Des centaines de recrues à risques exclues de l’armée suisse

Depuis l’été 2011, toutes les recrues sont soumises à un examen de sécurité. L’an dernier, sur 38’407 conscrits, 626 ont été reconnus à risques et ont été exclus avant le début de l’école de recrue.

Cet examen des risques se penche notamment sur les dossiers pénaux et les dossiers relatifs à l’exécution des peines. Il est ressorti de l’analyse qu’environ 10% des conscrits ont un casier judiciaire, a indiqué le porte-parole de l’armée Daniel Reist lundi, confirmant une information du « Tages-Anzeiger » et du « Bund ». [...]

L’examen de sécurité vise à garantir que les personnes qui représentent un danger pour la sécurité publique ne reçoivent pas de formation militaire ni d’arme d’ordonnance. [...]

Romandie

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La psychologie bienveillante

Tribune libre de Paysan Savoyard

Parmi les raisons qui poussent les belles-âmes bienveillantes à faire preuve d’une grande longanimité envers les délinquants (« victimes des inégalités »), les sans-papiers (« victimes de l’égoïsme des pays riches »), les réfugiés de tous horizons (« victimes du sous-développement dont les occidentaux sont largement responsables »), l’idéologie tient le premier rang. La psychologie cependant joue aussi son rôle.

Premier mécanisme, bien connu, évident, celui de la bonne conscience. Souvent de gauche, souvent de culture chrétienne même lorsqu’ils sont devenus athées, la plupart des « bienveillants » vivent dans de bonnes conditions matérielles : ils en éprouvent une mauvaise conscience diffuse, qui les incite à se « racheter » en adoptant le parti de l’humanisme envers les « pauvres » (immigrés, habitants des pays d’Afrique, SDF, délinquants…).

Second mécanisme, tout aussi limpide. Beaucoup de gens de gauche ont fait du chemin depuis les années quatre-vingt. Ils ont vieilli, sont devenus aisés et même parfois riches. Il leur est devenu difficile de dénoncer l’argent dès lors qu’ils en sont désormais bien pourvus eux-mêmes ; ou de continuer à se situer dans le registre de la lutte des classes, puisqu’ils sont devenus membres à part entière de la couche dominante.»

Les progressistes ont donc remplacé, par un tour de passe-passe magistral, le contenu même de la mission impartie à la gauche. L’argent et les capitalistes ne sont plus des adversaires de premier rang. Les classes populaires d’antan ne sont plus des alliées (au contraire elles votent souvent Front national). La vocation de la gauche désormais est de s’intéresser avant tout à ceux qu’elle nomme les « exclus ». Il devient dès lors possible d’être aisé tout en restant progressiste puisqu’être de gauche consiste désormais à faire preuve de bienveillance envers les ressortissants du tiers-monde et les délinquants des cités.
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