Seize personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à la suite de rixes qui ont éclaté samedi à Evry (Essonne). La première bagarre s’est déclarée vers 17 heures sur le quartier du Champtier du Coq. La police a été appelée pour un rassemblement d’une vingtaine de personnes dont certains en possession d’arme.
Le conflit aurait opposé des jeunes issus du quartier à d’autres originaires du Val-d’Oise. Huit personnes ont été placées en garde à vue.
Quelques instants plus tard, la police intervenait place de l’Agora pour un affrontement entre jeunes du quartier des Pyramides (Evry) et des Tarterêts (Corbeil-Essonnes). Là encore, huit personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue mais aucune arme n’a été saisie.
Il suffit parfois d’un peu de chance pour se sortir des mailles de la justice. Un homme d’une trentaine d’années arrêté début décembre à Corbeil pour détention et usage de produits stupéfiants a ainsi pu rentrer tranquillement chez lui sans même être jugé. Motif ? Le tribunal avait perdu son dossier.
Jeudi après-midi, ce dealeur déjà condamné par le passé, comparaissait au tribunal d’Evry pour un trafic de drogue portant sur au moins un an. A l’énoncé de son nom, il s’avance à la barre. La présidente affiche un sourire gêné : « Bon… nous avons recherché partout, au parquet, chez les magistrats, au greffe, mais impossible de retrouver votre dossier, lâche Sophie Macé. On ne peut pas vous juger. La procédure est donc annulée, vous pouvez rentrer chez vous. On vous reconvoquera si on le retrouve. » Etonné, le mis en cause commence à tourner les talons, puis se ravise : « Et mon contrôle judiciaire ? » Le procureur Mathieu Debatisse lui répond ironiquement. « Vous devrez respecter les lois, comme tout citoyen, mais vous n’avez plus à suivre votre contrôle judiciaire, non. »
Quatre jeunes hommes âgés de 16 et 17 ans et soupçonnés d’au moins 16 vols de téléphone avec violences dans le RER, ont été interpellés mardi soir et mercredi matin à Evry et Corbeil-Essonnes (Essonne)
Lutter contre les contrôles au faciès via une demande de récépissé : le projet a finalement été enterré par Manuel Valls. Pourtant, une partie de la gauche veut au moins tenter l’expérience dans certaines villes. C’est le cas du Mouvement des jeunes socialistes, qui organise des journées d’action, notamment à Evry, la ville de Manuel Valls.
Un campement de Roms a été évacué ce lundi au petit matin par la police, sur les terres de Manuel Valls. Ce sont plus de 70 personnes qui ont été évacuées alors qu’elles vivaient depuis plus de quatre mois dans des cabanes de fortunes.
Le campement est situé le long de voies ferrées du RER, à Évry, ville dirigée jusqu’en juin par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Le démantèlement du camp a été décidé par arrêté d’expulsion, pris par le maire PS Francis Chouat. Vers 7h ce matin, munis de vélos, de valises, de sacs plastique, une quarantaine de Roms, dont plusieurs enfants, ont quitté la zone bloquée par les forces de l’ordre. La communauté avait été avertie samedi.
Ici, à Evry, dans la ville que Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a dirigé plus de onze ans, un bidonville a éclos. Non loin d’un hôpital désaffecté, une cinquantaine de personnes vivent dans des cabanons à l’abri des regards. Si discrètement d’ailleurs que le nouvel édile en a annoncé l’existence hier matin sur son compte Twitter : « Nouveau campement rom installé à Evry hier soir avec 25 enfants. Etonnant, non…? » suggérant ainsi que cette installation avait des visées politiques.
Sauf que… le bidonville est présent depuis la fin mai et, assure un gradé de la police, « il n’y a pas eu de nouvelles installations depuis ». Hier, la mairie a justifié ce couac par le « manque de visibilité du terrain ». Le président de l’Association de solidarité aux familles roumaines, Serge Guichard, s’en est ému. « On dirait que le maire joue les naïfs pour préparer une expulsion. » Si la police — aperçue hier en patrouille sur le site — assure n’avoir aujourd’hui aucune raison légale de procéder au démantèlement, le propriétaire du terrain, l’aménageur public AFTRP, a saisi son avocat pour préparer « dans les prochains jours » un référé. En parallèle, Francis Chouat prendra « rapidement » un arrêté municipal du même type que celui de Manuel Valls, le 25 janvier, et qui avait conduit à l’expulsion d’un campement illicite d’Evry.
