérer et de vous réinventer pour revenir riches d’expériences nouvelles, imprégnés de la créativité et de l’enthousiasme qui fleurissent aujourd’hui aux quatre coins du monde. »

Les auteurs notent au passage que « la probabilité que votre niveau de vie s’accroisse sensiblement au bout de quelques années le cas échéant est statistiquement bien meilleure que si vous restez embourbé en France (ceci vaut d’ailleurs tant pour les apprentis restaurateurs, coiffeurs, chauffeurs que pour les banquiers). »

(…) QP Magazine

Le site de l’opération « Barrez-vous« 

Immigration : un coût de 30,4 milliards par an !

Le coût de l’immigration en France est de 30,4 milliards d’euros.

Le coût de l’émigration : 7,9 milliards d’euros, qui ne rentrent pas dans les caisses de l’État du fait de l’expatriation annuelle des Français.

La politique migratoire de la France nous coûte au total 38,3 milliards, soit près de 2 points de PIB.

Dépenses d’immigration pour l’État : 79,4 milliards d’euros dont :

* Coûts sociaux : 58,64 milliards d’euros
* Coûts sociétaux : 13,65 milliards d’euros
* Coûts sécuritaires : 5,24 milliards d’euros
* Coûts éducatifs : 1,87 milliards d’euros

Contribution des immigrés aux recettes de l’État : 49 milliards d’euros dont :

* Cotisations sociales : 12,754 milliards d’euros
* Fiscalité État : 28,303 milliards d’euros
* Fiscalité locale : 7,794 milliards d’euros

Déficit annuel de la politique d’immigration : 30,4 milliards d’euros

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