« Je ne peux laisser en l’état ce bidonville dangereux pour la sécurité et pour l’hygiène de ceux qui y sont installés. Un démantèlement ne peut attendre. Cela n’a rien à voir avec Valls ou la gauche », explique le maire. « Si une nouvelle expulsion avait lieu à Evry, ce serait un très mauvais signal envoyé, estime au contraire Victor Brunier, du Secours catholique de l’Essonne. On est d’autant plus attentif que Manuel Valls avait laissé comprendre qu’il n’y aurait pas d’expulsion sans décision de justice et sans relogement. Dans sa ville, on voit bien que le discours ne colle pas aux actes. »
Hier décoré par Mohammed VI, le ministre français de l’Intérieur s’oppose désormais à la tutelle du souverain alaouite sur les musulmans de France d’origine marocaine.
A la veille du ramadan et en une phrase invitant les musulmans à construire un Islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, Manuel Vallsa mis un terme à la lune de miel qu’il entretenait avec Rabat.
«Je sais les liens qui existent entre de nombreux musulmans, souvent étrangers ou récemment naturalisés, avec leur pays d’origine. Mais notre responsabilité, c’est de progressivement construire un islam de France, un islam qui trouve pleinement ses racines dans notre pays» a-t-il déclaré lors de l’inauguration de la Grande mosquée de Cergy.
D’un coût total de 3,75 millions d’euros, cette mosquée de 2.000 mètres carrés, qui peut accueillir jusqu’à 1.500 fidèles, a été financée, en fonds propres, par un rassemblement entre dix associations musulmanes de la ville.
Elles ont toutefois bénéficié du soutien de la ville de Cergy, qui a garanti, à hauteur de 50%, l’emprunt de 2,2 millions d’euros souscrit et a consenti un bail emphytéotique de 99 ans sur le terrain qui accueille l’édifice.
Un montage pris pour modèle par le ministre, qui milite pour l’affranchissement des lieux de culte musulmans de l’emprise financière et politique de certains pays, dont principalement le Maroc et l’Algérie.
Manuel Valls était jusqu’ici dans les petits papiers de Mohammed VI. Il avait été décoré, en juin 2011, du Wissam alaouite, la Légion d’honneur marocaine en reconnaissance de son «action pour l’intégration de ses administrés marocains et son engagement connu de tous pour la promotion d’un nouveau vivre-ensemble porteur de beaucoup d’espoirs»
, selon El Mostafa Sahel, alors ambassadeur du Maroc en France.
La presse officielle du Royaume n’avait pas tari d’éloges pour le député-maire d’Evry qu’il était encore à ce moment-là. Evry, une ville dont la mosquée, une des plus imposantes de France avait reçu, dès 1990, date de son édification, de substentielles donations de la part d’une fondation royale.
C’était l’époque où Hassan II, père de Mohammed VI, affirmait clairement son opposition au principe de l’intégration de ses sujets dans la société des pays d’accueil.
En clair, pour lui, un Marocain intégré est un Marocain perdu pour le royaume.
La scène s’est passée seulement quelques minutes après le départ de François Lamy, le ministre délégué à la Ville qui faisait vendredi un tour des quartiers populaires essonniens. Et à quelques mètres du chemin qu’il a emprunté, aux Pyramides à Evry. Peu après 17 heures, un jeune homme a reçu deux violents coups de couteau place des Miroirs.
[...] Selon des témoins, alors qu’il était assis sur un banc, ce jeune de 17 ans se serait fait aborder par un homme qui lui aurait donné deux violents coups de couteau avant de prendre la fuite.
Connue pour des délits mineurs, la victime, originaire des Pyramides, a été conduite dans un hôpital spécialisé dans le traitement des plaies perforantes à Clamart (Hauts-de-Seine). Son pronostic vital était hier encore engagé, car il a perdu près de trois litres de sang.